Gustave Lefrançais

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Gustave Lefrançais

Adolphe Gustave Lefrançois dit Gustave Lefrançais, né à Angers (Maine-et-Loire) le 30 janvier 1826[1] et mort le 16 mai 1901 à Paris (XIVe arrondissement)[2], est un socialiste, révolutionnaire et anarchiste français, et une personnalité de la Commune de Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ses idées révolutionnaires lui ferment les portes de l'enseignement public. Élève de l'École normale d'instituteurs de Versailles, il n'obtient pas de poste. Les différents collèges "libres" où il tente d'enseigner le renvoient rapidement. En 1848, il adhère à l'Association des instituteurs et institutrices socialistes, ce qui lui vaut d'être condamné à trois mois de prison et deux années de résidence surveillée. En 1851, il est "interdit d'enseignement". Il séjourne à Londres en 1852-1853 après le coup d'État de Louis-Napoléon Bonaparte. Puis il devient un des opposants parisiens au Second Empire.

Après la proclamation de la République le 4 septembre 1870, le 4earrondissement l'envoie comme délégué au Comité central républicain des Vingt arrondissements. Il participe à l'insurrection du 31 octobre 1870 contre le Gouvernement de la Défense nationale. Arrêté, il est détenu jusqu'à son acquittement en février 1871.

Le 26 mars 1871, il est élu au Conseil de la Commune par le IVe arrondissement. Il est jusqu'au 3 avril membre de la commission exécutive, puis de celle du Travail et de l'Échange, enfin celle des Finances (21 avril). Il vote contre la création du Comité de Salut public. Pendant la Semaine sanglante, il combat sur les barricades et parvient à se réfugier à Genève. Il est condamné à mort par contumace par le Conseil de Guerre.

Au sein de l'Association internationale des travailleurs, il adhère à la Fédération jurassienne de tendance bakouniniste. Il collabore à divers journaux anarchistes, publie l'Étude sur le mouvement communaliste de Paris en 1871 et devient un des collaborateurs d'Élisée Reclus. Il rentre en France après l'amnistie de 1880. À sa mort, il exerçait la profession de comptable. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (76e division)[3].

Eugène Pottier lui a dédié son poème L'Internationale mis en musique en 1888 par Pierre Degeyter[4].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Souvenirs d'un révolutionnaire. De juin 1848 à la Commune, préface de Daniel Bensaïd, La Fabrique, Paris, 2013.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Archives départementales du Maine-et-Loire, état-civil numérisé d'Angers, actes de naissance de l'année 1826, p. 14.
  2. Archives de Paris, État-civil numérisé du XIVe arrondissement, registre des décès de l'année 1901, acte no 2314.
  3. Paul Bauer, Deux siècles d'histoire au Père Lachaise, Mémoire et Documents,‎ 2006 (ISBN 978-2914611480), p. 495
  4. Article L'Internationale (chant) sur le site Internet Encyclomarx.

Sources[modifier | modifier le code]

Liens[modifier | modifier le code]

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