Comité de vigilance de Montmartre

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Le Comité de Vigilance de Montmartre, aussi appelé Comité de Vigilance du XVIIIe arrondissement, était une association politique sise rue de Clignancourt peu avant le siège de Paris, actif pendant la Commune de Paris.

Le Comité[modifier | modifier le code]

Liée de près à l'Association internationale des travailleurs (AIT), ses membres, dont l'égérie de la Commune, Louise Michel, la féministe Paule Minck, l'élu du Conseil de la Commune Théophile Ferré, Anne Jaclard, une féministe qui refusa de se marier avec Dostoïevsky, Jules-Henri-Marius Bergeret, l'un des meneurs du Comité, etc., étaient proches du mouvement ouvrier socialiste (tendance marxiste et libertaire).

Le Comité de Vigilance joua un rôle crucial dans la défense des canons de la Butte Montmartre, événement qui initia le soulèvement du 18 mars 1871. Il participa, avant même la proclamation de la Commune et ce soulèvement, à l'organisation sociale du quartier (éducation, participation à la défense de Paris, assistance sociale, propagande, etc.)[1], étant ainsi un symbole du principe communard de l'association fédérale [2].

Selon Histoire de la Commune de 1871 (1876) de Lissagaray, lorsque le général Lecomte, chargé de retirer au peuple parisien les canons de Montmartre, fut fait prisonnier par sa troupe, le Comité, en particulier Ferré, Jaclard et Bergeret, émit un ordre au commandant de la Garde nationale chargé de la garde du général à Château-Rouge afin d'assurer sa protection en vue de son jugement[3]. L'ordre arriva juste après que Lecomte soit changé d'endroit [3]. Le général fut ainsi fusillé par ses soldats, malgré les efforts, sur place, de Clemenceau lui-même.

Le Comité de Vigilance fut actif jusqu'à la Semaine sanglante de mai 1871. Une grande partie de ses membres furent tués sur les barricades, les survivants soit exécutés, à l'instar de Théophile Ferré, soit contraints à l'exil ou à la déportation, comme Louise Michel.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Martin Phillip Johnson, The Paradise of Association (Ann Arbor: University of Michigan Press, 1997), 3.
  2. Martin Phillip Johnson, The Paradise of Association (Ann Arbor: University of Michigan Press, 1997), 5.
  3. a et b Chapitre III (en anglais) de l'Histoire de la Commune de 1871 de Lissagaray

Source originale[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Johnson, Martin Phillip. The Paradise of Association, Ann Arbor: University of Michigan Press, 1997.
  • Lissagaray, Prosper Olivier. History of the Commune of 1871, New York: Monthly Review Press, 1967.