Charles Édouard Richefeu

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Charles Édouard Richefeu
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Charles Édouard Richefeu né le à Paris et mort en 1945[1] est un sculpteur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Charles Édouard Richefeu naît le dans le 14e arrondissement de Paris[1].

Il entame des études de médecine, puis opte pour le droit. Avocat à la cour de Paris[2], il devient élève de Denys Puech[3] et Raoul Verlet. Il réalise essentiellement des sujets militaires, notamment Vive l'Empereur (1914), une statue en bronze d'un grognard en liesse ornant la cour d'honneur de l'hôtel des Invalides au musée de l'Armée à Paris, et La Victoire en chantant (1918), une statue de poilu dont le modèle en plâtre figura au Salon des artistes français de 1919. Éditée en bronze et en fonte par la fonderie d'art du Val d'Osne, celle-ci figure sur au moins 47 monuments aux morts en France[3].

Il sculpte en pierre le Monument aux morts de Gennes (1920) composé d'une colonne surmonté d'un coq ailes ouvertes avec à son pied la statue d'un poilu jouant du tambour[4].

Marié en 1914 à Yvonne Bonnemère de Chavigny, issue d’une famille d’avocats des environs de Saumur aux opinions contre-révolutionnaires et antirépublicaines, il exprime avec véhémence ses idées réactionnaires en exposant la statue en plâtre de La Carmagnole () au Salon de 1923, illustrant l’assassinat de Marie-Thérèse-Louise de Savoie-Carignan durant les massacres de Septembre, avec un sans-culotte exalté brandissant par les cheveux la tête décapitée de la princesse de Lamballe, conservé à Vizille au musée de la Révolution française[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Notice de la BnF
  2. a et b Alain Chevalier, « La Carmagnole de Gaston Doumergue, une period room du Musée de la Révolution française à Vizille », La Révolution française, no 20, 2021 (en ligne sur journals.openedition.org).
  3. a et b « Richefeu Charles Édouard » sur monumentsmorts.univ-lille.fr.
  4. « Gennes (49350) » sur monumentsmorts.univ-lille.fr.

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