Federico Grisone

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Représentation de Grisone dans L'Histoire pittoresque de l'équitation, Aubry (éd. 1834).

Federico Grisone (parfois francisé en Fédéric ou Frédéric Grison) est un écuyer napolitain du XVIe siècle, dont on ne connaît ni la date de naissance ni celle de décès.

Biographie[modifier | modifier le code]

Gravure de L'écurie du Sir Frederico Grisone (éd. 1615).

Gentilhomme napolitain du milieu du XVIe siècle, Federico Grisone est l'un des écuyers les plus célèbres de la Renaissance italienne. La réputation de l'Académie de Naples lui est due en grande partie. Il était, paraît-il, " doué de tous les avantages recherchés dans un cavalier "[1]. Avec son contemporain Cesare Fiaschi et Gianbatista Pignatelli, il est l'un des fondateurs de l'équitation italienne de la Renaissance qui est à l'origine des équitations européennes de cette période.

Il était mentionné en son temps comme "le père de l'art de l'équitation"[2].

Son livre "Ordini di cavalcare..." publié, en 1550, traité d'équitation et d'embouchures en italien, a obtenu un succès prodigieux, et a eu de très nombreuses éditions dans toutes les langues de l'Europe[3]. Il a été publié la première fois en français sous le titre "L'écuirie du Sir Frederic Grison..." en 1559.

L'équitation qu'il enseigne, destinée au combat rapproché, comprend les airs et sauts d'école[4]:

  • la figure nommée passade répétée dans un fossé enseignent au cheval ses futures aller et venues sur l'ennemi,
  • les pesades dans lesquelles le cheval s'assoit sur les hanches sont suivies de quelques ruades,
  • les caprioles permettent au cavalier de se dégager des attaques de l'ennemi,
  • les courbettes se font sur place et en avançant dans toutes les directions.

Citations[modifier | modifier le code]

« Lorsqu'un cheval s’embride, le mufle retiré pour aller férir du front, il n’en sera pas seulement plus ferme de bouche, mais aussi il tiendra son col ferme et dur jamais ne la mouvant hors de son lieu, et avec un doux appui s’accompagnera et agencera de sorte la bouche avec la bride, la mâchant toujours qu’il semblera qu’elle y soit miraculeusement née. »

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Essai de bibliographie hippique, général Mennessier de La Lance, tome 1
  2. Essai de bibliographie hippique, général Mennessier de La Lance, tome 1
  3. Essai de bibliographie hippique, général Mennessier de La Lance, tome 1
  4. La main du maître -réflexion sur l'héritage équestre-Patrice Franchet d'Espèrey -2007-