Gurat

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Gurat
Gurat
Vue sur le bourg de Gurat
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente
Arrondissement Angoulême
Canton Tude-et-Lavalette
Intercommunalité Communauté de communes d'Horte et Lavalette
Maire
Mandat
Bernard Lagarde
2014-2020
Code postal 16320
Code commune 16162
Démographie
Gentilé Gurateois
Population
municipale
181 hab. (2016 en diminution de 5,24 % par rapport à 2011)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 25′ 49″ nord, 0° 16′ 13″ est
Altitude Min. 72 m
Max. 197 m
Superficie 16,03 km2
Localisation

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Liens
Site web http://guratcharente.wix.com/gurat

Gurat est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente, en région Nouvelle-Aquitaine.

Ses habitants sont les Gurateois et les Gurateoises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Gurat est une commune du sud-est de la Charente limitrophe du département de la Dordogne.

Elle est située à 6 km au sud de Villebois-Lavalette, chef-lieu de son canton et à 26 km au sud d'Angoulême. Elle est aussi à 11 km de Montmoreau, 12 km de Verteillac, 19 km d'Aubeterre, 21 km de Ribérac[2].

La route principale qui dessert la commune est la D 17 qui va de Villebois à Saint-Séverin, Aubeterre et Ribérac. La D 81 se détache de la D 17 au nord du bourg pour se diriger vers Ronsenac et Angoulême par Torsac. Gurat est aussi reliée à Vendoire (Dordogne) par un pont sur la Lizonne et la D 102[3].

La gare la plus proche est celle de Montmoreau, desservie par des TER à destination d'Angoulême et de Bordeaux.

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

La commune compte quelques hameaux et fermes :

  • Malibas, Lémerie, le Puits, Carmagnac, Puyrateau à l'ouest,
  • la Borde, l'Ermite, Moulin de Goujat, la Petite Côte au nord,
  • Connétable, l’Écouté, Langely, la Garde, la Grange, les Bigognes, la Baudie, Bissac, Pas de Bissac et Lamboury à l'est,
  • le Roc, Moulin du Roc au sud[3].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Gurat est limitrophe de huit autres communes, dont deux dans le département de la Dordogne. Au nord-est, au lieu-dit les Quatre Croix, le territoire communal est limitrophe de celui de Blanzaguet-Saint-Cybard seulement sur une trentaine de mètres et à l'ouest, celui de Boisné-La Tude est limitrophe sur environ 250 mètres.

Communes limitrophes de Gurat
Ronsenac Villebois-Lavalette,
Blanzaguet-Saint-Cybard
Boisné-La Tude Gurat Champagne-et-Fontaine
(Dordogne)
Montmoreau Vaux-Lavalette Vendoire
(Dordogne)

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Géologiquement, la commune de Gurat est dans le calcaire crétacé du Bassin aquitain.

On trouve le Coniacien et le Santonien à l'est de la vallée du Ronsenac. La moitié ouest de la commune est occupée par le Campanien, et une cuesta par paliers faisant face au nord-est marque un dénivelé sensible. On peut suivre cet escarpement dans tout le sud de la Charente, vers l'ouest par Juillaguet, Jurignac et Bouteville jusqu'au sud de Cognac, et à l'est en Dordogne vers Verteillac.

La crête à l'ouest de la commune est recouverte de dépôts du Tertiaire (Lutétien), composés de galets, grès et argiles. Ces dépôts ont été altérés lors du Quaternaire, ainsi que le calcaire sur les flancs qui forme des colluvions. Les vallées du Ronsenac et de la Lizonne sont occupées par des alluvions récentes, riches en tourbe[4],[5],[6].

Article connexe : Géologie de la Charente.

Le relief de la commune est donc plus marqué à l'ouest du Ronsenac qu'à l'est. Le point culminant est à une altitude de 197 m, situé sur la limite occidentale de la commune près du carrefour entre la D 451 qui mène au bourg et la D 19. Le point le plus bas est à 72 m, situé le long de la Lizonne en limite sud. Le bourg, construit sur une légère hauteur au bord de la Lizonne est à environ 95 m d'altitude[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Lizonne, affluent de la Dronne, borde la commune et le département à l'est. Le Ronsenac, né dans la commune éponyme, traverse le nord de la commune et se jette dans la Lizonne, en formant de nombreux bras.

Un ruisseau intermittent né au sud-ouest de la commune, alimenté par les Font du Seuil, Font du Loup et Font du Roc, se jette dans la Lizonne au sud du bourg[3].

Climat[modifier | modifier le code]

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain.

Article connexe : Climat de la Charente.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les formes anciennes sont Auguraca au XIIIe siècle, Exgurata en 1380, Auguraco (ou Anguraco) en 1430, Guraco, Gurac (non datés)[7].

L'origine du nom de Gurat est assez obscure. Elle pourrait remonter à un nom de personne des premiers siècles auquel est apposé le suffixe -acum. Albert Dauzat et Charles Rostaing y voient Auguracum, où Augur est un surnom, mais le g aurait dû tomber[8].

Dialecte[modifier | modifier le code]

La commune est dans la partie occitane de la Charente qui en occupe le tiers oriental, et le dialecte est limousin[9]. Elle se nomme Gurac en occitan[10].

Articles connexes : Langues de la Charente et Charente occitane.

Histoire[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, à l'Ermite, en direction de Ronsenac, était autrefois le petit prieuré de Saint-Jacques de l'Ermitage, qui dépendait de l'abbaye de Saint-Cybard.

L'église de cette paroisse d'Angoumois dépendait du diocèse de Périgueux.

Principalement aux XIIe et XIIIe siècles, Gurat se trouvait sur la branche orientale d'une variante nord-sud de la via Turonensis, itinéraire du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle qui passait en Charente par Nanteuil, Saint Amant, Angoulême, Dirac, La Valette et Aubeterre[11].

La Baudie, dans l'est de la commune, était jusqu'au milieu du XIXe siècle la propriété de la famille de Corlieu. Charles, petit-neveu de François de Corlieu, l'historien de l'Angoumois, en était devenu propriétaire à la suite de son mariage avec Nicole Grimouard, fille de François Grimouard, sieur de la Croix en 1611[12].

Au début du XXe siècle, Langelie était la propriété de Paul Déroulède. L'industrie était alors représentée par l'importante minoterie du moulin Goujat, appartenant à M. Jougier[13].

En 1856, le cimetière est transféré hors du bourg et est bénit par Monseigneur Cousseau. En 2012, le bas-bourg a connu une rénovation complète de ses rues et de la place du champ de foire, qui pour l'occasion a été réaménagée avec une piste cyclable.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Perier de Gurat

D’azur au chevron d'or accompagné : en chef, de deux étoiles d'argent, et, en pointe, d'un chêne arraché de même[réf. nécessaire].

Administration[modifier | modifier le code]

La mairie et l'agence postale communale
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1793 1794 Pierre David   Curé de Gurat jusqu'en 1794
1794 1800 Pierre Bourrut-Lacouture   Propriétaire à Lémerie
1800 1816 Joseph Corlieu de la Beaudie   Propriétaire à la Beaudie
1816 1831 Gabriel Ducher de Maisonneuve   Propriétaire au Puits
1831 1844 Pierre Alphonse Senemaud   Propriétaire à L'Angély
1844 1870 Jean Charles Hector Bourrut-Lacouture   Propriétaire à Lémerie
1870 1871 Jean Bertranet   Propriétaire au Bourg
1871 1881 Pierre Auguste Lémerie Bourrut-Lacouture   Propriétaire à Lémerie
1881 1905 Jean Adrien Bertranet   Propriétaire au Bourg
1905 1938 Joseph Viroulaud   Propriétaire à la Grange
1938 1971 Jacques Viroulaud   Propriétaire à la Grange
1971 1993 Michel Chat-Locussol   Propriétaire à la Grange, décès en cours de mandat
1993 2001 Jacqui Grenier   Menuisier retraité
2001 2008 Yves Barbet-Massin   Retraité directeur de ventes
2008 En cours Bernard Lagarde SE Retraité commercial

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[15].

En 2016, la commune comptait 181 habitants[Note 1], en diminution de 5,24 % par rapport à 2011 (Charente : +0,17 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
588603573666705688659660650
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
637602575567553511506514502
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
510505506505504436345322324
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015 2016
261216234210184190190182181
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 1692, on compte 170 feux sur la paroisse de Gurat, puis 150 en 1789. En 1856, la commune compte 650 habitants, ce qui correspond au nombre maximal de la population guratoise. Jusqu'à la première guerre mondiale, la commune arrive à garder un peu plus de 500 habitants. Dès les années 30, puis surtout après la seconde guerre mondiale, à un moment où l'exode rural s'accentue considérablement, le nombre d'habitants diminue considérablement. En 1946, on compte presque 345 habitants, contre 261 vingt plus tard, puis jusqu'à atteindre son plus bas niveau en 1999 avec 184 habitants. Cependant, on constate une amélioration depuis le début des années 2000.

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Gurat en 2007 en pourcentage[18].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,0 
90  ans ou +
0,0 
10,1 
75 à 89 ans
14,3 
19,2 
60 à 74 ans
18,7 
22,2 
45 à 59 ans
28,6 
20,2 
30 à 44 ans
14,3 
14,1 
15 à 29 ans
14,3 
14,1 
0 à 14 ans
9,9 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[19].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Économie[modifier | modifier le code]

La commune possède quelques structures qui développent des circuits courts : production de légumes, vente de volailles...

Un bar-tabac est présent dans la commune, ouvert tous les jours de la semaine.

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Bien que ne possédant pas d’accueil scolaire, la commune de Gurat scolarise ses élèves dans la commune voisine de Villebois-Lavalette, qui possède une école maternelle, une école primaire et également un collège. La commune possède encore une agence postale communale qui ouvre tous les matins de la semaine.

Vie locale[modifier | modifier le code]

Chaque année Gurat organise sa fête votive sous l'invocation de son saint-patron, saint Roch. Cette frairie est organisée le 15 août puis le week-end qui suit cette date.

La commune de Gurat possède deux associations :

  • créée en 2008 pour réaliser la restauration de l'église paroissiale Saint-Roch, l'« Association Gurat Patrimoine » a pour objet d'organiser la mise en valeur du patrimoine de la commune, dont la vallée de la Lizonne ;
  • le « Comité des fêtes » organise plusieurs festivités dans l'année.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Église monolithe[modifier | modifier le code]

L'église monolithe, dite chapelle Saint-Georges, est située à l'applomb du centre bourg, dans la vallée de la Lizonne. Elle est creusée dans la paroi rocheuse surplombant le Ronsenac, affluent de la Lizonne. On y accède par un sentier de 200 m de long depuis la route de Vendoire passant en contrebas de la falaise. D'abord inscrit au titre des monuments historiques en 1963[20], l'édifice est classé depuis 2015[21].

Église Saint-Roch[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale Notre-Dame[22], aussi appelée Saint-Roch[23] parce qu'elle possède aussi une statuette de ce saint[22].

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Château de Gurat[modifier | modifier le code]

Château de Gurat

Le château de Gurat, situé au centre bourg, à côté de l'église et de la mairie, date du XVe siècle. Un de ses propriétaires, Périer de Gurat (v.1733-1804), fut maire d'Angoulême entre 1790 et 1791, avant la chute de l'Ancien Régime. Il fut aussi le dernier seigneur de Gurat. Une anecdote médicale, selon le Dictionnaire des sciences médicales de 1813, rapporte qu'il aurait eu une maladie rare, une tumeur au nez qui l'empêchait de respirer et l'obligeait à pencher la tête pour respirer par la bouche. Il fut opéré et guéri d'après cette même source[réf. nécessaire].

Domaine de Langely[modifier | modifier le code]

Le domaine de Langely (autrefois orthographié l'Angely), est situé un kilomètre au nord-est du bourg, au bord de la Lizonne. Ce petit manoir des XVe et XVIe siècles est surtout connu parce qu'il a appartenu à la famille Déroulède. C'est là que Paul Déroulède, homme politique et poète, au retour de la guerre de 1870 a écrit les Chants du Paysan et aimait venir y passer les mois d'été. Les bâtiments présentent un corps de logis bordé d'un pavillon ainsi qu'une tour carrée surmontée d'une échauguette[24].

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Zones Natura 2000[modifier | modifier le code]

Gurat présente également un important patrimoine naturel et environnemental. Dans le souci de préservation des lieux, deux sites de conservation Natura 2000 ont été mis en place.

Le réseau Natura 2000 s’inscrit au cœur de la politique de conservation de la nature de l’Union européenne afin d’éviter l’érosion de la biodiversité.

Vallée de la Lizonne[modifier | modifier le code]

La vallée de la Lizonne est caractérisée par une importante tourbe faisant son apparition il y a plusieurs millénaires et que l’homme a exploitée jusqu’au milieu du XXe siècle. Il en résulte beaucoup de petits bassins, souvent rectangulaires, à l’image des proches tourbières de Vendoire. S’y ajoutent des zones marécageuses, avec des prairies plus ou moins inondables dotées d'une faune et d'une flore particulières à ce milieu.

Le noisetier, le peuplier, le chêne pédonculé et le cornouiller représentent les arbres principaux de ce site naturel. Il ne faut pas oublier l’épiaire des bois (ou ortie puante), utilisée par certains cuisiniers ; l’eupatoire chanvrine, plante appréciée des papillons ; la consoude officinale qui a pour vertu d’accélérer la consolidation des fractures. Cette plante est utilisée par les jardiniers comme fertilisant, notamment pour les arbres fruitiers. Ensuite, il est nécessaire de s’attarder sur l’iris faux acore qui aurait inspiré le blason des rois de France depuis Louis VII, et non une fleur de lys comme la tradition l’aurait laissé croire[Information douteuse] [?]. On peut noter, d’autre part, la présence de la listère à feuilles ovales, orchidée qui pousse dans les sous-bois et qui est une espèce protégée.

Plusieurs autres espèces protégées fréquentent le milieu :

  • la sittelle torchepot, petit oiseau qui niche dans des trous ou des crevasses ;
  • le héron cendré, échassier fréquent dans les zones humides ;
  • la rainette verte, grenouille qui se rencontre dans les milieux marécageux et boisés à proximité de l’eau. Elle a une activité nocturne intense et dont les mâles profitent pour former des chœurs nocturnes sonores ;
  • le triton marbré, autre batracien de couleur noire avec des taches vertes sur le dos ; les femelles présentent une ligne rouge-orangée. Celles-ci peuvent pondre jusqu’à une centaine d’œufs ;
  • l’agrion de Mercure, libellule dont la larve est sensible à la charge organique des cours d’eau, leur présence indiquant une potentielle qualité du milieu.
Passerelle de l'église monolithe en zone Natura 2000.

En tout, 22 espèces de papillons et 23 espèces de libellules fréquentent le milieu ; c’est donc un patrimoine naturel important qu’il est nécessaire de protéger.

Le vison d'Europe et la loutre européenne peuvent fréquenter le site, mais leur présence reste à confirmer. D'autres mammifères y sont plus communs, comme le chevreuil, le sanglier, l’écureuil roux, le hérisson d’Europe ou encore le renard[25].

Coteaux du Montmorélien[modifier | modifier le code]

Les coteaux de la commune de Gurat font partie de la quarantaine de sites des coteaux du Montmorélien. Cette autre zone Natura 2000 compte près de 30 espèces d’orchidées (d’où le nom de « route des Orchidées ») grâce aux pelouses calcaires.

Ces pelouses sèches ne bénéficiant plus d’une pratique agricole ancestrale, elles subissent l’embroussaillement et l’enfermement de ce milieu naturel. Il est donc essentiel de protéger ce milieu.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Le buste de Paul Déroulède à Gurat.

Paul Déroulède (1846-1914) fut un député charentais de 1889 à 1901. Proche du général Boulanger, il profite des obsèques de Félix Faure et tente un coup d'État en 1899. Il est arrêté, relâché, puis finalement banni en Espagne jusqu'en 1905 après avoir été amnistié. Il renonce à sa carrière politique suite à son échec aux élections législatives dans son fief charentais en 1906. Dès lors, il se retire à Langely, où il entreprend la rédaction de ses Feuilles de route. Cependant, peu à peu, il se retrouve laissé de côté par les nouveaux nationalistes qui (comme l'écrivent les frères Tharaud) « pensent comme lui mais refusent d'admirer les moyens dont il s'est servi »[réf. nécessaire].

Il meurt à Nice en 1914.

« Et vous vertes forêts, et vous vieilles allées,
Abri consolateur des âmes désolées
Où les ombres des miens marchaient à mes côtés ;
Sol généreux et fort de ces tranquilles rives.
Champs couverts de moissons, prés sillonnés d'eaux vives.
Quelle aide et quel secours vous m'avez apportés ![26] »

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site habitants.fr, « Les gentilés de Charente », (consulté le 20 décembre 2014)
  2. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  3. a b c et d Carte IGN sous Géoportail
  4. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  5. Carte du BRGM sous Géoportail
  6. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Montmoreau », sur Infoterre, (consulté le 2 décembre 2011)
  7. Jean Nanglard, Pouillé historique du diocèse d'Angoulême, t. III, Angoulême, imprimerie Despujols, , 582 p., p. 101
  8. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 339..
  9. Jean-Hippolyte Michon, Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache (réimprimé en 1980 par Bruno Sépulchre, Paris), , 334 p. (lire en ligne), p. 55
  10. (oc) Jean Urroz, « Les noms des communes en Charente occitane », (consulté le 20 décembre 2014)
  11. Joël Guitton et al., Les chemins de Saint-Jacques en Charente, éditions Sud Ouest, , 254 p. (ISBN 978-2-8177-0053-3, présentation en ligne)
  12. Jean-Marie Ouvrard, « Blasons de la Charente, les Grimouard » (consulté le 20 décembre 2014)
  13. Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf, 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 196
  14. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  18. « Evolution et structure de la population à Gurat en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 31 juillet 2010)
  19. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 31 juillet 2010)
  20. « Eglise souterraine monolithe dite chapelle Saint-Georges », sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 14 août 2019.
  21. Liste des objets immobiliers protégés en 2015, JORF n°0095 du 22 avril 2016 sur Légifrance
  22. a et b Christian Gillet, Églises et chapelles de la Charente, imprimé à Rioux-Martin, Le vent se lève, , 387 p. (ISBN 978-2-7466-7404-2), p. 188
  23. « Gurat, Villages Sessions », Charente libre,‎ (lire en ligne, consulté le 4 mars 2016)
  24. Robert Dexant, Châteaux de Charente, Paris, Nouvelles Éditions latines, , 30 p., p. 15,18
  25. Parc naturel régional Périgord-Limousin, « Vallée de la Nizonne » [PDF], (consulté le 15 août 2019)
  26. Extrait inscrit sur le socle de sa statue, tiré de son œuvre, les Chants du paysan, en 1894.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]