Combiers

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Combiers
Église de Combiers.
Église de Combiers.
Blason de Combiers
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente
Arrondissement Angoulême
Canton Tude-et-Lavalette
Intercommunalité Communauté de communes d'Horte et Lavalette
Maire
Mandat
Patrick Épaud
2014-2020
Code postal 16320
Code commune 16103
Démographie
Population
municipale
125 hab. (2014)
Densité 5,2 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 29′ 36″ nord, 0° 24′ 56″ est
Altitude Min. 90 m – Max. 217 m
Superficie 23,96 km2
Localisation

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Liens
Site web www.combiers.fr

Combiers (Combier en limousin, dialecte occitan) est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine).

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

La forêt d'Horte à Combiers en arrivant de Charras

Située au bord de la Lizonne (appelée aussi Nizonne) sur sa rive droite et en limite avec le département de la Dordogne, à 2 km à l'est de La Rochebeaucourt, Combiers est aussi en lisière de la forêt d'Horte.

Combiers est aussi à 11 km de Villebois-Lavalette, le chef-lieu de son canton, 13 km de Dignac, 20 km de Montbron et de Nontron, 30 km d'Angoulême et 42 km de Périgueux[1].

Combiers est principalement accessible par la D 939 entre Angoulême et Périgueux, qui passe au sud de la commune sur la rive gauche de la Lizonne (département de la Dordogne).

Des routes départementales de moindre importance traversent la commune. La D 25 dessert le bourg et va au nord en direction d'Angoulême par Charras et Sers. La D 41 dessert aussi le bourg et va en direction de Rougnac et Dignac. La D 87 à l'ouest de la commune relie La Rochebeaucourt à Rougnac et Sers. Les D 163, D 93, D 444 et D 109 passent aussi dans la commune[2].

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

La commune assez étendue comporte de nombreux petits hameaux et fermes, principalement à la lisière de la forêt d'Horte. On peut citer Rozet, Lasfonds et la Peyre, les Roudiers, chez Bernard, la Chapelie, le Maine au Loup, Moulin Neuf[2].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Combiers est limitrophe de six autres communes, dont la moitié dans le département de la Dordogne.

Communes limitrophes de Combiers
Rougnac Charras
Édon Combiers Mareuil en Périgord
(Dordogne)
La Rochebeaucourt-et-Argentine
(Dordogne)
Sainte-Croix-de-Mareuil
(Dordogne)

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Carrière de sable du Maine au Loup

Combiers est situé sur un plateau calcaire datant du Crétacé, qui s'étage du Cénomanien au Campanien, plus crayeux, bien que la limite avec le Jurassique passe tout près, au nord-est de la commune (anticlinal de Mareuil).

Ce plateau est toutefois entièrement couvert dans une grande partie de la commune par des dépôts d'origines tertiaire et détritique (galets, sable), altérites du Quaternaire (glaciations). Les apports du Tertiaire en provenance du Massif central sont plus importants dans une petite partie orientale (la Grange de la Forêt). Les sables provenant du Santonien recouvrent une grande partie de la commune. Toutes ces zones sont boisées[3],[4],[5].

On trouve d'anciennes mines de fer dans les environs de chez Métayer, du Temple et de la Grange de la Forêt[6] et une carrière de sable au Maine au Loup.

Article connexe : Géologie de la Charente.

Le relief de la commune est celui d'un plateau boisé assez vallonné d'une altitude moyenne de 170 m, bordé au sud-est par la vallée de la Lizonne, et entaillé par trois petites vallées qui y affluent. Le point culminant de la commune est à une altitude de 217 m, situé près du Clédou. Le point le plus bas est à 90 m, situé le long de la Lizonne au pont de La Rochebeaucourt. Le bourg, situé dans la vallée au bord de la Lizonne sur sa rive droite, est à 96 m d'altitude[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est bordée au sud par la Lizonne, affluent de la Dronne. Elle est presque entièrement dans le bassin versant de la Dordogne, la ligne de partage des eaux avec la Charente (bassin du Bandiat) passant à son extrémité nord-est.

La Lizonne, appelée aussi Nizonne en amont de La Rochebeaucourt, a deux petits affluents qui prennent naissance dans la commune. À l'est, le ruisseau de la Lande prend naissance près de Lasfonds[Note 1], et se jette dans la Lizonne près du bourg. À l'ouest, un autre petit ruisseau descend de Rozet.

Sur la limite sud-ouest, la Manore descendant de Rougnac se jette dans la Lizonne, au pied du château de la Rochebeaucourt[2].

Climat[modifier | modifier le code]

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain.

Article connexe : Climat de la Charente.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les formes anciennes sont Comberiis, Comberio (non datés)[7], Comberio au XIIIe siècle, dont l'identification avec Combiers est incertaine[8].

Selon Dottin, cumborios signifierait « le Confluent ». En effet, Combiers est au confluent de la Lizonne et du ruisseau de la Lande. Cumborio- est un terme de nom gaulois, venant de comboro, qui pourrait avoir le même sens que l'irlandais commor : rencontre, confluent[9].

Selon Dauzat, le nom de Combiers viendrait de combe, employé dans tout le grand Sud de la France et en particulier en Charente, signifiant petite vallée, avec le suffixe collectif -arium[10].

Dialecte[modifier | modifier le code]

La commune est dans la partie occitane de la Charente qui en occupe le tiers oriental, et le dialecte est limousin[11]. Elle se nomme Combier en occitan[12].

Articles connexes : Langues de la Charente et Charente occitane.

Histoire[modifier | modifier le code]

Sous l'Ancien Régime, l'histoire de Combiers est liée à celle des seigneurs de La Rochebeaucourt, la famille Galard de Béarn depuis le XVIe siècle, ainsi qu'à celle de la forêt.

La forêt a attiré au Moyen Âge les religieux du prieuré de Rauzet.

Grâce aux mines de fer de la commune et à l'eau de la Lizonne, une forge a été construite par les Galard de Béarn au XVIIe siècle. Ce haut fourneau a été reconstruit en 1853 et possédé par la famille Cordebart. Le sable a été exploité pour faire des moules de fonderie. En 1870, la forge a été reconvertie en distillerie d'alcool de betteraves, puis tout récemment en une discothèque[13].

Vers cette même époque, le domaine du château, devenu forêt de La Rochebeaucourt, en grande partie sur la commune de Combiers mais aussi sur les communes d'Édon, Rougnac, Charras et La Rochebeaucourt, appartenait à une société chargée de son exploitation (président : Jean Claret).

La commune possédait aussi au début du XXe siècle une petite minoterie sur la Nizonne, au Moulin Neuf[14].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Combiers Blason De sinople à la bande ondée d'argent accompagnée de deux croisettes du même; au franc-quartier de gueules chargé d'une enclume d'or surmontée de deux marteaux adossés en chevron du même.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Administration[modifier | modifier le code]

Mairie de Combiers
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
2001 mars 2014 Raymond Borderon SE Agriculteur
mars 2014 en cours Patrick Épaud   Dirigeant de société

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[16],[Note 2].

En 2014, la commune comptait 125 habitants, en augmentation de 5,93 % par rapport à 2009 (Charente : 0,65 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
619 679 700 630 638 675 627 631 609
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
624 558 558 542 504 506 445 444 407
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
386 379 341 342 319 325 360 271 242
1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014 -
214 154 145 127 115 116 123 125 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Combiers en 2007 en pourcentage[19].
Hommes Classe d’âge Femmes
1,7 
90  ans ou +
1,8 
10,0 
75 à 89 ans
16,1 
21,7 
60 à 74 ans
25,0 
16,7 
45 à 59 ans
25,0 
28,3 
30 à 44 ans
14,3 
3,3 
15 à 29 ans
5,4 
18,3 
0 à 14 ans
12,5 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[20].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Prieuré de Rauzet.
Intérieur de l'église de Combiers
  • L'église paroissiale Saint-Fiacre, édifice massif de style roman, avec extension de la nef d'un côté comme on en trouve parfois dans la région (par exemple Édon ou Rouzède). Elle dépendait du chapitre cathédral de La Rochebeaucourt. La chapelle grandmontaine de Rauzet servit d'annexe à la paroisse de Combiers et le cloître de cimetière.
  • Arboretum du Clédou, partie de la forêt d'Horte, occupe une surface de 6 ha et comporte 35 essences[23]
  • La discothèque la Forge était l'ancienne forge mentionnée dès le XVIIe siècle[13] (voir Histoire).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Las fonts signifie les sources en occitan.
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  2. a, b, c et d Carte IGN sous Géoportail
  3. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  4. Carte du BRGM sous Géoportail
  5. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Nontron », sur Infoterre, (consulté le 13 novembre 2011)
  6. Combiers sur charente.free.fr
  7. Jean Nanglard, Pouillé historique du diocèse d'Angoulême, t. III, Angoulême, imprimerie Despujols, , 582 p., p. 96
  8. Jean Nanglard, Livre des fiefs de Guillaume de Blaye, évêque d'Angoulême [« Liber feodorum »], t. 5, Société archéologique et historique de la Charente, (1re éd. 1273), 404 p. (lire en ligne), p. 56
  9. Georges Dottin, La langue gauloise, , 381 p. (lire en ligne)
  10. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 203.
  11. Jean-Hippolyte Michon, Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache (réimprimé en 1980 par Bruno Sépulchre, Paris), , 334 p. (lire en ligne), p. 55
  12. (oc) Jean Urroz, « Les noms des communes en Charente occitane », (consulté le 13 juillet 2014)
  13. a et b « Haut-fourneau », notice no IA00066244, base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf, 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 140-141
  15. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  19. « Evolution et structure de la population à Combiers en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 31 juillet 2010)
  20. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 31 juillet 2010)
  21. « Église de Rauzet », notice no PA00104324, base Mérimée, ministère français de la Culture
  22. Mairie de Combiers, « Association de Rauzet », Catillus Carol Corp., (consulté le 16 octobre 2009)
  23. F.Vayeur, « Arboretum du Clédou », L'écho des Chênaies, (consulté le 16 octobre 2009)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]