Buzet-sur-Tarn

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Buzet-sur-Tarn
Buzet-sur-Tarn
Monument aux morts de Buzet-sur-Tarn.
Blason de Buzet-sur-Tarn
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Haute-Garonne
Arrondissement Toulouse
Canton Villemur-sur-Tarn
Intercommunalité CC Tarn et Agout
Maire
Mandat
Gilles Joviado
2014-2020
Code postal 31660
Code commune 31094
Démographie
Gentilé Buzétois, Buzétoises
Population
municipale
2 655 hab. (2015 en augmentation de 12,93 % par rapport à 2010)
Densité 88 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 46′ 47″ nord, 1° 38′ 02″ est
Altitude Min. 95 m
Max. 247 m
Superficie 30,19 km2
Localisation

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Buzet-sur-Tarn (en occitan Buset de Tarn) est une commune française située dans le département de la Haute-Garonne, en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune de l'aire urbaine de Toulouse située sur la route nationale 630, à 28 km au nord-est de Toulouse sur le Tarn, Buzet-sur-Tarn est une commune limitrophe du département du Tarn.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Buzet-sur-Tarn est limitrophe de huit autres communes.

Carte de la commune de Buzet-sur-Tarn et de ses proches communes.
Communes limitrophes de Buzet-sur-Tarn[1]
Bessières Roquemaure
(Tarn)
Mézens
(Tarn)
Paulhac Buzet-sur-Tarn[1] Saint-Sulpice-la-Pointe
(Tarn)
Gémil Roquesérière

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est arrosée par le Tarn et ses affluents le Ruisseau de Palmola , le Ruisseau de Marignol[2] et le ruisseau du Merdayrol qui limite avec le département du Tarn.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 3 019 hectares ; son altitude varie de 95 à 247 mètres[3].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Accès par l'autoroute A68 (sortie Sortie 4 Gémil, direction Bessières - Buzet-sur-Tarn (demi-échangeur) et depuis Juin 2017 sortie Sortie 5 Saint-Sulpice Portes du Tarn), et les routes départementales RD 630 (ancienne RN 630) et RD 988 (ancienne RN 88), ainsi que par le train en gare de Roquesérière.

Plusieurs lignes des Lignes intermodales d'Occitanie, issues ou non du réseau Arc-en-Ciel permettent de rejoindre Toulouse et les communes voisines :

  • la ligne Hop!4 qui est une ligne express reliant la station de métro Balma-Gramont à Bessières en passant par le centre de la commune ;
  • la ligne 54 qui part de la gare routière de Toulouse ou la station Borderouge vers le cimetière de la commune ;
  • la ligne 55 qui part de la gare routière de Toulouse ou la station Borderouge jusqu'à Villemur-sur-Tarn en passant par le centre de la commune ;
  • la ligne 75 qui part du cimetière de Buzet-sur-Tarn vers le lycée de Fronton. Cependant, cette ligne ne peut être comptée comme une ligne de transports en commun, celle-ci servant pour les transports scolaires vers le lycée Pierre Bourdieu de Fronton ;
  • la ligne 717, créée en septembre 2018 pour le réseau LiO, relie Saint-Sulpice-la-Pointe à Montauban en passant par la commune.

Voir aussi : l'ancienne Gare de Buzet-sur-Tarn sur la Ligne de Montauban-Ville-Bourbon à La Crémade.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Buzet : De l'ancien provençal buza (« bouse »).

Histoire[modifier | modifier le code]

La ville aurait été fondée une première fois en 814, puis rebâti au XIe siècle. Un pont sur le Tarn permettant de relier l'Albigeois au Toulousain y est construit à cette époque d'après le cartulaire de Saint-Sernin.

Après sa soumission au roi de France, Raymond VII, comte de Toulouse, choisi de construire un bourg ceinturé d'une enceinte pour contrôler le pont. Le terrain pour construire la bastide est acheté en 1235 à un certain Pilfort de Rabastens. Le comte de Toulouse accorde une charte de coutumes aux habitants le 13 août 1241.

Le château de Buzet-sur-Tarn[4] fut le théâtre d’un tragique et sinistre épisode du règne du roi Louis XI de France.

En 1470, Louis XI met l'Armagnac et le Rouergue sous séquestre et envoie son gendre Pierre de Beaujeu en prendre possession, mais Jean V (1420-1473), soulève l'Armagnac et reprend Lectoure. Il y est assiégé en 1473 et tué durant l'assaut, le 5 mars 1473, avec une grande partie de la population.

Jean V d'Armagnac avait épousé Jeanne de Foix en août 1469, mais n'en eut qu'une fille, mort-née en . Jeanne de Foix était la fille de Gaston de Grailly, comte de Foix sous le nom de Gaston IV de Foix-Béarn, vicomte de Béarn (1425 - juillet 1472), qui s'était marié le avec Éléonore Ire de Navarre, héritière du Royaume de Navarre.

Après le siège et la bataille de Lectoure, Jeanne de Foix fut dépouillée de ses bijoux et de ses joyaux et fut traînée dans le château de Buzet-sur-Tarn, devenu, pour la circonstance, prison d'État, bien qu'elle fût enceinte de sept mois pour y être enfermée à côté du cadavre de son mari.

Là, sur l'ordre de Louis XI qui cherchait l'extinction de la Maison d'Armagnac, elle vit entrer le soir dans son cachot cardinal Jouffroy, évêque d'Albi, qui donna l’ordre aux apothicaires et aux soldats qui l’accompagnaient de contraindre la comtesse à absorber un breuvage pour détruire, après l’Armagnac mort, l'enfant qu'elle portait. Jeanne de Foix avorta d'un enfant mort-né en .

Jeanne de Foix décéda après le .

Et bien longtemps après, en pratiquant des fouilles dans les ruines de l'ancien château de Buzet-sur-Tarn qui avait été incendié pendant la Révolution, un tombeau, soigneusement fermé, fut découvert à l'intérieur et dans le creux d'un mur. Il renfermait les ossements du corps d'un tout petit enfant et le squelette d'une femme presque réduit en cendres : les restes, vraisemblablement, de la malheureuse comtesse Jeanne de Foix et ceux de son enfant.

Tout couvert de sang et de honte, le cardinal marcha triomphalement sur Auch, où les chanoines mêmes furent obligés de payer rançon, et chargé des dépouilles de l’Armagnac, il se dirigea enfin vers le Roussillon.

Jacques d'Armagnac, duc de Nemours, comte de Pardiac et de La Marche, vicomte de Carlat et de Murat, fils de Bernard d'Armagnac, comte de Pardiac et d'Éleonore de Bourbon, duchesse de Nemours, cousin germain au 1er degré de Jean V d'Armagnac qui fut assassiné par les troupes françaises de Louis XI à Lectoure le 5 mars 1473, est exécuté en 1477 aux Halles à Paris pour conspiration contre la personne du roi.

Jacques d'Armagnac, duc de Nemours et Jean V d'Armagnac, comte d'Armagnac, tous deux objets de la mortelle vindicte du roi Louis XI de France contre la Maison d'Armagnac étaient deux des trois derniers petits-fils et héritiers mâles de Bernard, comte d'Armagnac, (décédé en 1418, marié en 1393) et de Bonne de Berry (1367-1435).

Le roi de France Louis XI, qui les fit mettre à mort, était leur cousin au 4e degré, puisqu'il avait Jean II Le Bon, de Valois, roi de France (1319-1364) et Bonne de Luxembourg (1315-1349) comme trisaïeux communs avec Jacques d'Armagnac, duc de Nemours et Jean V d'Armagnac, comte d'Armagnac, ainsi que bien d'autres aïeux.

Le seul rescapé mâle de la Maison d'Armagnac fut, semble-t-il, Charles Ier d'Armagnac qui ne dut sans doute la vie qu'au fait de ne pas avoir de descendants. Charles Ier d'Armagnac était particulièrement incommode et le roi Louis XI le poursuivit de sa vindicte anti-Armagnac en le faisant enfermer treize longues années en prison, de 1472 à 1485 jusqu'au point de détruire sa santé mentale qui fut très affectée par la prison. Ayant cédé son comté à Alain d'Albret, il finit misérablement, aux mains des curateurs.

Charles Ier d'Armagnac, comte d'Armagnac, vicomte de Fézensaguet, était né en 1425 et décéda sans postérité le 3 juin 1497 à Castelnau-de-Montmiral, à l'âge de 72 ans. Il s'était marié le 26 novembre 1468 à Castelnau-de-Médoc avec Catherine de Foix-Candale († 1510), fille de Jean de Foix, comte de Benauges et de Kendall, vicomte de Castillon et de Meilles Captal de Buch, (1410 - † 1485) et de Margaret Kerdeston de La Pole Suffolk (1426-1485).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Commune faisant partie de la deuxième circonscription de la Haute-Garonne, de la communauté de communes de Val'Aïgo et du canton de Villemur-sur-Tarn (avant le redécoupage départemental de 2014, Buzet-sur-Tarn faisait partie de l'ex-canton de Montastruc-la-Conseillère).

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1965 1977 Jean-Pierre Decavèle    
1977 1983 Maurice Thiard    
1983 1989 Jacques Dorsène DVD  
1989 2003 Jean-Michel Fauré    
2003 2014 Jean-Claude Carrie SE retraité Agriculteur
mars 2014 en cours Gilles Joviado DVG professeur
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[6].

En 2015, la commune comptait 2 655 habitants[Note 1], en augmentation de 12,93 % par rapport à 2010 (Haute-Garonne : +7,35 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9399861 1151 1781 2731 3181 3201 3601 316
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 3101 2941 3401 3161 3281 3541 3371 2551 207
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 1811 1281 118915912874801784818
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
8779451 0601 2781 2811 4101 7442 2982 622
2015 - - - - - - - -
2 655--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[9] 1975[9] 1982[9] 1990[9] 1999[9] 2006[10] 2009[11] 2013[12]
Rang de la commune dans le département 68 95 96 101 107 97 89 85
Nombre de communes du département 592 582 586 588 588 588 589 589

Économie[modifier | modifier le code]

L'agriculture basée sur la culture de céréales (maïs, blé ...) ont encore une place importante mais tendent à diminuer en faveur de zones résidentielles liées à la proximité de l'agglomération toulousaine puisque étant dans son aire urbaine.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Buzet-sur-Tarn fait partie de l'académie de Toulouse.

L'éducation est assurée sur la commune par l'école maternelle Arc-en-Ciel et l'école élémentaire Émile Massio.

Culture[modifier | modifier le code]

Buzet possède une bibliothèque et de nombreuses associations telles que pour la danse la peinture la musique[13]...

Activités sportives[modifier | modifier le code]

Tennis, cyclisme, pétanque, chasse, yoga...

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

La collecte et le traitement des déchets des ménages et des déchets assimilés ainsi que la protection et la mise en valeur de l'environnement se font dans le cadre du SICTOM (syndicat intercommunal de collecte et de traitement des ordures ménagères) de la région de Lavaur[14].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Francisco Ponzan.jpg

Héraldique[modifier | modifier le code]

Buzet-sur-Tarn

Son blasonnement est : De gueules, à un oiseau essorant d'or posé sur une terrasse de sinople tenant de sa patte dextre une plante ou feuille du même et la becquetant, au chef cousu d'azur chargé de trois fleurs de lys d'or[15].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Françoise Sabatié-Clarac, Buzet-sur-Tarn. Des origines à la Révolution, 2006, 170 p., (ISBN 978-2952707206)
  • Françoise Sabatié-Clarac, Buzet-sur-Tarn. Les tragédies sous l'Occupation, 2010, 210 p., (ISBN 978-2-9527072-1-3)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. http://services.sandre.eaufrance.fr/Courdo/Fiche/client/fiche_courdo.php?CdSandre=O4910530
  3. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  4. Cet épisode a peut-être plutôt eu lieu au château de Buzet (actuellement Buzet-sur-Baïse en Lot-et-Garonne) dont les seigneurs de l'époque, les Noailhan du Fréchou, rendaient hommage à la Maison d'Albret
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  9. a b c d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016)
  10. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  11. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  12. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  13. http://www.mairie-buzet-sur-tarn.fr/web/35-vie-associative.php
  14. http://www.mairie-buzet-sur-tarn.fr/web/25-ramassage-des-dechets.php
  15. Denis-François Gastelier de La Tour, Armorial des États de Languedoc, Paris, Vincent, , 248 p. (lire en ligne)