Fontaine-sur-Somme

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Fontaine-sur-Somme
Image illustrative de l'article Fontaine-sur-Somme
Blason de Fontaine-sur-Somme
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Abbeville
Canton Gamaches
Intercommunalité Communauté d'agglomération Baie de Somme
Maire
Mandat
Patrick Poliautre
2014-2020
Code postal 80510
Code commune 80328
Démographie
Gentilé Fontenois
Population
municipale
527 hab. (2014)
Densité 35 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 01′ 47″ nord, 1° 56′ 21″ est
Altitude Min. 7 m – Max. 102 m
Superficie 15,18 km2
Localisation

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Fontaine-sur-Somme est une commune française, située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située sur la rive gauche de la Somme, entre Amiens (en amont) et Abbeville (plus près, en aval), la commune est à mi-chemin entre Ailly-le-Haut-Clocher (au nord-est) et Hallencourt (au sud-ouest).

Hameaux, lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

  • Vieulaines : en amont, à l'est sur la route départementale n° 3.

Vieulaines possède un superbe château, qui offre un corps de logis édifié vers 1750 en brique à chaînages de pierre, prolongé de chaque côté par une aile plus basse terminée par un pavillon. La façade sur cour, banale et remaniée au XIXe siècle, contraste avec la façade sur parc, qui présente un élégant avant-corps à refends et pilastres ioniques cannelés.

Ce château fut témoin en août 1763, de la tentative d'empoisonnement à l'arsenic des propriétaires et leurs invités par celui qui fut ensuite dénommé « le monstre de Valines » (voir ci-dessous, section histoire).

Église et château de Vieulaines.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le 22 août 1346, lors de la chevauchée, les troupes anglaises d'Edouard III tentent de prendre Fontaine, qui disposait d'un pont, pour franchir la Somme mais elles sont repoussées par les troupes françaises.

En août 1763, Charles François Joseph de Valines, écuyer et seigneur de Valines, tente d'empoisonner à l'arsenic ses oncle et tante Mme et M. de Vieulaines et huit autres personnes. Ils en réchapperont mais M. de Riencourt y laissera la vie. L'empoisonneur sera supplicié et brûlé sur la place du marché d'Abbeville[1].

Au cours des deux guerres mondiales, une ancienne carrière de craie est utilisée comme lieu de refuge pendant les alertes dues aux conflits[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Patrick Poliautre    
mars 2008 avril 2014 Gérard Leroy    
avril 2014[3] en cours
(au 6 mai 2014)
Patrick Poliautre    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[5],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 527 habitants, en diminution de -1,5 % par rapport à 2009 (Somme : 0,32 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
879 934 1 012 1 170 1 301 1 316 1 367 1 352 1 346
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 310 1 277 1 267 1 148 1 137 980 923 821 772
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
759 725 705 630 602 590 559 521 532
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
463 456 448 401 434 469 525 542 527
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Les habitants de Fontaine-sur-Somme sont les Fontenois, Fontenoises.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Fontaine-Sur-Somme possède une école maternelle. Le village est associé à ceux de Liercourt et Érondelle au sein d'un regroupement pédagogique intercommunal. La cantine est située à Fontaine[8]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Le village dépend du canton de Gamaches et de la communauté de communes de la Région d'Hallencourt jusqu'au [9],[10]. Elle passe ensuite dans la communauté d'agglomération Baie de Somme.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Riquier[modifier | modifier le code]

L’église de Fontaine a été édifiée à la fin du XVe siècle et au début du XVIe siècle (règnes de Charles VIII et de Louis XII). L’architecture est de style gothique classique, à l’exception du portail qui est de style gothique flamboyant. Le clocher de l’église est plus récent et a été construit suivant des modèles similaires aux églises environnantes (Cocquerel, Long, …). L’église est dédiée à saint Riquier.

Portail Logo monument historique Classé MH (1910) - église Logo monument historique Classé MH (1941)

Église Notre-Dame-de-l'Assomption[modifier | modifier le code]

La croix de pierre[modifier | modifier le code]

Beaucoup a été écrit sur la croix de pierre de Fontaine-sur-Somme. Voici la traduction en français d’un texte écrit en picard par Jean-Luc Vigneux et paru dans le bulletin du Syndicat d'Initiative de mars 1991 : « Le long de la vallée de la Somme, à Fontaine, cela faisait un bon moment que je savais qu’il y avait une croix dans ce pays-là ; mais que de mal ai-je eu pour la trouver ! Il faut dire qu’elle n’est pas appuyée à l’église, sur la place ou encore à un bout du village. Non, elle est sur le plateau, à une croisée de chemins, où seulement ne doivent aller que les cultivateurs et les chasseurs. Toujours est-il que je l’ai vue de mes yeux, et puis que c’est un sacré monument. Quasiment deux mètres de haut, en tuf et entourée d’une double rambarde en fer, pour la protéger des roues des remorques. Si vous voulez vous y rendre, il faut prendre une cavée qui monte dans les champs. On passe devant un autre calvaire puis le réservoir communal et puis on atteint deux chemins. Celui à main gauche, le chemin de Vendure ne va pas très loin, tandis que l’autre va jusqu’à Airaines et passe devant notre croix en pierre. Elle est au bord d’un petit bois, et l’autre chemin, le sentier des Morts relie Wanel à Longpré. L’endroit est marqué : La Croix de Pierre sur les cartes d’état-major. À deux pas de là, c’est le Camp Rouge et de l’autre côté Au Chemin Anglais. L’indicateur, une borne officielle nous indique l’altitude 102,20 m. Le haut est un peu entaillé en forme de croix de Malte, ce qui est rare mais que l’on retrouve de temps en temps. Les légendes ne manquent pas à son propos ! La seule certitude c’est qu’elle a été placée à l’endroit actuel en 1757, une carte de cette époque fait foi. Dans l’histoire de Fontaine, publiée par le syndicat d’initiative du village on puise ces renseignements : - Ce serait à cet endroit qu’un chef gaulois aurait été tué par Jules César. Pour preuve, le Camp Rouge est à cinq mètres… - Elle aurait été dressée quand les soldats sont revenus des croisades et qu’ils ont ramené les reliques de Longpré… - Pour d’autres, c’était une halte, quand on passait devant de Wanel pour mener un cercueil à Longpré. Pour preuve, le chemin des Morts… - Et encore, elle pourrait remonter à la guerre de Cent Ans. Même qu’il y aurait des inscriptions dans le tuf. Pour preuve, le chemin des Anglais… N’oublions pas les rendez-vous du diable, la nuit du côté des bois. On dit à Fontaine : ‘Aller à poule noire’ Bien sûr, la poule c’est Lucifer, et puis n’importe qui ne pouvait pas venir lui demander un petit service sans lui donner son âme… Certains pensent qu’à un moment de l’année, la pierre tourne, et qu’à ce moment-là on voit quantité de trésors qui sortent de la terre. Au village, on disait même des gens qui avaient réussi qu’ils avaient été à la croix de pierre.

Il ne fait pas toujours bon d’être croix de pierre ! En 1870, on voit sur une photo que le croisillon du couplet a été reposé sur le fut. C’est donc qu’il avait été brisé.(…) Quelques années plus tard, en 1930, le fut s’est cassé en deux. Le conseil prend des mesures pour le redresser. La croix se retrouve soutenue par quatre barres de fer. Durant la guerre de 1940, un obus l’a couchée sur le sol. Elle s’est ainsi retrouvée ensevelie dans les herbes. Ce n’est qu’en 1963 que le syndicat d’initiative a décidé de la redresser. Le travail a été fait avec soin, la croix a été replacée sur son socle qui était enfoui dans la terre. Pour mieux la fixer, on y avait accroché une barre de fer comme étai. Tout tint jusqu’au moment où un engin agricole manqua sa manœuvre et la croix retomba. On décida de l’entourer d’une double rambarde en fer. »

Le Cartel[modifier | modifier le code]

Cette croix, située sur le Cartel, surplombe le village. On y accède par le Chemin Neuf. Dans la revue Le dimanche du 25 juillet 1897 on lit : « dimanche 11 juillet, cette paroisse offrait, à l’occasion de l’érection de deux superbes calvaires, un des spectacles les plus beaux (…) plus de 4 000 étrangers étaient venus s’unir aux habitants (…). sans parler de la beauté des costumes, l’ordre et le naturel des 55 groupes qui formaient le cortège ont attiré l’admiration de tous durant le parcours.(…) les arcs de triomphe, les drapeaux, oriflammes, dont étaient pavoisées les maisons du pays (…) » Dans la même revue, mais le 6 août 1899, on lit : « c’est la troisième fois, depuis deux ans, que nous assistons à une plantation de croix dans le village(…) Plus de soixante groupes (…) formaient un défilé imposant. (…) Ils sont là (…) pour écouter M. le doyen d’Hallencourt au sommet de la colline, sur un terre-plein qui domine la vallée et fait face aux villages de Long et de Coquerel, au pied de ce moulin banal (…) »

Le monument aux morts[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts représente une veuve de guerre assise tenant contre elle son enfant. Le conseil municipal décide l'érection du monument aux morts le 25 mars 1922. Le sculpteur amiénois Albert Roze propose un devis prévoyant, sur un socle de pierre, un groupe sculpté intitulé : « veuve et orphelin » (France en deuil adoptant un orphelin de guerre). Le devis comporte aussi l'entourage du monument : bordure en ciment, chaîne en fer et bases en pierre de Belgique pour les obus. L'emplacement choisi est le square devant l'église, dont la porte latérale nord, est classée Monument historique : Roze insiste donc sur la faible hauteur de son monument, environ 2,50 mètres, qui ne doit pas cacher le portail classé. Le coût du monument s'élève à 18 500 francs. L'inauguration eut lieu le 13 août 1922[11].

La carrière de craie[modifier | modifier le code]

Datée de 1796, cette carrière privée de 150 m de long est reconnue par le Conservatoire d'espaces naturels de Picardie comme l'un des lieux d'hibernation les plus importants de la Somme pour plusieurs espèces de chauves-souris : murins, grand rhinolophe, oreillard gris[2]...

Les étangs[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Fontaine-sur-Somme Blason D'azur à la fontaine héraldique d'argent à trois fasces ondées d'azur, cerclée d'or, rayonnant de huit têtes d'échevins du même, alternativement posées de face et de profil.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.
Alias
Alias du blason de Fontaine-sur-Somme
Vairé d'or et d'azur.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jeanne de Fontaine.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Histoire de Fontaine, éditée par le Syndicat d'initiative.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. François-César Louandre, Histoire d'Abbeville et du comté du Ponthieu jusqu'en 1789, tome II, Le Livre d'histoire Lorisse, Paris, Monographies des villes et villages de France, reprise de l'édition de 1883, p. 141 (ISBN 2-84435-014-3).
  2. a et b « La galerie chargée d'histoire sert de refuge aux chauves-souris », Jean-Luc Frère, le Courrier picard, 27 septembre 2015, p.10.
  3. Le Courrier picard, édition d'Abbeville, 8 avril 2014, p. 11.
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  8. Xavier Togni, « Le maire ne digère pas la cantine », Courrier picard, vol. Picardie maritime,‎ , p. 14.
  9. Intercommunalité [1]
  10. Communauté de communes d'Hallencourt [2].
  11. Source:Mémorial morts pour la France (80): nombres de morts [3].