Blanzaguet-Saint-Cybard

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Blanzaguet-Saint-Cybard
Blanzaguet-Saint-Cybard
Église de Blanzaguet.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente
Arrondissement Angoulême
Intercommunalité Communauté de communes Lavalette Tude Dronne
Maire
Mandat
Nathalie Selin
2020-2026
Code postal 16320
Code commune 16047
Démographie
Population
municipale
294 hab. (2018 en augmentation de 6,91 % par rapport à 2013)
Densité 25 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 28′ 15″ nord, 0° 19′ 16″ est
Altitude Min. 82 m
Max. 164 m
Superficie 11,95 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Tude-et-Lavalette
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Blanzaguet-Saint-Cybard

Blanzaguet-Saint-Cybard est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine).

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Blanzaguet-Saint-Cybard est située au sud-est de la Charente et en limite du département de la Dordogne. Elle se trouve à mi-chemin entre Villebois-Lavalette et La Rochebeaucourt.

Elle est située à 24 km au sud-est d'Angoulême, 3,5 km à l'est de Villebois et 5 km à l'ouest de La Rochebeaucourt. Elle est aussi à 24 km de Ribérac, 41 km de Périgueux[1].

Située à 3,5 km au sud-ouest de la D 939, route d'Angoulême à Périgueux, la commune est traversée par la D 5 d'est en ouest qui va de La Rochebeaucourt à Barbezieux par Villebois et Blanzac, route qui passe entre les bourgs de Blanzaguet et Saint-Cybard.

La D 16 de Montmoreau à Confolens par Villebois et Montbron traverse le nord de la commune au Peyrat. La D 23 de Villebois à Champagne-et-Fontaine (qui arrive de Champniers, Ruelle et Dignac) limite la commune au sud-ouest. Une route communale remonte la vallée du Voultron et relie Blanzaguet à Saint-Cybard[2].

La gare la plus proche est celle de Montmoreau, à 16 km, desservie par des TER à destination d'Angoulême et de Bordeaux ; celle d'Angoulême est à 25 km. L'aéroport d'Angoulême est à 30 km, celui de Bordeaux-Mérignac à 106 km.

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Le bourg de Blanzaguet est situé au sud de la commune alors que celui de Saint-Cybard est situé plus au nord, sur la rive droite du Voultron.

La commune comporte de nombreux petits hameaux ou fermes : le Peyrat, le Mas, la Ville, la Grange du Tillet, le Vivier, Chauzier, la Grande Dénerie, etc.[2].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Carte de Blanzaguet-Saint-Cybard et des communes avoisinantes.

Blanzaguet-Saint-Cybard est limitrophe de sept autres communes, dont deux dans le département de la Dordogne (Champagne-et-Fontaine et La Rochebeaucourt-et-Argentine), et deux par des quadripoints (La Rochebeaucourt-et-Argentine au sud-est et Magnac-Lavalette-Villars au nord-ouest). Au sud-ouest, le territoire communal n'est limitrophe que sur 30 mètres avec celui de Gurat.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Corniches calcaires à la Challerie, vallée du Voultron.

La commune occupe un plateau calcaire datant du Crétacé, composé de Coniacien en grande partie et quelques zones de Santonien, en bordure sud-ouest et au nord-est.

La vallée du Voultron offre des petites corniches calcaires du Coniacien moyen.

Au nord-est de la commune (Maine du Bost), on trouve une zone couverte par des dépôts du Quaternaire, sous forme de sables argileux. La vallée du Voultron est occupée par des alluvions récentes, et ses combes affluentes par des colluvions[3],[4],[5].

Le relief de la commune est celui d'un plateau d'une altitude moyenne de 130 m, traversé du nord au sud par la vallée du Voultron et bordé au sud par celle de la Lizonne. Le point culminant de la commune est à une altitude de 164 m, situé à l'est de Saint-Cybard près de Maine du Bost. Le point le plus bas est à 82 m, situé le long de la Lizonne en limite sud près du Pas de Fontaine. Le bourg de Blanzaguet, construit au bord du Voultron, est à environ 100 m d'altitude. Celui de Saint-Cybard, construit aussi au bord de la vallée mais plus en hauteur et en amont, est à la même altitude[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune de Blanzaguet-Saint-Cybard est traversée du nord au sud par le Voultron, qui se jette dans la Lizonne, qui arrose le sud de la commune. La Lizonne est un affluent de la Dronne. La commune est dans le bassin versant de la Dordogne comme une partie du Sud Charente.

Le ruisseau intermittent de l'Espérande qui descend de Gardes se jette dans le Voultron en rive gauche entre le Peyrat et Saint-Cybard[2].

Climat[modifier | modifier le code]

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Selon la terminologie définie par l'Insee et le zonage publié en 2020, Blanzaguet-Saint-Cybard est une commune rurale, car elle n'appartient à aucune unité urbaine[Note 1],[6],[7]. La commune est en outre hors attraction des villes[8],[9].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Une forme ancienne est Blanzagueto en 1275[10].

Le nom de Blanzaguet signifie « le petit Blanzac »[11], le suffixe -et marquant le diminutif en occitan.

Blanzaguet-Saint-Cybard est situé dans la partie occitane de la Charente qui en occupe le tiers oriental, et se nomme aussi Blanzaguet en dialecte limousin[12].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'église et le château de Blanzaguet.

Au Moyen Âge, l'histoire de la commune est principalement celle de son château. Blanzaguet a été le fief de la famille Poitevin, puis de celle de Galard de Béarn jusqu'en 1757.

La commune actuelle est formée de la réunion de trois villages ; d'abord les deux paroisses de Saint-Cybard et Le Peyrat en 1790 pour former la commune de Saint-Cybard-Le Peyrat fusionnée en 1862 avec celle de Blanzaguet pour former la commune de Blanzaguet-Saint-Cybard-Le Peyrat, ultérieurement appelée Blanzaguet-Saint-Cybard[13].

Pendant la Révolution, la commune de Saint-Cybard-Le Peyrat s'est appelée provisoirement Cibard-Le Peyrat[14].

Le Peyrat était le siège d'un archiprêtré et d'un prieuré conventuel de l'ordre de Saint-Benoît. Son église romane avait deux coupoles, et son transept avait été voûté en style ogival au XVe siècle.

Au début du XXe siècle, on récoltait encore dans la commune des truffes en quantité relativement importante. La commune comportait alors comme industrie le moulin à cylindres de Périne, sur le Voultron[13].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie de Blanzaguet-Saint-Cybard.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
1989 mars 2014 Guy Vautour UDF Retraité du commerce
mars 2014 mai 2020 Sébastien Selin[15]   Agriculteur
mai 2020 En cours Nathalie Selin    

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[17].

En 2018, la commune comptait 294 habitants[Note 2], en augmentation de 6,91 % par rapport à 2013 (Charente : −0,48 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
347341365355341313329363346
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
577566503499482415441403390
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
419391389362362371362364304
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016 2018
280255252223216238264298294
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Blanzaguet-Saint-Cybard en 2007 en pourcentage[20].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,9 
90  ans ou +
0,0 
6,2 
75 à 89 ans
11,1 
19,6 
60 à 74 ans
16,7 
24,1 
45 à 59 ans
23,8 
25,0 
30 à 44 ans
15,9 
12,5 
15 à 29 ans
14,3 
11,6 
0 à 14 ans
18,3 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[21].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Remarques[modifier | modifier le code]

Blanzaguet a absorbé Saint-Cybard-le-Peyrat en 1862[18].

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

La viticulture occupe une petite partie de l'activité agricole. La commune est située dans les Bons Bois, dans la zone d'appellation d'origine contrôlée du cognac[22].

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Église Saint-Pierre[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale Saint-Pierre de Blanzaguet date de la seconde moitié du XIIe siècle. Elle est classée monument historique depuis 1920[23].

Église de Saint-Cybard[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Cybard, d'origine romane, était l'église paroissiale de Saint-Cybard d'Ayras (ou d'Eyrat). C'était à l'origine un prieuré-cure dépendant du prieuré conventuel du Peyrat. Sans grand caractère, cet édifice à travée unique possède un clocher-porche en façade. Une plaque commémore près des fonts baptismaux le baptême en 1744 de Pierre-Louis de La Rochefoucauld, né au logis du Vivier non loin de l'église, devenu évêque de Saintes et béatifié en 1926 par le pape Pie IX[24].

L'église Saint-Cybard

Ancien prieuré du Peyrat[modifier | modifier le code]

Il s'agissait au départ d'un prieuré conventuel fondé et construit en 1065. Le Peyrat devint par la suite une paroisse et l'église Saint-Étienne fut en 1382 le siège d'un archiprêtré, qui était avant cette date situé à l'église Saint-Romain de Villebois. Cette église, aujourd'hui disparue, avait deux coupole et son transept refait au XVe siècle. Elle fut ruinée au XIXe siècle et sa cloche de 1704 transportée à l'église de Villebois-Lavalette. Le prieuré, quant à lui, a été restauré au XXe siècle par son propriétaire, et il en reste le logis actuel situé au lieu-dit « l'Abbaye ». L'église était située entre cet endroit et Maison Neuve[24].

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Le château, mairie actuelle.
  • Château du XIe siècle, modifié en grande partie par les Galard de Béarn en 1741.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

  • Parc arboretum du château, le long du Voultron

Le parc de la mairie

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Une commune rurale est une commune n'appartenant pas à une unité urbaine. Les autres communes sont dites urbaines.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  2. a b c et d Carte IGN sous Géoportail
  3. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  4. Carte du BRGM sous Géoportail
  5. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Montmoreau », sur Infoterre, (consulté le 2 décembre 2011)
  6. « Base des unités urbaines 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 7 novembre 2020)
  7. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 7 novembre 2020)
  8. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 7 novembre 2020)
  9. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc, Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 7 novembre 2020)
  10. Jean Nanglard, Livre des fiefs de Guillaume de Blaye, évêque d'Angoulême [« Liber feodorum »], t. 5, Société archéologique et historique de la Charente, (1re éd. 1273), 404 p. (lire en ligne), p. 226
  11. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 87.
  12. (oc) Jean Urroz, « Les noms des communes en Charente occitane », (consulté le 29 mars 2014)
  13. a et b Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf, 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 84
  14. Jacques Baudet et Jacques Chauveaud, Bulletins et mémoires, Société archéologique et historique de la Charente, , « Toponymie révolutionnaire en Charente », p. 272-278 [lire sur le site d'André J.Balout (page consultée le 19 juillet 2012)] [PDF]
  15. « Ils s’engagent pour l’avenir », sur sudouest.fr, (consulté le 27 septembre 2020).
  16. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  18. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  20. « Evolution et structure de la population à Blanzaguet-Saint-Cybard en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 juillet 2010)
  21. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 juillet 2010)
  22. « Décret n° 2009-1146 relatif à l'AOC Cognac », sur legifrance, (consulté le 7 novembre 2020)
  23. « Église Saint-Pierre », notice no PA00104251, base Mérimée, ministère français de la Culture
  24. a et b Christian Gillet, Églises et chapelles de la Charente, imprimé à Rioux-Martin, Le vent se lève, , 387 p. (ISBN 978-2-7466-7404-2), p. 76-77
  25. « Docteur Léon HENRI MARTIN (annuaire des Sociétés savantes de France) », Comité des Travaux historiques et scientifiques (consulté le 9 février 2010)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]