Fréterive

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Fréterive
Fréterive
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Savoie
Arrondissement Chambéry
Canton Saint-Pierre-d'Albigny
Intercommunalité Communauté de communes Cœur de Savoie
Maire
Mandat
Ève Buevoz
2014-2020
Code postal 73250
Code commune 73120
Démographie
Population
municipale
563 hab. (2016 en augmentation de 10,39 % par rapport à 2011)
Densité 51 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 35′ 07″ nord, 6° 12′ 39″ est
Altitude Min. 285 m
Max. 2 051 m
Superficie 11,01 km2
Localisation

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Fréterive est une commune française située dans le département de la Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située entre Albertville et Chambéry, au pied du massif des Bauges et plus précisément de la dent d'Arclusaz, qui culmine à 2 041 mètres d'altitude. À l'opposé, Fréterive donne une vue imprenable sur le Grand Arc.

La commune comprend 5 hameaux principaux : les Moulins, la Fiardière, le Chef-lieu, le Villard et la Maserie.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La première mention de Fréterive remonte au XIIe siècle, Ecclesia de Fractaripa[1],[2],[3]. Au cours des siècles suivants, la graphie évolue Apud fractam ripam (1281), fraite rippe (1332), Freta rippa (1497) ou encore Fretta riva (1665)[1],[2].

Les auteurs de l'Histoire des communes savoyardes (1984), à la suite du chanoine Gros, indiquent que le toponyme dérive du latin ripa, signifiant « rive », et de fracta, dérivant du verbe frangere, signifiant « rompre, briser »[1],[2],[3]. Fréterive serait donc ainsi une « rive effritée par l'Isère »[1],[2],[3].

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Frètariva, selon la graphie de Conflans[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

La première mention du village de Fréterive est celle de l'église — Ecclesia de Fractaripa — dans le Cartulaire de Saint-Hugues de Grenoble (v. 1100)[1],[2]. Le décanat de Savoie dépend, à cette période, au diocèse de Grenoble. L'explication toponymique proposée pour Freterive s'arrête à une « rive érodée/brisée » (Gros[1], Wipf[5], Suter[3], Nègre[6]). Toutefois Charles Marteaux, professeur au Lycée Berthollet, observe dans une publication « La forme latine de 1100, Fracla Ripa du Cartulaire de Grenoble a suggéré l'idée qu'une des rives de ces cours d'eau aurait pu subir un affaissement ou un accident quelconque. Mais les terrains avoisinants n'offrent aucune berge rocheuse ; au contraire c'est le site d'une plaine, plus coupée autrefois de marécages et d'îlots boisés »[7]. Il fait observer par ailleurs que « Fréterive dont le chef-lieu est éloigné de l'Isère de deux kilomètres »[7]. Charles Marteaux invite donc à regarder du côté du lieu-dit Rive Frette, dans la commune du Grand-Bornand, qui marque une limite avec la paroisse voisine de Saint-Jean-de-Sixt, notamment avec le ruisseau dit de Frèterive[7]. Il conclue « La brisure que comporte le nom de Fréterive est donc toute idéale et, si l'on veut appliquer cette conclusion au Fréterive de la Savoie, on s'aperçoit justement, d'après la carte, que sa limite interrompt brusquement aussi et à deux reprises son territoire en coupant par deux fois le ruisseau des Fontaines du côté de Chamousset et de Saint-Pierre d'Albigny »[7].

Le village accueille au XIIIe siècle, un prieuré placé sous le vocable de Saint-Christophe et qui dépend de l'abbaye Saint-Michel-de-la-Cluse[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Henri Genin ... ...
mars 2008 mars 2014 Bernard Reverdy ... ...
mars 2014 En cours
(au avril 2014)
Ève Buevoz    

La commune est membre de la Communauté de communes Cœur de Savoie. Elle appartient au Territoire du Cœur de Savoie, qui regroupe une quarantaine de communes de la Combe de Savoie et du Val Gelon[8].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[10].

En 2016, la commune comptait 563 habitants[Note 1], en augmentation de 10,39 % par rapport à 2011 (Savoie : +2,56 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
582679721662865889912941924
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
941925906881857804734713636
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
603599563541504476429415372
1982 1990 1999 2006 2011 2016 - - -
341429435451510563---
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église placée sous le patronage de saint Christophe. Le nouvel édifice, de style néoroman, est construit selon les plans de l'architecte Charmo entre 1899 et 1900. En réalité, seul l'extérieur appartient au style néoroman, tandis que l'intérieur se rattache au style néogothique[13].
  • Maison forte des Moulins ; elle fut construite dans le 4e quart du XVIe siècle sur une base plus ancienne.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e et f Adolphe Gros, Dictionnaire étymologique des noms de lieu de la Savoie, La Fontaine de Siloé (réimpr. 2004) (1re éd. 1935), 519 p. (ISBN 978-2-84206-268-2, lire en ligne), p. 200.
  2. a b c d e et f Histoire des communes savoyardes, 1984, p. 414, « Présentation ».
  3. a b c et d Henry Suter, « Fréterive », Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs, sur henrysuter.ch, Henry Suter, 2000-2009 (consulté en août 2019).
  4. Lexique Français - Francoprovençal du nom des communes de Savoie - Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 21
    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
  5. G. R. Wipf, Noms de lieux des pays franco-provençaux : Région Rhône-Alpes, Suisse romande, Val d'Aoste : histoire et étymologie, Imprimeries réunies de Chambéry, , 342 p. (ISBN 978-2-90423-400-2), p. 169.
  6. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. 1 : Formations préceltiques, celtiques, romanes, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises » (no 193), , 1869 p. (ISBN 978-2-600-02884-4, lire en ligne), n° 5131.
  7. a b c et d Charles Marteaux, « Communication », Revue savoisienne, Annecy, Imprimerie d'Aimé Perrissin,‎ , p. 133-134 (lire en ligne).
  8. Direction départementale des Territoires de la Savoie, « Territoire du Coeur de Savoie », sur le site de la Direction départementale des Territoires - observatoire.savoie.equipement-agriculture.gouv.fr (consulté en juin 2018), Observatoire des Territoires de la Savoie.
  9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  13. Françoise Dantzer, Les Bauges : Terre d'art sacré, La Fontaine de Siloé, coll. « Les Savoisiennes », , 251 p. (ISBN 978-2-8420-6272-9), p. 74.