Véronne (rivière du Cantal)

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Véronne
La Véronne à Riom-ès-Montagnes.
La Véronne à Riom-ès-Montagnes.
Caractéristiques
Longueur 19,7 km
Bassin 57 km2
Bassin collecteur Dordogne
Débit moyen 1,31 m3/s (Riom-ès-Montagnes)
Régime pluvio-nival
Cours
Source Le Claux
· Altitude vers 1 370 m
· Coordonnées 45° 09′ 53″ N, 2° 39′ 49″ E
Confluence Petite Rhue
· Localisation Riom-ès-Montagnes
· Altitude 701 m
· Coordonnées 45° 18′ 53″ N, 2° 40′ 04″ E
Géographie
Principaux affluents
· Rive gauche ruisseau de Marinet
· Rive droite ruisseau de Ribeyrolles
Pays traversés Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Cantal
Principales localités Riom-ès-Montagnes

Sources : Sandre, Géoportail, Banque Hydro

La Véronne est une rivière française du Massif central, affluent de la Petite Rhue en rive gauche et sous-affluent de la Dordogne par la Rhue.

Géographie[modifier | modifier le code]

Au cœur du parc naturel régional des volcans d'Auvergne, la Véronne prend sa source vers 1 370 m d'altitude en Auvergne-Rhône-Alpes dans le département du Cantal, sur la commune du Claux, sur le flanc nord-est du Rocher de l’Aygue, à environ un kilomètre de celui-ci.

Elle passe sous la route départementale (RD) 263 au lieu-dit Lextrait. Elle reçoit le ruisseau de Marinet sur sa gauche à l'ouest d'Alberoche. Elle est ensuite franchie par la RD 249 et chute aussitôt à la cascade du Pont d'Aptier. Sur sa droite, elle est grossie par le ruisseau de Ribeyrolles à l'est de Collandres Soutro. Elle passe environ sept cents mètres à l'est du village de Collandres. Elle est franchie par la RD 163 au sud-est de la Sagne puis traverse la ville de Riom-ès-Montagnes, où elle passe sous le boulevard des Sarrazins (la RD 3). En quittant l'agglomération, elle passe sous le pont ferroviaire d'un train touristique, le Gentiane express, et s'engage dans des gorges, profondes de cinquante à cent cinquante mètres, sur les quatre derniers kilomètres de son parcours.

Elle rejoint la Petite Rhue en rive gauche, à 701 m d'altitude, en limite de la commune de Riom-ès-Montagnes, à l'est du lieu-dit la Platte.

La Véronne est longue de 19,7 km pour un bassin versant qui s'étend sur 57 km2[1].

Environnement[modifier | modifier le code]

La rivière et son bassin sont intégralement compris dans le parc naturel régional des volcans d'Auvergne.

Toute la partie de la Véronne en amont de Riom-ès-Montagnes est comprise dans la zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de type II dite des Monts du Cantal[2].

Affluents[modifier | modifier le code]

Parmi les dix affluents répertoriés par le Sandre[1], les deux plus longs sont le ruisseau de Marinet 6,7 km[3] en rive gauche, et le ruisseau de Ribeyrolles 4,5 km[4] en rive droite.

Hydrologie[modifier | modifier le code]

Le débit de la Véronne a été observé sur une période de quatorze ans (2001-2014), à la station hydrologique de Riom-ès-Montagnes. À cet endroit, le bassin versant représente 44 km2, soit 77 % de celui de la totalité du cours d'eau[5].

Le module y est de 1,31 m3/s.

À Riom-ès-Montagnes, la Véronne présente des fluctuations saisonnières de débit, avec une période de hautes eaux caractérisée par un débit mensuel moyen évoluant dans une fourchette de 1,62 à 2,35 m3/s, de novembre à avril inclus (avec un maximum en décembre). La période des basses eaux a lieu de juin à septembre, avec une baisse du débit moyen mensuel allant jusqu'à 0,318 m3/s au mois d'août. Cependant ces chiffres ne sont que des moyennes et les fluctuations de débit peuvent être plus importantes selon les années et sur des périodes plus courtes.

Débit moyen mensuel (en m3/s)
Station hydrologique : Riom-ès-Montagnes
Données calculées sur 14 ans
(période 2001-2014)
Source : Banque Hydro

À l'étiage le VCN3 peut chuter jusque 0,042 m3, en cas de période quinquennale sèche, soit 42 litres par seconde.

Les crues peuvent cependant s'avérer importantes. Les QIX 2 et QIX 5 valent respectivement 19 et 26 m3/s. Le QIX 10 est de 31 m3/s, tandis que le QIX 20 se monte à 35 m3/s.

Le débit instantané maximal enregistré à la station de Riom-ès-Montagnes durant cette période a été de 44,7 m3/s le 13 janvier 2004 à h 3. Si l'on compare cette valeur à l'échelle des QIX de la rivière, cette crue, largement au-delà du QIX 20, était statistiquement reproductible sur une période supérieure à vingt ans. Ce même jour, le débit moyen a atteint la valeur journalière maximale de 23,4 m3/s[5].

La Véronne est un cours d'eau très abondant. La lame d'eau écoulée dans son bassin versant y est de 939 millimètres annuellement, ce qui est près de trois fois supérieur à la moyenne de la France entière tous bassins confondus (320 millimètres). Le débit spécifique (ou Qsp) de la Véronne atteint ainsi à Riom-ès-Montagnes le chiffre de 29,7 litres par seconde et par kilomètre carré de bassin[5].

Communes, et département traversés[modifier | modifier le code]

Le parcours de la Véronne s'effectue entièrement à l'intérieur du département du Cantal, en région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle arrose quatre communes[1], soit d'amont vers l'aval :

Monuments ou sites remarquables à proximité[modifier | modifier le code]

Galerie de photos[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Sandre, « Fiche cours d'eau - La Véronne (P0550500) » (consulté le 28 juillet 2014).
  2. Carte de la ZNIEFF des Monts du Cantal sur le site de l'INPN, consulté le 28 juillet 2014.
  3. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau de Marinet (P0550530) » (consulté le 28 juillet 2014).
  4. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau de Ribeyrolles (P0550600) » (consulté le 28 juillet 2014).
  5. a, b et c Banque Hydro - Station P0555010 - La Véronne à Riom-ès-Montagnes (Synthèse) (ne pas cocher la case "Station en service"), consultée le 28 juillet 2014.
  6. la Cascade du Pont d’Aptier sur le site des cascades du Cantal, consulté le 28 juillet 2014.
  7. « Église Saint-Martin », notice no PA00093498, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 28 juillet 2014.
  8. « Église Saint-Georges », notice no PA00093585, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 28 juillet 2014.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]