Manigod

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Manigod
Vue de la station de sports d'hiver de Merdassier.
Vue de la station de sports d'hiver de Merdassier.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement Arrondissement d'Annecy
Canton Canton de Thônes
Intercommunalité Communauté de communes des Vallées de Thônes
Maire
Mandat
Bruno Sonnier
2014-2020
Code postal 74230
Code commune 74160
Démographie
Gentilé Manigodins / Manigodines
Population
municipale
1 023 hab. (2011)
Densité 23 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 51′ 42″ N 6° 22′ 14″ E / 45.8616666667, 6.3705555555645° 51′ 42″ Nord 6° 22′ 14″ Est / 45.8616666667, 6.37055555556  
Altitude Min. 719 m – Max. 2 485 m
Superficie 44,12 km2
Localisation

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Manigod

Manigod est une commune française située dans le département de la Haute-Savoie, en région Rhône-Alpes.

Ses habitants sont les Manigodines et Manigodins.

Géographie[modifier | modifier le code]

Manigod se situe au cœur du Massif des Aravis, dans la vallée homonyme, sur la rive droite du cours supérieur du Fier qui prend source au Mont Charvin. Le village est structuré de hameaux : Le Chenavray, Villard-Dessous, Manigod, Villard-Dessus, les Choseaux, Joux, Tournance, la Charmette, Montpellaz et le Col de la Croix Fry.

Sa surface est de 4 400 hectares dont 1 260 hectares de forêts, 1 823 hectares de prés et 1 141 hectares de landes et de rochers.

Accès, soit par Thônes6 km au Sud-Est), chef-lieu du canton, soit par le col de Bluffy depuis Menthon-Saint-Bernard, ou soit par le col de la Croix Fry (1 467 m) depuis La Clusaz ou depuis La Giettaz.

Formation du territoire : au tout début de la surrection des Préalpes calcaires, il y a quelques millions d'années, une nappe de charriage formée de couches sédimentaires se soulève puis retombe, formant la klippe de Sulens[réf. nécessaire] qui domine aujourd'hui le versant ubac de la vallée de Manigod, appelée "l'Envers de Sulens" ou "Montagne de Sulens", culminant à 1 839 m.

Depuis le territoire de la commune on peut voir plusieurs sommets de plus de 2 000 m : la Pointe de Merdassier (2 313 m), l'Étale (2 484 m), la Pointe de la Mandallaz (2 277 m), la Tête de l'Aulp (2 129 m), le Mont Charvin (2 407 m) et La Tournette (2 351 m).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Manigod a connu plusieurs appellations dérivées (Manigout en 1275, Manigot en 1290, Maningout en 1304). Son nom pourrait provenir des anciens termes germains « manîg » (beaucoup) et « wald » (forêt) qui ont donné le nom « Manigwald » qui signifie « beaucoup de forêt ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Durant le Moyen Âge la seigneurie de Manigod appartenait à la maison de Reydet

Un comité de la résistance est créé le 9 mars 1943, dont le but était de rechercher des lieux sûrs pour accueillir les réfractaires du STO.

En novembre 1943, deux camps de maquisards s'installent à la Cola et aux Cernets qui accueillirent jusqu'à 85 maquisards, protégés par le silence et la complicité des habitants. Le capitaine Morans, les lieutenants Tom Morel et Joubert y organisèrent 2 sessions de 15 jours de l'école de cadres des maquis de Haute-Savoie lors desquelles furent formés 40 stagiaires, futurs chefs de camp.

Dans la nuit du 30 au 31 janvier 1944, tous les maquisards partirent rejoindre le plateau des Glières, pour former la section Lyautey et défendre ce premier « coin de France libéré » jusqu'au combat du mois de mars 1944. Les survivants se réinstallèrent à Manigod jusqu'à leur participation à la libération de la Haute-Savoie en août 1944.

En 1966, le premier téléski de la commune est installé au col de la Croix Fry. Il s'agissait d'un téléski d'occasion ayant servi deux hivers sur le plateau de Beauregard.

En 1968, le premier groupe de l'École de ski français débute son activité.

En février 2012, 47 rues et routes sont baptisés, jusqu'alors les adresses étaient celle des hameaux.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1995 en cours Bruno Sonnier ... ...
Les données manquantes sont à compléter.

Services publics[modifier | modifier le code]

  • Nouveau groupe scolaire (2004) qui accueille 125 enfants.
  • Crèche et halte galerie.
  • 35 logements sociaux.
  • 23 % de l'usine de traitement des eaux usées de Thônes.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 023 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
1 402 1 332 1 361 1 519 1 691 1 906 1 428 1 386 1 399
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
1 319 1 309 1 340 1 373 1 230 1 225 1 225 1 258 1 212
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
1 050 979 953 895 885 821 694 583 508
1982 1990 1999 2006 2011 - - - -
538 636 789 924 1 023 - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Compétition de paret (luge en bois spécifique de la vallée de Manigod) en 5 épreuves, 19e édition hiver 2010-2011.
  • Spectacle de théâtre par la compagnie locale “Les Margotins”, traditionnellement en Avril.
  • Trail ou randonnée de l'Aigle, 3° édition an août 2010.
  • Fête du col de la Croix-Fry, 7ème édition en 2012, sur le thème de l'artisanat d'art et de la gastronomie.
  • Fête villageoise de Sous l'Aguille (depuis 1997).
  • Fête des éleveurs, foire aux montons et aux chèvres, 30° édition en octobre 2011.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Christophe Pessey, accordéoniste
  • Mademoiselle Caroline, illustratrice.
  • Marc Veyrat grand chef cuisinier français

Économie[modifier | modifier le code]

Activités agropastorales[modifier | modifier le code]

  • L'activité agricole compte 25 exploitations dont une vingtaine font de l'élevage et fabriquent le reblochon, un fromage AOC mais aussi le chevrotin et le persillé. Cette activité emploie 50 personnes en direct.
  • La fromagerie d'affinage Joseph Paccard, aux Bréviaires, prépare les fromages pour les gourmets : reblochons, tommes, chevrotins, abondance, beaufort.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Manigod Col de la Croix-Fry & Manigod Col de Merdassier
Une vue aérienne de la station serait la bienvenue.
Administration
Pays
Site web www.manigod.com
Géographie
Coordonnées 45° 51′ 42″ Nord 6° 22′ 14″ Est / 45.8617, 6.3706  
Massif
Altitude 1500 m
Altitude maximum 1 850
Altitude minimum 1500
Ski alpin
Lié à La Clusaz
Domaine skiable -
Remontées
Nombre de remontées 17
Téléphériques 0
Funitels et funiculaires 0
Télécabines 0
Télésièges 3
Téléskis 14
Débit - (personnes/heure)
Pistes
Nombre de pistes 27
     Noires 1
     Rouges 8
     Bleues 14
     Vertes 4
Total des pistes 25 km
Ski de fond
Total des pistes 25 km

Les stations de sport d'hiver de Merdassier et du col de la Croix-Fry sont de taille similaire. Un projet de télésiège existe pour les relier entre elles alors qu'elles sont reliées à la station-village de La Clusaz.

La commune propose 140 km de sentiers de randonnées et de chemins pédestres, régulièrement entretenus et balisés.

Artisanat[modifier | modifier le code]

  • Myne : petite production de bonnets au crochet.
  • Petite production de parets à la demande.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Pierre, de type sarde, agrandie en 1882, conserve une façade baroque du XVIe siècle et abrite un orgue flamboyant de style italien construit en 1996 par un facteur d'orgue de Vérone[3].
  • Sept chapelles à Villard Dessous, Joux, Tournance, Charmette, Montpellaz et Plan des Berthats.
  • Le village compte 13 fours dont 12 ont été restaurés.
  • Source de Montpellaz devenue « miraculeuse » depuis le passage de saint François de Sales.
  • Mont Charvin (2 409m) et son lac.
  • Cascade du Nant Burgeat.
  • Plateau de Beauregard.
  • Stations de sport d'hiver de Merdassier et du col de la Croix-Fry. Le domaine skiable s'étend de 1 400 m à 1 810 m et propose 17 remontées mécaniques pour 25 kilomètres de pistes balisées et d'une liaison avec le vaste domaine skiable de La Clusaz.

Éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

Une particularité de la commune sont les baguettes de rogations, baguettes de noisetier coupées puis bénies lors de l'Ascension. Disposées en croix et accrochées au-dessus de la porte d'entrée, elles sont censées protéger les demeures.

Quelques maisons anciennes sont encore couvertes de tavaillons, petites tuiles en bois caractéristiques du massif des Aravis et de certaines autres régions montagneuses.

Le paret est une sorte de luge, invention des Aravis faite pour que les enfants se rendent à l'école par pentes enneigées.

Espaces verts/fleurissement[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune de Manigod bénéficie du label « ville fleurie » avec « une fleur » attribuée par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  3. Raymond Oursel, Les chemins du sacré : L'art sacré en Savoie, La Fontaine de Siloé, coll. « Les Savoisiennes »,‎ 2007, 393 p. (ISBN 978-2-8420-6350-4), p. 211.
  4. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « ‪Concours des villes et villages fleuris‬ » (consulté le 20 juillet 2014).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • François Pochat-Baron, Mémoires et documents de l'Académie Salésienne : Histoire de Thônes depuis les origines jusqu'à 1792, vol. Tome 43e, Annecy, Imprimerie commerciale,‎ 1925, 532 p. (lire en ligne)
  • François Pochat-Baron, Mémoires et documents de l'Académie Salésienne : Histoire de Thônes depuis les origines les plus lointaines jusqu'à nos jours, vol. Tome 44e, Annecy, Imprimerie commerciale,‎ 1926, 557 p. (lire en ligne)
  • François Pochat-Baron, Mémoires et documents de l'Académie Salésienne : Les paroisses de la vallée de Thônes, vol. Tome 60e, Belley, Imprimerie A. Chaduc,‎ 1942, 255 p. (lire en ligne)

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • François Pochat-Baron, Mémoires et documents de l'Académie Salésienne : Les paroisses de la vallée de Thônes (Suite), vol. Tome 61e, Belley, Imprimerie A. Chaduc,‎ 1943, 280 p. (lire en ligne), p. 273-330 Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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