Édon (Charente)

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Édon
Édon (Charente)
Église d'Édon.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente
Arrondissement Angoulême
Canton Tude-et-Lavalette
Intercommunalité Communauté de communes Lavalette Tude Dronne
Maire
Mandat
Patrice Petit
2014-2020
Code postal 16320
Code commune 16125
Démographie
Gentilé Édonais
Population
municipale
252 hab. (2016 en diminution de 5,26 % par rapport à 2011)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 29′ 22″ nord, 0° 21′ 18″ est
Altitude Min. 85 m
Max. 227 m
Superficie 16,49 km2
Localisation

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Édon

Édon (Aidon en limousin, dialecte occitan) est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine).

Ses habitants sont les Édonais et les Édonaises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Édon est une commune du sud-est de la Charente limitrophe de la Dordogne, et traversée d'ouest en est par la route d'Angoulême à Périgueux (la D 939).

Le bourg d'Édon est situé à 2 km de La Rochebeaucourt et sur la rive droite de la Nizonne. La commune est aussi à 6 km à l'est de Villebois-Lavalette, le chef-lieu de son canton, 10 km de Dignac, 23 km au sud-est d'Angoulême, la préfecture, et 44 km au nord-ouest de Périgueux, préfecture de la Dordogne[2].

La commune est aussi traversée par la D 5, qui va de la Rochebeaucourt à Villebois-Lavalette, Blanzac et Barbezieux. Elle est également desservie par la D 443, la D 87 et brièvement bordée au nord-ouest par la D 16. Le bourg d'Édon, traversé par la D 443, est situé entre la D 939 et la D 5[3].

Ancienne voie ferrée sous la D 5.

La commune était aussi traversée par la voie ferrée d'Angoulême à Périgueux, aujourd'hui déposée, et elle possédait la gare d'Édon - La Rochebeaucourt. Cette voie ferrée, transformée en chemin pédestre, passait au pied du château pour remonter la vallée de la Manore en direction de Rougnac.

La commune est aussi traversée par le GR 36 qui va de la Manche aux Pyrénées, et qui passe dans le bourg.

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

L'habitat est assez dispersé et on compte de nombreuses fermes plus que de véritables hameaux. On peut cependant signaler Maine Chabrol, la Chaussade, le Ménieux au sud, chez Bregier, chez Javelle au nord, et le Parc et la Gare à l'est, faisant face à La Rochebeaucourt[3].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Édon est limitrophe de six autres communes dont deux dans le département de la Dordogne. Au sud-ouest, Champagne-et-Fontaine n'est limitrophe que par un quadripoint au niveau du gué de Pompeigne sur la Nizonne.

Communes limitrophes d’Édon
Gardes-le-Pontaroux Rougnac
Blanzaguet-Saint-Cybard Édon Combiers
Champagne-et-Fontaine
(Dordogne)
La Rochebeaucourt-et-Argentine
(Dordogne)

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Dalle ferrugineuse du dolmen de Pierre Rouge.

La commune occupe un terrain calcaire datant du Crétacé, qui s'étage du Turonien au sud-est, au Santonien, en passant par le Coniacien qui occupe la plus grande partie. Le Turonien (ou Angoumien) apparaît au centre de l'anticlinal de Mareuil dont la commune forme la pointe nord-ouest, sur les rebords de la vallée de la Manore et de la Nizonne, entre la Gélie et la Gare.

Ce plateau est toutefois recouvert sur ses sommets par des dépôts du Tertiaire, sous forme de sable argileux, galets quartzeux, silex, ainsi que par des colluvions et altérites des sables santoniens du Quaternaire. Ces sols plus pauvres sont souvent boisés. Ces dépôts sont parfois riches en fer et peuvent former des dalles (dolmen de Pierre Rouge). Les vallées sont occupées par des alluvions récentes du Quaternaire[4],[5],[6],[7].

Article connexe : Géologie de la Charente.

Le relief de la commune est celui d'un plateau assez vallonné, bordé au sud par la vallée de la Nizonne. Le point culminant est à une altitude de 227 m, situé à l'extrémité nord-ouest de la commune au Puy de Beauregard (borne IGN). Le point le plus bas est à 85 m, situé en limite sud le long de la Nizonne près du Pas de Pompeigne. Le bourg est à 145 m d'altitude[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Nizonne, affluent de la Dronne, bassin versant de la Dordogne, borde la commune et le département au sud. La Manore, descendant de Rougnac, traverse l'est de la commune et se jette dans la Nizonne, au pied de La Rochebeaucourt[3].

Climat[modifier | modifier le code]

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain.

Article connexe : Climat de la Charente.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les formes anciennes sont in villa Aidomno en 1020[8], Eydon en 1275[9], Esdona, Exdom en 1380[10], Eydon d'Hautefaye en 1732[11].

D'après Albert Dauzat, l'origine du nom d'Édon est obscure[12]. Jean Talbert propose une altération de ante dominum, « devant le saint », qui comme à Eymouthiers désignerait le premier des apôtres. Si cette interprétation est exacte, il en résulte qu'avant l'église actuelle, qui date du XIe siècle, il y a eu à Édon un sanctuaire consacré à saint Pierre, autour duquel le village s'est groupé[13].

Dialecte[modifier | modifier le code]

La commune est dans la partie occitane de la Charente qui en occupe le tiers oriental, et le dialecte est limousin[14]. Elle se nomme Aidon en occitan[15].

Articles connexes : Langues de la Charente et Charente occitane.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le territoire communal a été occupé dès les temps anciens, car les grottes surplombant la Nizonne et explorées par Gustave Chauvet ont fourni de nombreux objets datant du Quaternaire[16]. Deux dolmens et un menhir attestent la présence d'une nécropole[17].

Articles connexes : Grotte des Ménieux et Nécropole d'Édon.

La limite ouest de la commune est l'ancienne voie romaine d'Angoulême à Périgueux, appelée la Chaussade, qui rejoignait la voie romaine Saintes-Périgueux dit chemin Boisné après avoir traversé la Nizonne au Pas de Pompeigne, et qui passe au nord par l'église de Gardes.

Entre le Xe et XVIIIe siècles, Édon était le siège d'une viguerie, alors dans le diocèse de Périgueux, qui a été rattachée avec les six autres vigueries du comté d'Angoulême, qui en comptera une vingtaine, à la suite de son extension au XIe siècle[18].

À la fin de la période médiévale, Édon formait une seigneurie entre les mains de la famille de Sescaud, plus tard seigneurs de Saint Just qui passa par héritage aux de Salignac du Devaix. Au XIXe siècle, le logis, actuellement la mairie, appartenait à M. de Saint-Gresse. À cette même époque, le moulin à papier du Ménieux (ou Meynieux) appartenait au comte de Béarn, qui possédait aussi le château de la Rochebeaucourt situé sur la commune, à moins d'un kilomètre[19].

Entre 1894 et 1951, la ligne de chemin de fer d'Angoulême à Ribérac traversait la commune et la gare de La Rochebeaucourt, située sur la rive droite de la Nizonne, était commune avec celle d'Édon.

Administration[modifier | modifier le code]

Mairie d'Édon.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
depuis 1999 En cours Patrice Petit UMP-LR Exploitant agricole
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[20]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[21].

En 2016, la commune comptait 252 habitants[Note 1], en diminution de 5,26 % par rapport à 2011 (Charente : +0,17 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
800799727796815854871874873
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
810715660665623612554531505
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
562560402384384348303294278
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015 2016
284256286306224239260256252
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[22] puis Insee à partir de 2006[23].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Édon en 2007 en pourcentage[24].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,0 
90  ans ou +
0,8 
8,3 
75 à 89 ans
8,4 
22,5 
60 à 74 ans
21,8 
25,0 
45 à 59 ans
21,8 
27,5 
30 à 44 ans
24,4 
5,8 
15 à 29 ans
4,2 
10,8 
0 à 14 ans
18,5 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[25].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Remarques[modifier | modifier le code]

Absorbe Hautefaye entre 1790 et 1794[22].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Église Saint-Pierre d'Édon.

L'église paroissiale Saint-Pierre, édifice massif roman, avec extension de la nef d'un côté comme on en trouve parfois dans la région (par exemple Combiers ou Rouzède). Elle date des XIe et XIIe siècles, mais a été remaniée au XVe siècle. Elle est inscrite aux monuments historiques depuis 1965[26].

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Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Château de la Rochebeaucourt. Terre mentionnée dès le XIIIe siècle, sur laquelle furent édifiés deux châteaux, aux XVIe et XIXe siècles. Ce dernier adoptait le style Renaissance. Brûlé accidentellement en 1941 par les Allemands, il n'en reste que le soubassement et quelques vestiges des jardins avec leur orangerie. Les vestiges forment un plan en L. L'accès s'effectue par une cour fermée de grilles au nord et à l'est. Le soubassement est constitué d'arcatures fermées. Un passage conduit à des pièces ornées de sculptures de la fin du XVIe siècle. D'anciennes fontaines, des canalisations à dégueuloirs et un bassin encadrent l'orangerie. Propriété privée, il est inscrit aux monuments historiques depuis 1990[27]. En voir l'histoire à l'article La Rochebeaucourt.
Article détaillé : Château de la Rochebeaucourt.
  • Le dolmen de Lombertie, appelé aussi dolmen de Pierre Rouge, le dolmen de la Gélie et le menhir de la Pierre Debout, dans une propriété privée. Le site, regroupant ces mégalithes distants de presque un kilomètre, est inscrit aux monuments historiques le 7 mars 1989[28].
Article détaillé : Nécropole d'Édon.
  • La mairie occupe un ancien château ou logis
  • Lavoir et falaise au pied du bourg
  • Moulin du Ménieux. Vestige industriel. Cette usine à papier, construite en 1863, à la place d'un moulin à blé, pour le prince Henry Gaston de Béarn, fut d'abord exploitée par Lacroix, puis par Pinquie. En 1901, transformation des bâtiments en magasin, écurie et remise. Roue hydraulique de côté en fer[29].
  • Grottes, près du moulin du Ménieux, creusées dans la falaise de la rive concave de la Nizonne. La plus importante s'ouvre au sud du bois de la Cassine et porte le nom de Gavechou ; elle est surplombée par le rocher de la Grande Crête. Les autres sont l'abri de Font-Froide, l'abri du Fieux et d'autres petites grottes de moindre importance[17].
Article détaillé : Grotte des Ménieux.

Un agréable sentier de randonnée de 2h35 permet de découvrir tous les lieux de la commune.

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Vue panoramique d'Édon.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site habitants.fr, « Les gentilés de Charente », (consulté le 28 août 2014)
  2. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  3. a b c et d Carte IGN sous Géoportail
  4. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  5. Carte du BRGM sous Géoportail
  6. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Montmoreau », sur Infoterre, (consulté le 2 décembre 2011)
  7. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Nontron », sur Infoterre, (consulté le 13 novembre 2011)
  8. Jean Nanglard, Cartulaire de l'église d'Angoulême, t. IX, Bulletins et mémoires de la Société archéologique et historique de la Charente, imprimerie G.Chasseignac, (1re éd. 1180), 296 p. (lire en ligne), p. 29
  9. Bulletin de la Société archéologique et historique de la Charente, 1882, p.95
  10. Jean Nanglard, Pouillé historique du diocèse d'Angoulême, t. III, Angoulême, imprimerie Despujols, , 582 p., p. 98
  11. Rôle des paroisses in Alexis Joseph Dominique de Gourgues, Dictionnaire topographique du département de la [[Dordogne (département)|]], , 390 p. (lire en ligne), p. 106
  12. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 260.
  13. Jean Talbert, Origine des noms de lieux, 1928
  14. Jean-Hippolyte Michon, Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache (réimprimé en 1980 par Bruno Sépulchre, Paris), , 334 p. (lire en ligne), p. 55
  15. (oc) Jean Urroz, « Les noms des communes en Charente occitane », (consulté le 29 août 2014)
  16. Étienne Patte, Quelques asiniens pléistocènes, de la Charente, de la Dordogne, de la Vienne et du Val d'Oise, vol. 5, Bulletin pour l'Association française pour l'étude du quaternaire, , 124 p. (lire en ligne), chap. 5-2, p. 111
  17. a et b Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf, 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 155
  18. André Debord in Jean Combes (dir.) et Michel Luc (dir.), La Charente de la préhistoire à nos jours (ouvrage collectif), St-Jean-d'Y, Imprimerie Bordessoules, coll. « L'histoire par les documents », , 429 p. (ISBN 2-903504-21-0, notice BnF no FRBNF34901024, présentation en ligne), p. 88
  19. Alcide Gauguié, La Charente communale illustrée, t. I (arrondissement d'Angoulême), Bruno Sépulchre (Paris, 1982), , 411 p., p. 406-407
  20. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  21. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  22. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  23. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  24. « Evolution et structure de la population à Édon en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 31 juillet 2010)
  25. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 31 juillet 2010)
  26. « Église Saint-Pierre », notice no PA00104358, base Mérimée, ministère français de la Culture
  27. « Château de la Rochebeaucourt », notice no PA00104558, base Mérimée, ministère français de la Culture
  28. « Nécropole d'Édon », notice no PA00104553, base Mérimée, ministère français de la Culture
  29. « Moulin du Ménieux », notice no IA00066268, base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]