Jean Baptiste Clément

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Jean Baptiste Clément

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Jean Baptiste Clément photographié par Nadar.

Naissance 31 mai 1836
Boulogne-Billancourt, Seine
Décès 23 février 1903 (à 66 ans)
Paris
Nationalité Drapeau de France Français
Pays de résidence France
Profession

Jean Baptiste Clément[Note 1] est un chansonnier, montmartrois[Note 2] et communard français né à Boulogne-Billancourt (Seine) le 31 mai 1836, mort à Paris le 23 février 1903. La plus grande partie de son répertoire est aujourd'hui oubliée, excepté quelques chansons et en particulier les très célèbres Le Temps des cerises et La Semaine sanglante. Et dans un registre différent, la célèbre ronde enfantine Dansons la capucine[1].

Jean Baptiste Clément était militant du Parti ouvrier socialiste révolutionnaire.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né dans une famille aisée, originaire de Nanterre, fils d'un riche meunier de Montfermeil, il quitte très jeune le foyer. Dès l'âge de 14 ans, il exerce le métier de garnisseur de cuivre, métier qu'il qualifiait lui-même de plus insignifiant de tous les métiers. Il exerce encore plusieurs autres professions, travaillant notamment chez ses grand-parents meuniers au moulin de cage[2], et rejoint Paris où il côtoie des journalistes écrivant dans des journaux socialistes, notamment « Le Cri du peuple » de Jules Vallès. En 1867, il doit se réfugier en Belgique, où il publie la célèbre chanson Le Temps des cerises. Revenu à Paris, il collabore à divers journaux d'opposition au Second Empire, tels que La Réforme de Charles Delescluze et Auguste Vermorel. Jean Baptiste Clément est condamné pour avoir publié un journal non cautionné par l'empereur.

Il est alors emprisonné à la prison Sainte-Pélagie jusqu’au soulèvement républicain du 4 septembre 1870. Membre de la Garde nationale, il participe aux différentes journées de contestation du Gouvernement de la Défense nationale le 31 octobre 1870 et le 22 janvier 1871. Le 26 mars 1871, il est élu au Conseil de la Commune par le XVIIIe arrondissement. Il est membre de la commission des Services publics et des Subsistances. Le 16 avril, il est nommé délégué à la fabrication des munitions, puis, le 21 avril, à la commission de l'Enseignement. Dans Le Cri du peuple, il proteste contre la fermeture de certains journaux d'opposition à la Commune. Combattant sur les barricades pendant la Semaine sanglante, il écrit peu après la chanson La Semaine sanglante qui dénonce la violente répression contre les communards.

Emplacement de la « dernière » barricade de la Commune
Tombe de Jean Baptiste Clément
au cimetière du Père-Lachaise.

Il réussit à fuir Paris, gagne la Belgique et se réfugie à Londres, où il poursuit son combat. Il est condamné à mort par contumace en 1874. Pendant cette période de mai 1875 à novembre 1876, il se réfugie clandestinement chez ses parents à Montfermeil. En attendant l’amnistie, prononcée en 1879, il se promène dans les bois et pêche dans les étangs de Montfermeil. Il rentre à Paris après l'amnistie générale de 1880.

En 1885, il fonde le cercle d'études socialiste, l'Étincelle de Charleville et la Fédération socialiste des Ardennes qui participe en 1890 à la création du Parti ouvrier socialiste révolutionnaire. Il est initié comme franc-maçon en 1898 à la Loge « Les Rénovateurs » à Clichy.

Lorsqu'il fut inhumé au cimetière du Père-Lachaise le 26 février 1903, entre quatre et cinq mille personnes assistèrent à la cérémonie.

Selon l'un de ses amis : « Le souvenir d'un tel homme ne s'effacera jamais, la distance et le temps le rendent plus cher encore à ceux qui purent apprécier toutes les qualités foncièrement bonnes de son cœur de beau poète et de prolétaire révolté contre toutes les injustices sociales… Et pourtant, jamais propagandiste ne fut autant vilipendé que Jean Baptiste Clément. Mais rien ne l'arrêtait : ni les condamnations, ni les méchancetés capitalistes, ni l'indifférence ouvrière. Ce fut vraiment une grande figure de l'époque héroïque du socialisme. »

La ville de Paris a donné son nom à une place à Montmartre dans le 18e arrondissement.

Une avenue porte son nom à Boulogne-Billancourt.

Chansons[modifier | modifier le code]

Jean Baptiste Clément a écrit un grand nombre de chansons et comptines :

  • Au Moulin de Bagnolet (1863)
  • Le Moulin des larmes (1865)
  • Le Temps des cerises (1866), la plus connue
  • La Semaine sanglante (1871)
  • La chanson du semeur (1882)
  • Aux loups (1884)
  • La grève (1893)
  • En avant Paysans ! (1900)
  • Dansons la capucine (1860-1870 ?)
  • La Marjolaine (?)
  • Bonjour Printemps (?)
  • Quatre-vingt-neuf (?)
  • L’Eau va toujours à la rivière (?)
  • Fournaise (?)
  • Ah le joli temps! (?)
  • Le Chasse neige (?)
  • Le Bonheur des Champs (?)
  • Le Couteau de Jeannette (?)
  • Fille des champs (?)
  • Le Barde Gaulois (?)
  • J’n’en ai pas le courage (?)
  • Le Chant du ruisseau (?)
  • Je vais chez la meunière (?)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. [1] Le nom exact du chansonnier est Jean Baptiste Clément (sans trait d'union entre Jean et Baptiste, à la différence de son père qui avait le même prénom mais avec un trait d'union).
  2. Le poète est ainsi qualifié dans les premières lignes de sa biographie écrite par Tristan Rémy : Le temps des cerises (Jean Baptiste Clément), Les Éditeurs Français Réunis, Paris, 1968.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Eugène Baillet faisant en 1880 la biographie de Jean Baptiste Clément écrit : « C'est un lutteur infatigable ; en plein empire il chantait et publiait Oh le joli temps, Dansons la capucine, et bien d'autres. » Article Galerie de chansonniers : J.-B. Clément, La Chanson, 5 septembre 1880, page 130, 1re colonne.
  2. Jean Baptiste Clément ou La fraternité en chanson…

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]