At-Takathur

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

102e sourate du Coran
La Course aux Richesses
Le Coran, livre sacré de l'islam.
Le Coran, livre sacré de l'islam.
Informations sur cette sourate
Titre original التكاثر, At-Takathur
Titre français La Course aux Richesses
Ordre traditionnel 102e sourate
Ordre chronologique 16e sourate
Période de proclamation Période mecquoise
Nombre de versets (ayat) 8
Ordre traditionnel
Ordre chronologique

At-Takathur (arabe : التكاثر, français : La Course aux Richesses) est le nom traditionnellement donné à la 102e sourate du Coran, le livre sacré de l'Islam. Elle comporte 8 versets. Rédigée en arabe comme l'ensemble de l'œuvre religieuse, elle fut proclamée durant la période mecquoise.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Bien que ne faisant pas partie de la proclamation, la tradition musulmane a donné comme nom à cette sourate La Course aux Richesses[1], en référence au contenu du premier verset : « 1. Ô vous les hommes, la course aux richesses vous distrait,2. Jusqu'à ce que vous visitiez les tombes. »

Période de proclamation[modifier | modifier le code]

Cette sourate a été proclamée pendant la période mecquoise, c'est-à-dire schématiquement durant la première partie de l'histoire de Mahomet avant de quitter La Mecque. Les sourates de la période mecquoise traitent en général du rapport à Dieu, la foi, spiritualité, croyances islamiques (tawhid en arabe)[2].

Frise chronologique présentant les différentes étapes de la proclamation du Coran.
Frise chronologique présentant les différentes étapes de la proclamation du Coran.

Placement dans le chronologie des proclamations[modifier | modifier le code]

Le Coran est constitué de 114 sourates de longueurs inégales : la plus courte contient 3 versets (ayat) et la plus longue 286. Elles sont présentées dans un ordre de longueur assez sensiblement décroissant, et non dans l'ordre chronologique des révélations. Les savants musulmans s'accordent pour dire que cette sourate occupe la 16e place dans l'ordre chronologique[3],[4].

Résumé[modifier | modifier le code]

Cette sourate rappelle que la guerre, à laquelle les hommes semblent finalement se divertir, amène inexorablement à la mort d'humains. Ceci est une tragédie et personne ne doit se complaire dans une situation de conflit.

Interprétations[modifier | modifier le code]

Cette sourate fait partie du dernier groupe de sourate du Coran (sourate 67 à 114) caractérisé par un sens poétique beaucoup plus développé et par des sourates assez courtes. Chronologiquement, ce sont les premières sourates révélées, à la Mecque.

Hadiths liés à cette sourate[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. André Chouraqui, Le Coran : L'appel, France, Robert Laffont, , 625 p. (ISBN 2221069641)
  2. Mohammed Jamil Zinou, « Croyance de tout musulman »
  3. Organisation chronologique des sourates
  4. André Chouraqui, Le Coran : L'appel, France, Robert Laffont, , 625 p. (ISBN 2221069641)