Saint-Maurice-sur-Aveyron

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Saint-Maurice-sur-Aveyron
L'église Saint-Mauricevue du haut de la rue Franche.
L'église Saint-Maurice
vue du haut de la rue Franche.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Loiret
Arrondissement Montargis
Canton Lorris
Intercommunalité Communauté de communes de Châtillon-Coligny
Maire
Mandat
Michèle Merlin
2014-2020
Code postal 45230
Code commune 45292
Démographie
Gentilé Saint Mauriciens[1]
Population
municipale
855 hab. (2013)
Densité 16 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 51′ 08″ N 2° 55′ 37″ E / 47.8523, 2.92747° 51′ 08″ Nord 2° 55′ 37″ Est / 47.8523, 2.927
Altitude Min. 126 m – Max. 199 m
Superficie 53,76 km2
Localisation

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Liens
Site web [www.saintmauricesuraveyron.fr saintmauricesuraveyron.fr]

Saint-Maurice-sur-Aveyron est une commune française située dans le département du Loiret en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Carte de la commune de Saint-Maurice-sur-Aveyron et des communes limitrophes

La commune de Saint-Maurice-sur-Aveyron se trouve à l'extrême-est du département du Loiret, en limite du département de l'Yonne, dans la région agricole de la Puisaye[2]. À vol d'oiseau, elle se situe à 76,2 km d'Orléans[3], préfecture du département, à 21,1 km de Montargis[4], sous-préfecture, et à 6,8 km de Châtillon-Coligny, ancien chef-lieu du canton dont dépendait la commune avant mars 2015. La commune fait partie du bassin de vie de Châtillon-Coligny[5].

Les communes les plus proches sont : La Chapelle-sur-Aveyron (5 km), Melleroy (5,3 km), Aillant-sur-Milleron (6,4 km), Châtillon-Coligny (6,8 km), Le Charme (7,7 km), Dammarie-sur-Loing (8,1 km), Montbouy (8,1 km), Chambeugle (8,6 km, dans l'Yonne), Sainte-Geneviève-des-Bois (8,7 km) et Château-Renard (9,2 km)[6].

Rose des vents La Chapelle-sur-Aveyron Melleroy Fontenouilles Rose des vents
La Chapelle-sur-Aveyron N Chambeugle
Marchais-Beton
O    SAINT-MAURICE-SUR-AVEYRON    E
S
Châtillon-Coligny Aillant-sur-Milleron, Le Charme Marchais-Beton
Le Charme

La commune est très étendue pour sa population : c'est la plus grande commune en superficie parmi les 10 du canton de Châtillon, mais la neuvième en densité de population (et au niveau national 822e en superficie et 10 807e en population)[7].

Routes et transports[modifier | modifier le code]

Saint-Maurice est bien desservi par route :
La D 56 commence à Saint-Maurice et mène vers le sud-ouest à Châtillon-Coligny, Les Choux et Dampierre-en-Burly, et vers le nord-est à Charny. La D 150 mène à Château-Renard vers le nord et Aillant-sur-Milleron vers le sud, direction Bléneau. La D 162 mène à Triguères et Courtenay au nord-est. Enfin la D 317 mène à La Chapelle-sur-Aveyron, Montcresson et Montargis au nord-ouest.

Saint-Maurice-sur-Aveyron est desservi par la ligne 15 du réseau départemental d'autocars Ulys[8], qui suit un rythme essentiellement scolaire.

Le sentier de grande randonnée GR 13 reliant Fontainebleau (Seine-et-Marne) à Arcy-sur-Cure (Yonne) traverse le bourg.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

L'Aveyron, sous-affluent de la Seine par le Loing, traverse la commune.

Fontainejean,
gué carrossable devant l'ancien café.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Saint-Maurice-Lavron ou Avron au XIIIe siècle, Saint Maurice super Averionem en 1312[10], Maurice-sur-Laveron en 1793 (pluviôse an 2, en application du décret du 16 octobre 1793 = 25 vendémiaire an 2)[11],[12], Saint-Maurice-sur-Larron au XIXe siècle[13].

Le premier élément est l'hagionyme saint Maurice, patron de la paroisse. Le second élément se réfère à un hydronyme, l'Aveyron qui passe sur la commune.

Histoire[modifier | modifier le code]

Pilettes des colonnes de l'hypocauste des thermes romains de Saint-Maurice.
L'Infernat d'en haut.

Le bourg existait déjà aux premiers siècles de notre ère, abritant alors une population considérable. Des thermes romains considérables, couvrant à peu près 1 hectare et à la décoration soignée (belles mozaïques entre autres), et un acqueduc de même époque desservant d'autres installations, ont été découverts en 1958 près de l'Aveyron en rive gauche (côté sud)[14] ; on peut en voir de nombreux vestiges au musée de l'Hôtel-Dieu de Châtillon-Coligny.

Par la suite, la commune fut dotée de deux châteaux : celui d'en haut et celui d'en bas, appelés « les Infernats »[15], ou parfois « les Enfermas »[13].

L'Infernat d'en bas fut la demeure de Jacques Cœur après sa disgrâce. Il était situé près de la rivière[10]. Il a aujourd'hui disparu.

L'Infernat d'en haut[16] fut bâti par le chevalier Régnait de l'Enferma ; ce dernier fut inhumé dans l'église de Saint-Maurice où il est représenté par une statue de pierre, ceint d'une épée avec un chien à ses pieds. Ce château, dont les restes imposants sont toujours visibles aujourd'hui, aurait appartenu à Jacques de Bracque[17] et à la Maison de Montmorency-Luxembourg, seigneurs de Châtillon-sur-Loing[15].

L'abbaye de Fontainejean est fondée vers 1124[18]. Guillaume de Courtenay (1228-1280), fils de Robert Ier de Courtenay et seigneur de Champignelles, de Baillet, de Cloyes, de Nonancourt et de la Ferté-Loupière, y est enterré[19].

Au XIVe siècle, Jean de Melun († octobre 1336)[note 1] puis Philippe de Melun († 1345)[20] sont seigneurs de Saint-Maurice-sur-Aveyron[21]. Entre 1359 et 1373, Nicolas Braque acquiert la châtellenie de Saint-Maurice-sur-Laveron de Louis de Melun, un des héritiers des comtes de Sancerre[13]. Il avait déjà acquis en 1359 la seigneurie de Châtillon-sur-Loing (Châtillon-Coligny) pour 7 700 deniers d'or à l'écu[22]. C'est durant cette période, en 1358, que Robert Knolles prend Saint-Maurice, qui sera délivré des Anglais par le connétable de Richemont juste après la délivrance d'Orléans[23].
De 1411 à 1451, Jean IV Sans Terre de Courtenay est seigneur de Saint-Maurice-sur-Aveyron[note 2].

Ancien relais de poste
22 rue du Dr Charpentier.

Au début du XXe siècle, Saint-Maurice comptait 97 hameaux, et nombre de commerces aujourd'hui disparus : un aubergiste, deux entreprises de battage, deux bouchers, deux boulangers, douze cafés (10 au bourg, 1 à Fontainejean, 1 à la Breuille), trois charrons, trois bourreliers, cinq marchands de chaussures, un chiffonnier, cinq cordonniers, trois couturières, un magasin de mode et de lingerie, trois magasins de Nouveautés, deux tailleurs d'habits, deux coiffeurs-perruquiers, trois couvreurs, quatre entrepreneurs de bâtiment, deux menuisiers, neuf épiciers, deux grainetiers, un marchand d'engrais, un meunier, un fumiste, un horloger, quatre maréchaux-ferrants, un tourneur sur bois, deux hôtels, cinq tonneliers, un marchand de vin en gros, un marchand de veaux. Tous les dimanches après-midi se déroulait un marché. Neuf fois par an on y trouvait une foire : le dernier lundi de février, le dernier lundi de mars, et les 23 avril, 8 juin, 8 juillet, 5 août, 23 septembre, 8 novembre et 23 décembre[24],[25]. Deux « louées aux domestiques » par an : dimanche précédant le 24 juin, et deuxième dimanche avant la Toussaint.[réf. nécessaire]

Entre le 29 janvier et le 8 février 1939, plus de 2 800 réfugiés espagnols fuyant l'effondrement de la république espagnole devant les troupes de Franco, arrivent dans le Loiret. Devant l'insuffisance des structures d'accueil d’Orléans, 46 centres d’accueil ruraux sont ouverts[26], dont un à Saint-Maurice-sur-Aveyron[27]. Les réfugiés, essentiellement des femmes et des enfants (les hommes sont désarmés et retenus dans le Sud de la France), sont soumis à une quarantaine stricte, vaccinés, le courrier est limité, et le ravitaillement, s'il est peu varié et cuisiné à la française, est cependant assuré[27]. Une partie des réfugiés rentrent en Espagne, incités par le gouvernement français qui facilite les conditions du retour, ceux préférant rester sont regroupés au camp de la verrerie des Aydes, à Fleury-les-Aubrais[28].

Articles détaillés : Retirada et Histoire du Loiret.

En plusieurs endroits de la commune et notamment autour de Fontainejean, se trouvent des restes de forges, disparues probablement après épuisement du minerai[29].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

Commune : territoire et institution[modifier | modifier le code]

La paroisse et bourg de Saint-Maurice-sur-Aveyron acquiert le statut de municipalité avec le décret du de l'Assemblée Nationale[30] puis celui de « commune », au sens de l'administration territoriale actuelle, par le décret de la Convention nationale du 10 brumaire an II ()[31]. Il faut toutefois attendre la loi du sur l'organisation municipale pour qu'un régime juridique uniforme soit défini pour toutes les communes de France, point de départ de l’affirmation progressive des communes face au pouvoir central[32].

Aucun événement de restructuration majeure du territoire, de type suppression, cession ou réception de territoire, n'a affecté la commune depuis sa création[33].

Circonscriptions administratives et électorales de rattachement[modifier | modifier le code]

Sous l'Ancien Régime, à la veille des États généraux de 1789, la paroisse de Saint-Maurice-sur-Aveyron était rattachée sur le plan ecclésiastique de l'ancien diocèse de Sens[34] et sur le plan judiciaire au bailliage de Montargis[35].

La loi du divise le pays en 83 départements découpés chacun en six à neuf districts eux-mêmes découpés en cantons regroupant des communes. Les districts, tout comme les départements, sont le siège d’une administration d’État et constituent à ce titre des circonscriptions administratives. La commune de Saint-Maurice-sur-Aveyron est alors incluse dans le canton de Chatillon, le district de Montargis et le département du Loiret[36].

La recherche d’un équilibre entre la volonté d’organiser une administration dont les cadres permettent l’exécution et le contrôle des lois d’une part, et la volonté d’accorder une certaine autonomie aux collectivités de base (paroisses, bourgs, villes) d’autre part, s’étale de 1789 à 1838[37]. Les découpages territoriaux évoluent ensuite au gré des réformes visant à décentraliser ou recentraliser l'action de l'État. La régionalisation fonctionnelle des services de l'État (1945-1971) aboutit à la création de régions[38]. L'acte I de la décentralisation de 1982-1983 constitue une étape importante en donnant l'autonomie aux collectivités territoriales, régions, départements et communes[39]. L'acte II intervient en 2003-2006[40], puis l'acte III en 2012-2015.

Collectivités territoriales[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Maurice-sur-Aveyron est rattachée au département du Loiret et à la région Centre-Val de Loire[52], à la fois circonscriptions administratives de l'État et collectivités territoriales.

La communauté des Quatre-Rivières ou district urbain de Châtillon-Coligny, créée le 6 juillet 1965, est transformée en communauté de communes de Châtillon-Coligny par arrêté préfectoral du 26 décembre 2001. Saint-Maurice-sur-Aveyron fait partie des douze communes qui composent cette nouvelle intercommunalité[53]. La commune appartient à d'autres établissements publics de coopération intercommunale, de type syndicats ou autres regroupements intercommunaux. Le découpage territorial de ces structures est en constante évolution dans une perspective de rationalisation et d'efficience des services[Note 1].

Politique et administration municipales[modifier | modifier le code]

Mairie.

Conseil municipal et maire[modifier | modifier le code]

Depuis les élections municipales de 2014, le conseil municipal de Saint-Maurice-sur-Aveyron, commune de moins de 1 000 habitants, est élu au scrutin majoritaire plurinominal à deux tours, les électeurs pouvant modifier les listes, panacher, ajouter ou supprimer des candidats sans que le vote soit nul[56], pour un mandat de six ans renouvelable[57]. Il est composé de 15 membres [58]. L'exécutif communal, est constitué par le maire, élu par le conseil municipal, parmi ses membres, pour un mandat de six ans, c'est-à-dire pour la durée du mandat du conseil.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1941 1965 Maurice Charpentier Républicains indépendants Médecin
 ? en cours Michèle Merlin    
Les données manquantes sont à compléter.

Finances communales[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune était endettée pour 715 000 €, soit 787 € par habitant (pour une moyenne française de 592 € par habitant en 2011)[59].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 855 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 340 1 375 1 333 1 350 1 408 1 467 1 554 1 606 1 759
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 752 1 800 1 858 1 753 1 701 1 655 1 660 1 680 1 611
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 645 1 554 1 507 1 288 1 266 1 227 1 228 1 131 1 114
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2008 2010
1 042 915 820 809 721 769 860 865 873
2013 - - - - - - - -
855 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[60] puis Insee à partir de 2004[61].)
Histogramme de l'évolution démographique
Le château d'eau,
route de Charny

Économie et services[modifier | modifier le code]

Services[modifier | modifier le code]

La mairie de Saint-Maurice-sur-Aveyron est le siège du syndicat intercommunal local d'adduction d'eau potable (S.I.A.E.P.). Un forage a été réalisé en 2000 sur la nappe captive de l’Albien[62]. Cette nappe alimente la source exploitée par le S.I.A.E.P. et approvisionne plusieurs communes environnantes[63].

Les médecins et les pharmacies les plus proches se trouvent à Châtillon-Coligny et à Château-Renard. L'hôpital le plus proche est au nord de Montargis-Amilly.

L'épicerie a fermé en 2012 et le café-restaurant-tabac en 2013. La boulangerie-pâtisserie se maintient, avec trois boulangers successifs entre 2011 et 2013. Des marchands visitent le bourg avec leurs camions de vente quelques heures par semaine : un poissonnier, un boucher, un marchand de pizzas le mardi soir, un boulanger le lundi (jour de fermeture su boulanger local).

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Les ruines de l'abbaye sur une gravure d'Ange-René Ravault (1820).
  • Des vestiges de l'époque gallo-romaine : à environ 1 km au sud du bourg, des fouilles effectuées dans les années 1950 ont révélé un aqueduc à l'air libre amenant l'eau à une installation antique près de la ferme de la Motte. Tout proche et à environ 40 mètres de la rive gauche de l'Aveyron, se trouvait un ensemble thermal d'une surface avoisinant un hectare, orienté sur les points cardinaux et comprenant une salle hypocauste, subséquemment comblée suivant la volonté de l'exploitant agricole. L'arrivée d'air chaud se faisait à travers le mur nord, par une entrée oblique d'environ 50 cm de largeur ; une déclivité de 5 cm entre le mur sud et le mur nord, obligeait la chaleur venant du foyer (le praefurnium) à descendre. L'évacuation de l'air chaud se faisait par des tuyaux de terre cuite posés le long des parois et dont des fragments avaient été conservés à l'époque des fouilles. La pièce était décorée de marbres et de moulures. Sur le même lieu on a aussi retrouvé des restes de céramique sigillée, un petit vase en bronze à parfum, des fragments de verrerie, un petit bronze de Tetricus II le jeune. En 1962, juste avant le remblaiement du site, une lame de type néolithique y a également été trouvée. Le tout est situé près d'un gué réputé pour être très ancien, au lieu-dit les Desponts.
  • La ferme de la Chamauderie[note 3] voisine un site préhistorique important. La cave de la ferme a été fouillée à plusieurs reprises, livrant entre autres une fibule, des clous de coffre de bois, d'autres en bronze, quelques fragments de verrerie, des monnaies de bronze des Ier et IIe siècles ainsi qu'un Constantin V[14] (VIIIe siècle ap. J.-C.).
  • Les ruines de l'abbaye de Fontainejean, d'ordre cistercien, fondée en 1124, furent inscrites à l'inventaire des Monuments historiques le [64]. Ses pierres ont été largement réutilisées dans les bâtiments et mobilier construits depuis.
  • L'église Saint-Maurice[65] possède un portail roman datant du XIIe siècle inscrit à l'inventaire des Monuments historiques depuis le [66]. Sa porte en bois servant de petite entrée, et ses piliers, sont du XIe siècle ou plus vieux ; ces derniers sont trapus, ronds, à chapiteaux et tailloirs, avec des sculptures de figures grimaçantes burinées par le temps. Le chœur date du XIIIe siècle, la voûte du XIVe et le portail latéral du XXe. Un ancien sanctuaire désaffecté est composé à la fois de style roman et d'ogive avec clef de voûte blasonnée. Des transformations eurent lieu aux XVe et XVIe siècles et les restaurations se poursuivirent jusqu'au XXe siècle. Il ne reste rien des trois chapelles latérales ; déjà endommagées lors de la séparation de l'Église et de l'État en 1905, elles furent sacrifiées quand, faute de moyens financiers, la paroisse restaura l'église à moindre coût[11].
Vers 1850 l'église possédait deux anciennes bannières brodées aux effigies de saint Maurice et de saint Georges, et deux petites statuettes en pied, en cuivre jadis doré, représentant les mêmes saints armés dans le style du XVe siècle. Ces objets attestent de la vénération professée autrefois dans le pays pour ces deux personnages[15].
Une grande partie du village est incluse dans la zone de périmètre de protection de l'église comme monument historique.
La maison Corneille
15 rue des Juifs
XVIIe s.
Une partie des ruines de l'Infernat d'en Haut.
  • Parmi les maisons de la rue des Juifs qui passe devant l'église, on trouve l'ancienne maison de dame Corneille[67], belle-sœur de Pierre Corneille qui y composa quelques tragédies durant ses visites. Dame Corneille légua cette maison à la paroisse pour en faire une école de filles, à laquelle succéda une école de garçons. L'instituteur habitait le rez-de-chaussée et l'école se situait au premier étage[15]. L'ancien presbytère datant de 1774 est situé au numéro 8 de cette rue[68].
  • Les maisons de la rue du Docteur-Charpentier incluent une maison à pans de bois du XVIIe[69] et la maison Gudin[70] du XIXe.
  • Une maison à pan de bois du XVIIIe au 7 de la rue Franche[71].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Isopyre faux-pigamon

La commune héberge la zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) continentale de type 1 de la « Chênaie-charmaie de Bois Blanc »[78], dont les contours sont à peu près ceux du bois du même nom. Ses 8,81 hectares de frênes, chênes et charmes sont situés sur la gauche de la D 56 de Saint-Maurice à Charny, sur le versant est du ru du Dorlot (qui traverse la route en direction nord-sud). Le bois est traversé par le ru du Bois Blanc, affluent saisonnier du ru du Dorlot. Ce classement est dû essentiellement à la présence de l'isopyre faux-pigamon (Isopyrum thalictroides[79]), espèce protégée dans 10 régions de France dont la région Centre et dont le bois Blanc abrite une population de rare envergure dans le Loiret, mélangée à la primevère des bois (Primula elatior), communément appelée "coucou"[80].
On y trouve aussi la bécasse des bois (Scolopax rusticola), espèce déterminante de la ZNIEFF car sujette à de nombreuses protections[81], et le milan noir (Milvus migrans) y a été observé.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école primaire.

La commune est située dans l'académie d'Orléans-Tours et dans la circonscription de Gien. Elle possède une école primaire publique. L'école secondaire la plus proche est à Châtillon-Coligny[82]. Un service de bus adapté aux horaires scolaires donne accès au lycée en Forêt et au lycée technique du Chesnoy-sur-Montargis.

Loisirs[modifier | modifier le code]

La commune offre 150 km de chemins dont 55 km goudronnés, permettant de grandes randonnées à pied ou à vélo[83],[84]. La section du sentier de grande randonnée GR 13 de Fontainebleau (Seine-et-Marne) à Arcy-sur-Cure (Yonne), passe par Saint-Maurice-sur-Aveyron[85],[86]. Plusieurs gîtes se trouvent sur la commune[87],[88],[89].

La piscine, sise dans l'enceinte de l'école et gérée par la communauté de communes, offre quatre séances guidées d'aquagym par semaine. Elle est ouverte au public hors les heures d'ouverture réservées aux scolaires.

Deux terrains de tennis sont situés dans l'enceinte de l'école.

L'Aveyron est une rivière de 1e catégorie[90].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Jean de Melun († octobre 1336) est seigneur de Fontenelles (Val-d'Oise), de Saint-Maurice-sur-Aveyron, de Fontenouilles (Loiret), et d'Aillant-sur-Tholon (Yonne). Il épouse Isabelle ou Marguerite de Brimeu († 1438), dame d'Ailly-le-Haut-Clocher, de Boubers et de Fontaine-sur-Somme.
  2. Jean IV Sans Terre de Courtenay est également seigneur de Champignelles, baron de Saint-Brisson, et autres seigneuries.
  3. « Ferme de la Chamauderie » : La carte d'état-major ne montre pas de ferme de ce nom. Un lieu-dit du même nom se trouve à l'ouest de la commune, entre la ferme de l'Épinoy (en bordure de la commune de Châtillon-Coligny) et celle des Guénichauds (sur la commune de la Chapelle-sur-Aveyron).
Notes sur les modalités de recensement démographique
  1. La commune peut faire partie de diverses autres intercommunalités qui ne sont pas représentées : des syndicats (syndicats intercommunaux à vocation unique (SIVU), (syndicats intercommunaux à vocation multiple (SIVOM), syndicats mixtes) ou d’autres regroupements intercommunaux (programme local de l'habitat (PLH), contrat local de santé (CLS), centre intercommunal d'action sociale (CIAS).
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Gentilés des communes du Loiret », sur habitants.fr (consulté le 27 mars 2010).
  2. « Zonage en petites régions agricoles », sur agreste.agriculture.gouv.fr (consulté le 26 juillet 2015).
  3. « Orthodromie entre "Saint-Maurice-sur-Aveyron" et "Orléans », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 26 juillet 2015).
  4. « Orthodromie entre "Saint-Maurice-sur-Aveyron" et "Montargis" », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 26 juillet 2015).
  5. « Fiche communale », sur www.insee.fr (consulté le 26 juillet 2015).
  6. « Villes les plus proches de Saint-Maurice-sur-Aveyron », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 26 juillet 2015).
  7. Mairie de Saint-Maurice-sur-Aveyron.
  8. Horaires de la ligne 15 des autocars Ulys.
  9. Carrouge s'écrit également "Cas Rouge", au moins sur le panneau routier annonciateur du hameau.
  10. a et b Histoire de l'abbaye de Fontainejean de l'ordre de Citeaux (1124-1790) , ch. II. Annales de la Société Historique & Archéologique du Gâtinais, tome 9, 1890.
  11. a et b Communes du Loiret - Commune de Saint-Maurice-sur-Aveyron.
  12. Antoine-Alexandre Barbier, Dictionnaire des ouvrages anonymes et pseudonymes, 1822.
  13. a, b et c Souvenirs historiques - l'amiral Coligny, sa famille et sa seigneurie de Châtillon-sur-Loing; par Antoine Becquerel.
  14. a et b circonscription de Paris (région sud). Charles Picard. Galia, 1963, vol. 21, n° 21-2, pp. 377-422.
  15. a, b, c et d M. C. de Langalerie. Excursion dans l'arrondissement de Montargis - Saint-Maurice, dans Bulletin de la Société archéologique de l'Orléanais, n° 32, Séance du 14 janvier 1859, pp. 21-22.
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  86. GR 13 de Saint-Maurice-sur-Aveyron (Loiret) à Saint-Père (Yonne) - 129Km sur gr-infos.com.
  87. Gîte à Saint-Maurice.
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Louis Marie Prudhomme, Dictionnaire géographique et méthodique de la République française en 120 départements, volume 1, Paris, Louis Marie Prudhomme,‎ , 673 p. (lire en ligne).
  • Collectif, Loiret : un département à l'élégance naturelle, Paris, Christine Bonneton,‎ , 319 p. (ISBN 978-2-86253-234-9).
  • Abbé Patron, Département du Loiret - Dictionnaire des communes, Paris, Comédit,‎ 1991, réédition de 1870 (ISBN 2-909112-01-2).
  • Claude Motte, Isabelle Séguy & Christine Théré, avec la collaboration de Dominique Tixier-Basse, Communes d’hier, communes d’aujourd’hui - Les communes de la France métropolitaine, 1801-2001. Dictionnaire d’histoire administrative, Paris, Institut National d’Études Démographiques,,‎ , 408 p. (ISBN 978-2-7332-1028-4).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]