Arvillard

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Arvillard
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Blason de Arvillard
Blason
Arvillard
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Savoie
Arrondissement Chambéry
Canton Montmélian
Intercommunalité Communauté de communes Cœur de Savoie
Maire
Mandat
Georges Communal
2014-2020
Code postal 73110
Code commune 73021
Démographie
Population
municipale
842 hab. (2014)
Densité 29 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 26′ 32″ nord, 6° 07′ 14″ est
Altitude Min. 400 m
Max. 2 807 m
Superficie 29,28 km2
Localisation

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Liens
Site web arvillard.fr

Arvillard est une commune française située dans le département de la Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Plan commune.jpg

La commune d’Arvillard est située dans la partie savoyarde de la chaîne de Belledonne.

Elle est limitrophe des communes de :

  • La Rochette (du virage sur la route de la Rochette au Joudron, 500 m environ au-dessus des cartonneries Cascades) ;
  • Presle (le Joudron jusqu’aux sources du Gargoton puis jusqu’à la Grande Roche Blanche) ;
  • Saint-Rémy-de-Maurienne (la crête principale de la Grande Roche Blanche au Pic du Frêne) ;
  • Saint-Étienne-de-Cuines (du pic du Frêne au Clocher du Frêne) ;
  • Allevard-les-Bains (Isère) (du Clocher du Frêne au col de la Bourbière) ;
  • La Chapelle-du-Bard (Isère) (du col de la Bourbière au Bens puis le Bens jusqu'à 1 600 m env. en aval du Pont de Bens) ;
  • Détrier (du Bens 1 600 m env. en aval de Pont de Bens à l’ermitage (400 m à l'ouest du Mont Pezard), versant nord du Mont Pezard jusqu’au virage sur la route de La Rochette).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Arvillard dérive de Alvilare, constitué de l'adjectif bas-latin villare, « de maison de campagne, de métairie, de ferme, de basse-cour »[1], avec l'agglutination de l'ancien article al qui en savoyard est devenu ar[2],[3].

Le chanoine Gros observe que les mentions du Moyen Âge indiquent "Alto Vilar" (« le haut Villard » ou le villar situé en hauteurs), ne respectant pas les formes anciennes du XIe siècle avec "Alvilarie, Alvilare"[3]. Il s'agit d'un certain Burno de Alvilari dans un document de 1082 (Cartulaire de Cluny)[3] ou encore de Décima de Alvilare mentionné dans un document aux environs de 1090 du Cartulaire de Domène[2],[3]. Au XIe siècle, le chevalier Humbert d'Arvillars et son épouse Vierna font don aux moines de Cluny, d'un « mas situé en Allevard et dans le villar qu'on nomme Al-Villar » (Al-Villar signifie "au Villar"). Dans le Cartulaire de Grenoble — le décanat de Savoie dépendait de l'évêché de Grenoble — la paroisse est désignée sous les formes Alto Vilar et Alto Vilare dans des documents du XIIe siècle et Alto Vilari au XVe siècle[2],[3]. Le toponyme de la paroisse devient par la suite Alvillar, Arvillar et Arvillars[2].

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Arvelâ (graphie de Conflans) ou Arvelârd (ORB)[4].

Deux curiosités littéraires : "Arvillard-les-Bains" est le nom choisi par Alphonse Daudet pour décrire Allevard dans son roman "Numa Roumestan". Le "Barrage d'Arvillard" est le titre d'un autre roman de Thyde Monnier.

Histoire[modifier | modifier le code]

Période médiévale[modifier | modifier le code]

En 1328, Étienne d'Arvillard rend hommage au dauphin pour sa bastide d'Arvillard ou Bâtie d'Arvillard, le fief de la famille situé dans le mandement d'Allevard. Elle fait l'objet d'une description dans l'enquête delphinale de 1339, comprenant une tour de 25 m de hauteur et de 13 m de côté, couverte de pierre et non pas « d'essendoles ». Elle est éclairée par dix-sept fenêtres. À l'intérieur, on trouve une cuisine pourvue de deux cheminées. Sur cette tour est accolé un logis de 25 × 12 m de côte, qui abrite l'« aula »[5].

Arvillard et le fer[modifier | modifier le code]

Les chartreux de Saint-Hugon[modifier | modifier le code]

Fondée en 1170 -1173, la chartreuse du Val-Saint-Hugon oriente ses activités séculaires sur la fabrication du fer. Dans un lieu riche en minerais et en forêts d'où l'on tire le charbon de bois nécessaire à cette industrie, près du torrent du Bens, cette activité fait la fortune du monastère.

Le 13 avril 1374, les religieux possèdent trois « artifices » ou fabriques dans le Val de Bens, loués tout d'abord puis exploités directement. Elle en exploitera bientôt cinq. Mais les conflits avec les habitants d'Arvillard et de La Chapelle-du-Bard sont violents et nombreux. Très tôt, les religieux s'opposeront aux anciennes coutumes supposées qui permettaient aux habitants de ces deux communautés de chercher dans les forêts un apport à leur subsistance : "En 1192, le pape Célestin III confirmera le privilège des Chartreux de Saint-Hugon. La chasse, la pèche, la capture des oiseaux, le pâturage et le passage des chèvres, brebis et autres animaux domestiques étaient défendus aux étrangers (au couvent)"[6]. Par ailleurs, la rigueur avec laquelle les laïcs travaillant aux artifices de Saint-Hugon étaient soumis aux religieux - privation de nourriture ou châtiments corporels pour avoir levé les yeux sur une femme, par exemple - expliquait largement le sourd ressentiment. En 1407, la contestation qui s'élève entre les moines et le receveur des gabelles du pays d'Allevard au sujet de l'exonération des impôts sur le fer, cause un grave préjudice financier au monastère. Cependant, c'est surtout au XVIe siècle que les désordres se généralisent à Saint-Hugon avec l'arrêt des artifices et le pillage par les Huguenots de Charles Dupuy de Montbrun.

Les ruines de la Chartreuse de Saint Hugon au XIXe siècle, illustrées par Victor Cassien (1808 - 1893).

La reprise en main se fera lentement à partir de 1630. En 1677, le prieur Dom Charlois « a multiplié les martinets de fer et le bois est ménagé de telle façon qu'on en a toujours assez pour faire couler la mine »[7]. Ce dernier religieux installera côté France, c'est-à-dire sur la rive gauche du Bens, un second haut fourneau performant. Les minerais utilisés par les deux hauts fourneaux proviennent des sites du Plan-du-Four, des Envers et du Molliet, mais également des mines de Saint-Georges d'Hurtières et de Pinsot. La production est de dix à douze mille quintaux de fonte de 49 kg (poids local, inférieur de plus de 5 kg au poids du quintal d'Allevard) par an (58 tonnes 8) pour une dépense en bois considérable sur près de 8 000 hectares de forêt[8]. La fonte produite, de très bonne qualité, est vendue aux fabricants locaux mais aussi aux aciéristes du seuil de Rives, alors les plus importantes aciéries de France, en Dauphiné, fournisseurs de la manufacture royale d'armes de Saint-Étienne, jusqu'à l'édit protectionniste de Saint-Germain qui taxe lourdement les importations des fontes cartusiennes, supposées toutes "savoyardes", dans le royaume de France (1731).

La fermeture du marché de Rives provoque un repli important. Les deux hauts fourneaux - France et Savoie - ne fondent plus que 3 mois par an pour une production de 30 à 35 quintaux de fonte, c'est-à-dire de gueuse/jour, en 5 percées de tympe de 5 en 5 heures, la dernière de quatre heures seulement en charge allégée, pour une production totale de 14 tonnes 332, largement suffisante pour alimenter les trois martinets de la Chartreuse.

À la fin du XVIIIe siècle, la chute sera brutale. D'incessants conflits avec leurs principaux concurrents, la puissante famille de Barral, seigneurs d'Allevard, « bien en cour » ; avec les populations des villages ; avec les réformateurs des forêts, seront à l'origine d'un lent effondrement qui se terminera avec leur départ forcé en 1792/1793. Une anecdote : Peu auparavant (1790), une supplique des aciéristes de Rives à « nosseigneurs de l'assemblée Nationale (!) » avait réclamé la fin des taxations et le retour des libres importations de fontes de Saint-Hugon et de Savoie en général, comme « bien meilleures et bien moins chères que celles d'Allevard ».

Jacques Louaraz et associés[modifier | modifier le code]

D'une famille de mineurs originaire du hameau minier du Cuchet au sud d'Allevard où il naît en 1755, Jacques Louaraz est remarqué, très jeune (12 ans), par le procureur de la chartreuse de Saint-Hugon en résidence en Dauphiné pour gérer les fosses minières et les biens - dont le très riche domaine de Vaubonnais à Tencin - de la dévote dame chartreuse du Val-de-Bens. Pris sous la protection du religieux, le jeune garçon gagne le monastère comme domestique de Dom Michel Vallet, futur procureur de la chartreuse d'Aillon, mais c'est sous la conduite bienveillante du maître-fondeur Souquet, d'une remarquable famille de ferriers de Montgaren (La Chapelle-du-Bard) (les Souquet La Masse et autres Souquet Potiole), qu'il va s'initier aux secrets de la sidérurgie cartusienne.

À la veille de la Révolution, le seul haut fourneau de Saint-Hugon fonctionnant côté Savoie était de dimensions modestes. De type bergamasque, créé par le maître fournelier Marcel Maître à la demande du procureur des fabriques Dom Antoine David, il avait environ 6 mètres 48 de haut. Sa production se limitait à 2 000 quintaux métriques par an (soit 9,8 tonnes), ce qui était très suffisant pour les seuls besoins des martinets et des fabriques d'outils de proximité.

Ayant épousé une demoiselle Grasset et bien implanté dans le pays, Jacques Louaraz va pouvoir racheter, après le départ des moines, le bâtiment cartusien, le fourneau et son usine, au titre de bien national et devenir, en 1794, maître de forges indépendant.

Essentiellement tributaire des taillandiers locaux, Jacques Louaraz, riche notable - un de ses fils deviendra officier de cavalerie dans la garde impériale et l'autre, Antoine, futur maître de forges à Saint-Rémy et député à Turin, sera l'élève du fameux abbé Raillanne de Grenoble, ancien précepteur et "noir coquin" de Stendhal - va être à l'origine d'une société qui regroupera, sous la Révolution et au début de l'Empire, les maîtres Puget, Rey, Prallet puis Guillermin.

À la fin de l'Empire, après le retour des souverains sardes, une nouvelle société restreinte est formée avec, comme actionnaires, l'aciériste Montgelaz de La Rochette, et les taillandiers Bertholus de Presle et Alésina de Pont de Bens, tous les trois clients prioritaires du haut fourneau de Saint-Hugon.

C'est en 1829, date du traité international sur les eaux du Bens, que la décision est prise de céder la majorité des parts de Saint-Hugon à Jean-Gaspard Leborgne, industriel grenoblois enrichi dans les transports, petit-fils d'Antoine Leborgne de Chambéry et cousin du comte Benoît de Boigne.

La vente est consentie moyennant un règlement annuel de 12 020 francs sur dix ans et une augmentation de capital de 20 000 francs[9].

Le haut fourneau Leborgne[modifier | modifier le code]

Désireux avant tout faire un placement afin de compenser la perte qu'il venait de faire de la verrerie de Tréminis, Jean Gaspard Leborgne se désintéresse tout d'abord de la marche du haut fourneau. Son fils Prosper, homme politique engagé, qui sera commissaire de la République du département de l'Isère en 1848, tente l'aventure sidérurgique. Mais n'étant pas sur place, il ne peut réellement diriger les premiers fondages catastrophiques. En 1845, le fond de l'abîme est atteint avec 16 tonnes de fonte au lieu des 65 tonnes habituelles.

Prosper Leborgne prend alors la décision de confier à son fils, Émile (1822-1888), étudiant en Droit et adepte convaincu des idées de Charles Fourier, d'assumer le destin du fourneau de Saint-Hugon en prenant en main son avenir. En quelques années, le jeune homme va devenir un maître de forges remarquable. Voyageant et étudiant sans cesse en France, à Londres, en Suisse et en Allemagne, il réforme peu à peu le haut fourneau, œuvre de M. Thouvard, entrepreneur de Barraux, et le rend performant. Par ailleurs Émile Leborgne, ami d'enfance d'Aristide Albert et des enfants de Marceline Desbordes-Valmore apparenté aux Boigne et au général Borson, et qui a donc des relations dans tous les milieux, réorganise ses débouchés en prenant la responsabilité des usines de Calvin (Presle), Fourby (La Rochette) et Pont-de-Bens (La Chapelle-du-Bard), autrefois propriétés des associés de son grand-père.

Les minerais utilisés durant cette période viennent essentiellement de Savoie : du Molliet, de Prodin, du Bourget et de Saint-Georges (d'Hurtières). Les résultats sont remarquables puisqu'en 1850, sur trois mois de fondage seulement, les 80 tonnes sont dépassées. Pour la première fois depuis un siècle et demi, Saint-Hugon-fonte était à nouveau excédentaire. Mais les difficultés d'approvisionnement en charbons et les dures conditions de travail ne permettront pas à l'expérience de se poursuivre au-delà des années 1870.

La société Leborgne se désengage peu après (1873) de Saint-Hugon, abandonnant le domaine à la société Foussemagne de Lyon exploitant essentiellement le domaine forestier, préfiguration de la nouvelle orientation économique autour de la production de pâte à papier et des cartonneries, ainsi que Fourby, l'aciérie de La Rochette, et Calvin, les forges de Presle, pour se replier dans un premier temps sur les taillanderies ex-Alésina du Pont-de-Bens, réorganisées en 1859, puis sur Arvillard même avec la reprise en 1890 des taillanderies de Léopold Grasset. À cette date, il y a deux ans qu’Émile Leborgne a quitté ce monde.

Les taillandiers[modifier | modifier le code]

Les premiers taillandiers ou "fabricants d'outils taillants" d'Arvillard étaient, sans doute, les concessionnaires laïc dses artifices cartusiens. Avec le départ des Chartreux et à l'époque la reprise en main du haut fourneau par Jacques Louaraz, quelques familles de pierrus vont se lancer dans l'aventure industrielle : Champiot, Bouclier, Becquerand et surtout Grasset (Hugues - Joseph - puis Léopold). Plusieurs branches de cette dernière famille s'installèrent à Allevard, au Moutaret au lieu-dit l'Ourcière et à Pinsot (Jacques Grasset sera maire de ce dernier village), également à Ugine. Mais Arvillard reste le centre de leurs activités en particulier entre 1820 et 1890 au martinet du Bens sur l'emplacement de l'actuelle usine Fiskars-Leborgne.

Les produits de leur taillanderie, en particulier les faux (dailles) et les haches "piémontaises", se vendent surtout en Savoie (Maurienne - Bauges et région chambérienne) mais aussi et assez largement dans toutes les autres provinces du royaume de Piémont-Sardaigne (Turin - Novare - Alessandria - Verceil - Mongrando), et également en France (Isère - Drôme), en Allemagne et en Suisse (Genève - Payerne - Lausanne et Valais) où ils ont une très bonne réputation de solidité. Mais la concurrence est très rude entre les trois taillanderies du Bréda et du Bens comme en témoignent les rapports des voyageurs de commerce de Joseph Grasset tel ce F. Ruffier, en déplacement à Evian, Thonon et Lausanne en 1856 : "J'ai eu la fatalité de passer ici après le borgne (sic), des voyageurs des maisons de Genève et Clairin (sic) - les forges du Bréda de La Chapelle-du-Bard - que j'ai rencontré à Villeneuve. Je n'irai pas à Taninges, le borgne a tout ratissé...".

La fonte mise en œuvre par Joseph Grasset provient essentiellement, durant cette période (1852-1859), du haut fourneau d'Epierre (Balmain).

Lors de la guerre de Crimée, les taillanderies Grasset fourniront également en outils aratoires et de campement (faux et faucards) le corps expéditionnaire piémontais. Peu avant l'annexion, en 1858, l'usine Grasset d'Arvillard s'équipera de laminoirs très modernes conçus par les ateliers Satre et Brenier (futurs ateliers Neyret Brenier puis Neyrpic) alors à La Tronche (Isère).

À Pont-de-Bens, les nouvelles taillanderies Leborgne s'orientent, elles et dès 1859, sur la fabrication à très grande échelle d'outils "coloniaux", après avoir fourni une partie des fameuses pelles dites "allevardes" conçues pour le creusement du canal de Suez. Grâce à un réseau très dense de relations - comme celle cultivée avec le fameux sénateur René Bérenger de la Drôme, leur cousin, ministre des travaux publics sous Mac Mahon et célèbre pour sa pudibonderie - les Leborgne obtiendront de gros marchés dans toutes les colonies françaises en Afrique du Nord (béchards et pioches de Sidi-Bel-Abbès), à Madagascar (angadys), Nouvelle-Calédonie (houe de Nouméa), au Maroc ou au Tonkin (pelles de rizière).

Succédant à son père, Édouard Leborgne développe à Arvillard la production d'outils de terrassement et d'outils agricoles. À partir des années 1920 et pour bien marquer son origine et son enracinement savoyards, la marque utilisera comme logo "le yatagan" du général Benoît de Boigne. C'est l'époque où Edouard Leborgne s'associe avec son gendre, un ingénieur d'origine bretonne, directeur des fabrications nommé Y. Lozach'meur, après avoir résisté, non sans mal et non sans dégâts financiers, à une tentative de fusion « inamicale » de la part des forges d'Allevard.

Anticipant sur l'évolution de sa clientèle traditionnelle à partir des années 1930-1940, la société va privilégier avant tout la qualité de sa production dans une aire de diffusion plus restreinte, échappant ainsi vingt ans plus tard au contre-coup économique de la décolonisation[10].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[M 1]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1900 1904 Joseph Berchoud    
1904 1908 J.Baptiste Bouclier    
1908 1919 Hippolyte Bouclier    
1919 1929 François Durand    
1929 1935 Pierre Domeignoz    
1935 1941 François Durand    
1944 1953 Eugène Thievenaz    
1953 1959 François Durand    
1959 1965 Alphonse Merieux    
1965 1977 Michel Lozac'hmeur    
1977 1983 Louis Vincendon    
1983 1995 Edouard Caillet    
1995 1998 Henri Vard    
1998 2001 André Hardyn    
2001 2008 François Cuchet DVG  
2008 mars 2014 François Cuchet DVG Conseiller général du canton de La Rochette
mars 2014 en cours
(au avril 2014)
Georges Communal    

Démographie[modifier | modifier le code]

Ses habitants sont les Pierrus[11]. La coutume veut que les hommes de La Rochette qui allaient chercher leur future épouse à Arvillard étaient reçus à coups de pierre par les hommes d'Arvillard.


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[13],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 842 habitants, en augmentation de 0,24 % par rapport à 2009 (Savoie : 3,73 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
1 164 1 106 1 175 1 412 1 437 1 375 1 227 1 207 1 245
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
1 252 1 259 1 170 1 061 1 006 988 992 982 916
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
833 805 744 730 693 621 679 617 615
1982 1990 1999 2008 2013 2014 - - -
603 654 704 836 840 842 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

En 2014, la capacité d'accueil de la commune, estimée par l'organisme Savoie Mont Blanc, est de 525 lits touristiques répartis dans 76 établissements[Note 2]. Les hébergements se répartissent comme suit : un meublé et un centre / village de vacances[16].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La Chartreuse de Saint Hugon.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Famille noble d'Arvillars.
  • Sophie-Antoinette Sandroz (née en 24 mars 1873), dit sœur Geneviève de la congrégation des sœurs de Saint-Joseph de Chambéry. Elle fut infirmière à l'hôpital français de Petrograd (Russie). Elle reçoit la Médaille de la Reconnaissance française d'argent (J.O. ) : « A fait preuve du plus grand dévouement au cours des événements qui se sont déroulés en Russie, donnant ses soins aux malades de la colonie française au cours de l’épidémie de typhus et de choléra, sans crainte de la contagion ni des dangers de toutes sortes que comportaient les sorties en ville. »[18]
  • Famille Louaraz (originaire du hameau du Cuchet entre Pinsot et Allevard en Dauphiné) : Jacques (1755-1841), maître de forges et syndic et son fils Antoine (1792-1861) élu cinq fois député à la Chambre de Turin de 1848 à 1860 pour le collège de Montmélian.
  • Yves Pillet, député de l'Isère, natif d'Arvillard.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Arvillard Blason D'or, à l'aigle d'azur, membrée, becquée et couronnée de gueules[19].
Devise 
NUBE ALTIUS
Détails Les armes de la commune sont celle de l'ancienne famille d'Arvillars.
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Élisabeth Sirot, Noble et forte maison - L'habitat seigneurial dans les campagnes médiévales du milieu du XIIe au début du XVIe, Paris, Editions Picard, , 207 p. (ISBN 978-2-70840-770-1)
  • Pierre Brugnon, Le château d'Arvillard et ses seigneurs au Moyen-Âge, compte rendu de la conférence organisée par l'association Arvill-Art et Patrimoine au château d'Escart (Arvillard, Savoie) 20 septembre 2014. (Lire en ligne)
  • Michèle Brocard, Maurice Messiez-Poche, Pierre Dompnier, Histoire des communes savoyardes : La Maurienne - Chamoux - La Rochette (vol. 3), Roanne, Éditions Horvath, , 558 p. (ISBN 978-2-7171-0289-5), p. 494-498. ([PDF] lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  2. La structure Savoie Mont Blanc, pour ces données statistiques de capacité d'accueil en termes de lits touristiques d'une station ou d'une commune, additionne les établissements marchands, qui appartiennent au secteur de l'hôtellerie, et les hébergements non marchands, qui n'impliquent donc pas de transaction commerciale comme les résidences secondaires[16].

Références[modifier | modifier le code]

Sites de la mairie[modifier | modifier le code]

  1. « Les maires du siècles » (consulté le 16 septembre 2015).

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. D'après Henry Suter, « Villare », Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs, sur henrysuter.ch, Henry Suter, 2000-2009 (consulté le 12 septembre 2015).
  2. a, b, c et d D'après Henry Suter, « Arvillard », Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs, sur henrysuter.ch, Henry Suter, 2000-2009 (consulté le 12 septembre 2015).
  3. a, b, c, d et e Adolphe Gros, Dictionnaire étymologique des noms de lieu de la Savoie, La Fontaine de Siloé (réimpr. 2004) (1re éd. 1935), 519 p. (ISBN 978-2-84206-268-2, lire en ligne), p. 38..
  4. Lexique Français - Francoprovençal du nom des communes de Savoie - Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 20
    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
  5. Élisabeth Sirot 2007, p. 129.
  6. Fabrice Mouthon, « Moines et paysans sur les alpages de Savoie », Cahiers d'Histoire, 2001
  7. Eugène Burnier, La Chartreuse de Saint-Hugon en Savoie, Chambéry, F. Puthod, 1869
  8. Auguste Bouchayer, Les Chartreux maîtres de forges, Grenoble, 1927
  9. Georges Salamand, Le maître de Saint-Hugon - Émile Leborgne - l'aventure quotidienne d'un haut fourneau des Alpes au XIXe siècle, éditions du Fond-de-France, 2001
  10. Georges Salamand, phase de préfiguration de la route du fer, 2006
  11. « Arvillard », sur le site de mutualisation des Archives départementales de la Savoie et de la Haute-Savoie - sabaudia.org (consulté en juillet 2014), Ressources - Les communes.
  12. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  16. a et b « La capacité d'accueil touristique en Savoie-Mont-Blanc », Observatoire, sur le site Savoie-Mont-Blanc - pro.savoie-mont-blanc.com, (consulté en janvier 2015) : « Les données détaillées par commune, et par station : nombre de structures, nombre de lits par type d'hébergements (fichier : Détail des capacités 2014, .xlsx) ».
  17. site
  18. « Sœurs de Saint-Joseph de Chambéy en Russie », sur le site Les découvertes du chamois sur chamois.canalblog.com, (consulté le 16 septembre 2015).
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