Frédéric Cournet

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Frédéric Cournet.jpg

Frédéric Étienne Cournet est né le 25 décembre 1837 à Paris et mort le 23 mai 1885 à Paris (Xe arrondissement)[1] est un journaliste français, notamment connu pour son rôle durant la Commune de Paris.


Biographie[modifier | modifier le code]

Il est le fils naturel de l'ex-officier de marine Constant-Frédéric Cournet (1809-1852), député de la Saône-et-Loire en 1848, principal instigateur de la résistance au coup d'état du 2 décembre 1851[2], promoteur de la Première Internationale, auquel Victor Hugo consacre une partie de son Histoire d'un crime, et de l'actrice Jeanne Sophie Joséphine Delanoy (1814-1881).

Après avoir pratiqué plusieurs métiers (cheminot, voyageur de commerce, etc.), Frédéric Cournet devient rédacteur au Réveil de Charles Delescluze en 1868.

Pendant le siège de Paris par les Allemands (septembre 1870, mars 1871), il est chef d'un bataillon de la Garde nationale de Montmartre. Il participe au mouvement insurrectionnel du 31 octobre 1870, contre la politique jugée capitularde du Gouvernement de la Défense nationale. Le 8 février, il est élu député du XIXe arrondissement de Paris à l'Assemblée nationale. Après le soulèvement parisien du 18 mars, il tente, avec les autres députés et maires de Paris, une infructueuse conciliation entre les Communards et le gouvernement d'Adolphe Thiers. Le 26 mars 1871, il est élu au Conseil de la Commune par le XIXe arrondissement, il démissionne de sa fonction de député. Il est membre de la commission de Sûreté générale, et de la commission Exécutive (3 avril) puis à la commission de la Guerre (15 mai). Le 24 avril, il devient délégué à la Sûreté générale. Il vote pour la création du Comité de salut public. Le 26 mai, pendant la Semaine sanglante, il tente de s'opposer au massacre des otages de la rue Haxo. Réfugié à Londres, il est condamné à mort par contumace par le 6e Conseil de guerre. Il revient en France après l'amnistie de 1880, continue de militer dans les rangs blanquistes et reprend le journalisme.

Tombe de Frédéric Cournet (cimetière du Père Lachaise, division 95)

Références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Archives de Paris, État-civil numérisé du Xe arrondissement, registre des décès de l'année 1885, acte no 2211.
  2. Encyclopedia of 1848 Revolutions © 2000 James Chastain

Sources[modifier | modifier le code]

  • Bernard Noël, Dictionnaire de la Commune, Flammarion, collection Champs, 1978.
  • Jean-Marie Mayeur et Arlette Schweitz, Les Parlementaires de la Seine sous la Troisième République, tome II : dictionnaire biographique (volume 1, p. 164), Publications de la Sorbonne, 2001.

Liens[modifier | modifier le code]