Villemoutiers

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Villemoutiers
La mairie et le monument aux morts.
La mairie et le monument aux morts.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Loiret
Arrondissement Montargis
Canton Lorris
Intercommunalité Communauté de communes du Bellegardois
Maire
Mandat
Christiane Burgevin
2014-2020
Code postal 45270
Code commune 45339
Démographie
Gentilé Villamonastériens[1]
Population
municipale
483 hab. (2012)
Densité 30 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 59′ 42″ N 2° 33′ 30″ E / 47.995, 2.558333333347° 59′ 42″ Nord 2° 33′ 30″ Est / 47.995, 2.5583333333
Altitude Min. 91 m – Max. 106 m
Superficie 16,18 km2
Localisation

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Villemoutiers

Villemoutiers est une commune française, située dans le département du Loiret en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Carte de la commune de Villemoutiers et des communes limitrophes

La commune de Villemoutiers se trouve dans le quadrant nord-est du département du Loiret, dans la région agricole du Gâtinais pauvre[2]. À vol d'oiseau, elle se situe à 49,6 km d'Orléans[3], préfecture du département, à 14,0 km de Montargis[4], sous-préfecture, et à 8,7 km de Bellegarde, ancien chef-lieu du canton dont dépendait la commune avant mars 2015. La commune fait partie du bassin de vie de Bellegarde - Quiers-sur-Bézonde[5] dont elle est éloignée de 8,7 km[6].

Communes limitrophes de Villemoutiers
Ladon (1,8 km) Moulon (3,7 km)
Ouzouer-sous-Bellegarde (6,8 km) Villemoutiers Saint-Maurice-sur-Fessard (4,6 km)
Auvilliers-en-Gâtinais (5,5 km) Presnoy (4,2 km) Chevillon-sur-Huillard (6,2 km),

Les autres communes proches sont : Chapelon (4,8 km), Chailly-en-Gâtinais (5,4 km), Villevoques (6,4 km) et Mézières-en-Gâtinais (6,8 km)[7].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La rivière Bézonde, affluent du Loing, traverse le territoire de la commune.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Villemoutiers signifie « le domaine du monastère » en ancien français (en latin médiéval, Villa monasterii).

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La commune a appartenu à l'ancien district de Montargis ; elle appartient à l'arrondissement de Montargis et au canton de Bellegarde.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

  • 1790-1791: Jean Rapine, manœuvre à Rouchetouche, "maire de la municipalité".
  • de 1791 à 1803 : Pierre Rigault, laboureur au hameau des Sevins.
  • de 1803 à 1808 : Hugues Lemaire, fils d'un aubergiste de Ladon.
  • de 1808 à 1815 : Jean-Baptiste Patrauld, ancien professeur de mathématiques de Napoléon Bonaparte à Brienne.
  • de 1816 à 1822 : Claude Thomas Delaveau, fermier à Varennes.
  • de 1822 à 1830 : Vivant François Viénot de Vaublanc* 1830: Sébastien Métier (maire provisoire).
  • de 1830 à 1871 : François Métier, cultivateur à Bois-Caillat. Il réalisa le plus long mandat de maire de la commune et acheta en 1842 la maison du maire précédent pour y établir la mairie, l'école et le presbytère. Il reçut la Légion d'honneur de l'Empereur Napoléon III en 1869.
  • de 1871 à 1874 : Désiré Grégoire, cultivateur à la Grange-Fromage. Il s'opposa, en vain, à l'établissement du nouveau cimetière de Ladon sur la commune.
  • de 1874 à 1897 : Joseph Prochasson, meunier au Moulin des Varennes. Il fit reconstruire l'église de 1878 à 1880 et construire l'école et la mairie en 1896.
  • de 1897 à 1908 : Laurent Métier, cultivateur.
  • de 1908 à 1919 : Léon Dupré, cultivateur à la Cave. Il présida le comité pour le monument aux morts.
  • de 1919 à 1935 : Joseph Prochasson, fils d'un maire précédent, du Moulin des Varennes. C'est sous son mandat que fut érigé le monument aux morts inauguré en 1926.
  • de 1935 à 1947: Ernest Péron. C'est sous son 1er mandat que fut réalisée l'électrification de la commune.
  • de 1947 à 1959 : Fernand Lelièvre, cultivateur à Pâturange.
  • de 1959 à 1977 : René Chéron, c'est sous son 2e mandat que fut réalisée l'adduction d'eau potable avec Saint-Maurice-sur-Fessard.
  • de 1977 à 1989 : René Paunon, cultivateur au Gué-Jaune. C'est sous son 2e mandat que fut construite la salle polyvalente en 1986.
  • de 1989 à 2001 : Maurice Petit, agriculteur au Bois-aux-Moines. C'est sous son 2e mandat que fut réalisé le tout-à-l'égout dans le bourg en 2000.
  • de 2001 à 2008 : Jean-Louis Simon, cadre administratif, rue des Acacias.
  • de 2008 à 2014 : Gérard Petit, agriculteur au Bois-aux-Moines, fils de Maurice, l'avant-dernier maire.
  • en 2014: Christiane Burgevin, retraitée à Haut-Bois.

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie de Villemoutiers.

En 2012, la commune comptait 483 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
450 473 478 425 485 509 539 613 612
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
581 608 645 643 665 642 652 628 596
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
606 596 573 507 487 482 465 498 461
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
451 420 437 398 543 483 496 498 483
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Un monastère dépendant des bénédictins de la basilique Sainte-Marie-Madeleine de Vézelay (dans l'actuel département de l'Yonne) abritant les moines de Ferrières-en-Gâtinais lors de l'invasion des Normands est détruit pendant les Guerres de religion (1568) par les armées protestantes de l'amiral Gaspard II de Coligny. Il est remplacé par un prieuré qui devient bien national à la Révolution française. Au début du XIXe siècle est vendu au père adoptif du peintre Girodet-Trioson puis racheté en 1802 par Jean-Baptiste Patrauld. Au milieu du XIXe siècle, le peintre Gustave Mailand transforme la vieille demeure des prieurs en un château de style post-gothique en y accolant une tourelle de l'ancien oratoire de la Reine-Blanche issue des travaux réalisés lors de l'ouverture de la rue de Rivoli à Paris. À la suite du mariage de sa fille Émilia, avec Valentin Chodron de Courcel, le château devient la propriété de leur fils unique, Henri Chodron de Courcel qui, au début du XXe siècle.

L’église Saint-Nicolas[10], avec son maître-autel en bois du XVIIe siècle et l'ancien baptistère des moines chassés en 1568, reconstruite en 1880, et le clocher du XVIe siècle, qui fut une tour défensive, inscrit à l'inventaire des monuments historiques et qui fut incendié par la foudre en 1945, constituaient l'ancienne église conventuelle, avec la chapelle du XIIe siècle, devenue une grange du château ayant perdu son toit en 1995.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Gentilés des communes du Loiret », sur www.habitants.fr (consulté le 11 novembre 2011)
  2. « Zonage en petites régions agricoles », sur http://agreste.agriculture.gouv.fr/ (consulté le 26 juillet 2015)
  3. « Orthodromie entre "Villemoutiers" et "Orléans », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 26 juillet 2015).
  4. « Orthodromie entre "Villemoutiers" et "Montargis" », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 26 juillet 2015).
  5. « Fiche communale », sur http://www.insee.fr/ (consulté le 26 juillet 2015).
  6. « Orthodromie entre "Villemoutiers" et "Bellegarde - Quiers-sur-Bézonde », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 26 juillet 2015).
  7. « Villes les plus proches de Villemoutiers », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 26 juillet 2015).
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2012.
  10. « L'église Saint-Nicolas », base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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