Lizonne (affluent de la Dronne)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour l’article homonyme, voir Lizonne (affluent de la Charente).

Lizonne
(Nizonne)
Illustration
La retenue de la Nizonne entre Rudeau-Ladosse et Saint-Sulpice-de-Mareuil, au lieu-dit Lavergne.
Caractéristiques
Longueur 60,5 km
Bassin 640 km2
Bassin collecteur la Dordogne
Débit moyen 5,10 m3/s (Saint-Séverin) [1]
Régime pluvial océanique
Cours
Source Morelière
· Localisation Sceau-Saint-Angel
· Altitude 200 m
· Coordonnées 45° 28′ 59″ N, 0° 40′ 07″ E
Confluence la Dronne
· Localisation Allemans et Saint-Séverin
· Altitude 48 m
· Coordonnées 45° 17′ 23″ N, 0° 15′ 09″ E
Géographie
Principaux affluents
· Rive gauche Belle, Pude, Sauvanie
· Rive droite Manore, Voultron
Pays traversés Drapeau de la France France
Départements Charente, Dordogne
Régions traversées Nouvelle-Aquitaine

Sources : SANDRE:P72-0400, Géoportail, Banque Hydro

La Lizonne (en occitan Lisona, ou dans sa partie amont la Nizonne, en occitan Nisona[2]) est une rivière française des départements de la Dordogne et de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine), principal affluent de la Dronne.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Son nom s'analyse par le radical hydronymique Leiz- et le suffixe -onna.

Il se retrouve sous ses deux formes dans celui de deux communes de la Dordogne, Saint-Front-sur-Nizonne et Saint-Paul-Lizonne.

Géographie[modifier | modifier le code]

La Nizonne prend sa source à 200 mètres d'altitude dans le département de la Dordogne sur la commune de Sceau-Saint-Angel, deux kilomètres à l'ouest du bourg, près du lieu-dit Morelière, dans le parc naturel régional Périgord-Limousin.

Elle arrose Saint-Front-sur-Nizonne et La Rochebeaucourt-et-Argentine. En aval d'Édon et de La Rochebeaucourt, c'est-à-dire de son confluent avec la Belle, la Nizonne prend le nom de Lizonne[3].

Sur la presque totalité des vingt derniers kilomètres de son parcours, elle marque la limite avec le département de la Charente et arrose Gurat et Saint-Séverin.

De plus, depuis Champagne et Gurat et jusqu'à sa confluence avec la Dronne, elle se subdivise en de nombreux bras.

Elle conflue en rive droite de la Dronne, à 48 mètres d'altitude, en aval du Moulin du Pontet, en limite des communes d'Allemans et de Saint-Séverin.

Sa longueur est de 60,5 km[4].

Départements, communes et cantons traversés[modifier | modifier le code]

La Nizonne entre Édon (à droite) et La Rochebeaucourt.

La Lizonne arrose deux départements et vingt-quatre communes[4] réparties sur sept cantons, soit d'amont vers l'aval :

Hydrologie[modifier | modifier le code]

La station hydrologique de Saint-Séverin, en service depuis 1985, a enregistré le un débit maximal journalier de 55,9 m3/s. En instantané, le débit maximal s'est élevé le à 63,2 m3/s[5].

Affluents[modifier | modifier le code]

La Lizonne a dix affluents contributeurs et un bras référencés[4] : Les cinq plus longs affluents sont :

Environnement[modifier | modifier le code]

La Nizonne en limite des Graulges et de Sainte-Croix-de-Mareuil.
En limite de Combiers et La Rochebeaucourt-et-Argentine.
Bras de la Lizonne aux tourbières de Vendoire.

Parc naturel[modifier | modifier le code]

À l'exception des anciennes communes de Mareuil et des Graulges, toutes les autres communes ou anciennes communes de la Dordogne riveraines de la Nizonne — mais pas celles riveraines de la Lizonne — font partie du parc naturel régional Périgord-Limousin, depuis Sceau-Saint-Angel jusqu'à La Rochebeaucourt-et-Argentine[6].

ZNIEFF[modifier | modifier le code]

Les vallées de la Nizonne et de ses affluents, dont le ruisseau de Beaussac, le ruisseau de Bretanges, la Belle et la Pude, sont protégées au titre de la zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de type II « Vallée de la Nizonne »[7],[8].

Sa faune est constituée d'environ 250 espèces dont trente sont considérées comme déterminantes :

Sa flore est également constituée de plus de deux cents espèces de plantes, dont neuf sont considérées comme déterminantes : la Fritillaire pintade (Fritillaria meleagris), la Gentiane des marais (Gentiana pneumonanthe), l'Hélianthème blanc (Helianthemum canum), l'Orchis à fleurs lâches (Anacamptis laxiflora), l'Orpin de Nice (Sedum sediforme), le Pigamon jaune (Thalictrum flavum), la Sabline des chaumes (Arenaria controversa), le Scirpe des bois (Scirpus sylvaticus) et l'Utriculaire citrine (Utricularia australis).

La ZNIEFF de type I « Coteaux calcaires des bords de la Nizonne et de la Belle » concerne essentiellement les coteaux de rive droite de la Nizonne, depuis Champeaux-et-la-Chapelle-Pommier jusqu'à Beaussac, ainsi que les coteaux de son affluent la Belle sur les anciennes communes de Mareuil et Vieux-Mareuil. Cette ZNIEFF présente des pelouses calcaires[9],[10] où s'épanouissent plus de 160 espèces de plantes dont plusieurs sont considérées comme déterminantes : la Cardoncelle (Carduncellus mitissimus), l'Euphorbe de Séguier (Euphorbia seguieriana), le Fumana à tiges retombantes (Fumana procumbens), l'Hélianthème blanc (Helianthemum canum), la Laîche humble (Carex humilis), l'Orpin de Nice (Sedum sediforme), la Sabline des chaumes (Arenaria controversa) et le Thésium couché (Thesium humifusum), et dix-huit espèces d'orchidées terrestres : la Céphalanthère rouge Cephalanthera rubra, l'Homme-pendu (Orchis anthropophora), le Limodore à feuilles avortées (Limodorum abortivum), la Listère à feuilles ovales (Neottia ovata), l'Orchis bouc (Himantoglossum hircinum), l'Orchis bouffon (Anacamptis morio), l'Orchis brûlé (Neotinea ustulata), l'Orchis guerrier (Orchis militaris), l'Orchis mâle (Orchis mascula), l'Orchis moucheron (Gymnadenia conopsea), l'Orchis pyramidal (Anacamptis pyramidalis), l'Orchis pourpre (Orchis purpurea), l'Ophrys abeille (Ophrys apifera), l'Ophrys araignée (Ophrys sphegodes), l'Ophrys bourdon (Ophrys fuciflora), l'Ophrys brun (Ophrys fusca), l'Ophrys mouche (Ophrys insectifera) et la Platanthère à fleurs verdâtres (Platanthera chlorantha).

Une autre ZNIEFF de type I concerne les marais alcalins de la vallée de la Nizonne[11],[12]. Elle s'étend depuis Champeaux-et-la-Chapelle-Pommier jusqu'à Saint-Paul-Lizonne et Saint-Séverin, hormis les communes de Bouteilles-Saint-Sébastien et Palluaud.

On y retrouve les mêmes espèces déterminantes animales que la ZNIEFF de type II « Vallée de la Nizonne », à l'exception des chauves-souris ; pour la flore, quatre espèces déterminantes précitées y sont présentes : la Fritillaire pintade, la Gentiane des marais, le Pigamon jaune et l'Utriculaire citrine, avec en plus la Sagittaire à feuilles en flèche (Sagittaria sagittifolia).

Natura 2000[modifier | modifier le code]

La vallée de la Nizonne est aussi, dans son intégralité, une zone Natura 2000 avec vingt espèces animales inscrites à l'annexe II de la directive habitats de l'Union européenne[13],[14] :

  • dix espèces de mammifères dont huit chauves-souris (Barbastelle d'Europe, Grand murin, Grand rhinolophe, Minioptère de Schreibers, Murin à oreilles échancrées, Murin de Bechstein, Petit murin et Petit rhinolophe), ainsi que la Loutre d'Europe et le Vison d'Europe (Mustela lutreola) ;
  • parmi les insectes, le Damier de la succise (Euphydryas aurinia), plus six espèces déjà protégées dans la ZNIEFF du même nom, hormis l'Azuré de la croisette ;
  • la tortue Cistude d'Europe ;
  • le Chabot fluviatile (Cottus perifretum) et la Lamproie de Planer (Lampetra planeri).

À voir[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Banque Hydro - Station P828284010 - La Lizonne à Saint-Séverin (option "Tous Mois", moyenne 1985-2012) (décocher "station en service")
  2. Elle porte le nom de Nizonne depuis sa source jusqu'à Édon et La Rochebeaucourt-et-Argentine
  3. Parc naturel régional Périgord-Limousin, « Vallée de la Nizonne » [PDF], (consulté le 15 août 2019)
  4. a b et c Sandre, « Fiche cours d'eau - La Lizonne (P72-0400) », consultée le 7 septembre 2008
  5. Banque Hydro - Station P8284010 - Lizonne à Saint-Séverin (le Marchais) (option Synthèse) (ne pas cocher la case "Station en service"). Consulté le 15 novembre 2009
  6. Parc Naturel Régional Périgord - Limousin, DREAL Aquitaine, consultée le 7 novembre 2019.
  7. [PDF] Vallée de la Nizonne, INPN, consulté le 7 novembre 2019.
  8. Carte de localisation de la ZNIEFF 7720008181, INPN, consulté le 7 novembre 2019. Afin de visualiser correctement la zone par rapport aux limites communales, cliquer à droite sur « Fonds de cartes », déplacer le curseur « Fond Cartographique » complètement sur la droite et barrer le curseur « Orthophotos ».
  9. [PDF] Coteaux calcaires des bords de la Nizonne et de la Belle, INPN, consulté le 7 novembre 2019.
  10. Carte de localisation de la ZNIEFF 720020065, INPN, consulté le 7 novembre 2019. Afin de visualiser correctement la zone par rapport aux limites communales, cliquer à droite sur « Fonds de cartes », déplacer le curseur « Fond Cartographique » complètement sur la droite et barrer le curseur « Orthophotos ».
  11. [PDF] Marais alcalins de la vallée de la Nizonne, INPN, consulté le 7 novembre 2019.
  12. Carte de localisation de la ZNIEFF 720020064, INPN, consulté le 7 novembre 2019. Afin de visualiser correctement la zone par rapport aux limites communales, cliquer à droite sur « Fonds de cartes », déplacer le curseur « Fond Cartographique » complètement sur la droite et barrer le curseur « Orthophotos ».
  13. [PDF] FR7200663 Vallée de la Nizonne, INPN, 31 mai 2019, consulté le 7 novembre 2019.
  14. Carte de localisation de la zone Natura 2000 FR7200663, INPN, consulté le 7 novembre 2019. Afin de visualiser correctement la zone par rapport aux limites communales, cliquer à droite sur « Fonds de cartes », déplacer le curseur « Fond Cartographique » complètement sur la droite et barrer le curseur « Orthophotos ».

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]