Rue Lepic

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48°53′15″N 2°20′7″E / 48.8875, 2.33528

18e arrt
Rue Lepic
Carte administrative de Paris
Rue Lepic
Arrondissements 18e arrondissement
Quartiers Grandes-Carrières
Début boulevard de Clichy
Fin place Jean-Baptiste-Clément
Longueur 755 m
Largeur 10 à 14 m
Dénomination 24 août 1864
Anciens noms rue de l'Empereur, rue Royale
Géocodification Ville de Paris : 5523
DGI : 5595
Nomenclature officielle
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P1040837 Paris XVIII rue Lepic rwk.JPG
Partie haute de la rue Lepic avec le Moulin-de-la-Galette en arrière plan.

Rue Lepic est une voie située dans le quartier des Grandes-Carrières du 18e arrondissement de Paris. C'est l'une des rues les plus renommées de la butte Montmartre.

Sommaire

[modifier] Historique

La rue Lepic en 1925, vue depuis la place Blanche.

Ancienne rue de la commune de Montmartre, cette voie provient de la rectification et de l'aménagement de plusieurs chemins de terre et sentiers conduisant de la barrière Blanche place Blanche au haut de la butte Montmartre.

Un jour de l'année 1809, Napoléon Ier décide de se rendre à l'église Saint-Pierre de Montmartre pour voir le télégraphe Chappe qui y est installé. À cette époque, l'accès à l'église ne peut se faire que par le Vieux Chemin, actuelle rue Ravignan. Ce chemin est en très mauvais état et l'Empereur est contraint de finir à pied, laissant son cheval à la hauteur de l'actuelle place Emile-Goudeau. Le curé lui signale l'intérêt de créer une voie ayant une pente plus adaptée au trafic. L'Empereur lui donna satisfaction en créant l'actuelle rue Lepic.

D'abord dénommé chemin Neuf, le chemin Vieux étant l'actuelle rue Ravignan, cette voie prit en 1852 le nom de rue l'Empereur et en 1864 celui du général Louis Lepic[1] (1765-1827), qui se distingua à la bataille d'Eylau en 1807.

[modifier] Sites particuliers

  • Au no 11 : Le club de jazz Autour de Midi[2]
  • Au no 15 : Le Café des 2 Moulins, où furent tournées des scènes du film Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain.
  • Au no 25 : emplacement en 1910 du cabaret de La Vache enragée.
  • Au no 54 : Vincent Van Gogh y a vécu avec son frère Théo. Une plaque y est apposée
  • Au no 56 : Siège de Vandoren, manufacture de becs et anches pour clarinettes et saxophones, fondée en 1905 ; l'immeuble a été construit en 1931.
  • Au no 59 : emplacement du Moulin de la Fontaine-Saint-Denis construit en 1724
  • Au no 65 : entre ce numéro et le no 21 de l'avenue Junot, emplacement du Moulin Neuf construit en 1741.
  • Au no 73 : entre ce no  et le no 13 de l'avenue Junot, emplacement du Moulin Vieux, premier des moulins édifiés en haut de la butte (déjà cité en 1591) puis disparu en 1860.
  • Au no 77 : Le Moulin de la Galette et Moulin Radet.
  • Aux no 85 et no 87 : emplacement du Moulin de la Petite Tour ou de la Tour à Rollin construit en 1647.
  • Aux no 89 à no 93 : emplacement du Moulin de la Vieille Tour construit en 1623.
  • Aux no 95 à no 99 : emplacement du Moulin du Palais construit en 1640. La guinguette qui lui était annexée fut célèbre en 1712.
  • Au no 100 : sur le toit, ancien observatoire construit en 1860 par le docteur autrichien Gruby.
  • Au no 102 : emplacement approximatif du Moulin de la Grande Tour construit en pierre et disparu avant la Révolution française.

[modifier] Personnalités ayant vécu rue Lepic

[modifier] Variétés

  • En septembre 1960, Fernand et Jackie Sardou, ouvrent le cabaret Chez Fernand Sardou en lieu et place du cabaret Belzébuth. Le chanteur Michel Sardou y fera ses débuts tout d'abord comme serveur.
  • Dans le film La Traversée de Paris du réalisateur Claude Autant-Lara, c'est dans cette rue que Martin et Grandgil, doivent, durant l'Occupation et en pleine nuit, transporter un cochon dépecé destiné au marché noir,
  • Dans le film Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain, Amélie travaille au Café des 2 Moulins situé au no 15 de la rue Lepic.
  • Dans les années 1950-1960 avait lieu une course de lenteur réservée aux véhicules automobiles. Le vainqueur était celui qui avait mis le plus de temps pour rejoindre l'arrivée.
  • Bernard Dimey a écrit et clamé un poème intitulé Au Lux-bar. Il y décrit l'ambiance d'un troquet de la rue Lepic.
  • Yves Montand a dédié à cette rue la chanson Rue Lepic[4] dans l'album Yves Montand du 1974.
  • Louis Renault a gagné un pari et obtint son premier gros succès commercial[5] en gravissant au volant de sa petite voiture et devant une foule épatée, toute la rue Lepic. C'était le soir de Noël 1898, et "Monsieur Louis" repartit avec 12 commandes.

[modifier] Accès

[modifier] Notes et références

  1. Dictionnaire historique des rues de Paris, Jacques Hillairet, éditions de Minuit, pp.38-39
  2. (en) 10 of the best live music venues in Paris dans The Guardian du 6 mai 2011.
  3. Chronologie du volume I romans dans la Bibliothèque de la Pléiade, p. LXV, (ISBN 978-2-07-011000-1).
  4. Vidéo de Rue Lepic d'Yves Montand sur YouTube.
  5. Qu'a donc fait Louis Renault pour se faire remarquer ? sur caradisiac.com .
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