Qaf (sourate)

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50e sourate du Coran
La Lettre Qaf
Le Coran, livre sacré de l'islam.
Le Coran, livre sacré de l'islam.
Informations sur cette sourate
Titre original ق, Qaf
Titre français La Lettre Qaf
Ordre traditionnel 50e sourate
Ordre chronologique 34e sourate
Période de proclamation Période mecquoise
Nombre de versets (ayat) 45
Nombre de subdivisions (rukus) 0
Ordre traditionnel
Ordre chronologique

Qaf (arabe : ق, français : La Lettre Qaf) est le nom traditionnellement donné à la 50e sourate du Coran, le livre sacré de l'Islam. Elle comporte 45 versets. Rédigée en arabe comme l'ensemble de l'œuvre religieuse, elle fut proclamée durant la période mecquoise.

Son titre, énigmatique, est une lettre de l'alphabet arabe. Comme pour d'autres sourates, nous ne savons aujourd'hui pas bien pourquoi ce nom fut retenu.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Bien que le titre ne fasse pas directement partie du texte coranique[1], la tradition musulmane a donné comme nom à cette sourate La Lettre Qaf[2], en référence au premier verset : « Qaf. Par le Coran glorieux ! ».

Période de proclamation[modifier | modifier le code]

Selon la tradition musulmane, contestée par certaines recherches universitaires, cette sourate a été proclamée pendant la période mecquoise, c'est-à-dire schématiquement durant la première partie de l'histoire de Mahomet avant de quitter La Mecque[3]. Les savants musulmans s'accordent pour dire que cette sourate occupe la 34e place dans l'ordre chronologique[4].

Résumé[modifier | modifier le code]

Cette sourate présente une vision eschatologique : la vie après la mort, le jour du Jugement.

Interprétations[modifier | modifier le code]

Cette sourate appartient à un groupe de sept sourates (sourate 50 à 56) qui va approfondir la notion de destinée pour les musulmans, de leur rapport à Dieu (Allah) durant leur vie, à leur mort et lors du jour du Jugement.

Dans le verset numéro 16 de la sourate Qaf est admis le sens apparent suivant : "Nous sommes [Dieu] plus proche de lui [l'humain] que sa veine jugulaire". Le sens visé par ce verset est "Notre Science et Notre Toute-Puissance englobe tout ce qui le [l'humain] constitue". Les musulmans savent que le Coran ne possède pas de contradiction ; il n'est pas valable de prétendre qu'une sourate en contredit une autre. Dieu dit, par exemple,la Sourate Ta-Ha, الرَّحْمَنُ عَلَى الْعَرْشِ اسْتَوَى (Ar-RaHmânou `ala l-`archi stawâ), ce qui signifie "Dieu domine le Trône par Sa puissance et Il le préserve", c'est-à-dire que si Dieu domine Sa plus grande créature, il domine l'ensemble de Sa création — le Trône est le toit du Paradis, et constitue la plus grande créature de Dieu. Les sens apparents cités des deux sourates se contredisent, et ils ne sont pas les sens visés par leurs versets. Les sens apparents et les sens abscons contenus dans les versets du Coran — Livre reconnu comme Miracle — constituent un défi pour les poètes du temps du dernier Prophète, ces derniers ayant tenté, en vain, de l'émuler[réf. nécessaire].

Hadiths liés à cette sourate[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Le Coran - Bibliowiki », sur biblio.wiki (consulté le 5 juillet 2018)
  2. (en) « Le Coran/Sourate 50 : Qaf - Bibliowiki », sur biblio.wiki (consulté le 5 juillet 2018)
  3. Blachère R., Le Coran, 1966, p. 103.
  4. André Chouraqui, Le Coran : L'appel, Robert Laffont, , 625 p. (ISBN 2221069641)