Aller au contenu

Lee Tamahori

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Lee Tamahori
Nom de naissance Warren Lee Tamahori
Naissance
Wellington (Nouvelle-Zélande)
Nationalité Néo-zélandaise
Décès (à 75 ans)
Auckland (Nouvelle-Zélande)
Profession Réalisateur, photographe, assistant-réalisateur
Films notables L'Âme des guerriers
Le Masque de l'araignée
Meurs un autre jour
xXx²: The Next Level
Next

Warren Lee Tamahori, né le à Wellington (Nouvelle-Zélande) et mort le à Auckland (Nouvelle-Zélande), est un réalisateur néo-zélandais d'origine maorie.

Warren Lee Tamahori nait le à Wellington (Nouvelle-Zélande). Il a des origines Māori du côté de son père et britanniques du côté maternel. Il grandit à Tawa, dans la banlieue nord de Wellington. Lee Tamahori commence sa carrière comme artiste de publicités et photographe[1].

Sa carrière audiovisuelle débute dans les années 1970. Il a travaillé comme perchman pour Television New Zealand et sur les longs métrages Skin Deep (1978) puis Goodbye Pork Pie, Bad Blood (1981) et Les Bourlingueurs, tous sortis en 1981[1].

Geoff Murphy l'engage comme assistant réalisateur sur Utu (1983) puis à nouveau sur Le Dernier Survivant (1985). Il est également assistant-réalisateur de Nagisa Ōshima sur Furyo (1983). En 1986, Lee Tamahori participe à la création de la société de production Flying Fish, spécialisée dans la publicité. Il se fait ainsi connaître grâce à une série de publicités télévisées à grand succès, dont une pour le jeu de grattage néo-zélandais Instant Kiwi, qui reçoit le prix de « Publicité de la décennie »[2].

Il se fait connaître mondialement avec son premier long métrage comme réalisateur, L'Âme des guerriers. Sorti en 1994, le film traite de la condition des Maoris. Le film reçoit de très bonnes critiques et de nombreuses distinctions, dont le prix Anica-Flash de la première œuvre à la Mostra de Venise 1994 et plusieurs New Zealand Film and Television Awards[3].

Sa carrière se poursuit à Hollywood avec Les Hommes de l'ombre (1996), dans lequel il dirige une impressionnante distribution notamment composée de Nick Nolte, Melanie Griffith, Chazz Palminteri, Michael Madsen, Chris Penn, Jennifer Connelly ou encore John Malkovich. Ce film, dont l'intrigue se déroule dans les années 1950, est cependant plutôt mal reçu par la critique et le public. Il s'essaie ensuite au film d'aventures avec À couteaux tirés (1997), avec Anthony Hopkins et Alec Baldwin. Le film n'est pas non plus un succès commercial. Il réalise par ailleurs un épisode de la saison 2 de la série Les Soprano, diffusé en 2000.

Son film suivant, le thriller policier Le Masque de l'araignée (2001), est quant à lui un succès en salles malgré des critiques mitigées. Adapté du roman du même nom de James Patterson (1993), Morgan Freeman y interprète à nouveau Alex Cross, après Le Collectionneur (1997). Le film récolte plus de 105 millions de dollars au box-office mondial[4].

Ce succès lui ouvre la porte à un blockbuster. Il est ainsi engagé pour réaliser Meurs un autre jour, 20e film de la saga James Bond, avec Pierce Brosnan. Les producteurs de la saga, Michael G. Wilson et Barbara Broccoli, ont longuement réfléchi pour choisir le réalisateur de ce film qui marque les 40 ans de la sortie du premier opus James Bond 007 contre Dr No : « Notre premier objectif fut de dénicher un vrai réalisateur capable de maîtriser tous les enjeux de cette vaste entreprise et de répondre aux attentes du public. Quelqu'un qui saurait bâtir une nouvelle histoire propre à surprendre le spectateur, à lui apporter encore plus qu'il n'espère. Lee Tamahori est très dynamique et doué d'un sens visuel aigu[5] ». Lee Tamahori les a surpris lorsqu'il a suggéré le recours aux images de synthèse pour certaines scènes du film, ce qui n'avait jamais été fait auparavant dans la saga[5]. Le film un immense succès mondial, avec plus de 432 millions de dollars, soit le 6e meilleur total en 2002[6].

Il réalise ensuite un autre film d'action, xXx² : The Next Level, second opus de la franchise xXx. Il y dirige Ice Cube, qui succède à Vin Diesel. Le film ne récolte que 71,1 millions pour un budget de 60 millions[7]. Il s'essaie ensuite à la science-fiction avec Next, sorti en 2007. Il s'agit d'une adaptation très libre de la nouvelle L'Homme doré de Philip K. Dick, avec Nicolas Cage, Julianne Moore et Jessica Biel dans les rôles principaux.

Il réalise ensuite The Devil's Double (2011). Il s'agit d'un film biographique sur Latif Yahia (en), un homme engagé pour servir de doublure à Oudaï Hussein, fils ainé de Saddam Hussein. Le rôle est tenu par Dominic Cooper[8].

En 2012, Lee Tamahori est engagé comme réalisateur du film épique Emperor, coproduction européenne racontant l'histoire d'une jeune femme cherchant à venger l'exécution de son père par Charles V[9]. Adrien Brody est annoncé dans le rôle de l'empereur en 2014[10] alors que Sophie Cookson jouera la jeune femme[11]. Le tournage se déroule en 2014 mais le film ne sortira jamais en raison de différents problèmes juridiques[12].

Il retourne ensuite dans son pays natal pour y tourner Mahana (également connu sous le titre The Patriarch). Ce drame, qui se déroule dans une zone rurale, est basé sur le roman Bulibasha, roi des Gitans de Witi Ihimaera[13]. Présenté à la Berlinale 2016, le long métrage sort dans les salles néo-zélandaises en mars 2016[14].

Il réalise ensuite The Convert : Aux confins du monde, avec Guy Pearce[15]. Il est présenté au festival international du film de Toronto 2023, avant de sortir dans les cinémas en Australie et en Nouvelle-Zélande l'année suivante. Il s'agit de son dernier long métrage.

Vie privée

[modifier | modifier le code]

Lee Tamahori a été marié deux fois et a eu un enfant de chaque mariage[2].

Démêlés judiciaires

[modifier | modifier le code]

En janvier 2006, Lee Tamahori est arrêté sur Santa Monica Boulevard à Los Angeles. Selon le Los Angeles Police Department, il est entré dans la voiture d'un policier — en civil — alors qu'il portait une robe de femme et a proposé un acte sexuel en échange d'argent[16]. En février 2006, il plaide nolo contendere au tribunal de Los Angeles. Il est inculpé d'intrusion en échange de l'abandon des charges de prostitution et de vagabondage par le procureur. Il est placé sous probation pendant 36 mois et condamné à 15 jours de travail d'intérêt général[17],[18],[19].

Lee Tamahori meurt le des suites de la maladie de Parkinson à Auckland (Nouvelle-Zélande)[20],[21].

Filmographie

[modifier | modifier le code]

Icône signalant une information Sauf indication contraire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par les bases de données cinématographiques IMDb et Allociné, présentes dans la section « Liens externes ».

Une catégorie est consacrée à ce sujet : Film réalisé par Lee Tamahori.

Télévision

[modifier | modifier le code]

Distinctions

[modifier | modifier le code]

Notes et références

[modifier | modifier le code]
  1. a et b (en) Kunal Dutta, « Lee Tamahori: The director who has sympathy with the devil », The Independent,‎ (lire en ligne, consulté le )
  2. a et b « Meet the real Lee Tamahori – locals speak up for shamed director », sur MI6-HQ, (consulté le )
  3. Biographie - Allociné
  4. (en) « Along Came a Spider », sur Box Office Mojo (consulté le )
  5. a et b Secrets de tournage Meurs un autre jour - Allociné
  6. (en) « 2002 Worldwide Box Office », sur Box Office Mojo (consulté le )
  7. « XXX: State of the Union (2005) » [archive du ], The Numbers (consulté le )
  8. Damon Wise, « Exclusive Pic From The Devil's Double », sur Empire, (consulté le )
  9. Wendy Mitchell, « Lee Tamahori signs on for Corsan's Emperor », sur Screen Daily,
  10. Mike, Jr. Fleming, « Cannes: Corsan Pairs Lee Tamahori with Adrien Brody for 'Emperor' », sur Deadline,
  11. Dave McNary, « TORONTO: Sophie Cookson Starring Opposite Adrien Brody in 'Emperor' », sur Variety,
  12. Scott Roxborough, « 'Emperor' Producer Paul Breuls Arrested on Fraud Allegations », sur The Hollywood Reporter,
  13. Jeremy Olds, « Shortland Street's Ngahuia Piripi: 'You've got to embrace who you are' », sur Stuff,
  14. « Mahana – the NZ Story That Brought Lee Tamahori Home », Scoop,
  15. (en) Graeme Tuckett, « The Convert: Lee Tamahori’s latest is very much a film of two halves », sur Stuff,
  16. (en) Eric Munn, « Tamahori's double life », Sydney Morning Herald,‎ (lire en ligne)
  17. McCammon McCammon, « Tamahori charges dropped, ordered to clean up Hollywood », The New Zealand Herald,‎ (lire en ligne)
  18. Andrew Blankstein et Hemmy So, « Bust Shows Seamy Side of Street », Los Angeles Times,‎ (lire en ligne)
  19. « L'histoire. Lee Tamahori tapine, Hollywood ricane », sur Le Temps.ch, (consulté le )
  20. (en-NZ) « Legendary Ngāti Porou filmmaker Lee Tamahori dies », sur RNZ, (consulté le )
  21. Libération et AFP, « Mort de Lee Tamahori, figure du cinéma maori et réalisateur de «l’Ame des guerriers» », sur Libération (consulté le )

Liens externes

[modifier | modifier le code]