Jean-Jacques Pillot

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Jean Jacques Pillot.

Jean-jacques Pillot, né le 9 août 1808 à Vaux-Lavalette (Charente) et mort à la Prison centrale de Melun le 13 juin 1877, est un écrivain socialiste et homme politique français. Figure du communisme néo-bavouviste des années 1840[1], athée[2], il est une personnalité de la Commune de Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

Se destinant à la vie religieuse, il étudie au séminaire, avant d'enseigner à Marennes[3]. Il renonce à son état de prêtre en 1837 et devient médecin. À partir de 1839, il fait de la propagande pour les idées de Babeuf. Arrêté à la suite de l'insurrection de la Société des saisons (12-13 mai 1839), il est enfermé à Sainte-Pélagie. Il devient directeur de la Tribune du Peuple, organise avec Théodore Dézamy et Corneille Homberg, le premier banquet communiste à Belleville le 1er juillet 1840[4] et est condamné à six mois de prison, en 1841, pour affiliation à une secte communiste. Il est condamné à la déportation après le coup d'État de Louis-Napoléon Bonaparte en 1851, condamnation à laquelle il se soustrait en s'exilant au Brésil. Revenu en France, il se lance dans les affaires (pâtes dentifrice et dentiers).

Pendant le siège de Paris par les Allemands (septembre 1870- mars 1871), il se fait remarquer comme orateur au Club de l'École de médecine; il est membre de l'Association internationale des travailleurs et favorable au Blanquisme. Aux élections complémentaires du 16 avril 1871, il est élu au Conseil de la Commune par le 1erarrondissement. Il vote pour la création du Comité de Salut public. Il est arrêté par les Versaillais en octobre 1870, est accusé d'avoir participé à l'incendie du Palais des Tuileries. En mai 1872, il est condamné aux travaux forcés à perpétuité par le Conseil de guerre, mais sa peine est commuée en réclusion perpétuelle.

Avec Jules Gay et Théodore Dézamy, il est cité par Karl Marx parmi les « communistes matérialistes »[5].

Œuvre[modifier | modifier le code]

  • Le Code religieux, ou le Culte chrétien, Paris, Valant, 1837, 64 p.
  • La Tribune du peuple, recueil philosophique et historique, Paris, la Tribune du peuple, 1839, 224 p.
  • Histoire des égaux ou moyens d'établir l'égalité absolue parmi les hommes, Paris, aux bureaux de la Tribune du peuple, 1840, 61 p.
  • Ni châteaux, ni chaumières, ou état de la question sociale en 1840, Paris, imprimerie Bajat, 1840, 60 p.
  • La Communauté n'est plus une utopie ! Conséquence du procès des communistes, Paris, l'auteur, 1841, 32 p.

Source principale[modifier | modifier le code]

  • Bernard Noël, Dictionnaire de la Commune, Flammarion, collection Champs, 1978.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Hinrich Hudde & Peter Kuon (édition), De l'Utopie à l'Uchronie. Formes, Significations, Fonctions (colloque sur l'utopie littéraire d'octobre 1986 à l'université d'Erlangen-Nuremberg), Tübingen, Gunter Narr Verlag, 1988, 178 pages, p. 33
  2. Marc Angenot, Les Grands récits militants des XIXe et XXe siècles, Paris, L'Harmattan, 2000, 219 pages, p. 78
  3. Cour des pairs, Attentat du 15 octobre 1840 : interrogatoires des inculpés, Paris, Imprimerie royale, 1841, p. 187-191.
  4. Alain Maillard, « Introduction », Cahiers d'histoire, n° 77, 4e trimestre de 1999 « Les communistes dans la première moitié du XIXe siècle »
  5. Jean-Louis Lacascade, « Bévue de Proudhon et/ou traquenard de Marx. Lecture symptomale de leur unique correspondance », Genèses, n° 46, 2002/1, 176 pages, p. 138-158 (ISBN 270113112X)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]