Villard-Léger

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Villard et Léger.
Villard-Léger
L'église Saint-Pierre-Saint-Paul.
L'église Saint-Pierre-Saint-Paul.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Savoie
Arrondissement Chambéry
Canton Saint-Pierre-d'Albigny
Intercommunalité Communauté de communes Cœur de Savoie
Maire
Mandat
Christiane Favre
2014-2020
Code postal 73390
Code commune 73315
Démographie
Gentilé Villarlégois
Population
municipale
506 hab. (2014)
Densité 75 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 30′ 57″ nord, 6° 11′ 08″ est
Altitude Min. 293 m – Max. 1 025 m
Superficie 6,73 km2
Localisation

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Villard-Léger est une commune française située dans le département de la Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Villard, issue de Villare, est un élargissement du latin villa avec le suffixe are.
Villare désigna d'abord un simple lieu-dit objet de défrichement, en général rattaché à un domaine, puis un lieu habité, enfin un hameau. Le mot s'est fixé dans la toponymie locale au sens de hameau au haut Moyen Âge, et, dans la région au hameau principal d'une communauté.

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Vlâ-Lézhé (graphie de Conflans), en référence à l'abbaye, ou Velârd-Legiér (ORB)[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le château de Villard-Léger, aujourd'hui appelé « château de Saint-Bon », maison forte de la famille seigneuriale de La Chambre-La Rochette, construite avant 1426, et agrandie à la fin du XVIIIe siècle, rénovée au XIXe et au XXe, a été la propriété de la famille La Chambre-La Rochette jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, puis, du fait d'un mariage, de la famille Pacoret de Saint-Bon de 1781 à 1913.

Jean-François Pacoret est d'ailleurs fait en 1781 comte de Saint-Bon[2], par lettres patentes du 4 août 1781, par Victor-Amédée III de Sardaigne. L'amiral Simon-Antoine Pacoret de Saint-Bon en a été le plus illustre propriétaire. Né en Savoie du temps du royaume de Piémont-Sardaigne, il choisit, lors de l'Annexion par la France en 1860, de rester au service de son roi, lequel devint en 1861 le premier roi d'Italie. Il fut à plusieurs reprises ministre de la marine de l'Italie ; il est reconnu en Italie comme le créateur de la flotte militaire et commerciale moderne. De nombreux livres et monuments rappellent son œuvre, en particulier à La Spezia, à Turin et à Rome. Il est décédé en 1892. Après sa mort, son frère le comte Alexis de Saint Bon (1831-1912), ayant quant à lui choisi la nationalité française à l'annexion, fut propriétaire du château jusqu'à sa mort, sa veuve vendit la totalité de la propriété entre 1911 et 1913.

11 novembre 2006 : par voie de référendum et après avoir effectué une consultation auprès des administrés, les habitants s'appellent les Villarlégois et Villarlégoises ; Selon l'université de Savoie, cet ethnonyme est une malformation : les règles pour les communes de Savoie indiquent que l'ethnonyme doit être légerin ou lagérien ; en effet, dans un nom de commune composé, le premier terme, en l'occurrence « villard », n'est pas significatif, donc n'est pas retenu (exemple, les habitants de Villargondran sont les Gondraniens, ceux de Villardmartin les martiniens) ; le second terme, « léger », tient son origine du propriétaire romain lagerius ou legerus ; l'ethnonyme exact peut donc être soit lagérien soit légerin ; ce dernier terme est le plus agréable euphoniquement, et doit être retenu : les habitants sont donc les « Légerins ».[réf. nécessaire]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2014 Guy Juin    
mars 2014 en cours
(au avril 2014)
Christiane Favre ... ...

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[4],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 506 habitants, en augmentation de 5,64 % par rapport à 2009 (Savoie : 3,73 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
600 664 677 733 797 758 873 836 840
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
822 875 873 820 810 760 702 667 631
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
536 511 524 462 385 412 352 361 331
1982 1990 1999 2006 2011 2014 - - -
289 317 382 446 503 506 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans.

Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[8],[Note 2].

En 2014, la commune comptait 506 habitants, en augmentation de 5,64 % par rapport à 2009 (Savoie : 3,73 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
600 664 677 733 797 758 873 836 840
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
822 875 873 820 810 760 702 667 631
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
536 511 524 462 385 412 352 361 331
1982 1990 1999 2006 2011 2014 - - -
289 317 382 446 503 506 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

En 2014, la capacité d'accueil de la station, estimée par l'organisme Savoie Mont Blanc, est de 146 lits touristiques répartis dans 29 structures[Note 3], un meublé[10].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le village et la chapelle Saint-Joseph.

Le château de Saint-Bon est une maison forte construite avant 1426 par la famille seigneuriale La Chambre-La Rochette ; transmise par filiation jusqu'à Anne Marie Leblanc de Cernex, qui épouse le 25 août 1744, Claude Pacoret (1717-1773), avocat au Sénat de Savoie. La famille Pacoret est anoblie en 1781 par le roi de Sardaigne, avec l'attribution du titre de comte de saint-Bon. L'amiral Pacoret de Saint Bon, ministre de la marine italienne, l'un de leurs petits-enfants, en fut l'habitant le plus illustre.

La chapelle Saint-Joseph a été édifiée en 1874, dédiée à l'abbé Pierre Rosaz, qui fut précepteur à la cour du roi de Savoie Piémont Sardaigne.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • L'amiral italien Simon-Antoine Pacoret de Saint-Bon (1828-1892), originaire de Savoie, était propriétaire du château de Villard-Léger, dit aujourd'hui château de Saint-Bon, où il venait séjourner.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason à dessiner Blason D'azur au chevron renversé d'or accompagné en chef d'un écusson cousu de gueules à la croix d'argent et en pointe, à dextre, d'une épée haute d'argent posée en bande et, à senestre d'une clé contournée d'argent posée en barre.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Annie et Jean Reffet, Le château et l'amiral de Saint-Bon, Éditions Derrier,

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  3. La structure Savoie Mont Blanc, pour ces données statistiques de capacité d'accueil en termes de lits touristiques d'une station ou d'une commune, additionne les établissements marchands, qui appartiennent au secteur de l'hôtellerie, et les hébergements non marchands, qui n'impliquent donc pas de transaction commerciale comme les résidences secondaires[10].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Lexique Français - Francoprovençal du nom des communes de Savoie - Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 23
    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
  2. François Marius Hudry Hudry, Histoire des communes savoyardes : Albertville et son arrondissement (vol. 4), Roanne, Éditions Horvath, , 444 p. (ISBN 978-2-7171-0263-5).
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  5. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  10. a et b « La capacité d'accueil touristique en Savoie-Mont-Blanc », Observatoire, sur le site Savoie-Mont-Blanc - pro.savoie-mont-blanc.com, (consulté en janvier 2015) : « Les données détaillées par commune, et par station : nombre de structures, nombre de lits par type d'hébergements (fichier : Détail des capacités 2014, .xlsx) ».