Passy (Seine)

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Passy
Passy (Seine)
Passy vu de la Seine au XVIIIe siècle.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Département Seine
Arrondissement Saint-Denis
Canton Neuilly
Statut Ancienne commune
Démographie
Population 17 594 hab. (1856)
Géographie
Coordonnées 48° 51′ 25,6″ nord, 2° 17′ 02,89″ est
Historique
Date de fusion 1860
Commune(s) d’intégration Paris, Boulogne
Localisation
Localisation de Passy
Passy dans le département de la Seine avant la réorganisation administrative de 1859.

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Passy

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Passy

Passy est une ancienne commune de la Seine, rattachée à Paris le . Son territoire correspond depuis cette date à ceux des quartiers de La Muette, de Porte Dauphine et à la partie ouest du quartier de Chaillot du 16e arrondissement de Paris.

Histoire[modifier | modifier le code]

Sous l'Ancien Régime[modifier | modifier le code]

Le nom de Passy, appelé Passicium (ou Paciacum), apparaît pour la première fois dans une charte en 1250. Le premier seigneur de Passy fut Jeanne de Paillard en 1416.

Au XIVe siècle, le roi Charles V autorisa ses habitants à clore de murs leurs champs. Un siècle plus tard, Passy est élevé au rang de seigneurie.

Claude Chahu, seigneur de Passy, financier et conseiller du roi, fit ériger une chapelle en 1666, Notre-Dame-de-Grâce, qui devint une paroisse indépendante en 1672. Le marquis de Boulainvilliers en fut le dernier seigneur.

Au XVIIIe siècle, le village de Passy limité pour l'essentiel à un triangle de trois rues, la Grande rue, actuelle rue de Passy, la rue Basse (rue Raynouard), la rue de l'église (rue de l'Annonciation) est entouré de plusieurs grands parcs

  • au sud-ouest de la rue de l'église, le parc de l'hôtel de Valentinois qui s'étend sur 4 hectares jusqu'aux rues des Vignes, Bois-le-Vent, et rue basse, actuelle rue Raynouard, au sud-est.
  • au delà, le vaste domaine de château de Passy ou château de Boulainvilliers (nom adopté à partir de 1747) de la rue des Vignes à la rue des tombereaux, actuelle rue de l'Assomption qui forme la limite de paroisse puis commune d'Auteuil et s'étend jusqu'à la route de Versailles, actuelle avenue du Président-Kennedy, à l'emplacement de la maison de Radio France, de part et d'autre de la rue Basse, au nord-est jusqu’à l’actuelle avenue Mozart. C’est au banquier Samuel Bernard que l’on doit ses dimensions.
  • au sud-est, en contrebas de la rue Basse (Raynouard) le domaine de l'hôtel de Lamballe, actuellement siège de l'ambassade de Turquie, compris entre les actuelles rue Berton, rue d'Ankara et rue du Docteur-Germain-Sée descendant jusqu'à la Seine.
  • également entre la rue Basse et la Seine (route de Versailles) au nord du domaine de Lamballe, le parc des Eaux à l'emplacement d'actuel parc de Passy.
  • au nord du parc des Eaux, le domaine du couvent des Minimes s'étendant de la rue Vineuse jusque dans partie sud des jardins du Trocadéro au-delà de l'actuelle rue le Nôtre, à limite du couvent de la Visitation de Chaillot dont le domaine était celui des jardins de Trocadéro.
  • à l'ouest, le château et parc de la Muette

Au nord, le village était bordé au de carrières où l'on accédait par la rue des carrières, actuelle rue Nicolo. L'impasse des carrières en conserve le souvenir. Au-delà de cette zone de carrières, la plaine de Chaillot s'étendait jusqu'à la route de Neuilly (actuelle avenue de la Grande Armée), où de nombreux moulins à vent fonctionnèrent jusqu'au XIXe siècle. Ce territoire qui correspondait approximativement au quadrilatère entre les actuelles avenues de la Grande Armée, Kléber, Georges-Mandel, les rues Spontini et Pergolèse)dépendait de Chaillot. A la suite de l'intégration en 1659 du village de Chaillot comme faubourg de Paris (faubourg de la Conférence) puis de la construction du mur des fermiers généraux en 1787-1789, ce territoire situé à l'ouest de l'enceinte fut rattaché en 1790 à la commune de Passy sous le nom de "plaine de Passy". La création de ce mur entre les domaines des couvents de la Visitation et des Minimes entraina le rattachement à Passy de celui-ci et une diminution son domaine avec ouverture d'une nouvelle rue, l'actuelle rue Franklin.

Le terroir agricole était donc pour l'essentiel restreint à l'espace entre le jardin du Ranelagh, la rue des Tombereaux (de l'Assomption) et les parcs de Valentinois et de Boulainvilliers, comprenant les lieux-dits Les Bauches (signifiant terrains boueux qui abritent des sangliers), dont la rue des Bauches conserve le souvenir, les Chenilles à l'emplacement de l'actuelle rue Robert Le Coin, les Guignières (plantation de cerisiers) et le Calvaire à l'emplacement de l'actuel lycée Molière, aux jardins à l'intérieur du triangle de la Grande rue, rue Basse et rue de l'église et au domaine du couvent des Minimes comprenant des vignes à l'est de la rue Vineuse et une ferme au sud de la rue de la Montagne, actuelle rue Beethoven.

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La commune de Passy[modifier | modifier le code]

Les limites de la commune de sa création le 14 décembre 1789 à sa disparition le 1er janvier 1860 par rattachement à la ville de Paris étaient :

  • au nord, la route de Neuilly, actuelle avenue de la Grande Armée qui la sépare de la commune de Neuilly qui englobait jusqu'en 1859 le territoire de l'actuel quartier des Ternes.
  • à l'ouest, la clôture de l'ancienne faisanderie du château de la Muette sur le territoire de la commune de Neuilly, la limite étant la rue du Petit Parc tracée en 1825, (actuelles rue Pergolèse et Spontini) jusqu'à la rue de Longchamp et le bois de Boulogne au-delà du parc de la Muette.
  • au sud la rue des Tombereaux, actuelle rue de l'Assomption et la partie de la rue de Boulainvilliers au sud de l'actuelle Maison de la Radio, ces rues formant la limite avec la commune d'Auteuil (également entre les actuels quartiers de La Muette et d'Auteuil).
  • à l'est la Seine jusqu'aux actuels jardins du Trocadéro et le mur des fermiers généraux à l'emplacement de l'actuelle avenue Kléber.

De 1790 à 1795, Passy était un canton du district de Franciade.

Au début du XIXe siècle, Passy connait une période d'industrialisation, notamment avec la création en 1811 de la première raffinerie de sucre de betterave par Benjamin Delessert à l'emplacement de l'actuel parc de Passy, d'une deuxième raffinerie de sucre ouverte en 1834 par les frères Périer dans les bâtiments de l'ancien couvent des Minimes (emplacement à l'angle de la rue Beethoven et du boulevard Delessert) et d'une filature de coton par Benjamin Delessert.

L'exploitation des eaux minérales interrompue pendant la période révolutionnaire relancée à partir de 1803 par Benjamin Delessert dans le parc thermal entre la rue des Eaux et l'actuelle rue d'Ankara.

La Société des terrains de la plaine de Passy lotit en 1825 le territoire entre l'avenue de Neuilly, actuelle avenue de la Grande-Armée au nord, le boulevard extérieur de l'enceinte des Fermiers généraux, actuelle avenue Kléber à l'est, l'ancienne faisanderie du château de la Muette à l’ouest, la rue de Longchamp au sud, autour de voies formant l’essentiel du futur réseau, à l'exception de l'avenue Foch surimposée en 1854.

Passy s'étend dans la première moitié du XIXe siècle autour du centre villageois, le long de la rue de la Pompe et au sud sur les lotissements des domaines du château de Boulainvilliers où sont ouvertes la rue de Boulainvilliers, le hameau de Boulainvilliers, la rue du Ranelagh à partir de 1826, du parc de l'hôtel de Valentinois avec la création de la rue Singer et des actuelles rues Alfred-Bruneau et Lekain à partir de 1836.

Au nord, le territoire de la plaine de Passy se construisit lentement. Quelque maisons sont édifiées entre la rue du Bel Air (actuelle rue Lauriston) et le mur d'enceinte (actuelle avenue Kléber) et rue Saint-Didier mais à l'ouest ce secteur était encore presque vide de construction au milieu du XIXe siècle. Son urbanisation, activée par l'ouverture en 1854 de la ligne d'Auteuil et l'aménagement de l'avenue de l'impératrice (actuelle avenue Foch), ne s'amorce, le long des voies tracées par le lotissement de 1825, que dans les années précédant l'annexion de Passy à la ville de Paris en 1860[1].

La commune se développe dans les années précédant l'annexion avec un doublement de sa population en 10 ans de 1846 à 1856.

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En 1860, lors de l'extension de Paris du mur des Fermiers généraux à l'enceinte de Thiers, la commune de Passy est supprimée et son territoire est réparti entre Paris formant les quartiers de la Muette, de la Porte-Dauphine et de Chaillot du 16e arrondissement et Boulogne[2],[3].

L'ancien village de Passy et ses environs s'étendant au sud jusqu'à la limite de l'ancienne commune d'Auteuil, constitue depuis cette date, le quartier administratif de la Muette, la plaine de Passy étant rattachée pour sa partie est au quartier de Chaillot, sa partie ouest formant le quartier de la porte Dauphine.

Mairie[modifier | modifier le code]

Plaque commémorant la création du 16e arrondissement à la suite de l'extension de Paris, qui est alors passé de 12 à 20 arrondissements

Avant 1836, la mairie de la commune de Passy se situe au n°3 de la rue Franklin, dans un immeuble qui appartenait à Auge de Fleury, maire de Passy. Il s'agit d'un local, agrandi de trois pièces en 1828 contre un loyer annuel de 800 francs. À partir du 1er janvier 1836, la mairie se trouve au n°67 rue de Passy[4].

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Évolution de la population
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 1051 8691 8033 0344 5075 7026 5598 65311 431
1856 - - - - - - - -
17 594--------
(Sources : Cassini[5])

Personnalités liées à l’ancienne commune de Passy[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Bernard Rouleau, Villages et faubourgs de l'ancien Paris, éditions du Seuil, , 276 p. (ISBN 2 02 008896 7), p. 269
  2. Loi sur l'extension des limites de Paris (du 16 juin 1859), dans le Bulletin des lois de l'Empire français, t. XIV, XIe série, no 738, 3 novembre 1859, p. 747–751, [lire en ligne]
  3. Décret du 3 novembre 1859 qui fixe les dénominations des vingt arrondissements municipaux de la ville de Paris, dans le Bulletin des lois [lire en ligne]
  4. « Mairie du 16e arrondissement », consulté le 19 avril 2017.
  5. Population avant le recensement de 1962

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]