Al-Kafirun

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
109e sourate du Coran
Les Infidèles
Le Coran, livre sacré de l'islam.
Le Coran, livre sacré de l'islam.
Informations sur cette sourate
Titre original الكافرون, Al-Kafirun
Titre français Les Infidèles
Ordre traditionnel 109e sourate
Ordre chronologique 18e sourate
Période de proclamation Période mecquoise
Nombre de versets (ayat) 6
Ordre traditionnel
Précédent Sourate 108 : L’Abondance (Al-Kawthar ) Sourate 110 : Le Secours Divin (An-Nasr) Suivant
Ordre chronologique
Précédent Sourate 107 : L’Ustensile (Al-Maun) Sourate 105 : L’Éléphant (Al-Fil) Suivant

Al-Kafirun (arabe : الكافرون, français : Les Infidèles) est le nom traditionnellement donné à la 109e sourate du Coran, le livre sacré de l'Islam. Elle comporte 6 versets. Rédigée en arabe comme l'ensemble de l'œuvre religieuse, elle fut proclamée durant la période mecquoise.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Bien que ne faisant pas partie de la proclamation, la tradition musulmane a donné comme nom à cette sourate Les Infidèles[1], en référence au contenu du premier verset : « Ohé, infidèles d’Allah ».

Période de proclamation[modifier | modifier le code]

Cette sourate a été proclamée pendant la période mecquoise, c'est à dire schématiquement durant la première partie de l'histoire de Mahomet avant de quitter La Mecque. Les sourates de la période mecquoise traitent en général du rapport à Dieu, la foi, spiritualité, croyances islamiques (tawhid en arabe)[2].

Frise chronologique présentant les différentes étapes de la proclamation du Coran.
Frise chronologique présentant les différentes étapes de la proclamation du Coran.

Placement dans le chronologie des proclamations[modifier | modifier le code]

Le Coran est constitué de 114 sourates de longueurs inégales : la plus courte contient 3 versets (ayat) et la plus longue 286. Elles sont présentées dans un ordre de longueur assez sensiblement décroissant, et non dans l'ordre chronologique des révélations. Les savants musulmans s'accordent pour dire que cette sourate occupe la 109e place dans l'ordre chronologique[3][4].

Résumé[modifier | modifier le code]

Interprétations[modifier | modifier le code]

Cette sourate fait partie du dernier groupe de sourate du Coran (sourate 67 à 114) caractérisé par un sens poétique beaucoup plus développé et par des sourates assez courtes. Chronologiquement, ce sont les premières sourates révélées, à la Mecque.

C’est une des sourates les plus brèves du Coran, avec six versets. Comme beaucoup de sourates brèves, elle prend la forme d'une invocation, qui vise à ce que le lecteur, ou le récitant, garde à l’esprit la différence entre croyance et incroyance. Elle se termine ainsi par le verset suivant : ""à toi ta religion, et à moi la mienne"".

Elle a été récitée pour la première fois par Mahomet à la Mecque, à une époque où les Musulmans étaient persécutés par les polythéistes.

Hadiths liés à cette sourate[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. André Chouraqui, Le Coran : L'appel, France, Robert Laffont,‎ , 625 p. (ISBN 2221069641)
  2. Mohammed Jamil Zinou, « Croyance de tout musulman »
  3. Organisation chronologique des sourates
  4. André Chouraqui, Le Coran : L'appel, France, Robert Laffont,‎ , 625 p. (ISBN 2221069641)