Sanctuaire Notre-Dame de Myans

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Sanctuaire Notre-Dame de Myans
Image illustrative de l’article Sanctuaire Notre-Dame de Myans
La façade du sanctuaire de Note-Dame-de-Myans
Présentation
Culte Catholicisme
Début de la construction XIe siècle
Site web http://sanctuaire-nd-myans.fr/
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Savoie
Ville Myans
Coordonnées 45° 30′ 55″ nord, 5° 59′ 13″ est
Géolocalisation sur la carte : Savoie
(Voir situation sur carte : Savoie)
Sanctuaire Notre-Dame de Myans
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Sanctuaire Notre-Dame de Myans

Le Sanctuaire Notre-Dame de Myans est situé en Savoie, sur la commune de Myans. Il est remarquable concernant la Vierge dorée qui le surmonte, érigée en mémoire de l'effondrement du mont Granier.

Présentation[modifier | modifier le code]

Myans est d’abord représentatif pour son sanctuaire marial dédié à Notre-Dame de la Nativité. La Vierge noire, richement vêtue et couronnée, trône avec l’Enfant Jésus dans la partie inférieure du sanctuaire qu'il est coutume d’appeler « la crypte ». Les nombreux pèlerins qui s’y arrêtent peuvent, en effet, en entrant dans le sanctuaire, contempler du premier regard deux églises superposées. Le seul autre sanctuaire à présenter cette caractéristique est celui de Bethléem.

Histoire[modifier | modifier le code]

Vue de Myans et de son sanctuaire au pied du mont Granier.

Les premiers écrits à faire mention de Notre-Dame de Myans remontent au XIe siècle. Mais c’est au XIIIe siècle, qu’elle va prendre une importance considérable. En effet, un bouleversement géologique extraordinaire a eu lieu le  : l’effondrement du mont Granier, qui a recouvert par 500 000 000 m3 de terre et de roches tous les villages se trouvant sur sa coulée, et selon la légende préservant la petite chapelle de campagne dans laquelle se trouvait la statue. On parlera de plus de 5 000 victimes. Les gens de l’époque ont vu là un signe du ciel, et un pèlerinage est né spontanément.

C’est au milieu du XVe siècle, soit deux cents ans plus tard, que le pèlerinage va prendre un essor important sous l’impulsion de Jacques de Montmayeur qui fait venir des moines franciscains pour bâtir un monastère et s’occuper des pèlerins. Très rapidement, la première église s’avère très fréquentée, et l’on procède à la construction d’une église supérieure pour les offices des Franciscains. On a donc, dès la fin du XVe siècle, les deux églises superposées avec un couvent franciscain.

Le , est donnée dans le couvent de Myans une commission ou délégation par le provincial des Franciscains de l'Observance, le frère Martin Vallier, à frère Pierre de Rivo, gardien de Savoie, où le provincial s'était rendu, sans doute, lors d'une visite de la province de Saint Bonaventure[1].

Tous ceux qui sont passés à Myans ont pu voir les fresques réalisées en 1936 par Léon Raffin, un disciple du grand peintre Maurice Denis : sur les côtés figurent les saints savoyards, sur la voûte une magnifique Vierge. À l’entrée du chœur est représentée la scène de l’éboulement du Granier telle que la légende l’a brodée. Le chœur, fait de marbre et de dorures, est une réplique d’une chapelle latérale de la basilique Saint-Marc de Venise.

Le sanctuaire, aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Entrée du sanctuaire.
Le sanctuaire avec la Vierge dorée.

On estime les visiteurs à un nombre compris entre 80 000 et 100 000 par an. La maison attenante, dénommée « Maison des Pères » est réservée aux prêtres servant le sanctuaire et aux prêtres de passage désirant séjourner quelques jours ou quelques semaines.

Dans le prolongement, une maison d’accueil, appelée Maison de rencontres spirituelles, a été bâtie dans les années 1940 et restaurée dans les années 70. Elle comprend actuellement 16 chambres.

Cette maison s’est pourvue de salles de carrefours et un oratoire au 1er étage afin de permettre une meilleure organisation sur la venue des groupes à la journée. Une grande salle indépendante, la salle « cardinal Garrone », a été construite en 1995. Elle peut accueillir 200 personnes.

Enfin, un magasin avec des articles religieux et une librairie, situé à côté du sanctuaire, complète le Centre spirituel et sert également d’accueil pour les personnes désirant recevoir des renseignements ou être mis en relation avec un prêtre. Le sanctuaire et le Centre spirituel étaient sous la responsabilité pastorale du recteur du sanctuaire, le père Jean Bianchi. Depuis le , le nouveau recteur du sanctuaire est le père Christian Auffret[2].

Liste des recteurs[modifier | modifier le code]

Depuis le milieu du XXe siècle, Notre-Dame de Myans a eu pour recteurs successifs :

  • jusqu'en 1972 : père Charles Arminjon ;
  • de 1972 à 2004 : père Louis Robert[3] ;
  • de 2004 à 2007 : père Thierry Brac de la Perrière ;
  • de 2007 au  : père René Ferrand ;
  • depuis le  : père Christian Auffret.

Prière à Notre-Dame de Myans[modifier | modifier le code]

« Notre Dame de Myans, veillez sur la Savoie. Protégez nos familles et obtenez-nous de mieux connaître, de mieux aimer, de mieux servir votre divin Fils. Ainsi soit-il »

— Mgr de Bazelaire, archevêque de Chambéry.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Mémoires et document de la Société savoisienne d'histoire et d'archéologie, tome XVI p. X.
  2. Jubilée du Père Christian Auffret
  3. Neveu de monseigneur Joseph Robert. « Né le 4 août 1926 à Digoin. Il fut ordonné prêtre le 29 juin 1951, en la cathédrale Saint-François-de-Sales de Chambéry. Après un ministère paroissial en communauté à Ruffieux (Savoie) de 1955 à 1972, il fut, de 1972 à 2005, recteur du sanctuaire marial Notre-Dame de Myans (après un premier passage au sanctuaire effectué de 1952 à 1955). » (source : Frédéric Lafarge, Monseigneur Joseph Robert (1898-1987), Une communauté missionnaire en Mâconnais : Lugny, Les Foyers communautaires et l'Amicale des anciens élèves de l'école « La Source », Lugny, 2019).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]