Pure race espagnole

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Pure race espagnole (PRE)
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Le Pure Race Espagnole Becario V Yeguada Sarradel-Caron, à Séville
Le Pure Race Espagnole Becario V Yeguada Sarradel-Caron, à Séville

Espèce Cheval (Equus caballus)
Région d’origine
Région Drapeau de l'Espagne Espagne
Caractéristiques
Morphologie Cheval de selle
Taille Minimum 1,50 m pour les juments et 1,52 m pour les mâles.
Poids 350 à 550 kg.
Robe Maintenant, toutes les robes sont acceptées au stud book.
Tête Profil convexe
Caractère Très bon mental, gentils et travailleur,curieux.
Autre
Utilisation Dressage, Spectacle, équitation de travail, équitation de loisir, attelage et saut d'obstacles dans les premiers niveaux de compétition (très très rare dans cette discipline).

Le Pure race espagnole ou PRE (Pura Raza Española) est une race de cheval de selle de souche ancienne, d'origine principalement andalouse. Ces chevaux ont été utilisés comme chevaux de prestige dans de nombreuses cours européennes où ils étaient alors appelés genêts d'Espagne, de l'espagnol jinete qui signifie cavalier, et comme monture pour les gardiens de troupeaux.

Actuellement, ils excellent en dressage de haute école, notamment à l'école royale andalouse d'art équestre, mais également en dressage de compétition. Ils ont également la faveur des écuyers de cirque et de spectacle. Ils servent souvent de monture au cinéma pour leur allure et leur bon tempérament.

Histoire[modifier | modifier le code]

La présence en Espagne de chevaux est attestée dès la préhistoire, entre autres par des peintures rupestres. Pour l'historien portugais Ruy d'Andrade, des tribus espagnoles auraient utilisé des chevaux dès le quatrième millénaire avant Jésus Christ.

Les marchands phéniciens et les peuples celtes ont favorisé un brassage des races, avec l'apport de sang du Moyen-Orient et d'Égypte.

Dans l'Antiquité, la légèreté et la maniabilité de ce cheval en ont fait une monture de guerre appréciée. En revanche, au Moyen Âge, le développement des lourdes armures a fait préférer des chevaux plus massifs, jusqu'au développement des armes à feu au XVe siècle, période où le cheval espagnol connaît un regain de popularité.

Pendant la Renaissance, le cheval d'Espagne est un cheval de prestige, utilisé en haute école. Le sang espagnol va également participer à la création d'autres races, comme le Lipizzan et le cheval Lusitanien, et sera apporté dans de nombreux élevages européens pour apporter du sang et de la légèreté.

Au XIXe siècle, l'élevage décline et seuls quelques monastères chartreux d'Andalousie, dont la chartreuse de Jerez de la Frontera, continuent l'élevage et maintiennent le patrimoine génétique de la race.

De nos jours, le PRE est utilisé en dressage classique et en doma vaquera, ainsi qu'en tauromachie. Il est aussi apprécié comme cheval de spectacle ou de randonnée.

Description[modifier | modifier le code]

Pure race espagnole gris endormi, au salon du cheval de Paris en 2009

Robe[modifier | modifier le code]

La robe la plus répandue est le gris. Les robes baies ou noires sont plus rares, mais commencent à devenir plus répandues. L'alezan était autrefois considéré comme un défaut. En effet, une croyance très ancienne prétendait que le cheval alezan était colérique. Toutefois, un Décret Royal espagnol de décembre 2002 précise dans la description des caractéristiques des robes que « le gris et l'alezan sont les robes dominantes, et les autres admissibles ». On voit d'ailleurs apparaître des PRE alezan dans toute l'Europe.

La robe des chevaux PRE gris s'éclaircit en vieillissant, car le gris est en fait une couleur sans pigmentation. En effet, on voit souvent des chevaux gris avec un mélanome, situé en dessous de la queue ou sur la carotide, Cela s'explique par l'absence de pigmentation dont bénéficient les autres robes. Ainsi, le cheval gris, qui naît souvent quasiment noir, se retrouve blanc ou pas loin vers la fin de sa vie.

Morphologie[modifier | modifier le code]

Le cadre est compact, bien qu'élégant, les membres secs, les canons courts. La tête est large et expressive, avec un chanfrein légèrement convexe, les crins sont longs et flottants. Les allures sont relevées, avec une aptitude naturelle au piaffer et au passage. La hauteur au garrot est de minimum 1,50 m pour les juments et de 1,52 m pour les mâles. Les PRE sont longtemps restés de petits chevaux mais la race a fort évolué ces dernières décennies, et certains sujets dépassent les 1,70 m. Il est classé parmi les 23 plus belles races chevalines du monde d'après la revue Cheval pratique[1]

Considérés comme baroques, ils tendent à évoluer vers un modèle plus sportif, mais en gardant la touche PRE qui a séduit de nombreuses personnes de par le monde. Certains évoluent même sur les terrains de dressage international, aux jeux olympiques et même en attelage international.

Tempérament[modifier | modifier le code]

Au niveau du caractère, le PRE est un cheval souvent docile et bien dans sa tête, avec du sang et de l'endurance, une capacité innée au Show, et une intelligence cabotine qui ravit ses amateurs. Le PRE est réputé pour son mental d'acier, et son côté artiste inimitable.

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Utilisations[modifier | modifier le code]

Bien que l'utilisation principale du PRE soit le dressage ou le spectacle, il brille également dans d'autres disciplines, telles que l'attelage puisque le meneur belge, Felix-Marie Brasseur, double champion du monde, a choisi des chevaux espagnols pour son nouvel attelage. Après avoir mené des portugais, son choix s'est arrêté sur des PRE, qui sont à l'heure actuelle[Quand ?] en préparation pour les championnats du monde ainsi que d'autres prestigieux concours internationaux pour les années à venir.

Malgré la réticence de certains, le PRE est aussi un bon cheval d'obstacle, jusqu'à un certain niveau. En Espagne, ces chevaux se défendent sur des épreuves d'1,30 m. En Belgique ou en France, les préférences vont tout de même aux chevaux de sport, mais certains commencent à sortir sur les terrains de concours, surtout en régional ou communautaire.

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Croisements[modifier | modifier le code]

Articles connexes : Aztèque (cheval) et ispazon.

Le pure race espagnole est parfois utilisé en croisements pour créer d'autres races. Il entre ainsi dans la formation de l'aralusian, une nouvelle race américaine obtenue en croisant des pure-race espagnole et des pur-sang arabes, mais aussi de l'aztèque, issu d'un croisement avec des quarter horses, et de l'ispazon, ou warlander, issu d'un croisement avec des frisons.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. C. Hercy, E. Feuillerac, F. Halm et N. Lazarus, « Zoom sur les 23 plus belles races » dans Cheval pratique n° 178, 2005, p. 42-95

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]