Pretty Woman

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Page d'aide sur l'homonymie Pour la chanson de Roy Orbison, voir Oh, Pretty Woman.
Pretty Woman
Titre québécois Une jolie femme
Titre original Pretty Woman
Réalisation Garry Marshall
Scénario J.F. Lawton (en)
Acteurs principaux
Sociétés de production Touchstone Pictures
Silver Screen Partners IV
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Comédie romantique
Durée 119 minutes
Sortie 1990

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Pretty Woman, ou Une jolie femme au Québec, est un film américain réalisé par Garry Marshall et sorti en 1990[1].

Synopsis[modifier | modifier le code]

De passage à Los Angeles pour conclure une très importante transaction financière, Edward Lewis, un richissime homme d'affaires, se perd avec la voiture de sport de son avocat alors qu'il souhaite rejoindre son hôtel, le luxueux Regent Beverly Wilshire tenu par M. Thompson. S'arrêtant le long d'un trottoir sur Hollywood Boulevard où se trouvent des prostituées, il demande son chemin à Vivian, une des prostituées, puis l'engage pour une nuit puis pour une semaine, le temps qu'il doit rester en ville. Ils finissent par tomber amoureux.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Sauf mention contraire, cette fiche technique est établie à partir d'IMDb[2].

Distribution[modifier | modifier le code]

Richard Gere en 2007.

Voix additionnelles : Gilbert Lévy, Pierre Laurent et Guy Chapellier

Production[modifier | modifier le code]

Scénario[modifier | modifier le code]

L'histoire initiale, écrite par J.F. Lawton (en), était basée sur une trame similaire mais son scénario était cependant bien plus sombre que celui qui fut réalisé. Lawton avait écrit un film dramatique, confrontant l'Amérique à ses dérives financières (Wall Street vient alors de sortir), et non une comédie romantique. Ce scénario, intitulé « 3 000 » (prix offert par Edward pour passer la semaine avec Vivian), voyait en effet l'histoire se conclure de manière plus pessimiste : les deux protagonistes ne terminaient pas ensemble, et Kit et Vivian partaient dépenser l'argent gagné à Disneyland.

Bien que ce scénario plaise (il a d'ailleurs reçu le soutien du Sundance Institute), il ne parvient pas à convaincre, notamment à cause de cette fin peu satisfaisante. Il faut dès lors attendre le rachat des droits par Disney (auprès de Vestron Pictures (en)) et l'arrivée du réalisateur Garry Marshall pour voir s'esquisser un nouveau film.

Bien que Lawton resta officiellement le véritable auteur du film, le rôle de Garry Marshall fut non négligeable. D'après Lawton, c'est en effet surtout grâce au réalisateur que le film est devenu le conte de fées moderne que l'on connait. Les deux hommes s'accordent également pour dire que la complicité des deux acteurs principaux a fortement joué sur le déroulement de l'histoire.

Le scénario est ensuite passé entre de nombreuses mains. Il a connu de nombreuses versions, mais demeure avant tout un véritable travail collectif d'après Lawton. La productrice exécutive, Laura Ziskin, affirme cependant qu'elle a contribué à la fin heureuse du film, et qu'elle est également à l'origine de la morale finale : « Et elle le sauve à son tour »[11].

Casting[modifier | modifier le code]

À l'instar de beaucoup de films, la distribution des rôles fut mouvementée. Ainsi, les acteurs choisis à l'origine ont pour la plupart refusé d'accorder leur crédit à ce film et donc d'en faire partie. En effet, Garry Marshall n'avait à l'époque pas encore réalisé de gros succès cinématographiques. Par exemple, le rôle d'Edward Lewis avait d'abord été proposé à Al Pacino qui l'a refusé. Julia Roberts, à l'époque peu connue, était le dernier choix pour incarner Vivian, le rôle a été refusé par plusieurs actrices parmi lesquelles Michelle Pfeiffer, Valeria Golino et Darryl Hannah qui jugea le rôle dégradant pour l'image de la femme. De plus, il s'agit du dernier film de l'acteur Ralph Bellamy, décédé en 1991.

Tournage[modifier | modifier le code]

Quelques anecdotes de tournage sont à noter. Par exemple, au début du film, Edward emmène Vivian à l'hôtel Beverly Wilshire sur Wilshire Boulevard. Si dans le film la façade est réelle, l'intérieur est un décor[12]. On peut cependant apercevoir le véritable intérieur de l'hôtel dans Le Flic de Beverly Hills. De plus, il y a une mise en abyme inversée. En effet, Vivian et Edward vont voir l'opéra La traviata de Verdi. Il s'agit d'une référence en opposition, puisque Violetta, l'héroïne de cet opéra, est une courtisane, d'une certaine manière une prostituée. Mais au contraire de Vivian, elle est forcée de quitter son amant à cause des conventions sociales.

Réception[modifier | modifier le code]

Accueil critique[modifier | modifier le code]

Le film a essuyé de vives critiques, notamment dans les milieux féministes, pour sa représentation de la femme jugée machiste et stéréotypée : entre la vulgaire prostituée et la luxueuse potiche, critique que met notamment en exergue l'auteur et réalisatrice australienne Julia Leigh qui y voit une incitation ouverte à la prostitution[13].

Box-office[modifier | modifier le code]

Les recettes dans le monde du film sont d'environ 463,4 millions de USD[14]. Il s'agit à ce jour du plus gros succès de la carrière de Julia Roberts[15].

  • Nombre d'entrées en France : 4 030 683
  • Recettes aux États-Unis : 178 406 268 USD
  • Recettes dans le monde : 463 406 268 USD

Distinctions[modifier | modifier le code]

Année Cérémonie ou récompense Prix Travail nommé Résultat.
1991 Golden Globe Meilleure actrice dans un film musical ou une comédie Julia Roberts Lauréat
1991 Oscar Meilleure actrice Julia Roberts Nomination

Bande originale[modifier | modifier le code]

Pretty Woman
Bande originale de différents artistes
Sortie
Durée 43:36
Genre Pop, Rock
Label EMI

La bande originale du film est constituée de plusieurs chansons interprétées par différents artistes.

  1. Wild Women Do par Natalie Cole - 4:06
  2. Fame '90 par David Bowie - 3:36
  3. King of Wishful Thinking (en) par Go West - 4:00
  4. Tangled par Jane Wiedlin - 4:18
  5. It Must Have Been Love par Roxette - 4:17
  6. Life in Detail par Robert Palmer - 4:07
  7. No Explanation par Peter Cetera - 4:19
  8. Real Wild Child (Wild One) (en) par Christopher Otcasek (en) - 3:39
  9. Fallen par Lauren Wood (en) - 3:59
  10. Oh, Pretty Woman par Roy Orbison - 2:55
  11. Show Me Your Soul par Red Hot Chili Peppers - 4:20

Autour du film[modifier | modifier le code]

Versions[modifier | modifier le code]

  • Il existe des variantes de montage tant sur cassette VHS que sur DVD.
  • Il semble que la séquence de la bagarre de Richard Gere avec le maquereau ait été définitivement gommée[Quoi ?][réf. nécessaire].

Postérité et influence[modifier | modifier le code]

  • La scène lors de laquelle Julia Roberts essaye plusieurs tenues sur la chanson de Roy Orbison a fait l'objet de nombreuses parodies. On peut citer par exemple celles des films La Cité de la peur et Dumb et Dumber.
  • Il y est également fait référence dans le film Warm Bodies.
  • Un spectacle scène nommé Hollywood's Pretty Woman a été donné du 24 septembre au 3 novembre 1991 dans le parc Disney-MGM Studios[16].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en)« Pretty Woman », sur IMDb
  2. (en)« Équipe complète du film », sur IMDb
  3. Yannick Vely, « La productrice de Pretty Woman s'est éteinte », sur Paris Match,
  4. (en)« Company Credits », sur IMDb
  5. (en)« Technical », sur IMDb
  6. (en)« Release dates », sur IMDb
  7. « Richard Gere », sur Allociné
  8. « Julia Roberts », sur Allociné
  9. « Ralph Bellamy », sur Allociné
  10. « Jason Alexander », sur Allociné
  11. Kate Erbland, « Comment "Pretty Woman" aurait dû (mal) finir », Vanity Fair France,‎ , p. 28 à 31
  12. D'après le commentaire audio du DVD
  13. Damien Leblanc, « Pretty Woman incite à la prostitution, selon Julia Leigh », sur Fluctuat.net, .
  14. (en) « Pretty Woman », sur Box Office Mojo
  15. Studio magazine, hors-série, décembre 2000, p. 41
  16. (en) Dave Smith, Disney A to Z: The Updated Official Encyclopedia, p. 268

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Desobrie, Rencontre avec des films remarquables, Viroflay, Roger, 1994.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]