Gilly-sur-Isère

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Gilly-sur-Isère
Voie de communication à Gilly-sur-Isère.
Voie de communication à Gilly-sur-Isère.
Blason de Gilly-sur-Isère
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Savoie
Arrondissement Chambéry
(chef-lieu)
Canton Albertville-Sud
Intercommunalité Communauté de communes de la région d'Albertville
Maire
Mandat
Pierre Loubet
2014-2020
Code postal 73200
Code commune 73124
Démographie
Population
municipale
2 857 hab. (2011)
Densité 406 hab./km2
Population
aire urbaine
43 225 hab.
Géographie
Coordonnées 45° 39′ 38″ N 6° 21′ 00″ E / 45.6605555556, 6.3545° 39′ 38″ Nord 6° 21′ 00″ Est / 45.6605555556, 6.35  
Altitude Min. 318 m – Max. 444 m
Superficie 7,03 km2
Localisation

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Gilly-sur-Isère

Gilly-sur-Isère est une commune française, située dans le département de la Savoie en région Rhône-Alpes.

Ses habitants sont appelés les Gillerains.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Gilly-sur-Isère se situe dans la partie Nord de la Combe de Savoie et majoritairement orienté à l'adret sous le massif des Bauges. La commune est limitrophe de la principale ville de la vallée : Albertville, sous-préfecture de Savoie.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Gilly-sur-Isère est traversée par l'Isère qui scinde la commune en deux:

  • la rive-droite, qui regroupe le centre-village, de nombreux lotissements d'habitation et une grande zone commerciale
  • la rive-gauche (Terre-Neuve) principalement industrielle, protégée par une digue contre les crues de l'Isère depuis le XIXe siècle.

Deux affluents de l'Isère parcourent également la commune, lieu de leur confluent : Les Trois Nants, et Le Chiriac. Un dernier cours d'eau, affluent des Trois Nants, est présent sur la commune : la Golette.

Le plan d'eau de Grignon, base de loisirs, est principalement situé sur la commune de Gilly-sur-Isère.

Hameaux[modifier | modifier le code]

  • Aidier
  • La Rachy
  • Le Nant des Martin
  • La Montaz
  • Vizeron
  • Terre-Neuve

Voies de communication et de transport[modifier | modifier le code]

Gilly-sur-Isère est traversée par la N90, principale voie d'accès aux vallées de la Tarentaise et de l'Arly.

La commune est également traversée par le chemin de fer reliant Albertville aux gares de Chambéry ou de Saint-Jean-de-Maurienne.

Histoire[modifier | modifier le code]

Gilly-sur-Isère se situe à proximité de l'antique voie romaine Milan-Vienne et de la station du "portorium" Ad Publicanos (Albertville). Dès le XIXe siècle, plusieurs vestiges gallo-romains (villas, sanctuaire dédié à Mercure…) ont ainsi été mis au jour. [2]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Gilly sur Isère possède historiquement de nombreux vergers et zones fruitières dont la proportion a grandement diminué depuis les années 1970 et la construction de nombreux lotissements.

Logements sociaux[modifier | modifier le code]

Infrastructures[modifier | modifier le code]

  • Bibliothèque
  • Piscine municipale
  • Stand de tir
  • Déchetterie
  • Gravière
  • Station d'épuration

Économie[modifier | modifier le code]

Industries et Commerces[modifier | modifier le code]

Zone de Terre Neuve[modifier | modifier le code]

L'incinérateur de Gilly-sur-Isère

Une usine d'incinération des déchets ménagers a été mise en service en 1984 à Gilly-sur-Isère, fermée en 2001 puis démolie en 2008. Elle a été exploitée par les collectivités locales de la région d'Albertville réunies dans le syndicat intercommunal chargé du traitement des déchets (Simigeda). L'usine a suscité une vive polémique en raison de son non-respect des normes de rejets de polluants (en particulier dioxines) qui ont en outre été rendues beaucoup plus exigeantes au niveau européen depuis 2005. Toutefois aucun lien entre une éventuelle surmortalité qui aurait été liée à cet historique ancien d'émissions polluantes n'a pu être mis en évidence. Les procédures engagées par diverses associations, notamment Greenpeace, ont ainsi abouti à un non-lieu. Enfin l'Institut national de veille sanitaire a effectué une étude approfondie de ce cas emblématique des pollutions qu'ont pu générer d'anciens incinérateurs aujourd'hui fermés[1].

Zone Artisanale et Commerciale Du Grand Pré[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Pierre Loubet PS Conseiller général du Canton d'Albertville-Sud (depuis mars 2011 - en cours), Vice-Président de la (Co.RAL) Communauté de communes de la région d'Albertville (2008-2014) puis conseiller communautaire (2014-en cours).
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 857 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
548 617 716 760 753 768 764 775 748
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
756 732 711 707 684 660 641 632 636
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
656 650 652 687 719 815 834 1 008 1 349
1982 1990 1999 2006 2008 2011 - - -
1 829 2 320 2 457 2 754 2 841 2 857 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Villa Gallo-Romaine[modifier | modifier le code]

Découverte en 1970, les vestiges de la villa gallo-romaine[4] font l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 26 novembre 1984[5]. Des fouilles ont été réalisées sur l'emplacement, de 1975 à 1990.
Certaines découvertes sont exposées[réf. souhaitée] au musée d'Albertville (situé à Conflans).

Église[modifier | modifier le code]

En 1210, la paroisse de Gilly est desservie par des chanoines réguliers de Saint-Augustin sous l’autorité d’un prieur. Le prieuré bien que supprimé de fait en 1263 est connu jusqu’à la révolution. Le chœur de l’église date de la période gothique. Au XVIIe siècle, la fenêtre du chevet est murée pour placer un retable (cette fenêtre a été rouverte en 1960). Les nefs sont construites en 1672. Le toit du clocher est reconstruit dans les années 1980[6].

Aujourd'hui, l'église de Gilly fait partie de la Paroisse Saint-Bernard lès Tamié, regroupant 4 communautés locales : Gilly sur Isère, Mercury-Gemilly, Pallud et Plancherine[7].

Château de Gilly[modifier | modifier le code]

Le Château de Gilly[8] fut construit en 1630 et a appartenu à la famille de Gilly. Au XVe siècle, on compte dans cette famille des évêques de Verceil, et surtout Bertrand de Gilly qui est écuyer du duc de Savoie, Philibert le Beau.

Pont de Gilly[modifier | modifier le code]

Pont de Gilly sur l'Isère

Le pont de Gilly[9] a été réalisé en 1990 afin d'améliorer les voies d'accès routier et autoroutier pour les XVIe jeux olympiques d'hiver qui se sont déroulés à Albertville en 1992.
Cet ouvrage est un pont à haubans dont les câbles ont temporairement et pour l'occasion revêtu les couleurs du logo de la région Rhone-Alpes de l'époque.

Le tablier du pont au-dessus de l'Isère a été construit parallèlement à l'Isère et mis à sa place définitive par rotation autour d'un des pieds du pylône par l'entreprise Razel suivant une méthode mise au point par Michel Placidi. La travée au-dessus de l'Isère a une portée de 102 m et la travée arrière a 60 m de portée. Deux travées d'accès, perpendiculaires au tablier principal, sont réalisées après sa rotation et la mise à sa place définitive.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Rapport publié sur http://www.invs.sante.fr, 2006.
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  4. « Histoire de la Commune », sur Mairie de Gilly (consulté le 27 Nov 2012)
  5. « Notice no PA00118258 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  6. [1]
  7. « Doyenné d'Albertville », sur L'Eglise catholique de Savoie (consulté le 27 Nov 2012)
  8. Michèle Brocard (ill. Edmond Brocard), Les châteaux de Savoie : Collection Sites et Villages, Éd. Cabédita,‎ 1995, 328 p. (ISBN 2-8829-5142-6 et 9-782-8829-5142-7, lire en ligne)
  9. « Pont de Gilly », sur Base de Données internationale du patrimoine du génie civil (consulté le 27 nov 2012)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]