Gurat

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Gurat
Gurat
Vue sur le bourg de Gurat.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente
Arrondissement Angoulême
Intercommunalité Communauté de communes Lavalette Tude Dronne
Maire
Mandat
Bénédicte Goreau
2020-2026
Code postal 16320
Code commune 16162
Démographie
Gentilé Gurateois
Population
municipale
182 hab. (2019 en stagnation par rapport à 2013)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 25′ 49″ nord, 0° 16′ 13″ est
Altitude Min. 72 m
Max. 197 m
Superficie 16,03 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Tude-et-Lavalette
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Gurat
Liens
Site web http://guratcharente.wix.com/gurat

Gurat est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente, en région Nouvelle-Aquitaine.

Ses habitants sont les Gurateois et les Gurateoises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Gurat est une commune du sud-est de la Charente limitrophe du département de la Dordogne.

Elle est située à 6 km au sud de Villebois-Lavalette, chef-lieu de son canton et à 26 km au sud d'Angoulême. Elle est aussi à 11 km de Montmoreau, 12 km de Verteillac, 19 km d'Aubeterre, 21 km de Ribérac[2].

La route principale qui dessert la commune est la D 17 qui va de Villebois à Saint-Séverin, Aubeterre et Ribérac. La D 81 se détache de la D 17 au nord du bourg pour se diriger vers Ronsenac et Angoulême par Torsac. Gurat est aussi reliée à Vendoire (Dordogne) par un pont sur la Lizonne et la D 102[3].

La gare la plus proche est celle de Montmoreau, desservie par des TER à destination d'Angoulême et de Bordeaux.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Gurat est limitrophe de huit autres communes, dont deux dans le département de la Dordogne. Au nord-est, au lieu-dit les Quatre Croix, le territoire communal est limitrophe (lieu-dit les Quatre Croix) de celui de Blanzaguet-Saint-Cybard par un quadripoint et à l'ouest, celui de Boisné-La Tude est limitrophe sur environ 250 mètres.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Géologiquement, la commune de Gurat est dans le calcaire crétacé du Bassin aquitain.

On trouve le Coniacien et le Santonien à l'est de la vallée du Ronsenac. La moitié ouest de la commune est occupée par le Campanien, et une cuesta par paliers faisant face au nord-est marque un dénivelé sensible. On peut suivre cet escarpement dans tout le sud de la Charente, vers l'ouest par Juillaguet, Jurignac et Bouteville jusqu'au sud de Cognac, et à l'est en Dordogne vers Verteillac.

La crête à l'ouest de la commune est recouverte de dépôts du Tertiaire (Lutétien), composés de galets, grès et argiles. Ces dépôts ont été altérés lors du Quaternaire, ainsi que le calcaire sur les flancs qui forme des colluvions. Les vallées du Ronsenac et de la Lizonne sont occupées par des alluvions récentes, riches en tourbe[4],[5],[6].

Le relief de la commune est donc plus marqué à l'ouest du Ronsenac qu'à l'est. Le point culminant est à une altitude de 197 m, situé sur la limite occidentale de la commune près du carrefour entre la D 451 qui mène au bourg et la D 19. Le point le plus bas est à 72 m, situé le long de la Lizonne en limite sud. Le bourg, construit sur une légère hauteur au bord de la Lizonne est à environ 95 m d'altitude[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Réseau hydrographique[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le bassin de la Dordogne au sein du Bassin Adour-Garonne[7]. Elle est drainée par la Lizonne, le Roncenac, le ruisseau de la Font Longue, le canal des Moulins et par un petit cours d'eau, qui constituent un réseau hydrographique de 12 km de longueur totale[8],[Carte 1].

La Lizonne, ou Nizonne en amont, borde la commune et le département à l'est. D'une longueur totale de 60,49 km, elle prend sa source en Dordogne, dans la commune de Sceau-Saint-Angel et se jette dans la Dronne à Bourg-du-Bost, après avoir traversé 21 communes[9].

Le Ronsenac, né dans la commune homonyme, traverse le nord de la commune et se jette dans la Lizonne, en formant de nombreux bras.

Un ruisseau intermittent né au sud-ouest de la commune, alimenté par la Font du Seuil, la Font du Loup et la Font du Roc, se jette dans la Lizonne au sud du bourg[3].

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Gestion des eaux[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Isle - Dronne ». Ce document de planification, dont le territoire regroupe les bassins versants de l'Isle et de la Dronne, d'une superficie de 7 500 km2, a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est l'établissement public territorial de bassin de la Dordogne (EPIDOR)[10]. Il définit sur son territoire les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eau superficielle et souterraine, en respect des objectifs de qualité définis dans le troisième SDAGE du Bassin Adour-Garonne qui couvre la période 2022-2027, approuvé le [11].

Climat[modifier | modifier le code]

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain.

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

ZNIEFF[modifier | modifier le code]

La Nizonne en amont des RD 81 et 102, entre Gurat (à gauche) et Vendoire (à droite).
La ZNIEFF « Tourbières de Vendoire » au sud de la route départementale 81, à Gurat.

Selon l'Inventaire national du patrimoine naturel (INPN), le site « Marais alcalins de la vallée de la Nizonne »[12] concerne la commune de Gurat. Dans les faits, les communes du département de la Charente mentionnées par la fiche ne font que tangenter cette zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF), intégralement comprise dans le département de la Dordogne, comme le montre la carte du site[13]. Ces communes de Charente, dont Gurat, sont traitées dans une autre ZNIEFF décrite ci-dessous.

À Gurat, la vallée de la Nizonne fait partie de la ZNIEFF de type II nommée « Vallées de la Nizonne, de la Tude et de la Dronne en Poitou-Charentes »[14],[15].

Vingt-deux espèces déterminantes d'animaux y ont été répertoriées[14] :

Vingt-neuf autres espèces animales (quatre mammifères et vingt-cinq oiseaux) y ont été recensées[14].

Inclus dans la ZNIEFF ci-dessus, le site « Tourbières de Vendoire » est une ZNIEFF de type I[16],[17] qui s'étend sur 148,62 hectares, dont environ 17 % sur le territoire de Gurat, au sud de la route départementale 81, le long du cours de la Lizonne et du canal des Moulins. Les communes de Salles-Lavalette et Vaux-Lavalette sont également concernées.

Onze espèces déterminantes d'animaux ont été répertoriées sur cette ZNIEFF[16] :

Cinquante-trois autres espèces animales y ont été recensées[16] : dix-huit mammifères et trente-cinq oiseaux.

Six espèces déterminantes de plantes ont été recensées sur la ZNIEFF[16] : la Gentiane des marais (Gentiana pneumonanthe), la Léersie faux-riz (Leersia oryzoides), l'Orchis des marais (Anacamptis palustris), le Potamot coloré (Potamogeton coloratus), le Souchet jaunâtre (Cyperus flavescens) et l'Utriculaire citrine (Utricularia australis), ainsi que 102 autres espèces végétales.

Natura 2000[modifier | modifier le code]

Dans leur traversée de la commune, la Lizonne et sa vallée[18] font partie d'une zone du réseau Natura 2000 « Vallée de la Nizonne » avec vingt espèces animales inscrites à l'annexe II de la directive 92/43/CEE de l'Union européenne[19] :

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Gurat est une commune rurale[Note 1],[20]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[21],[22]. La commune est en outre hors attraction des villes[23],[24].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (71,3 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (71 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (61,5 %), forêts (27,2 %), prairies (5,5 %), zones agricoles hétérogènes (2,7 %), cultures permanentes (1,6 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,6 %)[25].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

La commune compte quelques hameaux et fermes :

  • Malibas, Lémerie, le Puits, Carmagnac, Puyrateau à l'ouest,
  • la Borde, l'Ermite, Moulin de Goujat, la Petite Côte au nord,
  • Connétable, l’Écouté, Langely, la Garde, la Grange, les Bigognes, la Baudie, Bissac, Pas de Bissac et Lamboury à l'est,
  • le Roc, Moulin du Roc au sud[3].

Risques majeurs[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune de Gurat est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse) et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses[26]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[27].

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Gurat.

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 73,2 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (67,4 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 129 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 100 sont en en aléa moyen ou fort, soit 78 %, à comparer aux 81 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[28],[Carte 3].

Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[29].

La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1983, 1999 et 2009. Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par des mouvements de terrain en 1999[26].

Risques technologiques[modifier | modifier le code]

Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par une ou des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est susceptible d’avoir des effets graves sur les biens, les personnes ou l'environnement, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[30].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les formes anciennes sont Auguraca au XIIIe siècle, Exgurata en 1380, Auguraco (ou Anguraco) en 1430, Guraco, Gurac (non datés)[31].

L'origine du nom de Gurat est assez obscure. Elle pourrait remonter à un nom de personne des premiers siècles auquel est apposé le suffixe -acum. Albert Dauzat et Charles Rostaing y voient Auguracum, où Augur est un surnom, mais le g aurait dû tomber[32].

Langues[modifier | modifier le code]

La commune est dans la partie occitane de la Charente qui en occupe le tiers oriental, et le dialecte est limousin[33]. Elle se nomme Gurac en occitan[34].

Histoire[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, à l'Ermite, en direction de Ronsenac, était autrefois le petit prieuré de Saint-Jacques de l'Ermitage, qui dépendait de l'abbaye de Saint-Cybard.

L'église de cette paroisse d'Angoumois dépendait du diocèse de Périgueux.

Principalement aux XIIe et XIIIe siècles, Gurat se trouvait sur la branche orientale d'une variante nord-sud de la via Turonensis, itinéraire du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle qui passait en Charente par Nanteuil, Saint Amant, Angoulême, Dirac, La Valette et Aubeterre[35].

La Baudie, dans l'est de la commune, était jusqu'au milieu du XIXe siècle la propriété de la famille de Corlieu. Charles, petit-neveu de François de Corlieu, l'historien de l'Angoumois, en était devenu propriétaire à la suite de son mariage avec Nicole Grimouard, fille de François Grimouard, sieur de la Croix en 1611[36].

Au début du XXe siècle, Langelie était la propriété de Paul Déroulède. L'industrie était alors représentée par l'importante minoterie du moulin Goujat, appartenant à M. Jougier[37].

En 1856, le cimetière est transféré hors du bourg et est bénit par Monseigneur Cousseau. En 2012, le bas-bourg a connu une rénovation complète de ses rues et de la place du champ de foire, qui pour l'occasion a été réaménagée avec une piste cyclable.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Perier de Gurat.

D’azur au chevron d'or accompagné : en chef, de deux étoiles d'argent, et, en pointe, d'un chêne arraché de même[réf. nécessaire].

Administration[modifier | modifier le code]

La mairie et l'agence postale communale.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1793 1794 Pierre David   Curé de Gurat jusqu'en 1794
1794 1800 Pierre Bourrut-Lacouture   Propriétaire à Lémerie
1800 1816 Joseph Corlieu de la Beaudie   Propriétaire à la Beaudie
1816 1831 Gabriel Ducher de Maisonneuve   Propriétaire au Puits
1831 1844 Pierre Alphonse Senemaud   Propriétaire à L'Angély
1844 1870 Jean Charles Hector Bourrut-Lacouture   Propriétaire à Lémerie
1870 1871 Jean Bertranet   Propriétaire au Bourg
1871 1881 Pierre Auguste Lémerie Bourrut-Lacouture   Propriétaire à Lémerie
1881 1905 Jean Adrien Bertranet   Propriétaire au Bourg
1905 1938 Joseph Viroulaud   Propriétaire à la Grange
1938 1971 Jacques Viroulaud   Propriétaire à la Grange
1971 1993 Michel Chat-Locussol   Propriétaire à la Grange, décès en cours de mandat
1993 2001 Jacqui Grenier   Menuisier retraité
2001 2008 Yves Barbet-Massin   Retraité directeur de ventes
2008 2020 Bernard Lagarde   Commercial retraité
mai 2020 En cours Bénédicte Goreau   Comptable

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[38]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[39].

En 2019, la commune comptait 182 habitants[Note 2], en stagnation par rapport à 2013 (Charente : −0,42 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
588603573666705688659660650
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
637602575567553511506514502
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
510505506505504436345322324
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010 2015
261216234210184190187190182
2019 - - - - - - - -
182--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[40] puis Insee à partir de 2006[41].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 1692, on compte 170 feux sur la paroisse de Gurat, puis 150 en 1789. En 1856, la commune compte 650 habitants, ce qui correspond au nombre maximal de la population guratoise. Jusqu'à la première guerre mondiale, la commune arrive à garder un peu plus de 500 habitants. Dès les années 30, puis surtout après la seconde guerre mondiale, à un moment où l'exode rural s'accentue considérablement, le nombre d'habitants diminue considérablement. En 1946, on compte presque 345 habitants, contre 261 vingt plus tard, puis jusqu'à atteindre son plus bas niveau en 1999 avec 184 habitants. Cependant, on constate une amélioration depuis le début des années 2000.

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 21,3 %, soit en dessous de la moyenne départementale (30,2 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 43,2 % la même année, alors qu'il est de 32,3 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 92 hommes pour 89 femmes, soit un taux de 50,83 % d'hommes, largement supérieur au taux départemental (48,41 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[42]
HommesClasse d’âgeFemmes
2,2 
90 ou +
2,2 
9,7 
75-89 ans
14,4 
29,0 
60-74 ans
28,9 
20,4 
45-59 ans
14,4 
20,4 
30-44 ans
15,6 
8,6 
15-29 ans
11,1 
9,7 
0-14 ans
13,3 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2018 en pourcentage[43]
HommesClasse d’âgeFemmes
90 ou +
2,5 
8,9 
75-89 ans
11,8 
20 
60-74 ans
20,3 
21 
45-59 ans
20,8 
16,9 
30-44 ans
16,2 
15,6 
15-29 ans
13,7 
16,6 
0-14 ans
14,7 

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

La viticulture occupe une petite partie de l'activité agricole. La commune est située dans les Bons Bois, dans la zone d'appellation d'origine contrôlée du cognac[44].

La commune possède quelques structures qui développent des circuits courts : production de légumes, vente de volailles...

Commerces[modifier | modifier le code]

Un bar-tabac est présent dans la commune, ouvert tous les jours de la semaine.

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Bien que ne possédant pas d’accueil scolaire, la commune de Gurat scolarise ses élèves dans la commune voisine de Villebois-Lavalette, qui possède une école maternelle, une école primaire et également un collège. La commune possède encore une agence postale communale qui ouvre tous les matins de la semaine.

Vie locale[modifier | modifier le code]

Chaque année Gurat organise sa fête votive sous l'invocation de son saint-patron, saint Roch. Cette frairie est organisée le puis le week-end qui suit cette date.

La commune de Gurat possède deux associations :

  • créée en 2008 pour réaliser la restauration de l'église paroissiale Saint-Roch, l'« Association Gurat Patrimoine » a pour objet d'organiser la mise en valeur du patrimoine de la commune, dont la vallée de la Lizonne ;
  • le « Comité des fêtes » organise plusieurs festivités dans l'année.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Église monolithe[modifier | modifier le code]

L'église monolithe, dite chapelle Saint-Georges, est située à l'applomb du centre bourg, dans la vallée de la Lizonne. Elle est creusée dans la paroi rocheuse surplombant le Ronsenac, affluent de la Lizonne. On y accède par un sentier de 200 m de long depuis la route de Vendoire passant en contrebas de la falaise. D'abord inscrit au titre des monuments historiques en 1963[45], l'édifice est classé depuis 2015[46].

Église Saint-Roch[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale Notre-Dame[47], aussi appelée Saint-Roch[48] parce qu'elle possède aussi une statuette de ce saint[47].

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Château de Gurat[modifier | modifier le code]

Château de Gurat.

Le château de Gurat, situé au centre bourg, à côté de l'église et de la mairie, date du XVe siècle. Un de ses propriétaires, Périer de Gurat (v.1733-1804), fut maire d'Angoulême entre 1790 et 1791, avant la chute de l'Ancien Régime. Il fut aussi le dernier seigneur de Gurat. Une anecdote médicale, selon le Dictionnaire des sciences médicales de 1813, rapporte qu'il aurait eu une maladie rare, une tumeur au nez[49] qui l'empêchait de respirer et l'obligeait à pencher la tête pour respirer par la bouche. Il fut opéré et guéri d'après cette même source[50].

Domaine de Langely[modifier | modifier le code]

Le domaine de Langely (autrefois orthographié l'Angely), est situé un kilomètre au nord-est du bourg, au bord de la Lizonne. Ce petit manoir des XVe et XVIe siècles est surtout connu parce qu'il a appartenu à la famille Déroulède. C'est là que Paul Déroulède, homme politique et poète, au retour de la guerre de 1870 a écrit les Chants du Paysan et aimait venir y passer les mois d'été. Les bâtiments présentent un corps de logis bordé d'un pavillon ainsi qu'une tour carrée surmontée d'une échauguette[51].

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Zones Natura 2000[modifier | modifier le code]

Gurat présente également un important patrimoine naturel et environnemental. Dans le souci de préservation des lieux, deux sites de conservation Natura 2000 ont été mis en place.

Le réseau Natura 2000 s’inscrit au cœur de la politique de conservation de la nature de l’Union européenne afin d’éviter l’érosion de la biodiversité.

Vallée de la Lizonne[modifier | modifier le code]

La vallée de la Lizonne est caractérisée par une importante tourbe faisant son apparition il y a plusieurs millénaires et que l’homme a exploitée jusqu’au milieu du XXe siècle. Il en résulte beaucoup de petits bassins, souvent rectangulaires, à l’image des proches tourbières de Vendoire. S’y ajoutent des zones marécageuses, avec des prairies plus ou moins inondables dotées d'une faune et d'une flore particulières à ce milieu.

Le noisetier, le peuplier, le chêne pédonculé et le cornouiller représentent les arbres principaux de ce site naturel. Il ne faut pas oublier l’épiaire des bois (ou ortie puante), utilisée par certains cuisiniers ; l’eupatoire chanvrine, plante appréciée des papillons ; la consoude officinale qui a pour vertu d’accélérer la consolidation des fractures. Cette plante est utilisée par les jardiniers comme fertilisant, notamment pour les arbres fruitiers. Ensuite, il est nécessaire de s’attarder sur l’iris faux acore qui aurait inspiré le blason des rois de France depuis Louis VII, et non une fleur de lys comme la tradition l’aurait laissé croire[Information douteuse]. On peut noter, d’autre part, la présence de la listère à feuilles ovales, orchidée qui pousse dans les sous-bois et qui est une espèce protégée.

Plusieurs autres espèces protégées fréquentent le milieu :

  • la sittelle torchepot, petit oiseau qui niche dans des trous ou des crevasses ;
  • le héron cendré, échassier fréquent dans les zones humides ;
  • la rainette verte, grenouille qui se rencontre dans les milieux marécageux et boisés à proximité de l’eau. Elle a une activité nocturne intense et dont les mâles profitent pour former des chœurs nocturnes sonores ;
  • le triton marbré, autre batracien de couleur noire avec des taches vertes sur le dos ; les femelles présentent une ligne rouge-orangée. Celles-ci peuvent pondre jusqu’à une centaine d’œufs ;
  • l’agrion de Mercure, libellule dont la larve est sensible à la charge organique des cours d’eau, leur présence indiquant une potentielle qualité du milieu.
Passerelle de l'église monolithe en zone Natura 2000.

En tout, 22 espèces de papillons et 23 espèces de libellules fréquentent le milieu ; c’est donc un patrimoine naturel important qu’il est nécessaire de protéger.

Le vison d'Europe et la loutre européenne peuvent fréquenter le site, mais leur présence reste à confirmer. D'autres mammifères y sont plus communs, comme le chevreuil, le sanglier, l’écureuil roux, le hérisson d’Europe ou encore le renard[52].

Coteaux du Montmorélien[modifier | modifier le code]

Les coteaux de la commune de Gurat font partie de la quarantaine de sites des coteaux du Montmorélien. Cette autre zone Natura 2000 compte près de 30 espèces d’orchidées (d’où le nom de « route des Orchidées ») grâce aux pelouses calcaires.

Ces pelouses sèches ne bénéficiant plus d’une pratique agricole ancestrale, elles subissent l’embroussaillement et l’enfermement de ce milieu naturel. Il est donc essentiel de protéger ce milieu.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Le buste de Paul Déroulède à Gurat.

Paul Déroulède (1846-1914) fut un député charentais de 1889 à 1901. Proche du général Boulanger, il profite des obsèques de Félix Faure et tente un coup d'État en 1899. Il est arrêté, relâché, puis finalement banni en Espagne jusqu'en 1905 après avoir été amnistié. Il renonce à sa carrière politique à la suite de son échec aux élections législatives dans son fief charentais en 1906. Dès lors, il se retire à Langely, où il entreprend la rédaction de ses Feuilles de route. Cependant, peu à peu, il se retrouve laissé de côté par les nouveaux nationalistes qui (comme l'écrivent les frères Tharaud) « pensent comme lui mais refusent d'admirer les moyens dont il s'est servi »[réf. nécessaire].

Il meurt à Nice en 1914.

« Et vous vertes forêts, et vous vieilles allées,
Abri consolateur des âmes désolées
Où les ombres des miens marchaient à mes côtés ;
Sol généreux et fort de ces tranquilles rives.
Champs couverts de moissons, prés sillonnés d'eaux vives.
Quelle aide et quel secours vous m'avez apportés ! »[53]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  • Cartes
  1. « Réseau hydrographique de Gurat » sur Géoportail (consulté le 21 juin 2022).
  2. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  3. « Cartographie interactive de l'exposition des sols au retrait-gonflement des argiles », sur infoterre.brgm.fr (consulté le )

Références[modifier | modifier le code]

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  2. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  3. a b c d et e Carte IGN sous Géoportail
  4. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  5. Carte du BRGM sous Géoportail
  6. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Montmoreau », sur Infoterre, (consulté le )
  7. « Cartographie du bassin Adour-Garonne. », sur adour-garonne.eaufrance.fr (consulté le )
  8. « Fiche communale de Gurat », sur le système d'information pour la gestion des eaux souterraines en Poitou-Charente-Limousin (consulté le )
  9. Sandre, « La Lizonne »
  10. « SAGE Isle - Dronne », sur https://www.gesteau.fr/ (consulté le )
  11. « Caractéristiques du SDAGE Adour-Garonne 2022-2027 », sur www.occitanie.developpement-durable.gouv.fr (consulté le )
  12. [PDF] 720020064 - Marais alcalins de la vallée de la Nizonne, GEREA, INPN, SPN-MNHN, Paris, consulté le .
  13. Carte de la ZNIEFF 720008181, INPN, consulté le . Afin de visualiser correctement la zone par rapport aux communes, cliquer en haut à droite sur la fenêtre « Couches disponibles », barrer d'abord la couche « Orthophotos » avant de cliquer sur « Fonds de cartes », puis sur la couche « Fonds Cartographique IGN ».
  14. a b et c [PDF] - Vallées de la Nizonne, de la Tude et de la Dronne en Poitou-Charentes, Jean Terrisse (LPO), INPN, SPN-MNHN, Paris, consulté le .
  15. Carte de la ZNIEFF 540120099, INPN, consulté le . Afin de visualiser correctement la zone par rapport aux communes, cliquer en haut à droite sur la fenêtre « Couches disponibles », barrer d'abord la couche « Orthophotos » avant de cliquer sur « Fonds de cartes », puis sur la couche « Fonds Cartographique IGN ».
  16. a b c et d [PDF] 540003487 - Tourbières de Vendoire, Jean Terrisse, INPN, SPN-MNHN, Paris, consulté le .
  17. Carte de la ZNIEFF 540003487, INPN, consulté le . Afin de visualiser correctement la zone par rapport aux communes, cliquer en haut à droite sur la fenêtre « Couches disponibles », barrer d'abord la couche « Orthophotos » avant de cliquer sur « Fonds de cartes », puis sur la couche « Fonds Cartographique IGN ».
  18. Carte du site FR7200663, INPN, consulté le . Afin de visualiser correctement la zone par rapport aux communes, cliquer en haut à droite sur la fenêtre « Couches disponibles », barrer d'abord la couche « Orthophotos » avant de cliquer sur « Fonds de cartes », puis sur la couche « Fonds Cartographique IGN ».
  19. [PDF] FR7200663 - Vallée de la Nizonne, INPN, SPN-MNHN, Paris, consulté le .
  20. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  21. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  22. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  23. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
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  27. BRGM, « Évaluez simplement et rapidement les risques de votre bien », sur Géorisques (consulté le )
  28. « Retrait-gonflement des argiles », sur le site de l'observatoire national des risques naturels (consulté le )
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  31. Jean Nanglard, Pouillé historique du diocèse d'Angoulême, t. III, Angoulême, imprimerie Despujols, , 582 p., p. 101
  32. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 339..
  33. Jean-Hippolyte Michon (préf. Bruno Sépulchre), Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache, (réimpr. 1980), 334 p. (lire en ligne), p. 55
  34. (oc) Jean Urroz, « Les noms des communes en Charente occitane », (consulté le )
  35. Joël Guitton et al., Les chemins de Saint-Jacques en Charente, éditions Sud Ouest, , 254 p. (ISBN 978-2-8177-0053-3, présentation en ligne)
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  41. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
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  43. Insee, « Évolution et structure de la population en 2018 - Département de la Charente (16) », (consulté le ).
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  46. Liste des objets immobiliers protégés en 2015, JORF n°0095 du 22 avril 2016 sur Légifrance
  47. a et b Christian Gillet, Églises et chapelles de la Charente, imprimé à Rioux-Martin, Le vent se lève, , 387 p. (ISBN 978-2-7466-7404-2), p. 188
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  50. Ange-Bernard Imbert-Delonnes, « Nez (pathologie) », Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales. Deuxième série, L-P. Tome treizième, NEZ-NYS,‎ , p. 53 (lire en ligne)
  51. Robert Dexant, Châteaux de Charente, Paris, Nouvelles Éditions latines, , 30 p., p. 15,18
  52. Parc naturel régional Périgord-Limousin, « Vallée de la Nizonne » [PDF], (consulté le )
  53. Extrait inscrit sur le socle de sa statue, tiré de son œuvre, les Chants du paysan, en 1894.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]