Bécassine (bande dessinée)

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Bécassine
Bécassine illustrant des plateaux
Bécassine illustrant des plateaux

Nom original Annaïck Labornez
Origine Bretagne
Sexe féminin
Caractéristique(s) absence de bouche

Créé par Émile-Joseph-Porphyre Pinchon
Première apparition 2 février 1905, La Semaine de Suzette

Bécassine est un personnage de bande dessinée créé par Émile-Joseph-Porphyre Pinchon en 1905 et apparu pour la première fois dans le premier numéro de La Semaine de Suzette, magazine pour fillettes, le 2 février 1905.

Histoire et notoriété[modifier | modifier le code]

Initialement prévue pour boucher une page blanche du 2 février 1905 de la revue en raison de la défection d'un auteur malade (ou selon une autre version d'un annonceur publicitaire), l'histoire, écrite par la rédactrice en chef du magazine La Semaine de Suzette Jacqueline Rivière[1], et dessinée par Joseph Pinchon (1871-1953), relate une bévue commise par la bonne bretonne de l'auteur. Le nom de Bécassine est choisi par élimination pour faire référence à cette bévue : Bêtise, Bécasse puis Bécassine qui désigne une jeune fille ronde et naïve[2]. Bécassine rencontre un tel succès que le personnage réapparaît en première page du n° 23 pour « Le livre d'or de Bécassine » en juillet 1905 puis dans de nouvelles planches qui paraissent régulièrement, toujours en guise de remplissage ponctuel[3]. Cette naissance littéraire de Bécassine est cependant infirmée par Pinchon qui prétend que le fondateur de La Semaine de Suzette, Maurice Languereau, lui a demandé dès 1904 d'illustrer « l'histoire d'une petite Bretonne à son départ de village pour venir se placer à Paris »[4].

À partir de 1913, le personnage de Bécassine est repris par le scénariste Caumery, pseudonyme de Maurice Languereau, neveu et associé d'Henri Gautier dans la maison d'édition Gautier-Languereau, éditrice de la Semaine de Suzette. Caumery la dote d'une psychologie plus dense et lui donne à cette occasion son vrai nom, Annaïck Labornez. Toujours dessinée par Pinchon (qui s'inspirait à l'origine du folklore amiennois pour dessiner la bonne), c'est Caumery qui lui donne les traits d'une bretonne devenant l'héroïne d'histoires beaucoup plus structurées[5].

De 1913 à 1952 sont parues plusieurs aventures de Bécassine, toutes dessinées par Pinchon (sauf deux, dessinées par Édouard Zier) et scénarisées par Maurice Languereau jusqu'en 1941 (année de son décès), remplacé, de 1948 à 1950, par d'autres personnes signant « Caumery ». D'autres albums et recueils sont parus après la mort de Pinchon en 1953, notamment une série dessinée par Trubert à partir de 1959. Voir la section « Album parus » pour la liste complète.

Survenue trois ans avant Les Pieds Nickelés, la naissance de Bécassine est aussi celle de la bande dessinée moderne, la transition entre les histoires illustrées et la vraie bande dessinée. Son style de dessin, au trait rond, vif et moderne, inspirera une ligne graphique, la ligne claire, dont 25 ans plus tard Tintin sera le plus beau fleuron.

Tombée un peu dans l'oubli, Bécassine reviendra sur le devant de la scène grâce au tube de Chantal Goya « Bécassine, c'est ma cousine » vendu à plus de 3 millions d'exemplaires en 1979.

Depuis, et en réaction, le chanteur et guitariste breton Dan Ar Braz, qui a représenté la France à l'Eurovision en chantant en breton, a mis à son répertoire une chanson où il dément pour son compte : Bécassine, ce n'est pas ma cousine !

À la même époque l'émission de télévision Le Bébête show présentait Jean-Marie Le Pen sous la forme d'une marionnette parodiant l'héroïne : « Pencassine ».

Le 2 février 2015, l’occasion du 110e anniversaire de sa création, le moteur de recherche Google met Bécassine à l’honneur sur sa page d’accueil française en affichant un logo spécial[6].

Bécassine et la Bretagne[modifier | modifier le code]

Ce personnage de Bécassine est souvent mal perçu par les Bretons (certains condamnent toutes ces rééditions, reprises, commémorations...)[7],[8]. Le Trésor de la langue française écrit à propos du terme « bécassine » : « fig., péj. Femme stupide ou ridicule (...) le sens de « pers. niaise » est peut-être lié au nom de l'héroïne bret. de bandes dessinées due à Maurice Longuereau et J.-P. Pinchon dont les premières aventures furent publiées à partir de 1905 dans la Semaine de Suzette. » À l'entrée « Bécassine », le dictionnaire français Larousse donne comme acception familière : « Jeune fille sotte ou naïve »[9], proche de celle de l'encyclopédie Encarta : « jeune fille un peu niaise »[10]. On remarquera cependant que le Grand Larousse encyclopédique en 10 volumes de 1960 ne donne à « bécassine » aucune autre définition que celle de l'oiseau et pour « Bécassine » écrit simplement : « Type de bonne bretonne, brave mais étourdie, créée par le dessinateur et peintre Joseph Pinchon », sans aucune allusion à sa prétendue sottise, contrairement au Nouveau Petit Larousse illustré de 1949, dans lequel on peut lire à la même entrée : « Jeune fille sotte ou trop naïve »[11], mais sans qu'on indique le moindre lien avec le personnage de la Semaine de Suzette. Le Dictionnaire encyclopédique Hachette de 1994 indique en revanche : « Jeune fille sotte et naïve (en référence au personnage de Bécassine dessiné en 1905 par Pinchon »[12].

Pour certains, le personnage créé par Émile-Joseph-Porphyre Pinchon en 1905 représentait la bonne « provinciale » telle que la voyaient les élites bourgeoises parisiennes et, sur la base de son costume, elle serait plutôt Picarde. C'est en 1913 que la scénariste d'origine madame Rivière est remplacée par monsieur Languereau, qui fit du personnage une Finistérienne.

Un groupe de Bretons agit le 18 juin 1939 au Musée Grévin à Paris, pour détruire la statue en cire du personnage[13]. Patrick Guerin, l'un des acteurs de l'époque, s'est livré auprès des Éditions Dalc'homp Sonj en 1983. L'adaptation de la bande dessinée au cinéma par Pierre Caron dans Bécassine en 1939, avec l'actrice Paulette Dubost dans le rôle titre crée un tollé de protestation en Bretagne[14],[15].

De nombreux universitaires ou chercheurs montrent que le personnage de Bécassine tel qu'il transparait à travers la plupart des albums témoigne de la vision négative que la bourgeoisie parisienne avait du menu peuple breton[16]. James Eveillard et Ronan Dantec, qui ont consacré un ouvrage à la représentation des Bretons dans la presse illustrée française, définissent Bécassine comme l'« incarnation du mépris dont les Bretons ont souvent souffert »[17]. Alain Croix et Christel Douard parlent littéralement de « syndrome de Bécassine » quant à eux[18].

Elle est habituellement dessinée sans bouche... « pour ne pas protester en breton estimèrent nombre de militants bretons »[19].

Dans La Bretagne, ouvrage publié dans la collection « idées reçues », François de Beaulieu voit dans ce personnage un « mélange de bonté et de bêtise entêtées qui puise ses racines dans le vieux mythe de la "Bretagne arriérée mais pure" ». Selon lui, dans les années 1970, l'image de Bécassine change en raison de divers détournements, comme par exemple sur une affiche d'Alain Le Quernec qui la présente le poing dressé, protestant contre les marées noires répétitives qui souillent alors les côtes bretonnes[20].

Henri Boyer, professeur en sciences du langage à l'Université de Montpellier III, indique que les différents épisodes de Bécassine fondent cependant « sa réputation de simple d'esprit » et que l'époque de la Bretagne romantique est alors révolue. « L'image du Breton têtu, courageux, borné, plouc, alcoolique s'impose. Le plus grave est sans doute la manière dont les Bretons ont eux-mêmes intégré cette image qui leur est renvoyée, il est vrai, de multiples façons »[21].

En réaction au succès de la chanson de Chantal Goya, le chanteur et guitariste breton Dan Ar Braz, qui a représenté la France à l'Eurovision en chantant en breton, a mis à son répertoire une chanson par laquelle il réfute cette vision condescendante : ce titre est intitulé Bécassine, ce n'est pas ma cousine !

En 1995, à l'occasion des 90 ans du personnage, le journal France-Soir se demande à propos de Bécassine : « Est-elle devenue moins gourde ? ».

Dans un ouvrage de vulgarisation paru en 2003, l'historien Jérôme Cucarull explique que l'Histoire économique de la Bretagne a récemment tiré profit d'une recherche fructueuse qui a abouti notamment à rectifier nettement l'image qui prévalait jusqu'« il n'y a pas encore si longtemps », « d'une Bretagne rurale arriérée dont Bécassine pouvait constituer un symbole commode »[22].

La poste française sort en avril 2005 un timbre-poste à l'effigie de Bécassine, à l'occasion du centenaire de la parution de sa première (més)aventure suscitant la réprobation de plusieurs associations bretonnes[23]. Quelques semaines plus tôt, un article du Nouvel Observateur évoquait « les aventures d'Annaïck Labornez, dite Bécassine, la petite Bretonne au cœur d'or, naïve ô combien ! »[24].

Mais à d'autres occasions, les Bretons la reprennent à leur compte. Par exemple le magazine de bandes dessinées rennais Frilouz, dont le numéro 0, partiellement repris dans le numéro 8 (février-mars 1984), était un « Spécial Bécassine ».

C'est contre cette vue négative que s'élève Bernard Lehembre dans Bécassine, une légende du siècle (Gautier-Languereau, 2005), en citant des exemples : il rappelle qu'on la retrouve en motocyclette, en aéroplane, en automobile et qu'elle est confrontée au téléphone. Un article de l'Express fait observer lui aussi qu'« elle a escaladé les Alpes, conduit des voitures et piloté un avion. Elle s'est même essayé au cinéma, moderne et trépidante, nonobstant sa coiffe blanche et son parapluie rouge » et mentionne que Françoise Dolto avait signalé ses albums « comme des modèles d'une éducation moderne et d'une compréhension de la psychologie enfantine ».

On aperçoit d'ailleurs dans Alias Caracalla de Daniel Cordier (Gallimard, 2009) le heurt entre un Breton complexé qui s'imagine que tout le monde se moque de sa région et un non-Breton qui a énormément apprécié les albums de Bécassine et tombe des nues qu'on puisse y voir la moindre attaque contre la culture bretonne ni les Bretons.

Albums parus[modifier | modifier le code]

Albums originaux de J.-P. Pinchon[modifier | modifier le code]

De 1913 à 1950 sont parues, dans le périodique illustré La Semaine de Suzette, 27 aventures complètes de Bécassine, presque toutes dessinées par Joseph Porphyre Pinchon et scénarisés par l'éditeur Maurice Languereau dit "Caumery" (décédé en 1941). Les aventures ont été reprises dans des albums normalement parus à la fin des publications sur le magazine. Deux aventures ont pourtant été dessinées par Édouard Zier, comme Pinchon était mobilisé pendant la Première Guerre mondiale. Les aventures parues après la Seconde Guerre mondiale ont été scénarisées anonymement par des auteurs signant « Caumery » (Les Petits Ennuis de Bécassine pourrait avoir été scénarisé par Madeleine-Henriette Giraud, rédactrice en chef de la Semaine de Suzette de 1927 à 1949, tandis que Bécassine au studio semble avoir été écrit par un journaliste du Figaro ayant conservé l'anonymat). Cette suite historique comporte aussi trois « hors série » qui sont parus comme albums mais qui n'ont jamais été publiés dans la Semaine de Suzette en raison du fait que ce ne sont pas des aventures.

Les premières éditions des albums comptent 64 pages avant 1937, mais seulement 48 après (le premier album "court" est Bécassine cherche un emploi). Cependant, certaines rééditions des années '50-'60 ont été abrégées en 48 pages. Les hors-série sont encore plus courts. La liste suivante présente les titres des albums de Bécassine par année de première parution de l'aventure, et la date de parution de l'album (parfois distante de plusieurs années) :

N. Titre An album
1 L'Enfance de Bécassine 1913
2 Bécassine en apprentissage a 1919
3 Bécassine pendant la Guerre b 1916
4 Bécassine chez les Alliés 1917
5 Bécassine mobilisée 1918
6 Bécassine chez les Turcs 1919
7 Les Cent Métiers de Bécassine 1920
8 Bécassine voyage 1921
- L'Alphabet de Bécassine c 1921
9 Bécassine nourrice 1922
10 Bécassine alpiniste 1923
11 Les Bonnes Idées de Bécassine 1924
12 Bécassine au Pays Basque 1925
13 Bécassine, son oncle et leurs amis 1926
14 L'automobile de Bécassine 1927
- Les Chansons de Bécassine c 1927
15 Bécassine au pensionnat 1928
- Bécassine maîtresse d'école cd 1929
N. Titre An album
16 Bécassine en aéroplane 1930
17 Bécassine fait du scoutisme 1931
18 Bécassine aux bains de mer 1932
19 Bécassine dans la neige 1933
20 Bécassine prend des pensionnaires 1934
21 Bécassine à Clocher-les-Bécasses 1935
22 Bécassine en croisière 1936
23 Bécassine cherche un emploi 1937
24 Les mésaventures de Bécassine 1938
25 Bécassine en roulotte 1939
26 Les Petits Ennuis de Bécassine e 2005
27 Bécassine au studio f 1992

Notes:
a.Paru dans la Semaine de Suzette en 1914.
b.Retitré Bécassine pendant la Grande Guerre en 1968.
c.Hors série.
d.Fondé sur l'Alphabet de Bécassine.
e.Paru dans la Semaine de Suzette en 1948.
f.Paru dans la Semaine de Suzette en 1950.

Albums originaux de J. Trubert[modifier | modifier le code]

D'autres albums et recueils sont parus après la mort de Pinchon en 1953, notamment une série dessinée par Jean Trubert à partir de 1959. Le scenario de Bécassine revient est signé par Camille François "d'après Caumery et J.-P. Pinchon", celui des autres par "Vaubant" (pseudonyme collective de Robert Beauvais et Pierre Tchernia). Les album d'aventures ont 44 pages, mais L'Alphabet Bécassine seulement 30. Ces albums ne sont plus actuellement réédités.

N. Titre An album
- Bécassine revient a 1959
- L'Alphabet Bécassine bc 1961
- Bécassine mène l’enquête b 1962


Notes:
a.Scenario par Camille François.
b.Scenario par "Vaubant".
c.Indépendant de L'Alphabet de Bécassine de Pinchon.

Autres albums[modifier | modifier le code]

Titres à reclasser (dates de parutions non connues) : certains de ces albums sont peut-être sans rapport avec la série « historique » (recueils d'historiettes écrites et dessinées avant 1913, et albums postérieurs à la mort de Pinchon en 1953).

  • Bécassine aux Amériques
  • Bécassine et la petite Loulotte
  • La Franchise de Bécassine
  • Le Noël de Bécassine
  • Les Aventures de Bécassine (probable recueil d'historiettes antérieures à 1913)
  • Les Exploits de Bécassine
  • Les Animaux de Bécassine
  • Les Plaisirs de Bécassine
  • Les Premiers Pas de Bécassine
  • Les Promenades de Bécassine
  • Les Quatre Saisons de Bécassine
  • Les Rencontres de Bécassine
  • Les Souvenirs de Bécassine (collectif, postérieur à 1953)
  • Les Talents de Bécassine (collectif, postérieur à 1953)
  • Sacrée Bécassine !
  • Les Trouvailles de Bécassine
  • Quelle star, cette Bécassine !
  • Plus vite, Bécassine !
  • Pas de panique, Bécassine ! (collectif, postérieur à 1953)
  • Pas de chance, Bécassine !
  • Marie Quillouch et Bécassine
  • Loulotte et Bécassine
  • Les Vacances de Bécassine

Il existe une série d'albums pour lecteurs débutants dans la collection "Les albums merveilleux" tel le no 73 "Bécassine exploratrice", éditions Gautier-Languereau, Paris 1958, ill. de J.-P. Pinchon Texte d'après Caumery, petit format 16,4 x 20,2 cm 24 pages (couverture incluse). Sur 74 numéros, huit titres présentent Bécassine : 41 Bécassine Enfant, 51 Bécassine fait ses Débuts, 63 Bécassine fait tous les métiers, 64 Bécassine chez les Peaux-Rouges, 66 Bécassine à la Montagne, 68 Bécassine a des Idées, 73 Bécassine exploratrice & 74 Bécassine et sa fille adoptive.

Adaptations cinématographiques[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Née Jeanne Joséphine Spallarossa (1851-1920) épouse de J. H. Bernard de la Roche.
  2. Alain Fourment, Histoire de la presse des jeunes et des journaux d'enfants, 1768-1988, Editions Eole,‎ 1987, p. 211
  3. « Cent dix ans après la « brave » Bécassine, les héroïnes de BD à l’honneur », sur bigbrowser.blog.lemonde.fr,‎ 2 février 2015
  4. Laurence Olivier-Messonnier, Guerre et littérature de jeunesse (1913-1919): analyse des dérives patriotiques dans les périodiques pour enfants, Éditions L'Harmattan,‎ 2012, p. 28
  5. Hélène Davreux, Bécassine ou l'image d'une femme, Labor,‎ 2006, p. 19
  6. « Bécassine, la première héroïne de BD, a 110 ans », sur lexpress.fr,‎ 2 février 2015
  7. Collectif, Dictionnaire d’histoire de Bretagne, page 94, article « Bécassine », Skol Vreizh, Morlaix, 2008, (ISBN 978-2-915623-45-1).
  8. « Honni par toute la Bretagne » peut-on lire dans un ouvrage de 1968 Histoire et légendes de la Bretagne mystérieuse, Tchou Editeur,‎ 1968, 312 p.
  9. « Larousse.fr » (consulté le 28 novembre 2009)
  10. « Encarta » (consulté le 28 novembre 2009)
  11. Claude Augé et Paul Augé, Nouveau Petit Larousse illustré : Dictionnaire encyclopédique, Paris, Librairie Larousse,‎ 1949 p. 105
  12. Marc Moigeon (dir.), Dictionnaire encyclopédique Hachette, Paris, Hachette,‎ 1993, p. 147
  13. L'affaire est racontée dans Paris mystérieux et insolite, de Dominique Lesbros, Éditions de Borée, 2005, dans les pages 173 à 175 où l'on montre une Bécassine qui « faisait la joie des tout-petits » démolie par trois énergumènes. On dit en conclusion : « Eux qui pestaient contre l'image stupide de Bécassine ont prouvé qu'on pouvait être breton et mille fois plus stupide que l'infortunée Bécassine. ». Dans le catalogue de l'exposition consacrée au peintre Ernest Guérin, père d'un des auteurs de cette affaire, l'histoire est aussi évoquée.
  14. Tangui Perron, Le cinéma en Bretagne, Palantines,‎ 2006, 237 p. (ISBN 2-911-434-59-5)
  15. Jean-Pierre Berthomé et Gaël Naizet, Bretagne et cinéma: cent ans de création cinématographique en Bretagne, Rennes, Apogee,‎ 1995, 215 p. (ISBN 2-909275-63-9)
  16. Angelina Etiemble et Pascale Petit-Sénéchal, Hommes & Migration : Bretagne, terre d’immigration en devenir, t. 1260,‎ mars 2006
  17. Ronan Dantec et James Eveillard, Les Bretons dans la presse populaire illustrée, Rennes, Ouest-France,‎ 2001, 128 p. (ISBN 2-7373-2801-2), p. 98
  18. Alain Croix et Christel Douard, Femmes de Bretagne : images et histoire, Rennes, Apogée,‎ 1998, 175 p. (ISBN 978-2843980213), p. 153
  19. Ronan Dantec et James Eveillard, Les Bretons dans la presse populaire illustrée, Rennes, Ouest-France,‎ 2001, 128 p. (ISBN 2-7373-2801-2)
  20. Francois de Beaulieu, La Bretagne, Le Cavalier Bleu,‎ 2007, 127 p. (ISBN 978-2846701679)
  21. Stéréotypage, stéréotypes : expressions artistiques, Paris, L'Harmattan,‎ 2007, 288 p. (ISBN 978-2296029637)
  22. Jérôme Cucarull, Histoire economique et sociale de la Bretagne, Paris, Jean-Paul Gisserot,‎ 2003, 125 p. (ISBN 978-2877476621)
  23. Skoazell Diwan Paris, Radio Pays - Radio Bro, Bretons sans Frontières, etc. « Timbrés de Bécassine » (consulté le 2 novembre 2009)
  24. « Bécassine a cent ans », Nouvel Observateur,‎ 4 février 2005 (lire en ligne)

Compléments[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • 100 ans après, que reste-t-il de Bécassine ?, dossier publié dans Bretons, numéro 46, août-septembre 2009.
  • Marie-Anne Couderc, Bécassine inconnue, CNRS Éditions, 2001.
  • Yves-Marie Labé, « Bécassine débarque », dans Le Monde, 28 août 2005.
  • Bernard Lehambre, Bécassine, une légende du siècle, Gautier-Languereau/Hachette Jeunesse, 2005.
  • Yann Le Meur, « Bécassine, le racisme ordinaire du bien-pensant », dans Hopala, numéro 21, novembre 2005-février 2006.
  • Anne Martin-Fugier, La Place des bonnes : la domesticité féminine à Paris en 1900, Grasset, 1979. Rééditions 1985, 1998, 2004.
  • Irène Pennacchioni, « dans la capitale », Sociétés & Représentation no 17, 2004.
  • Raymond Vitruve, Bécassine œuvre littéraire, La Pensée universelle, 1991.

Liens externes[modifier | modifier le code]