Le Festin de Babette

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Le Festin de Babette

Titre original Babettes gæstebud
Réalisation Gabriel Axel
Scénario Gabriel Axel (script)
Karen Blixen (nouvelle originale)
Acteurs principaux
Sociétés de production Panorama Film A/S
Det Danske Filminstitut
Nordisk Film
Rungstedlundfonden
Pays d’origine Drapeau du Danemark Danemark
Genre Drame
Sortie 1987
Durée 102 min

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Le Festin de Babette (en danois : Babettes Gæstebud) est un film danois réalisé par Gabriel Axel et sorti sur les écrans en 1987. Il est inspiré d'une nouvelle de Karen Blixen, extraite du recueil Skæbne-Anekdoter (Anecdotes du destin). Le film a obtenu l'Oscar du meilleur film en langue étrangère en 1988.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Babette, chef cuisinière renommée dans un grand restaurant parisien, le Café anglais, fuit la répression de la Commune de Paris en 1871. Elle trouve refuge au service de deux vieilles filles, dans un petit village luthérien du Jutland au Danemark.

Chaque année, elle achète un billet de loterie. Après quinze ans, elle remporte le gros lot de 10 000 francs et, plutôt que d'améliorer son sort, elle consacre tout son argent pour reconstituer, en une seule soirée et pour douze couverts, le faste de la grande cuisine parisienne.

Le menu[modifier | modifier le code]

Le menu et les plats sont décrits dans la nouvelle de Karen Blixen, mais sans préciser ni la préparation ni les temps de cuisson. Les aliments ont été confiés au chef Jan Cocotte-Pedersen, chef de cuisine du restaurant La Cocotte de Copenhague, qui a réalisé les recettes. Celles-ci ont été publiées[1] par la suite, et plusieurs plats sont devenus des classiques internationaux.

Plats
Vins
Eau avec les fruits
Café accompagné de baba au rhum

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Commentaires[modifier | modifier le code]

Ce repas va réconcilier les membres, déchirés par les conflits et les rivalités, de la petite communauté luthérienne où Babette a été accueillie. Il va aussi réconcilier des convives avec leur vie et guérir leur regret d'être passés à côté d'un grand amour. L'un d'eux aura le mot de la fin : "j'ai compris ce soir que tout était possible". Le festin offert par Babette devient une métaphore de la Grâce, et Babette elle-même une figure du Christ.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Contient également : Sept contes gothiques ; Contes d'hiver ; Derniers contes [Nouveaux contes gothiques et nouveaux contes d'hiver] ; Cinq contes posthumes ; Ehrengarde
  • Rubem Alves, Le Mangeur de paroles, traduction de l'anglais par Dominique Barrios-Delgado, Paris : Cerf, 1993
Contient un commentaire sur Le Festin de Babette.
  • Pierre Bühler, « Le repas, parabole du Royaume ? Lecture théologique du Festin de Babette de Karen Blixen », in: Le Goût [actes du colloque, Dijon, les 12 et 13 septembre 1996, campus universitaire : troisième colloque transfrontalier], [Dijon] : [Université de Bourgogne], 1998 (ISBN 2-905965-33-9)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]