Fréterive

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Fréterive
Fréterive
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Savoie
Arrondissement Chambéry
Canton Saint-Pierre-d'Albigny
Intercommunalité Communauté de communes Cœur de Savoie
Maire
Mandat
Ève Buevoz
2014-2020
Code postal 73250
Code commune 73120
Démographie
Population
municipale
549 hab. (2015 en augmentation de 12,27 % par rapport à 2010)
Densité 50 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 35′ 07″ nord, 6° 12′ 39″ est
Altitude Min. 285 m
Max. 2 051 m
Superficie 11,01 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Savoie

Voir sur la carte administrative de la Savoie
City locator 14.svg
Fréterive

Géolocalisation sur la carte : Savoie

Voir sur la carte topographique de la Savoie
City locator 14.svg
Fréterive

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Fréterive

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Fréterive

Fréterive est une commune française située dans le département de la Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située entre Albertville et Chambéry, au pied du massif des Bauges et plus précisément de la dent d'Arclusaz, qui culmine à 2 041 mètres d'altitude. À l'opposé, Fréterive donne une vue imprenable sur le Grand Arc.

La commune comprend 5 hameaux principaux : les Moulins, la Fiardière, le Chef-lieu, le Villard et la Maserie.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le premier nom connu du village est Ecclesia de Fracta Ripa en 1100. Fracta vient du verbe frangere signifiant rompre / Briser et ripa signifie la rive. Evolutions du nom au fil des siècles:[réf. souhaitée]

  • Apud Fractem ripam en 1281,
  • Parrochie fraite rippa en1332,
  • Ecclesia Sancti Christophori de Freta rippa en 1497,
  • Fretta riva en 1665 et Fréterive

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Frètariva, selon la graphie de Conflans[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Diverses origines ont été proposées pour le nom de la commune, sans être vraiment convaincantes. Une explication logique, basée sur des faits historiques, est la suivante : l'Isère, avant son endigage sous les règnes des rois de Piémont-Sardaigne Charles-Félix et Charles-Albert avait son lit naturel tout près de la montagne l'Arclusaz, juste au pied du chef-lieu de la commune. Ceci est encore concrétisé aujourd'hui par le fait que les terres proches, mais situées au-delà de cet ancien lit, appartiennent à la commune assez lointaine d'Aiton. L'ancien cadastre datant du régime sarde pouvait encore être consulté en mairie vers 1940. La rivière y était représentée, avec la mention d'un bac devant le chef-lieu. Ce bac devait être important parce que de gros registres détaillés des recettes correspondantes étaient aussi conservés en mairie (recettes vraisemblablement reversées en grosse partie au Trésor Royal). On peut donc penser qu'il accueillait le trafic de marchandises venant de Maurienne (et d'Italie via le Mont-Cenis) pour rejoindre la voie antique venant du Petit Saint-Bernard. Ce bac existait vraisemblablement depuis plusieurs siècles ; c'est la construction du Pont-Royal, au moment de l'endigage de la première moitié du XIXe siècle, qui l'a fait disparaître. La somme versée pour un transport par eau, maritime ou fluvial s'appelle le fret. Le fret dû au bac était versé sur la rive du village (les registres en font foi) et pas de, l'autre côté, dans la plaine d'Aiton. D'où le nom logique du village: Frèterive sur la rive où on payait le fret.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Henri Genin ... ...
mars 2008 mars 2014 Bernard Reverdy ... ...
mars 2014 en cours
(au avril 2014)
Ève Buevoz    

La commune est membre de la Communauté de communes Cœur de Savoie. Elle appartient au Territoire du Cœur de Savoie, qui regroupe une quarantaine de communes de la Combe de Savoie et du Val Gelon[2].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[4].

En 2015, la commune comptait 549 habitants[Note 1], en augmentation de 12,27 % par rapport à 2010 (Savoie : +3,19 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
582679721662865889912941924
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
941925906881857804734713636
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
603599563541504476429415372
1982 1990 1999 2006 2011 2015 - - -
341429435451510549---
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église placée sous le patronage de saint Christophe. Le nouvel édifice, de style néoroman, est construit selon les plans de l'architecte Charmo entre 1899 et 1900. En réalité, seul l'extérieur appartient au style néoroman, tandis que l'intérieur se rattache au style néogothique[7].
  • Maison forte des Moulins ; elle fut construite dans le 4e quart du XVIe siècle sur une base plus ancienne.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Lexique Français - Francoprovençal du nom des communes de Savoie - Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 21
    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
  2. Direction départementale des Territoires de la Savoie, « Territoire du Coeur de Savoie », sur le site de la Direction départementale des Territoires - observatoire.savoie.equipement-agriculture.gouv.fr (consulté en juin 2018), Observatoire des Territoires de la Savoie.
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  7. Françoise Dantzer, Les Bauges : Terre d'art sacré, La Fontaine de Siloé, coll. « Les Savoisiennes », , 251 p. (ISBN 978-2-8420-6272-9), p. 74.