Arbin

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Arbin
Arbin
Vue depuis les Bauges du chef-lieu village d'Arbin.
Blason de Arbin
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Savoie
Arrondissement Chambéry
Canton Montmélian
Intercommunalité Communauté de communes Cœur de Savoie
Maire
Mandat
Carlo Appratti
2014-2020
Code postal 73800
Code commune 73018
Démographie
Population
municipale
797 hab. (2015 en augmentation de 1,92 % par rapport à 2010)
Densité 466 hab./km2
Population
aire urbaine
220 118 hab. (2013)
Géographie
Coordonnées 45° 30′ 33″ nord, 6° 04′ 03″ est
Altitude Min. 271 m
Max. 499 m
Superficie 1,71 km2
Localisation

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Arbin

Arbin est une commune française située dans le département de la Savoie en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Territoire de la commune, entre l'Isère et les pentes du massif des Bauges.

Arbin est une petite commune (moins de 200 hectares) située tout près de la petite ville de Montmélian, dans cette partie de la vallée de l'Isère connue sous le nom de Combe de Savoie. Cette commune est sur un versant exposé au sud. La Combe de Savoie est située dans le sillon alpin géologique. La Combe de Savoie (versant sud) est réputée, pour la qualité des vins qu'elle produit.

Arbin avait une population de 790 habitants en 2011 (recensement et INSEE). Ce village a été bâti au pied de la montagne de la Thuile, sur les derniers contreforts du massif préalpin des Bauges. Son église domine d'une façon pittoresque les vieilles maisons de la partie ancienne de la commune. En face d'Arbin, de l'autre côté de la rivière Isère, se dressent les sommets neigeux des Alpes de Maurienne et de la chaîne de Belledonne.

Le Grésivaudan et la Combe de Savoie forment une seule et même vallée, dans le sillon alpin géologique. Ces deux régions sont simplement séparées par 1000 ans d'histoire : le Grésivaudan (province du Dauphiné) était en France et la Combe de Savoie dans le duché de Savoie jusqu'en 1860 (année durant laquelle la Savoie est devenue française).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Anciennes formes Erbins (XIe siècle), Albinum (XIIe siècle) ou encore Arbino (XIVe siècle)[1].

Le toponyme dérive du nom d'Albinus, ayant passé à celui de la villa[1].

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Arbin, selon la graphie de Conflans[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire de la région et notamment d'Arbin ont été approfondies par deux érudits locaux, l'abbé Félix Bernard[3], qui fut curé d'Arbin (1949-1956)[4], et l'abbé Philibert Falcoz[5].

La combe de Savoie appartient est peuplée par les Celtes « Allobroges » (âge du fer). Avec la conquête romaine de l'Allobrogie, la région devint romaine, puis gallo-romaine.

De la période celte Allobroge, la vallée a conservé sa vocation viticole. En revanche sa vocation minotière, créée sous les Romains, s'est éteinte vers 1940-1945.

Selon l'historien local Félix Bernard, les villages fortifiés sans ciment, étaient appelés « meillans »[6]. Ces villages étaient établis tous les 5 à 6 kilomètres environ, le long des plus anciens chemins. Certains ont gardé leur nom antique. Le « meillan d'Arbin » a pu transmettre ce qualificatif à la petite ville limitrophe de Montmélian. Le nom d'une autre commune voisine Myans, viendrait aussi de ce vocable. Les « meillans » et les cités lacustres du lac du Bourget (Savoie) ou du Léman (France et Suisse) étaient contemporains.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Dès 121 av. J.-C., les Romains soumettent les Allobroges et les incorporent à la « Provincia Romana ». La future Savoie forme alors un important nœud routier conduisant d'Italie à Genève et à Vienne. Les Allobroges et les Romains se sont fondus ensemble dans une culture gallo-romaine. Les Allobroges connaissaient la culture de la vigne et le travail du fer.

À Arbin existait une des stations romaines qui s'échelonnaient tout le long de la voie romaine secondaire reliant les cités de Mediolanum (Milan) à Vienna (Vienne), en passant par le col du Petit-Saint-Bernard[7]. Les Romains avaient apporté le principe de la roue hydraulique, ainsi des moulins sont construits à Arbin où coule une rivière nommée Crousaz (ou Crousa).

Pour l'abbé Bernard, le toponyme Mérande aurait une consonance celte[7]. En 1869 et en 1870, des fouilles ont fait apparaître des traces d'une villa gallo-romaine, comprenant environ 70 pièces. Des grandes mosaïques furent retrouvées dans cette villa. Plus récemment, de 1970 à 1972, de nouvelles fouilles ont mis au jour un abondant matériel : monnaies, céramiques, fragments de verre, objets en fer, objets de parure. De nouvelles fouilles systématiques sont reprises de 1977 à 1981 par le club d'archéologie Vaugelas de Chambéry, sous la direction de Jacques Pernon. Elles ont permis la découverte de nouveaux bâtiments et le tracé d'un réseau hydraulique complexe et bien conservé (adductions, bassins, évacuations). Cette villa gallo-romaine a été datée du IIe siècle. De nouvelles constructions gallo-romaines ont été découvertes lors de la création d'un lotissement à Mérande en 2002.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, Arbin comprend : le prieuré de Saint-Nicolas d'Arbin fondé en 1011 par Evrard, évêque de Maurienne, la maison forte du Crest, centre de la seigneurie du Crest, citée en 1310[réf. nécessaire], celle de Mérande, centre de la seigneurie de Mérande, citée en 1262[réf. nécessaire], celle de La Candia (dépendante du Crest).

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Le prieuré Saint-Nicolas a disparu. Le château fortifié du Crest, démantelé sur ordre des Français est devenu une gentilhommière. Une ferme du XVe siècle a remplacé le manoir féodal de Mérande.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Arbin conserve ses vocations antérieures, à l'exception de l'industrie minotière qui disparaît entre 1940 et 1945. En revanche la vocation résidentielle s'accentue et de très nombreuses maisons sont construites. Des industries s'installent dans le fond de la vallée. La viticulture se dynamise et se modernise. Le vin rouge « Mondeuse d'Arbin » est appréciée par les connaisseurs.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La commune est membre de la Communauté de communes Cœur de Savoie. Elle appartient au Territoire du Cœur de Savoie, qui regroupe une quarantaine de communes de la Combe de Savoie et du Val Gelon[8].

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours
(au avril 2014)
Carlo Apprati    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[10].

En 2015, la commune comptait 797 habitants[Note 1], en augmentation de 1,92 % par rapport à 2010 (Savoie : +3,19 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
439517518566639704606597606
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
565557519485447440453468429
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
371337318296318375363322553
1982 1990 1999 2006 2007 2012 2015 - -
732815713752757797797--
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Les vignobles d'Arbin au pied des Bauges.

Arbin est une commune viticole dont les coteaux sont situés sur les pentes du massif des Bauges.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Adolphe Gros, Dictionnaire étymologique des noms de lieu de la Savoie, La Fontaine de Siloé (réimpr. 2004) (1re éd. 1935), 519 p. (ISBN 978-2-84206-268-2, lire en ligne), p. 31.
  2. Lexique Français - Francoprovençal du nom des communes de Savoie - Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 19
    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
  3. Notice sur data.bnf.fr
  4. Bulletin de l'Académie delphinale, Grenoble, p. 63, notice « Félix Bernard ».
  5. Notice sur data.bnf.fr
  6. Félix Bernard, « Enceintes préceltiques : Trois clos, trois enceintes préceltiques ou Meillan : d'Arbin, de Cruet, de St-Pierre-d'Albigny. », paru dans Société dauphinoise d'ethnologie et d'archéologie de Grenoble, 1962, pp. 77-80.
  7. a et b Histoire de communes savoyardes 1984, p. 284
  8. Direction départementale des Territoires de la Savoie, « Territoire du Coeur de Savoie », sur le site de la Direction départementale des Territoires - observatoire.savoie.equipement-agriculture.gouv.fr (consulté en juin 2018), Observatoire des Territoires de la Savoie.
  9. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  13. Françoise Dantzer, Les Bauges : Terre d'art sacré, La Fontaine de Siloé, coll. « Les Savoisiennes », , 251 p. (ISBN 978-2-8420-6272-9), p. 74.