Inès de La Fressange

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Inès de La Fressange
Inès de La Fressange au festival de Cannes 2012.
Inès de La Fressange au festival de Cannes 2012.

Naissance 11 août 1957 (57 ans)
Gassin (Var)
Physique
Cheveux chatain
Yeux marron
Taille 1,81 m

Inès Marie Lætitia Églantine Isabelle de Seignard de La Fressange dite Inès de La Fressange, née le 11 août 1957 à Gassin, dans le Var, est un ancien mannequin français des années 1980, égérie de Chanel, créatrice styliste de mode et de parfums, femme d'affaires et journaliste de mode pour la revue Marie-Claire.

Biographie[modifier | modifier le code]

Inès de La Fressange est la fille du marquis André de Seignard de La Fressange, conseiller en investissements, et de Cecilia Sánchez-Cirez, une femme d'origine argentine dont le grand-père fut président de la République de Colombie et qui devint mannequin, défilant pour Guy Laroche afin de payer ses séances de psychanalyse chez Jacques Lacan[1].
Sa famille paternelle est issue de l'ancienne noblesse française des seigneurs de La Fressange, originaire du Velay en Auvergne. Son oncle, Hubert de La Fressange (né en 1923), est mort pour la France le 2 octobre 1944 à Anglemont (88700) alors qu'il participait à sa libération dans les rangs du 1er régiment de marche de spahis marocains de la 2e division blindée. Sa grand-mère, la marquise Paul de La Fressange, était née Simone Lazard, de la grande famille de banquiers (Banque Lazard) et a épousé successivement deux ministres Maurice Petsche puis Louis Jacquinot[1].

Inès de La Fressange étudie à l'école à l’institution de la Tournelle, à Courgent, puis à l’institut Notre-dame de Mantes-la-Jolie dans les Yvelines où elle obtient son bac à seize ans et enfin à l’École du Louvre à Paris[2].

Elle débute en 1974 à l'âge de dix-sept ans une carrière de mannequin. Elle est vite surnommée par certains le « mannequin qui parle », en raison de sa propension à discuter avec les journalistes de mode en plein défilé et à afficher ses opinions sur son métier et sur la mode[3].

En 1975 à l'âge de dix-huit ans, La Fressange apparaît pour la première fois dans des photos réalisées par Oliviero Toscani pour le magazine Elle, puis défile pour Thierry Mugler puis pour d'autres couturiers[4].

De 1983 à 1989, Karl Lagerfeld la choisit comme égérie de la maison de haute couture Chanel à Paris eu égard à sa remarquable ressemblance physique avec Coco Chanel, fondatrice de la maison Chanel disparue en 1971. Elle est le premier mannequin à signer un contrat d'exclusivité avec une maison de haute couture et le premier mannequin à devenir une star ultra médiatisée et populaire de l'histoire de la mode[Informations douteuses].

Elle est choisie en 1989 comme modèle du buste de Marianne (symbole de la Nation française dans toutes les mairies). À cause de son contrat d'exclusivité, Karl Lagerfeld lui demande de refuser de poser en Marianne déclarant « Je ne veux pas habiller un monument, c'est trop vulgaire ! ». Inès posera tout de même et son contrat fut cassé après une bataille judiciaire[5].

À 33 ans, elle épouse le 19 juin 1990 à Tarascon Luigi d’Urso, un homme d'affaires (c'est lui qui a lancé en France la mode des mocassins à picots[1]) et marchand d'art italien, avec lequel elle aura deux filles, Nine en 1994 et Violette en 1999[6].

En 1991, elle crée sa propre griffe, « Inès de la Fressange » et sa propre boutique de prêt-à-porter et divers articles et parfums au 12 de l'avenue Montaigne (endroit où habitait son grand-père) dans le 8e arrondissement de Paris, en association financière avec le groupe de luxe Orcofi. Son succès est immédiat en particulier en France, aux États-Unis et au Japon.

En décembre 1999, en raison d'une dilution du capital, elle se trouve licenciée de sa propre société dont elle n'est pas actionnaire majoritaire, ses employeurs prenant le prétexte qu'elle avait dessiné un pilulier pour la Jouvence de l'Abbé Soury[1]. Elle tente de retrouver les droits d’usage de ses nom, prénom et image après cinq ans de long combat judiciaire, la Cour de cassation, censurant un arrêt de la cour d'appel de Paris du 15 décembre 2004, la déclare irrecevable en son action[7].

En octobre 2002, elle publie son autobiographie : Profession Mannequin chez Hachette Littérature, coécrit avec Marianne Mairesse, journaliste au magazine Marie-Claire.

En 2002, aux côtés de Bruno Frisoni en tant que directeur artistique, elle rejoint la marque Roger Vivier pour prendre en charge l'aménagement des boutiques de la maison[8] et en devenir l'ambassadrice. En 2013, elle a dédicacé un livre sur l'univers Roger Vivier aux éditions Rizzoli[9].

Le 23 mars 2006, son mari Luigi d'Urso décède à l'âge de 55 ans d'un malaise cardiaque à son domicile[2].

Inès de La Fressange soutient l'action de l'association Orphelinats d'Afrique[10]. Elle est également marraine de l'association Mécénat Chirurgie Cardiaque. Association qui permet à des enfants de pays défavorisés de se faire opérer du cœur en France.

Pour ses 50 ans, elle fait la couverture de l'hebdomadaire Elle (no 3240 du 4 février 2008).

Depuis 2009, elle est en couple avec Denis Olivennes, ancien patron de la Fnac puis du Nouvel Obs et depuis fin 2010 d'Europe 1[11].

Incarnant le chic parisien (« dégaine aiguisée, grâce désinvolte, audace décontractée »), elle coécrit en 2010 « La Parisienne » (best-seller paru dans vingt pays[12]) avec la journaliste Sophie Gachet[6].

En 2013, Inès de La Fressange retrouve l'usage de sa marque qui est son nom, 14 ans après en avoir été écartée. Elle reprend la direction artistique de sa griffe, grâce au rachat de cette dernière par de nouveaux investisseurs rassemblés par Fabrice Boé, directeur de la publication chez Prisma Media[13].

En 2014, elle signe une collection pour Uniqlo[14], dont la sortie est prévue le 13 mars. L'événement reçoit un certain écho dans la presse[15], y compris dans le Wall Street Journal[16].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Sabine Delanglade, « Inès de la Fressange : Fressange et pas démon », sur Les Échos,‎ 14 mars 2014
  2. a et b « Inès de la Fressange », sur Aufeminin.com,‎ 30 janvier 2013
  3. Hélène Constanty, Nathalie Funès, Ma France à moi, Seuil,‎ 2003, p. 107
  4. « Parcours Inès de la Fressange », sur Vogue,‎ 14 août 2012
  5. Laurence Benaïm, Yves Saint-Laurent, Grasset,‎ 2002, p. 203
  6. a et b Nathalie Dolivo, Sylvia Jorif, « Inès de la Fressange sort le guide de son Paris fashion »,‎ 22 octobre 2010
  7. Jugement Ines de la Fressange
  8. [ http://bobler.com/standalone/19ac7440bebf9f340023da1fa447fa60 Description de la Salle d'argent], enregistrée depuis l'application Bobler, 2 juillet 2013
  9. Inès de La Fressange: Élégante et lumineuse pour un rendez-vous fashion
  10. Orphanage Africa
  11. Les couples qui ont enflammé la Croisette sur 20 minutes, 18 mai 2011
  12. Loïc Prigent, « Inès de la Fressange : "Les vrais Parisiens sont ceux qui ont rêvé de Paris" », sur L'Express,‎ 30 mars 2011
  13. http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/05/31/ines-de-la-fressange-retrouve-l-usage-de-sa-marque-grace-a-de-nouveaux-financiers_3421633_3234.html
  14. http://madame.lefigaro.fr/style/french-touch-dines-de-fressange-vivifie-uniqlo-250114-675318
  15. http://www.leparisien.fr/laparisienne/mode/la-collection-uniqlo-x-ines-de-la-fressange-en-vente-le-13-mars-07-03-2014-3654869.php
  16. http://online.wsj.com/news/interactive/mag0314Awhatsnews?ref=SB10001424052702304007504579348740148117718

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • 2000 : La famille de Sagnard de La Fressange, une famille noble à Saint-Didier-en-Velay (Haute-Loire) de 1627 à nos jours, par Jérôme Sagnard
  • 2002 : Profession mannequin. Autobiographie coécrite avec Marianne Mairesse, journaliste au magazine Marie Claire, et éditée par Hachette Littératures.
  • Inès de La Fressange et Sophie Gachet, journaliste au magazine Elle, (photogr. Benoît Peverelli), La Parisienne, Flammarion, coll. « Décoration et V »,‎ octobre 2010, 238 p. (ISBN 978-2081244498, présentation en ligne)

Presse[modifier | modifier le code]

  • Marianne Mairesse, « Inès de la Fressange : La belle allure ! », Marie Claire,‎ août 2012, p. 48 à 52 (ISSN 0025-3049)

Radio[modifier | modifier le code]

  • Le 18 janvier 1983, elle passe dans l'émission Le tribunal des flagrants délires diffusée sur France Inter. Le réquisitoire que lui consacra Pierre Desproges à cette occasion est disponible sur le disque Les réquisitoires du tribunal des flagrants délires volume 3 du coffret intégral aux éditions Tôt ou Tard parus en 2001.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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