Adolphe Alphand

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Adolphe Alphand
Description de cette image, également commentée ci-après
Alfred Roll, Adolphe Alphand (1888),
Paris, Petit Palais.
Naissance
Grenoble
Décès (à 74 ans)
Paris
Nationalité Drapeau de la France Française
Profession
Activité principale
Formation
Adolphe Alphand photographié par Eugène Pirou.
Jules Coutan, Buste de Jean-Charles Alphand ornant sa tombe au cimetière du Père-Lachaise à Paris.
Jules Dalou, Monument à Alphand (1899), Paris, avenue Foch.

Jean-Charles Adolphe Alphand, né à Grenoble le et mort à Paris le , est un ingénieur des ponts et chaussées français.

Connu pour son travail d'embellissement de Paris, avec le baron Haussmann et ensuite comme directeur des travaux de la ville de Paris, il est considéré comme le père des espaces verts de Paris[1],[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Adolphe Alphand est le fils de François Charles Alphand, lieutenant-colonel d'artillerie (1778-1854), et de Charlotte Péronnard-Dubertin (née en 1790).

Après avoir commencé des études au petit séminaire du Rondeau à Grenoble, Alphand s'installe à Paris pour étudier au lycée Charlemagne. Il entre en 1835 à l'École polytechnique, et en 1837 à l'École des ponts et chaussées.

En 1853, il est appelé par le baron Haussmann comme ingénieur en chef au service des promenades et dès lors participe aux transformations de Paris sous le Second Empire en compagnie de son confrère Eugène Belgrand et du jardinier Jean-Pierre Barillet-Deschamps. Il y crée des promenades, des parcs et des jardins destinés à embellir et assainir Paris. Il remodèle également les bois de Vincennes et de Boulogne.

Il réunit sous son autorité les services de la voirie, de l’architecture, des eaux ou encore des égouts.

À la destitution du baron Haussmann, le , il reste en poste et à la chute du Second Empire, il est maintenu directeur des travaux de Paris.

Jean-Charles Alphand a notamment aménagé :

Après le renvoi d'Haussmann, son successeur Léon Say confie à Alphand la direction des travaux. Il poursuit à ce titre l'œuvre d'Haussmann. Il dirige même le service des Eaux à la mort de Belgrand en 1878. Il s'occupe en particulier : des fortifications de Paris et des forts avancés ; des jardins du Trocadéro, réalisés pour l'Exposition universelle de 1878, et de la préparation de l'exposition universelle de Paris de 1889.

De 1856 à 1867, il est conseiller général du canton de Coutras (Gironde).

En 1884, il est l'un des principaux auteurs du règlement d'urbanisme de Paris.

En 1889[3], il est élevé au rang de grand-croix de la Légion d'honneur.

En 1891, à la mort d'Haussmann, il succède à celui-ci au fauteuil no 4 de la section VI de l'Académie des beaux-arts.

Il meurt brutalement le dans sa villa du boulevard de Beauséjour à Paris. La ville de Paris lui organise des funérailles grandioses. Il est inhumé à Paris au cimetière du Père-Lachaise (division 66).

Famille[modifier | modifier le code]

Le , il épouse à Bordeaux Élisabeth Holagray (née en 1830). Le couple a trois enfants : Charles Lodoïs (1848-1905), Gérard Charles Emmanuel (1849-1931) et Jeanne (née en 1855).

Publications[modifier | modifier le code]

  • Les promenades de Paris : histoire, description des embellissements, depenses de creation et d'entretien des Bois de Boulogne et de Vincennes, Champs-Elysees, parcs, squares, boulevards, places plantees, etudes sur l'art des jardins et arboretum (avec illustrations d'Émile Hochereau), 1867.
  • Lettre à messieurs les membres de la Commission de l'organisation municipale de Paris et des communes du département de la Seine, 1870.
  • Monographie : palais, jardins, constructions diverses, installations générales.; 2 Tomes,
  • Adolphe Alphand (dir.), Adrien Deville et Émile Hochereau, Ville de Paris : Recueil des lettres patentes, ordonnances royales, décrets et arrêtés préfectoraux concernant les voies publiques, Paris, Imprimerie nouvelle (association ouvrière), (lire en ligne), p. 3-4.

Hommages[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Une rue de Grenoble, une avenue à Montpellier et une rue de Paris portent son nom.
  • Un monument à sa mémoire, œuvre du sculpteur Jules Dalou et de l'architecte Jean Camille Formigé, est érigé entre les numéros 17 et 22 de l'avenue Foch, dans le 16e arrondissement de Paris[4].
  • A Paris, le 7 février 2017, la 3e édition du colloque Génie végétal, génie écologique, consacré au Thème Arbres et territoires lui est dédiée à l'occasion du bicentenaire de sa naissance[1].
  • Du 19 octobre au 22 décembre 2017, l'Institut d'Aménagement et d'Urbanisme d'Ile-de-France (IAU) organise une exposition « Le Paris d’Alphand, des jardins à la ville durable » (15 rue Falguière Paris XVe)
  • Au printemps 2018, après l’exposition de l'IAU, un livre retraçant ses réalisations doit paraître aux Éditions du Chêne.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]