Labège

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Labège
Labège
L'église Saint-Barthélémy.
Blason de Labège
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Haute-Garonne
Arrondissement Toulouse
Canton Castanet-Tolosan
Intercommunalité Sicoval
(siège)
Maire
Mandat
Laurent Chérubin
2016-2020
Code postal 31670
Code commune 31254
Démographie
Gentilé Labégeoises, Labégeois
Population
municipale
4 044 hab. (2017 en diminution de 2,3 % par rapport à 2012)
Densité 529 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 31′ 48″ nord, 1° 31′ 51″ est
Altitude Min. 141 m
Max. 202 m
Superficie 7,65 km2
Localisation
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Liens
Site web Site de la Mairie

Labège est une commune française, limitrophe de Toulouse, située dans le département de la Haute-Garonne en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Labégeois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune de l'aire urbaine de Toulouse située dans son pôle urbain en banlieue sud-est de Toulouse, le long de l'autoroute des deux mers (A61) en direction de Narbonne.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Labège est limitrophe de six autres communes.

Carte de la commune de Labège et de ses proches communes.
Communes limitrophes de Labège[1]
Toulouse Saint-Orens-de-Gameville
Ramonville-Saint-Agne Labège[1]
Auzeville-Tolosane Castanet-Tolosan Escalquens

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est arrosée par l'Hers-Mort.

Plusieurs ruisseaux traversent la commune[2]

  • le ruisseau de la Paysière qui prend sa source dans la commune d'Odars au lieu-dit de Juilia ; il traverse la route qui relie Baziège à Toulouse avant de se jeter dans l'Hers à Labège.
  • le ruisseau de Berjaussale prend sa source dans la commune de Belberaud et va se jeter à son embouchure dans l'Hers.
  • le ruisseau de Bolé, formé de plusieurs fossés rejoint aussi l'Hers.

Géologie[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 765 hectares ; son altitude varie de 141 à 202 mètres[3].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Plusieurs lignes de bus Tisséo relient la commune au métro toulousain :

La commune compte deux gares sur son territoire, la gare de Labège-Innopole, située à proximité de la zone commerciale à l'ouest, et la halte de Labège-Village, située en centre-ville. Ces deux gares sont desservies par des TER Occitanie effectuant des liaisons entre Toulouse-Matabiau, Castelnaudary, Narbonne et Perpignan.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Une forme ancienne est Lapidea (villa), qui proviendrait d'un surnom latin Lapideus, ou de l'adjectif lapideus, en pierre[4].

Le nom est orthographié la Bège sur les cartes de Cassini (XVIIIe siècle) et d'État-Major (XIXe siècle)[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Quelques traces romaines sont visibles à Labège. Mais aucun village n'est alors présent sur cette commune. Il s'agirait essentiellement d'un lieu de passage secondaire entre Toulouse et Narbonne, via Baziège[réf. nécessaire]. Même au Moyen Âge, l'habitat est dispersé. Il existe une église, mais annexe de la paroisse de Belberaud, et dont les dîmes sont perçues par le chapitre de Saint-Étienne.

Au XIVe siècle, une seigneurie de Labège existe dans des documents d'époque. Elle est achetée en 1360, avec celles de Drémil et d'Auzil, par le cardinal Hélie de Talleyrand-Périgord pour assurer des revenus au collège Saint-Front qu'il vient de créer à Toulouse, collège qui en restera propriétaire pendant quatre siècles. Le village se forme alors autour de l'église dès la fin de la Renaissance.

À partir de 1960, Labège accueille de nombreux bureaux et laboratoires sur le site de Labège Innopole.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Labège

Son blasonnement est : D'or aux deux pals de sable.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 3 500 habitants et 4 999 habitants, le nombre de membres du conseil municipal pour l'élection de 2014 est de vingt sept[6],[7].

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Commune faisant partie de la troisième circonscription de la Haute-Garonne, et de la communauté d'agglomération du Sicoval.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
28 février 1790 26 juin 1790 curé Druilhe    
Les données manquantes sont à compléter.
1878 1889 Pierre Benjamin Murel , 3e mandat    
24 nov 1889   Ciste Toulza    
Les données manquantes sont à compléter.
1971 mars 2008 Claude Ducert PS Député (1988-1993)
mars 2008 2014 Christian Lavigne PS  
2014 2016
(démission)[8]
Claude Ducert EELV  
2016 En cours Laurent Chérubin[9] EELV  

Politique de développement durable[modifier | modifier le code]

La commune a engagé une politique de développement durable en lançant une démarche d'Agenda 21[10].

La collecte et le traitement des déchets des ménages et des déchets assimilés ainsi que la protection et la mise en valeur de l'environnement se font dans le cadre du Sicoval[11].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[13].

En 2017, la commune comptait 4 044 habitants[Note 1], en diminution de 2,3 % par rapport à 2012 (Haute-Garonne : +6,51 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
355367393416467508509538476
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
453473485469412443428440424
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
432467448423416440438439498
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
5856831 4031 6282 1483 1523 4613 4933 525
2013 2017 - - - - - - -
4 2604 044-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[16] 1975[16] 1982[16] 1990[16] 1999[16] 2006[17] 2009[18] 2013[19]
Rang de la commune dans le département 105 67 75 65 50 53 53 51
Nombre de communes du département 592 582 586 588 588 588 589 589

Économie[modifier | modifier le code]

La commune est constituée de deux pôles complètement différents. Au nord-ouest vers Toulouse, se trouve Labège Innopole rebaptisé Enova[20], le centre économique de la commune avec des centres commerciaux (centre commercial Carrefour Labège 2), un cinéma Gaumont, des restaurants et de nombreuses entreprises (Diagora, Sud Radio) ainsi que l'IoT Valley, une communauté d'entreprises (e.g. Sigfox, Donecle) spécialisée dans l'internet des objets.

Au sud-est se trouve le pôle résidentiel avec Labège-village qui est le village avec ses commerces de proximité et la plupart de ses habitants. Ces deux zones sont séparées par une zone verte.

Vie pratique[modifier | modifier le code]

À Labège Innopole a lieu une fois par an le Toulouse Game Show Springbreak, le rendez-vous des amoureux des jeux vidéo et de l'animation japonaise.

En , Labège est arrivé 3ème de sa strate (3500-5000 hbt) dans le classement des villes et villages où il fait bon vivre en France.

Labège est aussi premiere au classement des meilleures villes ou ville ideale[21].

Enseignement[modifier | modifier le code]

Labège fait partie de l'académie de Toulouse.

L'éducation est assurée sur la commune de Labège par une crèche, une école maternelle et une école primaire, ainsi que par l'École nationale supérieure des ingénieurs en arts chimiques et technologiques.

La première école primaire a été décidée par le conseil municipal le . Pascal Avignon qui exerçait déjà sur la commune en tant qu’instituteur libre a été nommé instituteur. Auparavant l'instruction était donnée par les curés de la paroisse[22].

Santé[modifier | modifier le code]

Centre Médical de l'Autan, Clinique vétérinaire, maison de retraite Bastide Médicis,

Culture et festivités[modifier | modifier le code]

Comité des fêtes, Médiathèque

Activités sportives[modifier | modifier le code]

Une salle de sport, ainsi que le plus grand club de pétanque de la région[réf. nécessaire], club de football le Labège Football Club, cyclisme, trial, handball (CIEL 31), Basket-ball (BLAC[23]), savate

Basket-ball[modifier | modifier le code]

Le basket-ball est en 2017 sous la tutelle du Basket Labège Auzeville Club qui associe les équipes de Labège et d'Auzeville Tolosane.

Auparavant, ce sport se pratiquait sous l'égide du foyer rural. Le premier "terrain" dans les années 1963 environ était la place du village. Plus tard, un terrain fut aménagé derrière la mairie, à côté de l'ancienne école primaire. Les encadrants étaient des bénévoles, la responsable du club a amené les enfants (garçons et filles) en gravissant au plus haut des échelons régionaux.

Le Pétanque Club Labégeois, créé en 1962, s'est doté le , d'un boulodrome couvert.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • La place Saint-Barthélemy avec sa maison de maître ornée d'un cadran solaire, de 1906, la Maison Pastel et la Maison Salvan, le restaurant et la sculpture-fontaine. De la place partent la rue Baratou en direction de Castanet, la rue de la Mairie et la rue de l'Ancien Château qui passe devant l'église et ceinture le reste du vieux village.
  • La maison Salvan, espace consacré à l'art contemporain (expositions et résidences d'artistes nationaux et internationaux), mais également à la création contemporaine (concerts, conférences, atelier pédagogiques, etc.)[24].
  • Église Saint-Barthélemy du XIXe siècle ; il est fait mention d'une première église en 1232 ; plusieurs églises brûlées et reconstruites, notamment la deuxième de 1518 à 1570, détruite par les Huguenots.
  • L'ancien presbytère aujourd'hui école de musique dédiée à Claude Nougaro.
  • Le pigeonnier du Bouysset datant du XVIIIe siècle inscrit aux monuments historiques depuis le .
  • Le monument aux morts près du cimetière.
  • Les fontaines Saint-Sernin et du Laurier sont connues pour leurs eaux curatives. Une légende raconte que saint Sernin se serait arrêté à Labège et donna à la fontaine de Saint-Sernin le pouvoir de guérir.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Le , le curé Druilhe est élu premier maire de Labège[25].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Labège au siècle des lumières de Françoise Salomé

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. source Monographie de 1895 de Labège
  3. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  4. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 375.
  5. Géoportail
  6. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  7. http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Municipales/elecresult__MN2014/(path)/MN2014/031/031035.html.
  8. http://www.politiquemania.com/forum/modification-f14/demission-claude-ducert-maire-labege-t4642.html
  9. http://www.ville-labege.fr/pdf/vote.pdf
  10. FICHE | Agenda 21 de Territoires - Labège, consultée le 26 octobre 2017
  11. http://www.sicoval.fr/fr/mon-logement/dechets.html
  12. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  16. a b c d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016).
  17. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  18. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  19. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  20. https://www.ladepeche.fr/article/2018/02/22/2747439-coup-d-envoi-de-la-silicon-valley-toulousaine.html
  21. https://www.ville-ideale.fr/
  22. source Monographie de Labège en 1885
  23. http://www.blac.ayosport.com/
  24. http://maison-salvan.fr
  25. tiré de Labège au siècle des lumières de Françoise Salomé
  26. monographie Labège 1885