Salles-Lavalette

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Salles-Lavalette
Maison ancienne au bourg.
Maison ancienne au bourg.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente
Arrondissement Angoulême
Canton Tude-et-Lavalette
Intercommunalité Communauté de communes du Montmorélien
Code postal 16190
Code commune 16362
Démographie
Gentilé Sallesiens
Population
municipale
360 hab. (2014)
Densité 18 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 23′ 03″ nord, 0° 14′ 07″ est
Altitude Min. 65 m – Max. 191 m
Superficie 20,15 km2
Localisation

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Salles-Lavalette

Salles-Lavalette est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine).

Ses habitants sont les Sallesiens et les Sallesiennes[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Salles-Lavalette est une commune du Pays de Lavalette, située dans le Sud Charente et limitrophe du département de la Dordogne, à 8 km à l'est de Montmoreau et 30 km au sud d'Angoulême, sur la rive droite de la Lizonne.

Salles-Lavalette est aussi à 8 km au nord de Saint-Séverin, 11 km à l'ouest de Verteillac, 12 km au sud de Villebois-Lavalette, chef-lieu de son canton, 14 km au nord d'Aubeterre et 17 km au nord-ouest de Ribérac[2].

La D 24 entrant dans le bourg au nord-ouest.

À l'écart des routes importantes, la commune est traversée par la D 17, route d'Aubeterre et Saint-Séverin à Villebois, qui longe la Lizonne à l'est de la commune et qui passe à 1 km du bourg. La D 24, route de Montmoreau à Verteillac (D 1 en Dordogne) qui lui est transversale dessert le bourg. Enfin, la D 19, route de crête de Saint-Séverin à Juillaguet en direction d'Angoulême, borde la commune à l'ouest[3].

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

L'habitat est très dispersé, et en-dehors du bourg, la commune compte de nombreux hameaux et fermes : Nougerède, chez Buguet, Vésignole, chez Rigaud, le Breuil, Loches, Puyraud pour n'en citer que quelques-uns[3].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Salles-Lavalette
Saint-Amant-de-Montmoreau Vaux-Lavalette Vendoire
(Dordogne)
Juignac Salles-Lavalette Nanteuil-Auriac-de-Bourzac
(Dordogne)
Montignac-le-Coq Palluaud

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Géologiquement, la commune est située dans les coteaux calcaires du Bassin aquitain datant du Crétacé supérieur.

On trouve le Campanien, calcaire crayeux, sur toute la surface communale. La crête à l'extrême nord-ouest de la commune est recouverte de dépôts du Tertiaire (Lutétien et Cuisien) composés de galets, sables et argiles, propice aux bois de châtaigniers.

La vallée de la Lizonne, à l'est, est occupée par des alluvions récentes du Quaternaire composées de sable et tourbe[4],[5],[6].

Article connexe : Géologie de la Charente.

Le relief de la commune est celui du versant occidental de la vallée de la Lizonne, compris entre une crête élevée à l'ouest et le cours d'eau à l'est, tous deux parallèles de direction nord-sud. De nombreux épaulements et vallons secondaires descendent vers l'est et rendent le terrain communal très vallonné.

Le point culminant est à une altitude de 191 m, situé à l'extrémité sud-ouest, près du château d'eau de Bel-Air. Le point le plus bas est à 65 m, situé le long de la Lizonne en limite sud-est. Le bourg s'étage entre 80 et 100 m d'altitude[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Lizonne, affluent de la Dronne et donc dans le bassin de la Dordogne, limite la commune à l'est. Le canal des Moulins, parallèle au cours principal, alimente trois moulins. D'anciennes tourbières occupent aussi le nord de la commune.

Quelques ruisseaux affluents occupent les vallons, comme la Font Saint-Martin et le ruisseau de Nogerède, qui se rejoignent au pied du bourg. Au nord de la commune, un autre ruisseau passe près de Barillaud. Il y a aussi quelques ruisseaux temporaires. On trouve aussi dans ces vallons de petites retenues d'eau[3].

Climat[modifier | modifier le code]

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain.

Article connexe : Climat de la Charente.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune est attestée par la forme ancienne latinisée de Salis en 1329[7].

Le mot Salles qui a donné son nom à de nombreuses communes du sud de la France (La Salle, Les Salles, Lasalle, Lassalles, Salles, etc.) dériverait du germanique seli, en allemand saal, désignant « chambre, château »[8].

La commune a été créée Salles en 1793 du nom de la paroisse, puis nommée Salles-la-Valette en 1801 pour la distinguer des autres communes du même nom dans le département. Elle s'est orthographiée Salles-Lavalette vers la fin du XIXe siècle[9],[Note 1].

Le nom Lavalette provient du duché de La Valette érigé à Villebois en 1622 par Louis XIII au profit de Jean-Louis Nogaret de La Valette, duc d'Épernon, gouverneur de l'Angoumois, Saintonge et Guyenne, et seigneur de ce fief.

Limite dialectale[modifier | modifier le code]

La commune est dans le domaine occitan (dialecte proche du limousin), et marque la limite avec la langue d'oïl (domaine du saintongeais) à l'ouest[10].

Articles connexes : Langues de la Charente et Charente occitane.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'Antiquité a laissé quelques vestiges. Deux bassins bétonnés de l'époque romaine ont été trouvés à Nougerède et aux Grands Champs. Un sarcophage mérovingien avec ossements et scramasaxe a été découvert près de Toutifaut[11].

Au Moyen Âge, vers l'an mil, la terre de Salles appartenait à l'abbaye de Saint-Cybard. La paroisse faisait partie de l'ancien diocèse de Périgueux, et, en 1117, l'évêque de Périgueux, Guillaume d'Auberoche, donna raison à l'abbaye de Saint-Cybard contre le chapitre de Saint-Martin de Périgueux, qui prétendait avoir des droits sur le prieuré de Salles. Cette sentence fut confirmée en 1119 par Arnaud Géraud de Cabanac, archevêque de Bordeaux.

Le prieuré de Salles fut très éprouvé pendant les XIIIe et XIVe siècles. Il perdit la conventualité vers 1400 et le prieur cessa d'y résider en 1444. À cette époque les maisons prieurales, pourtant cossues, furent déclarées inhabitables.

Au tout début du XXe siècle, plusieurs moulins fonctionnaient encore sur la Lizonne. Après la crise du phylloxéra, le vignoble avait été reconstitué plus rapidement que dans d'autres communes, et produisait un bon vin. Des foires avaient lieu au bourg le 4e lundi du mois[12].

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1888 1919 André-François-Romain Pichon    
         
1982 1986 Michel Pichon    
2001 2008 Michel Eynard    
2008 2017 Éric Gendron SE Agriculteur

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2016, le Conseil national de villes et villages fleuris de France a attribué deux fleurs à la commune au Concours des villes et villages fleuris[13].

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[15],[Note 2].

En 2014, la commune comptait 360 habitants, en augmentation de 1,41 % par rapport à 2009 (Charente : 0,65 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
1 114 1 051 1 223 1 155 1 215 1 175 1 164 1 151 1 169
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 126 1 116 1 076 1 048 1 007 973 895 863 836
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
879 900 714 765 780 761 678 591 539
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014 -
503 385 362 365 360 338 355 360 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,5 % d’hommes (0 à 14 ans = 18 %, 15 à 29 ans = 10,5 %, 30 à 44 ans = 21,5 %, 45 à 59 ans = 23,3 %, plus de 60 ans = 26,8 %) ;
  • 51,5 % de femmes (0 à 14 ans = 21,3 %, 15 à 29 ans = 12 %, 30 à 44 ans = 18,6 %, 45 à 59 ans = 21,9 %, plus de 60 ans = 26,2 %).

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (26,5 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (26,6 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,5 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

Pyramide des âges à Salles-Lavalette en 2007 en pourcentage[17]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90 ans ou +
0,0 
9,9 
75 à 89 ans
12,0 
16,9 
60 à 74 ans
14,2 
23,3 
45 à 59 ans
21,9 
21,5 
30 à 44 ans
18,6 
10,5 
15 à 29 ans
12,0 
18,0 
0 à 14 ans
21,3 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[18]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90 ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Le silo Charentes Alliance vu de la D 24

L'activité agricole rythme la commune de Salles-Lavalette. La commune compte près de 20 fermes avec des productions diversifiées : élevages bovins (laitier et allaitant), élevage avicole (poulets de chair), élevage porcin, grandes cultures (céréales, oléagineux et protéagineux), maraîchage et tabac. En 2010, trois fermes sont certifiées en Agriculture biologique, et une en Label Rouge.

Industries et activités artisanales[modifier | modifier le code]

Plusieurs commerces et activités artisanales dynamisent Salles-Lavalette.

Les établissements Simmonet participent depuis plusieurs décennies au rayonnement de la commune. On y trouve tous types de roulements, courroies mais aussi de matériel agricole, forestier et de jardinage. L'entreprise familiale, forte de cinq emplois, offre un service apprécié et reconnu par les agriculteurs et entrepreneurs agricoles dans un rayon d'une cinquantaine de kilomètres[19].

Une entreprise artisanale de tuiles et carrelages traditionnels en terre cuite font perdurer un savoir-faire dans tout le département de la Charente[20],[21].

Commerces[modifier | modifier le code]

Une boulangerie, la boulangerie du moulin Sartier, a ouvert fin 2010 au cœur du bourg. Le pain est fabriqué avec la farine moulue au moulin, patrimoine communal, et avec le blé produit sur la commune. On peut également y déguster viennoiseries et pâtisseries.

Un bar-restaurant accueille aussi les bonnes bouches sur la place du village face à la mairie et l'école.

La commune compte aussi un traiteur-confiturier, qui a ouvert ses portes en 2010 à l'entrée du bourg[22].

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école maternelle au pied de la mairie

L'école est un RPI entre Montignac-le-Coq, Palluaud et Salles-Lavalette. Salles accueille l'école maternelle, et Montignac et Palluaud les écoles élémentaires, avec une classe unique chacune.

Le secteur du collège est Montmoreau[23].

Marchés[modifier | modifier le code]

Un marché réunit tous les vendredis de 16 h à 18 h 30 des producteurs locaux dont les maraîchers biologiques installés sur les terres communales.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale Saint-Martin est au centre du bourg et surplombe la vallée.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

La commune comptait de nombreux moulins sur la Lizonne. Le moulin Sartier était un moulin à papier au XVIIe siècle avant d'être un moulin à blé à partir du XVIIIe siècle et même à huile de noix. La minoterie et ses machines datent de 1907[24].

Wikimedia Commons présente d’autres illustrations sur le moulin Sartier.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Voir aussi Salles-d'Angles,Salles-de-Barbezieux et Salles-de-Villefagnan dans le même département.
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site habitants.fr, « Les gentilés de Charente », (consulté le 13 juin 2015)
  2. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  3. a, b, c et d Carte IGN sous Géoportail
  4. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  5. Carte du BRGM sous Géoportail
  6. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Montmoreau », sur Infoterre, (consulté le 2 décembre 2011)
  7. Jean Nanglard, Livre des fiefs de Guillaume de Blaye, évêque d'Angoulême [« Liber feodorum »], t. 5, Société archéologique et historique de la Charente, (1re éd. 1273), 404 p. (lire en ligne), p. 214
  8. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 580.
  9. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Jean-Hippolyte Michon, Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache (réimprimé en 1980 par Bruno Sépulchre, Paris), , 334 p. (lire en ligne), p. 55
  11. Christian Vernou, La Charente, Maison des Sciences de l'Homme, Paris, coll. « Carte archéologique de la Gaule », , 253 p. (ISBN 2-87754-025-1), p. 155
  12. Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf, 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 373
  13. Site des villes et villages fleuris, consulté le 24 décembre 2016.
  14. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  17. « Évolution et structure de la population à Salles-Lavalette en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 2 août 2010)
  18. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 2 août 2010)
  19. Simonnet et fils
  20. Tuilerie Pilier
  21. « Tuilerie de la Chèvre Blanche », notice no IA00066400, base Mérimée, ministère français de la Culture
  22. Saveurs Sud-Charente
  23. Site de l'inspection académique de la Charente, « Annuaire des écoles » (consulté le 11 juillet 2012)
  24. « Moulin Sartier », notice no IA00066399, base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]