La Rochebeaucourt-et-Argentine

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
image illustrant une commune de la Dordogne
Cet article est une ébauche concernant une commune de la Dordogne.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?). Le bandeau {{ébauche}} peut être enlevé et l’article évalué comme étant au stade « Bon début » quand il comporte assez de renseignements encyclopédiques concernant la commune.
Si vous avez un doute, l’atelier de lecture du projet Communes de France est à votre disposition pour vous aider. Consultez également la page d’aide à la rédaction d’un article de commune.

Consultez la liste des tâches à accomplir en page de discussion.

La Rochebeaucourt-et-Argentine
Le bourg de La Rochebeaucourt.
Le bourg de La Rochebeaucourt.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Dordogne
Arrondissement Nontron
Canton Brantôme
Intercommunalité Communauté de communes Dronne et Belle
Maire
Mandat
Michel Bosdevesy
2014-2020
Code postal 24340
Code commune 24353
Démographie
Gentilé Beaucourtois
Population
municipale
318 hab. (2014)
Densité 18 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 29′ 04″ nord, 0° 22′ 51″ est
Altitude Min. 85 m – Max. 183 m
Superficie 17,31 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Dordogne

Voir sur la carte administrative de la Dordogne
City locator 14.svg
La Rochebeaucourt-et-Argentine

Géolocalisation sur la carte : Dordogne

Voir sur la carte topographique de la Dordogne
City locator 14.svg
La Rochebeaucourt-et-Argentine

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
La Rochebeaucourt-et-Argentine

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
La Rochebeaucourt-et-Argentine
Liens
Site web larochebeaucourt.f

La Rochebeaucourt-et-Argentine est une commune française située dans le département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine.

Elle est intégrée au parc naturel régional Périgord Limousin, dont elle est la commune la plus occidentale.

Géographie[modifier | modifier le code]

Accès[modifier | modifier le code]

La D.939 traversant la Nizonne et l'église de La Rochebeaucourt, vues depuis Édon.

La Rochebeaucourt-et-Argentine est une commune du département de la Dordogne, limitrophe avec celui de la Charente. Elle est située à 47 km au nord-ouest de Périgueux et à 30 km au sud-est d'Angoulême.

Elle est composée de deux anciennes communes, Argentine et La Rochebeaucourt, qui fusionnent sur ordonnance royale de Charles X en date du 12 août 1827.

La Rochebeaucourt est située à l'important carrefour des routes d'Angoulême à Périgueux (D.939) et à Ribérac (D.12).

La Rochebeaucourt possédait aussi une gare ferroviaire (la gare d'Édon-La Rochebeaucourt) sur l'ancienne voie ferrée Angoulême-Périgueux par Ribérac, exploitée de 1850 à 1950. Elle venait de Rougnac au nord, traversait la Lizonne, et remontait à flanc du plateau d'Argentine, longeant la D.12, pour se diriger vers La Tour-Blanche. Elle quittait la commune à la fontaine de Boudoire.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Ancienne carrière à Argentine.

La commune occupe un terrain calcaire datant du Crétacé, qui s'étage du Turonien au centre, au Santonien au nord, en passant par le Coniacien qui occupe la partie sud. Le Turonien (ou Angoumien) apparaît au centre de l'anticlinal de Mareuil dont la commune forme la pointe nord-ouest. Les affleurements arides au plateau d'Argentine sont de l'Angoumien, qui a été exploité par des carrières de pierre de taille sur ses flancs, souvent reconverties en champignonnières.

Une faille d'orientation est-ouest sépare le Santonien au nord du Turonien au sud, au nord de la commune entre Beauchaud et Bonneuil.

La vallée de la Nizonne est occupée par des alluvions récentes du Quaternaire[1],[2],[3].

Le point culminant de la commune est à une altitude de 183 m, situé à son extrémité sud près de la route de Ribérac. Le point le plus bas est à 85 m, situé le long de la Nizonne à l'extrémité occidentale. Le bourg, construit au bord de la Nizonne, est à 95 m d'altitude[4].

La commune est intégrée au parc naturel régional Périgord Limousin et fait partie du Périgord vert.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

C'est la Lizonne (ici appelée Nizonne), affluent de la Dronne et faisant partie du bassin de la Dordogne, qui fait la limite départementale, et sépare le bourg de la commune d'Édon, où est situé le château de La Rochebeaucourt, sur la rive droite.

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

La commune comporte plusueurs hameaux : Baix, Beauchaud, Beauvais, Bonneuil, Bourdeillas, Les Brousses, Le Chatenet, Le Coderc, Le Cros, Les Fieux, Manoulie, Les Martres, Nadaillac, Séguignas, Trambouille.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La commune est limitrophe du département de la Charente.

Communes limitrophes de La Rochebeaucourt-et-Argentine
Combiers
(Charente)
Édon
(Charente)
La Rochebeaucourt-et-Argentine Sainte-Croix-de-Mareuil
Champagne-et-Fontaine Gout-Rossignol

Toponymie[modifier | modifier le code]

La Rochebeaucourt était appelé, rupes bovis curtis (pouillé du XIIIe siècle), « la roche (château) où on émascule (écourte) les taureaux »[5],[6].

En occitan, la commune porte le nom de La Ròcha Beucort e Argentina[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La Rochebeaucourt était un fief de la baronnie de Villebois.

En 1214, après la bataille de Bouvines, le roi Philippe Auguste dépossède pour félonie un sieur de Villebois au profit de Hugues de Mareuil (en Périgord), dont la famille détiendra la terre de Villebois pour des siècles. La famille qui habitait Villebois s'installe à La Rochebeaucourt et perpétue le nom de famille de Villebois.

Au XIe siècle, Ytier de Villebois donne le terrain pour construire l'église de la Rochebeaucourt[8]. Un hommage féodal à un autre Ytier du 3 novembre 1229 est cité par l'archiviste départemental J.Burias.

En 1243 les frères Hélie et Pierre Arnaud, de la paroisse de Rougnac, font hommage lige à Ytier de Villebois, seigneur de La Rochebeaucourt.

En 1304 Ytier Gérard, clerc d'Édon, reconnaît tenir fief de ce seigneur des biens au bourg et paroisse de Combiers.

De nombreux autres hommages avec aveu et dénombrement datés de 1271 à 1365, rendus par ou à un Villebois, figurent dans le fonds Galard de Béarn[9].

En 1345, Ytier de Villebois refuse d'ouvrir le château aux Anglais. En 1349, le château, occupé par les Anglais, est livré à Aimeri de La Rochefoucauld[10]. Les bandes anglaises assiègent le château en 1360, mais en 1372 Ytier de Villebois profite de la révolte d'Angoulême pour délivrer la place et en chasser la garnison anglaise.

En 1450, en la paroisse d'Édon, châtellenie de Villebois, Arnauthon de Séchal vient faire foy et hommage au seigneur de la Rochebeaucourt.

Une longue lignée de seigneurs[modifier | modifier le code]

Au XVe siècle, le seigneur ayant pris le parti des Anglais, sur ordre du roi et du comte d'Angoulême, la forteresse fut « démolie et rasée ».

La dynastie s'éteint vers 1391 avec Guy, dernier Villebois possesseur de La Rochebeaucourt, qui sans héritier direct, fait de sa sœur Marguerite et de son époux Ytier Bernard, seigneur de Lavaure, ses héritiers universels, d'où réunion définitive des terres de La Rochebeaucourt et de Lavaure.

Le couple n'a qu'une fille, Jeanne († 1429), épouse d'Hélie Gombaut, seigneur de Dizout († 1434) ; sans enfants, celle-ci lègue la nue-propriété de ses biens à sa cousine germaine Marguerite Puyvivier, épouse de Jean de La Roche, seigneur de Soubran, et leur usufruit à son mari, qui deux ans après transporte, sous l'influence de son régisseur, La Rochebeaucourt à son puissant voisin Geoffroy de Mareuil, « sénéchal du Roi en Saintonge, qui entretenait gens de guerre et garnisons dans ses châteaux de Mareuil et de Villebois ». Trois Mareuil s'y succèderont.

Jean Ier de La Roche, au service du roi, fut tué lors de la reconquête de la Guyenne, ainsi que son fils Hélie ; c'est son petit-fils Jean II, seigneur de Soubran, qui revendiqua les terres qui auraient dû échoir aux siens, et attaqua en justice leur possesseur, Guy de Mareuil.

Après une longue procédure judiciaire entamée devant la sénéchaussée de Saintes en 1458, continuée devant les Parlements de Bordeaux (1464) et de Paris, une transaction est signée en 1475 au château de Villebois, lui accordant les deux tiers de la seigneurie initiale de La Rochebeaucourt - et les trois quarts de la forêt de Rougnac - l'autre tiers restant aux Mareuil.

Le conflit rebondira avec une contestation sur la délimitation des forêts de La Mothe et de Combiers, d'où en 1503 enquête et déposition de 21 témoins du bornage de 1475 (confirmé en 1527), suivi d'un arrêt du Parlement de Paris de 1551 confirmant les limites des deux seigneuries.

En 1548, à la suite des émeutes liées à l'extension de la gabelle à l'Angoumois, les Pitauds révoltés pillent et incendient des bâtiments du château de François de La Roche, gouverneur de la province, « attachant ses serviteurs à des planches et leur brisant les membres à coups de bâton ».

Ce seigneur fit raser les tours et châteaux de Baffoux, Lavaure et Hautefaye pour ne garder qu'un des deux châteaux qu'il fit embellir et meubler plus richement ; l'antique tour carrée, au midi du château moderne disparaît alors pour être remplacée par la terrasse encore visible.

En juin 1557, à la suite de dévastations de ses forêts et bois, principale richesse du domaine, François de La Roche les fait placer sous la protection de l'administration royale, dont le sergent se transporte à la halle de la Rochebeaucourt, à Villebois, etc, pour proclamer à haute voix et cri public cette sauvegarde, marquée par l'apposition de « bâtons et panonceaux royaux ».

Jean II de La Roche († 1485) s'opposa au chapitre des chanoines de La Roche, qui profitant d'une époque troublée, avaient usurpé des rentes et un moulin de la châtellenie et « avaient assemblé six ou sept paillardes dans une de leurs chambres, y tenaient un bourdelle ».

Jean III de La Roche (1485-1545), son fils aîné, fut proche des Valois, dont il obtint titres, honneurs et charges : lieutenant général et gouverneur de l'Angoumois (1515), conseiller et chambellan ordinaire du Roi, Grand Sénéchal de Saintonge et d'Angoumois (1517), ministre plénipotentiaire près la Cour d'Espagne (1517-1519), capitaine des ville et château d'Angoulême (1524) où en 1529 il fit bâtir une tour fortifiée dans les remparts ; il fut chargé de restaurer le château royal de Saint Germain en Laye (1526).

Un contrat du 1er septembre 1488 indique que le seigneur fait déplacer et rebâtir trois moulins « sur la chaussée du petit étang, entre les deux châteaux » - qu'il fera réparer.

Par acquisitions successives, il constitue le « Grand Parc », formé d'une centaine d'hectares, qui s'ajoute au « Petit Parc », et fait ensuite démolir et raser les villages cités dans les actes, sauf « la Grande Métairie ». Dès avant 1526 il fait commencer un long mur de clôture de sa propriété.

En janvier 1525, il échange avec Louise de Savoie, mère du Roi, des domaines et rentes sur la paroisse de Fléac contre le droit de péage sur le pont de la Nizonne séparant la ville et le château.

En 1586 les juges de l'élection d'Angoulême se prononcent sur les prétentions de Gabrielle de Mareuil de « contraindre les manants et tenanciers des quatre paroisses à faire le guet et la garde à son château, seule place forte du pays... »

Au XVIIe siècle, Gédéon Tallemant des Réaux consacra une de ses Historiettes aux Brassac de Galard de Béarn.

Les archives[modifier | modifier le code]

Tous les titres de propriété, inventoriés au XVIIe siècle. à chaque changement de seigneur, étaient conservés dans la chambre du Trésor contenant le chartier du château.

En octobre 1793, on brûle dans le bourg devant l'arbre de la liberté des titres de rentes seigneuriales ; en mars le domaine entier avait été mis sous séquestre par le district d'Angoulême, et ses revenus fonciers versés à la Nation.

Les sépultures familiales[modifier | modifier le code]

Jean II de La Roche († 1485) avait fait construire pour lui et ses descendants un caveau sous le maître-autel de l'église collégiale de la Roche.

Dans une lettre de mars 1857, le régisseur Dussoulier, qui en fut chargé, décrit la cérémonie du transfert des restes des Béarn dans la chapelle funéraire construite dans le nouveau cimetière de La Rochebeaucourt sur un terrain cédé par le comte à la municipalité, en présence du clergé des quatre paroisses, du personnel et des familles des exploitants de la terre.

Gaston de Béarn, "un naufrageur exemplaire"[modifier | modifier le code]

En novembre 1866, une fête fut organisée à La Rochebeaucourt en l'honneur du lieutenant Laure Henri Gaston de Béarn (1840-1893), « un des officiers les plus distingués de notre armée du Mexique »[11].

Après avoir défendu en 1867 les États pontificaux, il quittera l'armée en tant que capitaine en 1869 pour gérer en sa qualité d'aîné le patrimoine foncier familial, agrandi par de nombreuses achats de terres - 116 actes recensés entre 1829 et 1870 - et qui comptait encore 1 801 hectares en 1880.

Or, en moins de 20 ans le nouveau « prince de Viana » - nom d'une terre espagnole mais titre non reconnu en France - improvisé capitaine d'industrie, introduit dans le monde des affaires par le baron Digeon et le banquier Delamarre, secondé pendant sept ans par le comte Henry de Croy-Chanel, son frère et d'autres affairistes, dilapida la fortune ancestrale, ponctuellement accrue par des riches mariages, et ruina quasiment son épouse, en s'aventurant dans maintes entreprises industrielles et bancaires souvent chimériques : la Compagnie de la Nouvelle-Calédonie (1872-1877), des Chemins de Fer Méridionaux (1878-1881), le Canal Européen (1880-1881), La Compagnie Générale de Métallurgie (1882), etc.

Le syndicat de la première société, mise en faillite en novembre 1877, lui demanda d'intervenir auprès de son beau-frère le duc de Broglie, alors président du Conseil, afin de l'empêcher en agissant sur les ministères de la Marine et des Finances.

En 1868-1869 Gaston de Béarn avait investi dans la construction de trois grands immeubles de rapport parisiens, boulevard Haussmann et rue du Faubourg Saint-Honoré.

Cécile de Talleyrand-Périgord (1854-1890), son épouse depuis mai 1873, malgré une séparation de biens prononcée à sa demande fin 1885, dut vendre à l'amiable et par lots de 1884 à 1889 ses grands domaines nivernais ainsi que l'hôtel particulier du 39, rue Saint-Dominique à Paris.

Surendetté - entre autres auprès de 26 notaires - le couple, après avoir démeublé et quitté le château en 1877 pour s'installer dans une villa à Pau, tenta ensuite de vendre ce patrimoine familial, finalement cédé au comte d'Oksa en 1891.

Les châteaux[modifier | modifier le code]

Article connexe : Château de la Rochebeaucourt.

Une transaction datée du 22 avril 1526 intervenue avec les héritiers d'un maçon qui construisait le mur de clôture du « Grand Parc », indique que celui-ci est inachevé ; après plusieurs des achats en 1528 et l'échange du Repaire de Goulmard et ses dépendances en 1573, il sera continué pour faire quatre kilomètres de long.

L'ancienne route d'Angoulême à Périgueux le sépara du Petit Parc, « du côté du vieux château démoli ».

La demeure seigneuriale fut modifiée au fil des générations qui s'y succédèrent.

Le donjon fut rasé par François de La Roche, replié sur ses terres après ses échecs de gouverneur de l'Angoumois et sa disgrâce ; à son emplacement, dans le « Petit Parc » (à l'ouest) une très grande terrasse surélevée protégea les jardins.

En 1691, un inventaire après décès donne ces chiffres : « 2 658 livres 19 (sols) pour le mobilier du château - dont beaucoup de tapisseries - 699 livres pour l'argenterie, 3 077 livres pour les bestiaux et outils aratoires des métairies »[12].

À l'extrême fin du XVIIe siècle, bâtiments et jardins seront embellis et aménagés par Marthe Madeleine Foullé de Prunevaux († 1747) épouse en 1691 de François-Alexandre, comte de Brassac († 1713), qui se retire au château en 1694 ; depuis l'incendie du château en 1941, la façade de l'orangerie est le seul témoin visible de cette campagne de travaux.

En septembre 1697, la comtesse de Brassac écrit : « je voudrais retrouver pour longtemps ma chère Roche et y respirer un air doux et tranquille »[13]... puis, devenant en mai 1710 dame d'honneur de la duchesse de Vendôme et devant aller vivre à la Cour : « je ne pensais guère à quitter mes carreaux et mes simple gazons... M. de Brassac et moi sommes plus que jamais en dettes des embellissements que nous avons fait ici »[14].

Louis XIV aurait offert en cadeau de mariage à leur fils Guillaume-Alexandre (1693-1768), qui épousa en juillet 1714 à Paris Luce Françoise Cotentin de Tourville († 1756), fille du célèbre maréchal, la fontaine de marbre qui orna l'orangerie[15].

Du fait de l'achat de nouveaux meubles pour le château, la prisée du mobilier de juin 1713 s'élève à 34 525 livres; la même année, l'inventaire après décès du comte de Brassac mentionne "une grande salle neuve à côté d'une escalier neuf"[16].

Guillaume-Alexandre fut Premier Gentilhomme de la Chambre, puis chambellan de Stanislas Leczinski, roi de Pologne et beau-père de Louis XV. En 1766 il est « admis à monter dans les carrosses du Roi », et en 1771 nommé "inspecteur des Chasses et Plaisirs" à la capitainerie de Saint-Germain.

René, dit le Chevalier de Brassac (1698-1771 ou 1772) géra La Rochebeaucourt d'août 1768 à sa mort ; ce militaire qui commanda les côtes de Normandie, auteur de musique, composa un ballet, une tragédie qu'il mit en musique, et des cantates, et fut cité par Voltaire dans Le Temple du goût.

Anne-Hilarion de Béarn (1715-1788), époux en 1739 d'Olympe Caumont de La Force, fille du dernier duc du nom, fut premier gentilhomme et écuyer de Madame Victoire, une des filles de Louis XV, et Adélaïde Luce Madeleine de Béarn, la gouvernante des enfants du comte d'Artois, frère de Louis XVI et futur Charles X.

En 1790 le plafond de l'orangerie est dit "cassé et tombé en plusieurs parties"[17].

En mai-juin 1792, alors que le mobilier du château est vendu à la requête de Me Cousin au nom d'un mineur, le manoir est ainsi décrit par le régisseur Boulland : « un des plus conséquents par sa forme et son étendue...flanqué de deux tours dont une garnie de créneaux, en entier couvert d'ardoises (...) 12 pièces grandes et petites, à chaque étage, dont 9 à feux et les deux tours appelées donjons ont une chambre haute avec une jolie chapelle au premier et un des plus beaux escaliers qu'on puisse voir (...) en dernier lieu a été construit un corps de bâtiment de six pièces basses à cheminées » (l'orangerie ?).

Le 29 avril 1794, sous la conduite de la municipalité en écharpe, les habitants d'Édon, manœuvrés par Thibaut Seguin, dit "l'Américain", révolutionnaire chassé de Saint-Domingue, installé dans la commune, viennent détruire et arracher les parterres de l'orangerie et des terrasses.

Jusqu'en 1795 violations de la propriété et pillage des bois et forêts se succèdent. En juillet 1796 le comte de Brassac perçoit 2 000 livres en numéraire pour la vente de « 71 gros orangers et citronniers ».

Fin 1797 l'intendant évoque les réparations urgentes des bâtiments « qui sont tous dans un triste état », travaux qui seront entrepris en 1799 et 1800[18].

La "vie de château" reprend au XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Les jardins du parc et l'ancien château, à l'ouest.

Après 1824, les Béarn s'installent définitivement à La Rochebeaucourt et animent de nouveau le château et la ferme du Parc ; la seigneurie acquiert alors le statut de grande propriété domaniale, où le châtelain se comporte en exploitant terrien.

Entre 1853 et 1859, Louis Hector (1802-1871), diplomate et sénateur d'Empire, fit bâtir « à l'emplacement des vieilles ruines » pour la somme de 637 572 francs un grand château de style néorenaissance par l'architecte parisien Pierre-Charles Dusillon " spécialiste de l'architecture historiciste" selon Vouhé, qui en 1845 ajouta une tour de même style au château d'Azay-le-Rideau, modifia vers 1850 les intérieurs du château de Commarin (Côte-d'Or), et remania dans le style gothique celui de Torcy (Pas-de-Calais), et l'entrepreneur angoumoisin Nicolas - à qui il fit ensuite un procès pour malfaçon - avant d'en faire édifier un autre du même goût de 1863 à 1867 à Clères (Seine-Inférieure), propriété de sa seconde épouse, Marguerite de Choiseul-Praslin (1820-1891).

Le style de la construction est d'un bon style Renaissance, comme le montre la photographie du décor mural en pierre sculptée du "passage aux voitures" percé sous la terrasse du château, publiée par Vouhé.

En mai 1861 un certain Rousseau de Bordeaux, donne les plans d'un parc paysager qui ne paraissent pas avoir été réalisés.

En 1862 le régisseur Julien est effrayé devant l'ampleur des dépenses faites au château pour réparer les malfaçons, les murs (...), travaux d'agrément aux jardins, plantations de toutes sortes ; en mai, 50 personnes sont employées à la journée. « (...) Votre splendide château, votre parc et les alentours de 2 500 hectares m'ont stupéfié. C'est une province, c'est un royaume. Comme artiste, viticulteur et colonisateur, j'y passerais volontiers ma vie, j'y installerais 500 familles... en en tirant 250 000 livres de rentes nettes... On pourrait y vivre et y mourir sans éprouver le besoin d'en sortir. »[19].

En 1867 on procède encore à des travaux de consolidation et de réfection du château.

Subsiste de cette époque dans l'Allée Verte du parc plantée en 1826 de platanes alternant avec des peupliers d'Italie, l'arche dite de la Vertu, dont Vouhé publie (op.cit.) une photographie d'ensemble. Cet petit arc de triomphe fut édifié en 1840 par Alexandre Léon Luce de Béarn (1771-1844), chambellan de l'Impératrice (1809), puis comte d'Empire ; en 1807, il présida le collège électoral de l'arrondissement d'Angoulême et en 1818 il fut maire de Boves (Somme), où sa belle-famille épouse possède des biens.

Ce monument fut dédié à la Vertu en souvenir de son épouse depuis 1797, Marie Elisabeth Pauline du Bouchet de Sourches de Tourzel, fille de celle qui fut succéda en août 1789 à la duchesse de Polignac comme gouvernante des Enfants de France, jusqu'aux prisons du Temple (août 1792) et de La Force ; les deux femmes furent ensuite tour à tour incarcérées ou cachées, sans jamais quitter le pays.

Madame de Tourzel mère accompagna, sous le nom de baronne de Korff, la famille royale dans sa tentative de fuite jusqu'à Varennes[20]; Pauline de Béarn devint dame d'honneur de la duchesse d'Angoulême.

En 1861 furent édités ses Souvenirs de 40 ans 1789-1830, qui furent réédités en 1868 par son fils Hector.

Un ensemble de clichés photographiques sur plaques de verre de Léo Justin Laffargue[21] montrent le château à cette époque.

Les importantes archives de cette famille, s'étendant sur six siècles - et 21 mètres linéaires - furent acquises en 1952 par les archives départementales de la Charente; elles comprennent entre autres documents deux "élévations générales géométrales du XVIIIème siècle"[22].

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Anciens soubassements, tourelle et bassin, à l'est.

La ligne de démarcation passait à La Rochebeaucourt, et on peut encore voir les restes d'une barrière de douane juste au-dessus du cimetière de part et d'autre de la voie féodale.

À la suite de l'incendie de février 1941 par l'occupant allemand, ne restent que les terrasses au niveau du château et des soubassements très importants[23].

Propriété privée, il est inscrit au titre des monuments historiques depuis 1990[24].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie de La Rochebeaucourt-et-Argentine.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
  1971 De Ruffray    
1971 mars 2008 Yves Rousseau    
mars 2008 mars 2014 Jean-Noël Lefranc SE Ingénieur agronome
mars 2014[25] en cours Michel Bosdevesy    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de La Rochebeaucourt-et-Argentine se nomment les Beaucourtois[26].

Jusqu'en 1827, les communes d'Argentine et de La Rochebeaucourt étaient indépendantes.

Démographie d'Argentine[modifier | modifier le code]

Évolution de la population d'Argentine
1793 1800 1806 1821
653 700 664 774
(Source : Ldh/EHESS/Cassini[27])

Démographie de La Rochebeaucourt, puis de La Rochebeaucourt-et-Argentine[modifier | modifier le code]

En 1827, Argentine fusionne avec La Rochebeaucourt qui devient La Rochebeaucourt-et-Argentine.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à La Rochebeaucourt, puis à La Rochebeaucourt-et-Argentine depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2008, 2013, 2018, etc. pour La Rochebeaucourt-et-Argentine[28]). Depuis 2006, les autres dates correspondent à des estimations légales. En 2014, La Rochebeaucourt-et-Argentine comptait 318 habitants.

           Évolution de la population de La Rochebeaucourt, puis de La Rochebeaucourt-et-Argentine  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
329 339 315 319 1 039 1 136 1 080 1 039 1 225
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 206 1 067 1 006 897 892 868 911 912 797
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
746 742 776 651 621 674 590 546 515
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
479 459 408 411 424 396 398 326 318
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[29] puis Insee à partir de 2006 [30].)
Histogramme de l'évolution démographique de La Rochebeaucourt, puis de La Rochebeaucourt-et-Argentine

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2012[32], parmi la population communale comprise entre 15 et 64 ans, les actifs représentent 156 personnes, soit 44,7 % de la population municipale. Le nombre de chômeurs (vingt-huit) a augmenté par rapport à 2007 (seize) et le taux de chômage de cette population active s'établit à 17,8 %.

Établissements[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2013, la commune compte quarante-six établissements[33], dont vingt-cinq au niveau des commerces, transports ou services, dix dans l'agriculture, la sylviculture ou la pêche, quatre dans l'industrie, quatre relatifs au secteur administratif, à l'enseignement, à la santé ou à l'action sociale, et trois dans la construction[34].

Entreprises[modifier | modifier le code]

Dans le secteur des services, parmi les entreprises ayant leur siège social en Dordogne, la SARL Leggett immobilier (agence immobilière), implantée à La Rochebeaucourt-et-Argentine, se classe 40e avec 4 463 k€, en termes de chiffre d'affaires hors taxes en 2012-2013[35].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église de La Rochebeaucourt
  • La chapelle Saint-Martin d'Argentine, ancienne église de la commune d'Argentine. Mi-romane, mi-gothique, elle est située sur le plateau d'Argentine, site protégé, c'est une petite église romane solitaire que longe un cimetière, ancienne voie de passage pour les pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle contrôlé par les moines de Cluny. Elle est classée monument historique depuis 1974[39].
L'église d'Argentine
  • Le plateau d'Argentine est un site protégé de par sa flore de pelouse calcaire, on peut y voir aussi d'anciennes carrières souterraines de pierre de taille parfois reconverties autrefois en champignonnières longeant l'ancienne voie ferrée, et un aéroclub. On peut aussi voir un dolmen, à Baix, et des traces de l'ancien chemin féodal (appelé improprement voie romaine de la Bretagne à l'Espagne), les sarcophages d'Argentine, les vestiges du château, du pigeonnier et du couvent ; tout un ensemble troglodytique dit cluzeaux : pigeonnier souterrain, souterrain-refuge (du VIIe au XIe siècle) aménagé en nécropole par la suite, grotte des Anglais ou grotte dite des silos, et au niveau inférieur une grotte aménagée en étable[40].
Le plateau d'Argentine
  • La grotte des Fadettes à l'ouest du lieu-dit Nadaillac remonte elle aussi au Haut Moyen Âge et elle est très intéressante aussi par les marques révélatrices de la civilisation de l'époque ; des légendes intéressantes sont attachées à ces sites, fadette voulant dire petite fée en occitan.
  • La voie féodale, appelée à tort voie romaine de par sa rectitude, ancienne route d'Angoulême à Périgueux, montait depuis le bourg pour aller vers Mareuil directement, sans emprunter la vallée de la Lizonne, route récente construite au XIXe siècle pour éviter les côtes.
  • Une rue encercle le bourg de La Rochebeaucourt, c'est la rue des Fossés, du nom d'une ancienne fortification gauloise ; une ancienne porte de cette ville est devenue maison du Chapitre, y abritant dix-sept chanoines. Le Pape Anastase IV, en 1154, est venu y séjourner une semaine pour régler un différend avec les moines de Cluny qui habitaient Argentine, ces deux monastères se querellaient car ils vivaient du passage des pèlerins de Saint Jacques de Compostelle et les chanoines souffraient de la concurrence des moines de Cluny. Au bout d'une semaine les chanoines irascibles ont jeté le Pape dehors, il a été hébergé dans une communauté religieuse de Mareuil, actuellement magasin boucherie[40].
  • Le château de Lasteyrie, au Nord-Est de la commune, surplombe la Lizonne et le village de Combiers.
Le château des Fieux vu de la falaise d'Édon
  • Le château des Fieux surplombe la Lizonne d'une faible hauteur, à l'Ouest d'Argentine.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Le comte René Marie Hector de Galard de Brassac de Béarn (1862-après 1920), lieutenant de cavalerie, fut de 1890 à 1920 l'éphémère époux de Martine Marie Pol de Béhague (1870-1939), fille d'un des plus grands bibliophiles du XIXe siècle, elle-même célèbre mécène et collectionneuse d'art ; le couple, séparé, fut sans postérité ; l'hôtel de Béhague (123, rue Saint-Dominique à Paris,) qui a conservé une partie de son riche décor intérieur, dont la bibliothèque, est devenu à sa mort l'ambassade de Roumanie en France.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Rochebeaucourt-et-Argentine (La) Blason Écartelé au 1) d’or aux trois corneilles de sable becquées et membrées de gueules, au 2) et au 3) losangé d’argent et de gueules, au 4) d’or aux deux vaches de gueules accornées, colletées et clarinées d’azur, passant l’une sur l’autre.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Fonds Galard de Béarn (Angoulême, Archives de La Charente - série J, n°1007 à 1401)
  • Papiers divers de la famille de Béarn-Chalais (Paris, Archives Nationales, 9 dossiers donnés par la veuve du comte Henri de Béarn en 1947 - cote 69 AP)
  • Jean Burias, Géographie historique du comté d'Angoulême, mémoire de 1957 de la société des Archives Historiques de la Charente (Paris, Archives Nationales)
  • Jean Jézéquel, Du château d'Angoumois à la faillite parisienne - Six siècles autour de La Rochebeaucourt - d'après le fonds Galard de Béarn (Le Croît-Vif, collection Documentaires, 1996, ill. de photographies du château avant 1941)
  • Généalogie de la Maison de Villebois-Mareuil (Angers, 1901 - traduit en hollandais, corrigé et augmenté, 2003, pour l’histoire du fief)
  • Henri Mazeau, La châtellenie de La Rochebeaucourt, Angoulême, 1995

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  2. Carte du BRGM sous Géoportail
  3. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Nontron », sur Infoterre,‎ (consulté le 13 novembre 2011)
  4. Carte IGN sous Géoportail
  5. Auguste-François Lièvre, Les chemins gaulois et romains entre la Loire et la Gironde, Niort, L.Clouzot, , 127 p. (présentation en ligne, lire en ligne), p. 86.
  6. Dictionnaire des noms de lieux du Périgord, par C. Tanet et C. Hordé, (éd.Fanlac 1994), 428 pages, (ISBN 2-865771-7-25)
  7. Le nom occitan des communes du Périgord sur le site du Conseil général de la Dordogne, consulté le 19 mars 2014.
  8. J.Jézéquel, op.cit. ainsi que pour tous les éléments ajoutés
  9. archives départementales de La Charente
  10. Robert Favreau, in Jean Combes (dir.), Histoire du Poitou et des Pays charentais : Deux-Sèvres, Vienne, Charente, Charente-Maritime, Clermont-Ferrand, éditions Gérard Tisserand, , 334 p. (ISBN 2-84494-084-6, lire en ligne), p. 196
  11. Le Charentais du 18 novembre 1866
  12. Jézéquel, op.cit. p.79
  13. même réf. p.80
  14. même réf. p.82
  15. même réf. p.89
  16. G. Vouhé op. cit., p.104
  17. G. Vouhé, Au château de La Rochebeaucourt, "L'Actualité Poitou-Charentes", été 2013, p. 105
  18. lettre du 10 ventôse an V
  19. Lettre du docteur Jules Guyot, 28 mai 1864
  20. "Marie Antoinette - exposition au Grand Palais" (dossier de l'Art n°150, mars 2008) p.23
  21. Archives de la Dordogne
  22. G. Vouhé, op.cit. p. 104
  23. Jézéquel, op.cit. p.189
  24. « Château de la Rochebeaucourt », base Mérimée, ministère français de la Culture
  25. Union départementale des maires de la Dordogne, consultée le 25 août 2014.
  26. Fiche commune La Rochebeaucourt-et-Argentine, Union des maires de la Dordogne, consultée le 22 novembre 2016.
  27. « Notice communale d'Argentine », sur Ldh/EHESS/Cassini (consulté le 6 mars 2013).
  28. « Calendrier de recensement », sur Insee (consulté le 19 mars 2014)
  29. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  30. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  31. Hervé Chassain, « Le temps des corsos fleuris », Sud Ouest édition Dordogne, 25 mars 2016, p. 24d.
  32. Chiffres-clés - Emploi - Population active - tableaux EMP T2 et EMP T4 sur le site de l'Insee, consulté le 21 novembre 2015.
  33. « Établissement - Définition », sur Insee (consulté le 21 novembre 2015).
  34. Chiffres clés - Établissements actifs par secteur d'activité - tableau CEN T1 sur le site de l'Insee, consulté le 21 novembre 2015.
  35. « Services : les 50 premières », Sud Ouest éco édition Dordogne, 13 novembre 2014, p. 28.
  36. Société archéologique et historique de la Charente, Bulletin de la Société archéologique et historique de la Charente 1864, Goumard, Angoulême, , 439 p. (lire en ligne), p. 216
  37. Histoire de l'ordre de Cluny par J.Henri Pignot, (publ. Soc. éduenne, 1868), p.33
  38. « Église de la Rochebeaucourt », base Mérimée, ministère français de la Culture
  39. « Église d'Argentine », base Mérimée, ministère français de la Culture
  40. a et b Gold Périgord, « La Rochebeaucourt-et-Argentine »,‎ (consulté le 29 octobre 2009)