Labège

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Labège
L'église Saint-Barthélémy.
L'église Saint-Barthélémy.
Blason de Labège
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Haute-Garonne
Arrondissement Toulouse
Canton Castanet-Tolosan
Intercommunalité Sicoval
(siège)
Maire
Mandat
Laurent Chérubin
2016-2020
Code postal 31670
Code commune 31254
Démographie
Gentilé Labégeoises, Labégeois
Population
municipale
4 217 hab. (2014en augmentation de 10.89 % par rapport à 2009)
Densité 551 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 31′ 48″ nord, 1° 31′ 51″ est
Altitude Min. 141 m – Max. 202 m
Superficie 7,65 km2
Localisation

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Liens
Site web Site de la Mairie

Labège est une commune française située dans le département de la Haute-Garonne, en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Labégeois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune de l'aire urbaine de Toulouse située dans son pôle urbain en banlieue sud-est de Toulouse, le long de l'autoroute des deux mers (A61) en direction de Narbonne.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Labège
Ramonville-Saint-Agne, Toulouse Toulouse,Saint-Orens-de-Gameville Saint-Orens-de-Gameville
Ramonville-Saint-Agne, Auzeville-Tolosane Labège Saint-Orens-de-Gameville, Escalquens
Castanet-Tolosan Castanet-Tolosan,Escalquens Escalquens

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est arrosée par l'Hers-Mort.

Plusieurs ruisseaux traversent la commune. (source Monographie de 1895 de Labège)

  • le ruisseau de la Paysière qui prend sa source dans la commune d'Odars au lieu dit de Juilia, Il traverse la route qui relie Baziège à Toulouse avant de se jeter dans l'Hers à Labège
  • le ruisseau de Berjaussale prend sa source dans la commune de Belberaud et va se jeter à son embouchure dans l'Hers.
  • le ruisseau de Bolé, formé de plusieurs fossés rejoint aussi l'Hers.

Géologie[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune de est de 765 hectares ; son altitude varie de 141 à 202 mètres[1].

Transports[modifier | modifier le code]

Article détaillé : routes de la Haute-Garonne.

Plusieurs lignes de bus Tisséo relient la commune au métro toulousain :

Histoire[modifier | modifier le code]

Labège a pour origine deux interprétations. Le nom de la commune viendrait de « La Berge » en rapport avec le village construit sur les berges de l'Hers-Mort. Une autre origine serait le nom d'une abbaye qui se trouvait sur la commune au Moyen Âge.

Quelques traces romaines sont visibles à Labège. Mais aucun village n'est alors présent sur cette commune. Il s'agit essentiellement d'un lieu de passage entre Toulouse et Narbonne, via Baziège. Même au Moyen Âge, l'habitat est dispersé. Il existe une église, mais annexe de la paroisse de Belberaud, et dont les dîmes sont perçues par le chapitre de Saint-Étienne.

Au XIVe siècle, une seigneurie de Labège existe dans des documents d'époque. Elle est achetée en 1360, avec celles de Drémil et d'Auzil, par le cardinal Hélie de Talleyrand-Périgord pour assurer des revenus au collège Saint-Front qu'il vient de créer à Toulouse, collège qui en restera propriétaire pendant quatre siècles. Le village se forme alors autour de l'église dès la fin de la Renaissance.

À partir de 1960, Labège accueille de nombreux bureaux et laboratoires sur le site de Labège Innopole.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Labège

Son blasonnement est : D'or aux deux pals de sable.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Commune faisant partie de la troisième circonscription de la Haute-Garonne, et de la communauté d'agglomération du Sicoval.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
28 février 1790 26 juin 1790 curé Druilhe    
Les données manquantes sont à compléter.
1878 1889 Pierre Benjamin Murel , 3e mandat    
24 nov 1889   Ciste Toulza    
Les données manquantes sont à compléter.
1971 mars 2008 Claude Ducert PS Député (1988-1993)
mars 2008 2014 Christian Lavigne PS  
2014 2016
(démission)[2]
Claude Ducert EELV  
2016 en cours Laurent Chérubin[3] EELV  

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans.

Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[5],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 4 217 habitants, en augmentation de 10,89 % par rapport à 2009 (Haute-Garonne : 6,59 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
355 367 393 416 467 508 509 538 476
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
453 473 485 469 412 443 428 440 424
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
432 467 448 423 416 440 438 439 498
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
585 683 1 403 1 628 2 148 3 152 3 525 4 260 4 217
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[8] 1975[8] 1982[8] 1990[8] 1999[8] 2006[9] 2009[10] 2013[11]
Rang de la commune dans le département 105 67 75 65 50 53 53 51
Nombre de communes du département 592 582 586 588 588 588 589 589

Économie[modifier | modifier le code]

La commune est constituée de deux pôles complètement différents. Au nord-ouest vers Toulouse, se trouve Labège Innopole, le centre économique de la commune avec des centres commerciaux (centre commercial Carrefour Labège 2), un cinéma Gaumont, des restaurants et de nombreuses entreprises (Diagora), Sigfox, Sud Radio).

Au sud-est se trouve le pôle résidentiel avec Labège-village qui est le village avec ses commerces de proximité et la plupart de ses habitants. Ces deux zones sont séparées par une zone verte.

Vie pratique[modifier | modifier le code]

À Labège Innopole a lieu deux fois par an (avril et novembre) le Toulouse Game Show, le rendez-vous des amoureux des jeux vidéo et de l'animation japonaise.

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'éducation est assurée sur la commune de Labège par une crèche, une école maternelle et une école primaire, ainsi que par l'École nationale supérieure des ingénieurs en arts chimiques et technologiques.

La 1ere école primaire a été décidée par le conseil municipal le 8 mai 1833. M Pascal Avignon qui exerçait déjà sur la commune en tant qu’instituteur libre a été nommé instituteur. Auparavant l'instruction était donnée par les curés de la paoisse (source Monographie de Labège en 1885).

Activités sportives[modifier | modifier le code]

Une salle de sport, ainsi que le plus grand club de pétanque de la région[réf. nécessaire], club de football le Labège Football Club, cyclisme, trial, handball (CIEL 31), Basket-ball (BLAC[12]).

Le Basket-Ball[modifier | modifier le code]

Le Basket-Ball aujourd'hui (en 2017) est sous la tutelle du BLAC (Basket Labège Auzeville Club) qui associe les équipes de Labège et d'Auzeville Tolosane ceci depuis sa création en ? .

Auparavant ce sport se pratiquait sous l'égide du foyer rural. Le premier "terrain" dans les années 1963 environ, était la place du village. Plus tard un terrain fut aménagé derrière la mairie, à côté de l'ancienne école primaire. Les encadrants étaient des bénévoles, la responsable du club a amené les enfants (garçons et filles) en grandissant au plus haut des échelons régionaux.

Le Pétanque Club Labègeois, crée en 1962 s'est doté le 24 septembre 2006, d'un boulodrome couvert.

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

La collecte et le traitement des déchets des ménages et des déchets assimilés ainsi que la protection et la mise en valeur de l'environnement se font dans le cadre du Sicoval[13].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • La place Saint-Barthélemy avec sa maison de maître ornée d'uncadran solaire, de 1906, la Maison Pastel et la Maison Salvan, le restaurant et la sculpture-fontaine. De la place partent la rue Baratou en direction de Castanet, la rue de la Mairie et la rue de l'Ancien Château qui passe devant l'église et ceinture le reste du vieux village.
  • La Maison Salvan, espace dédié à l'art contemporain (expositions et résidences d'artistes nationaux et internationaux), mais également à la création contemporaine (concerts, conférences, atelier pédagogiques, etc.)[14].
  • Église Saint-Barthélemy du XIXe siècle ; il est fait mention d'une première église en 1232 ; plusieurs églises brulées et reconstruites, notamment la deuxième de 1518 à 1570, détruite par les Huguenots.
  • L'ancien presbythère aujourd'hui école de musique dédiée à Claude Nougaro.
  • Le pigeonnier du Bouysset datant du XVIIIe siècle inscrit aux monuments historiques depuis le .
  • Le monument aux morts près du cimetière.
  • Les fontaines Saint-Sernin et du Laurier sont connues pour leurs eaux curatives. Une légende raconte que saint Sernin se serait arrêté à Labège et donna à la fontaine de Saint-Sernin le pouvoir de guérir.
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Le 28 février 1790, le curé Druilhe est élu premier maire de Labège (tiré de Labège au siècle des lumières de Françoise Salomé).

M Dulaurier a été une gloire de Labège ; membre de l'institut, professant le malais et le sanskrit, il fut choisi par l'empereur Napoléon III pour aller consulter sous le pontificat de Pie IX les archives du Vatican pour recueillir les matériaux nécessaires pour écrire la vie de César. Il a également publié une histoire du Languedoc à la librairie Privat. (monographie Labège 1885)

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Labège au siècle des lumières de Françoise Salomé

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]