Houd

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Dans le Coran, Hoûd (arabe : hūd, (هود) est le prophète de la tribu des ʿĀd (ou Adites), arrière-petit-enfant de Nouh (Noé). Sa ville est appelée Iram[1]. Hoûd est parfois considéré comme le patriarche Héber de la Bible (descendant Sem). C'est aussi le titre de la sourate XI du Coran[2].

Dans le Coran[modifier | modifier le code]

La sourate Hoûd est une sorte de plaidoyer, où Dieu promet les pires châtiments à ceux qui mettent en doute sa parole, et à ceux qui réclament des preuves de la vérité de ses dires. Le Coran cite alors Moussa (Moïse), Noûh (Noé), Hoûd prophète des ʿĀd, Sâlih prophète des Thamûd, Ibrahim (Abraham), Lût, Chu`ayb (parfois identifié à Jethro) prophète des Madianites. Chacun de ces prophètes, Mahomet y compris, a été récusé par son peuple pour diverses raisons. Mais Dieu punira ces peuples rebelles en les exterminant s'ils ne se repentent pas ou bien pour en faire un exemple pour les communautés qui suivront.

Les ʿĀd refusèrent de se soumettre aux injonctions de Hoûd. Ils sont alors soumis à une cruelle sécheresse. Qaïl, leur chef, se décide à faire un sacrifice à Dieu pour le retour de la pluie. Il est déjà trop tard, car Dieu a décidé de châtier les ʿĀd pour leur infidélité. Qaïl, qui était infidèle, conduisit les victimes sur le sommet d’une montagne pour les sacrifier lui-même.

« Tournant alors son visage vers le ciel, il dit : “Ô Dieu du ciel je te demande de la pluie pour mon peuple : sois notre protecteur”. Au même instant parurent trois nuages ; le premier était rouge, le second noir, et le troisième blanc. De ces nuages sortit une voix qui disait : “Lequel veux-tu voir se diriger vers ton peuple ?” Qaïl se dit en lui-même : “Si ce nuage rouge allait vers mon peuple, il ne répandrait pas de pluie, de même le nuage blanc durât-il tout un jour, il n'en sortirait pas de pluie, c'est le nuage noir qui renferme la pluie”. Alors Qaïl dit à haute voix : “Je demande que ce nuage noir aille vers mon peuple” »

— Tabarî, op. cit., « De la création à David », p. 116. Histoire du prophète Houd.

Le nuage se tint arrêté au-dessus de la tête des Adites, et le vent stérile qu’il renfermait en sortit, comme il est dit dans le passage du Coran cité par Tabarî[3] :

« Nous avons fait éclater notre puissance sur les Adites, lorsque nous avons envoyé contre eux un vent stérile »

— Le Coran, « Qui éparpillent », LI, 41, (ar) الذاريات</ref>.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le Coran, « Le Point du jour », LXXXIX, 7-8, (ar) الفجر
  2. Le Coran, « Houd », XI, (ar) هود
  3. Tabarî, op. cit., « De la création à David », p. 117. Histoire du prophète Houd.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Tabari (trad. du persan par Hermann Zotenberg), La Chronique. Histoire des prophètes et des rois, vol. I, Actes Sud / Sindbad, coll. « Thésaurus »,‎ 2001 (ISBN 2-7427-3317-5).