Boniface de Savoie (évêque)

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Boniface de Savoie
Évêque de Belley et Archevêque de Canterbury
Naissance 1207
Décès 14 juillet 1270  (63 ans)
Sainte-Hélène des Millières
Béatification 23 février 1839
par Grégoire XVI
Vénéré par l'Église catholique romaine
Fête 14 juillet

Boniface de Canterbury ou Boniface de Savoie, est un noble et religieux médiéval, né en 1207 et mort le 14 juillet 1270. Évêque de Belley de 1232 à 1241 et archevêque de Canterbury de 1241 à 1270. Il est le 9e fils de Thomas Ier, comte de Savoie, d'Aoste et de Maurienne, et Marguerite (ou Béatrice) de Genève.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origine[modifier | modifier le code]

Boniface est le 11e des quinze enfants de Thomas Ier de Savoie, comte de Savoie, d'Aoste et de Maurienne et seigneur de Piémont, et de Marguerite (ou Béatrice) de Genevois. Il appartient, par son père à la Maison de Savoie et descend par sa mère des comtes de Genevois.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il reçut en apanage les terres de Rossillon, de Virieu-le-Grand en Bugey, et, en 1233 le fief d'Ugine en Savoie. À Ugine, il exerça ses fonctions seigneuriales en faveur de la population et contribua à la construction de murailles et de forteresses afin de défendre la cité des invasions guerrières.

À l'origine, plus enclin à une vie spirituelle, il avait renoncé à ses possessions terrestres pour courir après celles du ciel[1], et se consacra à la pauvreté et la rigueur dans l'Ordre des Chartreux. Il devra malgré lui se soustraire à cette vie monastique pour rejoindre Belley où il est nommé évêque en 1232. Il augmente les revenus de l'abbaye, la défend contre les seigneurs voisins et la place sous la protection du Saint-Siège.

Arrivée d'Henri III d'Angleterre en Aquitaine. Boniface était l'oncle par alliance du roi.

Prince accompli et d'une beauté qui lui vaut le surnom d'Absalom de Savoie, Boniface sait se faire apprécier de son neveu Henri III Plantagenêt, lors de son voyage en Angleterre, en 1236 pour accompagner sa nièce Éléonore de Provence qui doit épouser le roi anglais.

En 1241, le pape Célestin IV le nomme administrateur du diocèse de Valence en Dauphiné mais est rapidement sollicité par Henri III pour prendre la suite de Saint Edmond sur le siège archiépiscopal de Canterbury. Très désireux de rejoindre son archevêché, Boniface est néanmoins retenu par le nouveau pape Innocent IV pour d'importantes affaires. Il participe notamment au traité de mariage entre Charles d'Anjou (1227-1285), frère du roi Louis IX et Béatrice de Provence, une autre de ses nièces. Ce n'est qu'en 1249 que le pape l'autorise enfin à rejoindre Canterbury « où il fut reçu avec toutes les démonstrations dues à sa naissance et à sa dignité » le 1er novembre.

Boniface est rapidement rappelé à Rome par le pape, où il demeurera quelques années pendant lesquelles il peut se rendre en Savoie. Il retourne à nouveau en Angleterre et siège alors au Conseil des Quinze. Organisateur du concile de Lambeth en 1261, pour établir en règlement qui garantit la liberté de l'église contre les entreprises du roi et des juges séculiers[2], Boniface s'oppose alors à Henri III. Il se ralliera au roi lors de la Seconde Guerre des barons en 1262.

Boniface rentre en Savoie en 1267, et manifeste une maladie de gravelle deux ans après. Il meurt le 14 juillet 1270 au château de Saint Hélène des Millières.

Son corps est transporté dans la nécropole de la Maison de Savoie à l'abbaye d'Hautecombe. Sa tombe en bronze a été l'objet de nombreux cultes jusqu'à sa destruction par les troupes révolutionnaires en 1792. Elle a été reconstruite en 1826 par le roi Charles-Félix de Savoie.

Le bienheureux Boniface de Savoie est béatifié par le Pape Grégoire XVI en 1839. Il est célébré le 14 juillet.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Irénée Depéry, Histoire hagiologique de Belley ou recueil des vies des saints et des bienheureux nés dans ce diocèse, édition Bottier, 1834, p. 218 à 286 .Google livres.
  • L'Écho de Fourvière: revue religieuse et politique, 1868, p.  153,154. Google livres.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Irénée Depéry, Histoire hagiologique de Belley, ou Recueil des vies des saints et des bienheureux nés dans ce diocèse, P.-F. Bottier,‎ 1835, p. 100-101
  2. Pons-Augustin Alletz, Dictionnaire portatif des conciles: contenant une somme de tous les Conciles généraux, nationaux, provinciaux & particuliers,‎ 1758, 578 p., p. 263