Cruet

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Cruet
Cruet
Le hameau de La Chapelle en direction du chef-lieu.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Savoie
Arrondissement Chambéry
Intercommunalité Communauté de communes Cœur de Savoie
Maire
Mandat
Jean-Michel Blondet
2020-2026
Code postal 73800
Code commune 73096
Démographie
Population
municipale
1 040 hab. (2018 en augmentation de 1,66 % par rapport à 2013)
Densité 103 hab./km2
Population
agglomération
220 118 hab. (2013)
Géographie
Coordonnées 45° 31′ 44″ nord, 6° 05′ 32″ est
Altitude Min. 272 m
Max. 1 456 m
Superficie 10,06 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Montmélian
(banlieue)
Aire d'attraction Chambéry
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Saint-Pierre-d'Albigny
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Cruet

Cruet est une commune française située dans le département de la Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Cruet est située dans la combe de Savoie, de la rive droite de l'Isère au col du Marocaz sur le flanc méridional du massif des Bauges, à mi-distance (environ 25 km) entre Chambéry et Albertville.

Le territoire de la commune s'étend sur 10,06 km2 à une altitude variant de 272 m au niveau de l'Isère à 1 456 m dans le massif des Bauges.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Cruet est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3]. Elle appartient à l'unité urbaine de Montmélian, une agglomération intra-départementale regroupant 3 communes[4] et 5 938 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[5],[6].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Chambéry dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 115 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[7],[8].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (52,2 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (55,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (45,7 %), zones agricoles hétérogènes (18,6 %), terres arables (10,1 %), zones urbanisées (6,6 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (6,5 %), cultures permanentes (5,1 %), prairies (4,9 %), eaux continentales[Note 3] (2,5 %)[9].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune de Cruet provient du latin corrosum qui a évolué en francoprovençal (aussi appelé « arpitan » ou « patois ») en cro auquel on a associé le suffixe -et[10]. Il désigne un petit creux ou une petite dépression[10], dont il est synonyme[11].

La paroisse est désignée sous le vocable de Ecclesia de Crosis (vers 1100, latin)[11], Silvo de Crues (1234, latin)[11], Ecclesia Sancti Laurentii de Croso (XIVe siècle, latin)[11], Capellanus Sancti Laurentii de Croso Ceneyo (XIVe siècle, latin)[11], Cruez (1632)[11], Cruet (1738, français)[11], Crwë (1911, patois)[10].

Le nom de la commune en francoprovençal est Krouè selon la graphie de Conflans[12], prononcé [krwɛ][10],[12].

Histoire[modifier | modifier le code]

À l'époque gauloise, à partir du IIIe siècle av. J.-C., la route antique de la combe de Savoie passait sous le château de Verdun[13], dont le nom en gaulois signifie : « forteresse élevée » (< u{p}er-dunum) . Ce promontoire devait être équipe d'un fort ou d'un oppidum pour contrôler et défendre la route. La tombe d'un soldat gaulois avec son épée de fer du IIIe siècle av. J.-C. a été découverte sur une éminence voisine, au Chanay.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La commune est membre de la Communauté de communes Cœur de Savoie. Elle appartient au Territoire du Cœur de Savoie, qui regroupe une quarantaine de communes de la Combe de Savoie et du Val Gelon[14].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Résultats des derniers scrutins électoraux dans la commune
1er score 2e score Participation
Élections municipales de 2020 100 % pour Jean-Michel Blondet (SE) 42,93 %
Élections départementales de 2021 57,19 % pour Christiane Brunet et Olivier Thevenet (DVD) 42,81 % pour Yann Del Rio et Laetitia Mimoun (PCF) 34,01 %
Élections régionales de 2021 44,75 % pour Fabienne Grebert (UG) 43,39 % pour Laurent Wauquiez (UD) 35,20 %
Élections européennes de 2019 22,30 % pour Nathalie Loiseau (LREM) 20,46 % pour Yannick Jadot (EELV) 56,51 %
Élections législatives de 2017 53,05 % pour Bernadette Laclais (DVG) 46,95 % pour Patrick Mignola (MODEM) 38,47 %
Élection présidentielle de 2017 64,86 % pour Emmanuel Macron (LREM) 35,14 % pour Marine Le Pen (RN) 82,10 %

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
  mars 2001 Bernard Voiron    
mars 2001 mars 2008 Marcel Raimond SE  
mars 2008 mars 2020 Etienne Pilard SE  
mars 2020 En cours Jean-Michel Blondet SE  

La commune de Cruet est membre de la communauté de communes Cœur de Savoie[15].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[17].

En 2018, la commune comptait 1 040 habitants[Note 4], en augmentation de 1,66 % par rapport à 2013 (Savoie : +2,36 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
9211 0851 1131 1201 2141 2441 1261 1321 105
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
1 0921 1231 0291 026969906838787698
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
589507508477548508508457525
1982 1990 1999 2004 2009 2014 2018 - -
6388239691 0411 0421 0171 040--
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Cave de Cruet.

Le commune fait partiellement partie de l'aire géographique de production et transformation du « Bois de Chartreuse », la première AOC de la filière Bois en France[20],[21].

Agriculture[modifier | modifier le code]

La commune est le lieu de production d'un vin de Savoie, avec nom de commune, le Cruet (AOC). Il s'agit d'un vin blanc. Elle est également dans l'aire d'appellation de vins rouges, les vins de Savoie Arbin (AOC).

Tourisme[modifier | modifier le code]

En 2014, la capacité d'accueil de la commune, estimée par l'organisme Savoie Mont Blanc, est de 203 lits touristiques répartis dans 41 structures[Note 5].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Château de Verdun-Dessus[modifier | modifier le code]

Le château de Verdun-Dessus ou château de Verdon est un ancien château fort, du XIIIe siècle, modernisé, qui se dresse au-dessus du hameau de la Baraterie. Il fut le centre de la seigneurie de Verdun.

Château de la Rive[modifier | modifier le code]

Le château de la Rive ou château de Verdon Dessoubs est une ancienne maison forte, du XIIIe siècle, très remaniée au début du XXe siècle, qui se dresse sous le château de Verdun-Dessus, dominant l'Isère. Possession des seigneurs de Verdon, branche de la famille de Chignin, il fut le centre de la seigneurie de Verdon. C'est aujourd'hui un centre de séminaire et de réception.

Tour du Chaffard[modifier | modifier le code]

La tour du Chaffard est une ancienne maison forte, du XIVe siècle, qui se dresse au hameau de Madoux. Elle fut le centre de la seigneurie du Chaffard.

Maison forte du Chanay[modifier | modifier le code]

La maison forte du Chanay est une ancienne maison forte, de la fin du XIVe siècle, qui se dresse en dessous de la tour du Chaffard, dont elle est séparée par une motte. Elle fut le centre de la seigneurie du Chanay.

Maison des évêques de Grenoble ou mas du Clos ou du Cloux[modifier | modifier le code]

Située au hameau de La Chapelle, cette maison du XIVe siècle est aujourd'hui une grange. Elle a conservé une large croisée biseautée.

Pont des Anglais[modifier | modifier le code]

Il s'agit du plus vieux pont ferroviaire métallique du monde, le «  Pont Victor-Emmanuel  » également appelé « Pont des Anglais » enjambe aujourd'hui encore, l'Isère au droit de Cruet. Construit par l'Anglais Newman, ce pont mesure 236 mètres de long et est au centre d'un projet de réhabilitation. En effet la ligne ferroviaire Choudy (Aix-les-Bains) à Chambéry et à Saint-Jean-de-Maurienne, mise en service le 20 octobre 1856 par la compagnie du chemin de fer Victor-Emmanuel, empruntait ce pont pour franchir l'Isère, qu'elle suivait sur sa rive gauche. Son tracé sera repris par l'autoroute A43. C'est ensuite le 19 décembre 1876 que cette ligne a été rouverte par la compagnie PLM (reprenant par convention de 1867 les lignes de Savoie) par l'itinéraire de Saint-Pierre-d'Albigny en vue de la mise en service en 1879 de l'embranchement d'Albertville. Ce pont ferroviaire n'a donc été utilisé que pendant vingt ans seulement.

Église Saint-Laurent[modifier | modifier le code]

L'église placée sous le patronage de saint Laurent. Le nouvel édifice, de style néoroman, est construit selon les plans de l'architecte chambérien Faga entre 1896 et 1899. En réalité, seul l'extérieur appartient au style néoroman, tandis que l'intérieur se rattache au style néogothique[23].

Autres[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Association de l'Histoire en Cœur de Savoie, 1000 ans d'histoire en Cœur de Savoie, Neva Éditions, , 1027 p. (ISBN 2-3505-5281-0 et 978-2-35055-281-1, OCLC 1202710836), « Cruet », p. 300-349
  • Michèle Brocard, Lucien Lagier-Bruno, André Palluel-Guillard, Histoire des communes savoyardes : Aix-les-Bains et ses environs - Les Bauges - La Chartreuse - La Combe de Savoie - Montmélian (vol. 2), Roanne, Éditions Horvath, , 463 p. (ISBN 978-2-7171-0310-6), p. 408-413. ([PDF] lire en ligne)
  • Abbé Félix Bernard, « Cruet (Ecclesia de Crosis) », dans Actes du 85e Congrès national des sociétés savantes, Chambéry-Annecy, 1960. Section d'archéologie, Paris, Impr. nationale, , 272 p. (lire en ligne), p. 235-246

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  5. La structure Savoie Mont Blanc, pour ces données statistiques de capacité d'accueil en termes de lits touristiques d'une station ou d'une commune, additionne les établissements marchands, qui appartiennent au secteur de l'hôtellerie, et les hébergements non marchands, qui n'impliquent donc pas de transaction commerciale comme les résidences secondaires[22].
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Unité urbaine 2020 de Montmélian », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  5. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  6. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  7. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Chambéry », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le ).
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  9. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  10. a b c et d Charles Marteaux, « Sur le sens et l'étymologie de quelques noms de lieux savoyards », Recueil des travaux de l'Institut de géographie alpine, vol. 6, no 6_2,‎ (lire en ligne), p.141.
  11. a b c d e f et g Adolphe Gros, Dictionnaire étymologique des noms de lieu de la Savoie, La Fontaine de Siloé (réimpr. 2004) (1re éd. 1935), 519 p. (ISBN 978-2-84206-268-2, lire en ligne), p. 152..
  12. a et b Lexique Français - Francoprovençal du nom des communes de Savoie : Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 21
    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
    .
  13. Cruet
  14. Direction départementale des Territoires de la Savoie, « Territoire du Coeur de Savoie », sur le site de la Direction départementale des Territoires - observatoire.savoie.equipement-agriculture.gouv.fr (consulté en ), Observatoire des Territoires de la Savoie.
  15. Les 43 communes de la communauté de communes Cœur de Savoie.
  16. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  20. Information Presse du 5 novembre 2018 : Le Bois de Chartreuse obtient la première AOC Bois en France. Une première dans la filière bois !, site officiel du Bois de Chartreuse.
  21. Cahier des charges de l’appellation d’origine « Bois de Chartreuse », homologué par l’arrêté du 23 octobre 2018 publié au JORF du 31 octobre 2018, Bulletin officiel du Ministère de l’agriculture et de l’alimentation, n° 2018-46 (.PDF).
  22. « La capacité d'accueil touristique en Savoie-Mont-Blanc », Observatoire, sur le site Savoie-Mont-Blanc - pro.savoie-mont-blanc.com, (consulté en ) : « Les données détaillées par commune, et par station : nombre de structures, nombre de lits par type d'hébergements (fichier : Détail des capacités 2014, .xlsx) ».
  23. Françoise Dantzer, Les Bauges : Terre d'art sacré, La Fontaine de Siloé, coll. « Les Savoisiennes », , 251 p. (ISBN 978-2-84206-272-9, lire en ligne), p. 74.
  24. Site consacré à Victor Tiollier