Équitation de tradition française

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Article principal : Équitation.
L’équitation de tradition française *
UNESCO logo.svg Patrimoine culturel immatériel
de l’humanité
Cavalière du Cadre noir.
Cavalière du Cadre noir.
Pays * Drapeau de France France
Région * Europe et Amérique du Nord
Liste Liste représentative
Fiche 00440
Année d’inscription 2011
* Descriptif officiel UNESCO

L'équitation de tradition Française est une équitation à la longue histoire héritée d'écuyers français comme Antoine de Pluvinel, Salomon de La Broue, François Robichon de La Guérinière, François Baucher, le général Decarpentry et Alexis L'Hotte. Sa pratique, fondée sur l'harmonie des relations homme-cheval, la légèreté et l'absence de contraintes, est surtout représentée au Cadre noir de Saumur. Elle a été inscrite le 27 novembre 2011 sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l'UNESCO.

Sommaire

[modifier] Histoire

L'équitation de tradition française est le fruit d'une longue histoire débutant dans les académies équestres de la Renaissance. Inspiré par les écuyers italiens ayant créé leurs propres académies, Antoine de Pluvinel fonde la sienne en 1594, et avec Salomon de La Broue, est un précurseur de cette tradition. François Robichon de La Guérinière poursuit cet enseignement au manège des Tuileries.

Plusieurs grands écuyers militaires comme le général Alexis L'Hotte (« calme, en avant et droit »), le général Decarpentry et François Baucher (dont le courant, nommé baucherisme, est de nos jours notamment poursuivi par Patrice Franchet d'Espèrey) la codifient. De nos jours, elle est surtout représentée au Cadre noir de Saumur dont l'actuel écuyer en chef est le colonel Christian Carde.

[modifier] Reconnaissance à l'UNESCO

Le dossier de reconnaissance est porté et soutenu par différentes institutions françaises, en premier lieu l’École nationale d'équitation et le ministère de la culture. Robert d’Artois, le directeur de l’ENE et le colonel Jean-Michel Faure, écuyer en chef du Cadre noir, y œuvrent tout particulièrement. Le 28 novembre 2011, la réunion du Comité de l'UNESCO à Bali en Indonésie se conclut sur la classification officielle de l’équitation de tradition française au patrimoine immatériel de l'Humanité. Frédéric Mitterrand et David Douillet ont félicité l'ENE et le Cadre noir[1].

[modifier] Suite

Un colloque intitulé Le cheval et ses patrimoines est organisé début décembre 2011 avec le ministère de la Culture afin d'identifier, conserver et restaurer le patrimoine équestre français[2]. Le patrimoine français lié au cheval fait l'objet d'un recencement[3].

[modifier] Description

L’équitation de tradition française est caractérisée par l'« harmonie des relations entre l’homme et le cheval », celui-ci devant respecter le corps et l'humeur de son partenaire, éduqué en « l’absence d’effets de force et de contraintes ». Elle intègre aussi bien la connaissance des natures humaines et animales que la recherche de légèreté, de mouvements fluides et flexibles[4],[1],[5].

[modifier] Le concept de légèreté

Article connexe : Allège-Ideal.

L'un de ses concepts essentiels est la légèreté. Jean-Yves Le Guillou la décrit comme « l’équilibre général parfait du cheval d’école, de saut, ou d’extérieur, réceptif aux moindres indications de son cavalier ». Pour celà, il convient de muscler la base de son encolure en recherchant son élévation, mais sans la relever de force, et d'obtenir une décontraction de la mâchoire[6].

[modifier] Notes et références

[modifier] Annexes

[modifier] Bibliographie

  • Etienne Saurel, Pratique de l’équitation selon les maîtres français
  • Dom Diogo de Bragance, L'Équitation de tradition française, Belin, 2005, 192 p. (ISBN 978-2-7011-3562-5) 
  • Jean-Yves Le Guillou, « Équitation de tradition française : un grand thème à explorer... », dans Cheval Savoir, mai 2012 [texte intégral] 
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