Forêt de Phalempin

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

La forêt domaniale de Phalempin est d'une taille modeste (670 hectares) et se situe sur l'ancien pays du Carembault dans le nord de la France entre Lille et le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'autoroute A1 traverse la forêt.

Cette forêt a longtemps été un des hauts-lieux naturalistes du Nord de la France.

Ainsi en 1851, l'entomologiste et spécialiste des arbres J. Macquart écrivait-il :

« J'allais souvent visiter la petite forêt de Phalempin (2) près de Lille et du champ de bataille de Mons-en-Pevèle (3). C'est un site précieux pour les entomologistes et qui fait pardonner à la plaine lilloise sa pauvreté sous ce rapport. Les petits coléoptères y abondent surtout, et l'on trouve assez souvent des espèces rares ailleurs[1]. »

En particulier jusqu'après la Seconde Guerre mondiale, cette forêt pourtant intensivement exploitée depuis plusieurs siècles était particulièrement riche en Ichneumonidés. Il semble que sa traversée par l'Autoroute A1 (sans écoduc ni mesure compensatoire) et la pollution générale de l'environnement agricole par les pesticides aient contribué à y faire fortement régresser la biodiversité.

Environnement[modifier | modifier le code]

Bien que localement surfréquentée en raison de la proximité des connurbations lilloise et du bassin minier, cette forêt est un élément important de la Trame verte régionale et nationale. Elle pourrait à l'avenir être un des « ponts » ou « gué » entre la trame verte de la métropole lilloise et celle du proche Bassin minier pour les espèces forestières et de lisières.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. , Arbres et arbrisseaux d'Europe et leurs insectes, par J. Macquart, membre résident dans les Mémoires de la Société des Sciences de l'agriculture et des Arts de Lille, 1851 (page 195)