Gare de Toulouse-Matabiau

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Toulouse-Matabiau
Image illustrative de l’article Gare de Toulouse-Matabiau
Le bâtiment voyageurs et l'entrée de la gare.
Localisation
Pays France
Commune Toulouse
Quartiers Marengo-Jolimont
Matabiau
Adresse 64 boulevard Pierre-Semard
31000 Toulouse
Coordonnées géographiques 43° 36′ 41″ nord, 1° 27′ 15″ est
Gestion et exploitation
Propriétaire SNCF
Exploitant SNCF
Services TGV
Intercités de nuit
Intercités
Intercités 100% Éco
TER Occitanie
Train urbain (TER cadencé) de l'agglomération toulousaine Ligne D du réseau de transports en commun de Toulouse Ligne F du réseau de transports en commun de Toulouse
Caractéristiques
Ligne(s) Bordeaux-Saint-Jean à Sète-Ville
Toulouse à Bayonne
Brive-la-Gaillarde à Toulouse-Matabiau via Capdenac
Voies 14 (dont 4 en impasse)
Quais 7 (dont 6 centraux)
Transit annuel 10,35 millions de voyageurs (2016)
Altitude 146 m
Historique
Mise en service
Architecte Marius Toudoire
Protection  Inscrit MH (1984)
Correspondances
Métro de Toulouse Ligne A du métro de Toulouse
Liste des lignes de bus Linéo de Toulouse​​​​​​​​​​​​​​​ L8
Liste des lignes de bus de Toulouse​​​​​​​​​​​​​​​ 142327394243Aéroport

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Toulouse-Matabiau

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Toulouse-Matabiau

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(Voir situation sur carte : Haute-Garonne)
Toulouse-Matabiau

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(Voir situation sur carte : Toulouse)
Toulouse-Matabiau

La gare de Toulouse-Matabiau est une gare ferroviaire française des lignes de Bordeaux-Saint-Jean à Sète-Ville, de Toulouse à Bayonne et de Brive-la-Gaillarde à Toulouse-Matabiau via Capdenac. Elle est située à proximité du centre-ville de Toulouse, chef-lieu du département de la Haute-Garonne et de la région Occitanie.

Elle est l'élément central du réseau ferroviaire de Toulouse. En outre, la gare routière, située à proximité, permet d'effectuer les correspondances avec de nombreuses lignes d'autocars.

Son bâtiment voyageurs fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le [1].

Situation ferroviaire[modifier | modifier le code]

Établie à 146 mètres d'altitude, la gare de bifurcation de Toulouse-Matabiau est située au point kilométrique (PK) 256,412 de la ligne de Bordeaux-Saint-Jean à Sète-Ville, entre les gares de Route-de-Launaguet[2] et de Toulouse-Montaudran[3] ; elle est l'origine, au PK 0,000, de la ligne de Toulouse à Bayonne, avant la gare de Toulouse-Saint-Agne[4] ; et elle est l'aboutissement, au PK 396,635, de la ligne de Brive-la-Gaillarde à Toulouse-Matabiau via Capdenac, après la gare de Montrabé[5].

Vue d'ensemble de la gare.
Voies et quais.

Elle est également l'origine au PK 0,000, de la ligne de Saint-Agne à Auch, avant la gare de Toulouse-Saint-Agne[6].

Elle s'inscrit dans un complexe ferroviaire comportant : immédiatement au nord, le chantier de Toulouse-Raynal, ancien triage reconverti en remisage de voitures et atelier de maintenance et jouxtant la gare du côté est, le dépôt de Toulouse-Périole.

Histoire[modifier | modifier le code]

Durant la première moitié du XIXe siècle, le moyen le plus rapide de relier Bordeaux à Sète est de prendre la diligence de Bordeaux à Toulouse, en 18 heures, puis d'emprunter le canal du Midi pour rejoindre Sète en 28 heures. À cette époque, Toulouse est en retard sur la révolution industrielle, et beaucoup[Qui ?] blâment le maire Joseph de Villèle d'avoir refusé le chemin de fer au début du siècle[réf. nécessaire].

Inauguration de la ligne de Toulouse à Sète, en 1857.
La gare, vers 1910.
La gare (à gauche), en 1935.

En 1853, Émile et Isaac Pereire fondent la Compagnie des Chemins de fer du Midi. Ils ouvrent trois ans plus tard la ligne ferroviaire d'Agen à Toulouse, qui est bientôt complétée par une ligne de Bordeaux à Sète, en 1857. Pour éviter toute concurrence, la compagnie rachète même les droits d'exploitation du canal du Midi.

La gare primitive est inaugurée le 16 octobre 1856[7]. Le bâtiment voyageurs actuel est construit entre 1903 et 1905. Le nom du quartier Matabiau vient de l'occitan mata buòu (tuer le bœuf). D'après une légende populaire, on aurait tué à proximité, en l'an 250 après J.-C., le taureau responsable de la mort de Saturnin, premier évêque de Toulouse[8].

En réalité, il semble que le nom du quartier proviennent plutôt de la présence, à cet endroit, des abattoirs de la ville[9].

Le bâtiment voyageurs que nous connaissons aujourd'hui est dessiné par l'architecte toulonnais Marius Toudoire, et est réalisé en pierre de Saintonge. Les 26 principales villes desservies de Bordeaux à Sète ont chacune leur blason sur la façade.

En 1938, la Compagnie du Midi est fusionnée et nationalisée avec les quatre autres grandes compagnies de chemin de fer nationales (Nord, Est, Paris-Orléans, Paris-Lyon-Méditerranée) pour former la SNCF.

Le bâtiment fait l'objet d'un remaniement en 1983, juste avant d'être inscrit au titre des monuments historiques en 1984[1].

Depuis 1990, elle reçoit les TGV en provenance de la LGV Atlantique (la LGV en elle-même ne s'arrête qu'à Saint-Pierre-des-Corps), ramenant Toulouse à 5h30 de Paris, au lieu de 6h par la ligne historique passant par Orléans et Limoges.

En 1995 est construite à proximité la gare routière de Toulouse.

En 2004, la gare devient le terminus nord de la ligne D, une ligne TER Midi-Pyrénées cadencée vers Muret mise en place en collaboration avec Tisséo, la régie des transports en commun toulousains.

Le 7 décembre 2009, un sixième quai est inauguré, accueillant deux nouvelles voies : les voies 10 et 11. Cette réalisation entend répondre à la saturation de la gare en permettant d'améliorer le service et d'augmenter le nombre de trains (jusqu'à cinquante de plus par jour)[10],[11].

En 2009, elle est fréquentée par neuf millions de voyageurs annuels[12].

En 2014, selon les estimations de la SNCF, la fréquentation annuelle de la gare est de 10 133 953 voyageurs[13].

À la fin de l'année 2016, une voie supplémentaire est inaugurée : la voie 1C. Celle-ci jouxte le quai desservant les voies 1, 1A, et 1B.

Depuis le , la durée du trajet des TGV à destination de Paris passe de h 30 min à h 9 min en rejoignant la LGV Sud Europe Atlantique au nord de Bordeaux.

Service des voyageurs[modifier | modifier le code]

Le hall des arrivées de la gare.

Accueil[modifier | modifier le code]

Gare SNCF, elle dispose notamment : d'un bâtiment voyageurs, avec guichets, ouvert tous les jours ; d'automates pour l'achat de titres de transport ; d'une salle d'attente ; d'un service jeune voyageurs. C'est une gare « Accès plus » avec des aménagements, des équipements et des services pour les personnes à la mobilité réduite. Un restaurant, buffet, bar et d'autres commerces sont installés en gare[14].

La gare est notamment reliée à la station de métro Marengo – SNCF.

Dessertes nationales[modifier | modifier le code]

Voies et quais sous les marquises.
Voies et quais, sous les marquises.

Toulouse-Matabiau est desservie par le TGV, des trains grandes lignes Intercités, une desserte régionale TER Occitanie et une desserte ferroviaire urbaine avec la ligne D du réseau de transports en commun de Toulouse[14].

La desserte TGV comporte : une relation entre les gares de Nancy-Ville, ou de Lyon-Part-Dieu, et de Toulouse-Matabiau ; des relations entre Toulouse-Matabiau et Paris-Montparnasse.

La desserte Intercités est composée de trains circulants sur les relations entre les gares : de Paris-Austerlitz et de Toulouse-Matabiau ; de Bordeaux-Saint-Jean et de Marseille-Saint-Charles ; de Bayonne et de Toulouse-Matabiau. À cela s'ajoutent des Intercités de nuit circulant entre Paris-Austerlitz, Toulouse-Matabiau ou Latour-de-Carol - Enveitg.

La desserte régionale des TER Occitanie est réalisé par des trains qui effectuent des missions entre les gares : de Toulouse-Matabiau et de Rodez, ou Cerbère, ou Pau, ou Tarbes, ou Montréjeau - Gourdan-Polignan, ou Muret, ou Foix, ou Ax-les-Thermes, ou Latour-de-Carol, ou L'Isle-Jourdain, ou Auch, ou Montauban-Ville-Bourbon, ou Cahors, ou Brive-la-Gaillarde, ou Limoges-Bénédictins, ou Saint-Sulpice-sur-Tarn, ou Castres, ou Mazamet[14].

La desserte urbaine de la ligne D du réseau de transports en commun toulousain est une relation cadencée de TER entre Matabiau – Gare-SNCF et Muret.

Dessertes internationales[modifier | modifier le code]

Depuis le [15], Toulouse-Matabiau est reliée directement (c'est-à-dire sans changement de train) à la gare de Barcelone-Sants en trois heures et huit minutes, dans le cadre du réseau Renfe-SNCF en Coopération[16] ; cet unique aller-retour quotidien est assuré en AVE S-100. À partir de 2016, sa période de circulation quotidienne est réduite, passant de toute l'année aux seuls mois compris entre début avril et fin septembre[17] ; le matériel roulant jusqu'alors utilisé est remplacé par des TGV Euroduplex l'année suivante[18].

Intermodalité[modifier | modifier le code]

Un parc pour les vélos et des parkings pour les véhicules sont aménagés à ses abords[14]. La gare de Toulouse-Matabiau, située au cœur de la ville en bordure nord-est du centre historique et du canal du Midi et le long du boulevard Pierre-Semard, est un important pôle d'échange multimodal de l'agglomération toulousaine.

Elle est connectée par un réseau de passages souterrains à la station Marengo – SNCF du Métro de Toulouse et par des bus du réseau urbain de Toulouse Tisséo (lignes : 14, 22, 22S et 27).

Article détaillé : Gare routière de Toulouse.

La gare routière de Toulouse, située à proximité, est desservie par des cars : du réseau interurbain départemental Arc-en-Ciel ; du réseau régional TER Occitanie (lignes 915, 920, 924, 925, 940, 941, 942, 945, 946, 947 et 948) ; la navette de l'Aéroport Toulouse-Blagnac. Par ailleurs, diverses compagnies dont OUIBUS s'y arrêtent.

Projets[modifier | modifier le code]

Le projet non finalisé de ligne Bordeaux-Toulouse en attente de la décision de l'État permettrait un temps de trajet de 1h entre Toulouse et Bordeaux et de 3h10 entre Toulouse et Paris. Son ouverture serait prévue pour 2027. Cette ligne aboutirait à Toulouse-Matabiau.

D'ici à l'ouverture de la nouvelle liaison LGV Bordeaux-Toulouse, le nombre de passagers à Toulouse-Matabiau est prévu d'atteindre les 16 millions de voyageurs, soit le double d’actuellement. Un vaste plan d'aménagement urbain de la gare elle-même et un projet d'envergure métropolitaine sont en cours de finalisation. Il concerne un centre d'affaires d'environ 400 000 à 500 000 m2 sur les site Raynal-Périole-Marengo-Matabiau. Ce projet qui se nomme Toulouse Euro-Sud-Ouest comprendra au total environ 1 million de m² (logements, bureaux, commerces, centre commercial, loisirs, espaces verts), entourant un pôle multimodal autour de la gare Matabiau et de la future gare Marengo (TGV (LGV), TER ou futur RER toulousain, métro, Bus, parkings). Une 3e ligne de métro est en projet afin de desservir ce quartier déjà connecté à la ligne A du métro de Toulouse reliant Basso Cambo à Balma Gramont ainsi que plusieurs lignes de bus. Des tours sont plébiscitées par les Toulousains afin d'en faire un véritable quartier moderne qui fait défaut à Toulouse depuis des décennies, le foncier relativement limité sur ce quartier devrait suivre en ce sens, cela dépendra de l'ambition de la municipalité actuelle, plutôt frileuse en matière de grande hauteur.

À plus long terme, Toulouse sera également affecté par la meilleure connexion à Barcelone et Montpellier avec la ligne nouvelle Montpellier - Perpignan.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Gare de Toulouse-Matabiau », notice no PA00094527, base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. Douté, 2011, [640/2] Agen - Toulouse, p. 40.
  3. Douté, 2011, [640/3] Toulouse - Carcassonne, p. 41.
  4. Douté, 2011, [650/1] Toulouse - Montrejeau, p. 45.
  5. Douté, 2011, [718/4] Tessonnières - Toulouse, p. 78.
  6. Douté, 2011, [648] Toulouse - Auch, p. 44.
  7. Jean Coppolani, Toulouse: étude de géographie urbaine, Privat-Didier, 1954, p. 145 extrait en ligne (consulté le 15 octobre 2010).
  8. « D’où vient le nom du quartier Matabiau ? », sur Toulouse Infos, (consulté le 16 février 2017)
  9. « [#LeBQE] Pourquoi la gare de Toulouse s’appelle-t-elle Matabiau ? - Le Journal Toulousain, journal de solutions », Le Journal Toulousain, journal de solutions,‎ (lire en ligne)
  10. Anne-Marie Chouchan, « La gare Matabiau s'agrandit », sur La Dépêche, (consulté le 11 décembre 2009)
  11. Philippe Emery, « Gare Matabiau. Nouveau quai : 50 trains de plus par jour », sur La Dépêche, (consulté le 11 décembre 2009)
  12. Les grands départs à la gare Matabiau La dépêche 3 juillet 2010
  13. « Fréquentation en gares en 2014 – Matabiau », sur SNCF Open Data, traitement du 28 octobre 2016 (onglet informations) (consulté le 5 novembre 2016).
  14. a, b, c et d Site SNCF TER Midi-Pyrénées, information pratiques sur les gares et arrêts : Gare de Toulouse-Matabiau lire (consulté le 20 février 2016).
  15. (es) EFECOM, « SNCF y Renfe ultiman trabajo para homologar material en línea Barcelona-París », sur expansion.com, (consulté le 21 août 2018).
  16. « Carte des destinations : Réseau France-Espagne », sur renfe-sncf.com (consulté le 21 août 2018).
  17. Philippe Emery, « TGV : Barcelone ne fait pas recette », sur ladepeche.fr, (consulté le 21 août 2018).
  18. « Le retour du TGV pour Barcelone », sur ladepeche.fr, (consulté le 21 août 2018).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Reinhard Douté, Les 400 profils de lignes voyageurs du réseau français : lignes 601 à 990, vol. 2, La Vie du Rail, , 239 p. (ISBN 978-2-918758-44-0).

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