Sourate

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Une partie de la sourate Al-Baqara (La Génisse) écrite sur deux feuillets du Coran bleu provenant à l'origine de la bibliothèque de la Grande Mosquée de Kairouan (en Tunisie)[1]

Une sourate ou surate (en arabe : sūraʰ, سورة, pl. sūwār, سور, « sourate, rangée de pierres, mur » ; en araméen : śirţâ/śûrat : « ligne, écrit »[2]) est une unité du Coran formée d'un ensemble de versets. Le mot sourate est souvent traduit par « chapitre » par comparaison avec les chapitres de livre de la Bible, à la différence que les sourates ne sont pas dans le Coran en ordre chronologique.

Les sourates du Coran[modifier | modifier le code]

Fatiha : sourate liminaire du Coran.

Le Coran est constitué de 114 sourates[note 1] de longueurs inégales : la plus courte contient 3 versets (ayat) et la plus longue 286. Elles sont présentées dans un ordre de longueur assez sensiblement décroissant, et non dans l'ordre chronologique des révélations[3]. La mise en place de cet ordre nous est mal connu, certains groupements n'étant pas uniquement liés à leur longueur. D'autres recensions coraniques, établies au VIIe siècle, montrent des ordres différents, sans savoir si cela est lié à une variations dans le nombres de versets. Il est à remarquer que ces recensions n'ont pas toujours le même nombre de sourate, celle d'Ubayy, par exemple, en ayant compté 116[4]. Certaines sourates ont ainsi fait débat parmi les théologiens quant à leur appartenance au Coran[5]. Deux hypothèses sont présentées par Kouloughli quant à l'ordre non-chronologique. Il pourrait servir à faciliter la mémorisation ou pourrait étre lié à l'existence de fils conducteurs entre elles. "Cette dernière hypothèse mériterait d’être explorée systématiquement."[6].

La tradition musulmane a donné des titres aux sourates (par exemple, « Le Voyage nocturne », « La Lumière », « Les Femmes » ou « La Génisse »), qui consistent en des mots extraits et ne donnent parfois pas d'indications claires sur leur contenu. Les titres ne font pas partie du Coran lui-même et certaines sourates ont pu avoir plusieurs noms au cours de l'histoire[4], comme la sourate 112 qui en possède une douzaine[6]. Un certain nombre d'entre elles sont nommées par des noms propres[3].

La question de la structuration du texte coranique fait débat au sein des islamologues. Certains défendent "qu’une portion importante du Coran avait déjà sa forme définitive du vivant du Prophète"[4]. C'est le cas de Neuwirth qui défend une composition pré-rédactionnelle des sourates[7]. D'autres défendent que la collation en sourate date de la recension, donc après la mort de Mahomet[4] Selon certains, l'ordre de versets, voire de sourates, aurait été modifié jusqu'à la réforme d'al-Hajjaj (début VIIIe siècle)[5]. Liati déconseille de parler de "chapitre", les sourates n'ayant pas, exceptées pour certaines courtes de thématique cohérente[8]. Certaines sourates sont rhétoriquement composées, comme, par exemple, par la rhétorique sémitique[9]. Gilliot rapproche les sourates des psaumes bibliques[10].

L'usage savant occidental favorise leur désignation par leur numéro en chiffres romains (de I à CXIV), suivi de celui de leurs versets en chiffres arabes[réf. nécessaire]. Dans les éditions modernes du Coran, selon une habitude qui se met progressivement en place à partir du Xe siècle, sont présentés le titre de la sourate, le nombre de verset et le "lieu de révélation" en tête de sourate[4].

La chronologie des sourates[modifier | modifier le code]

La recherche d'une chronologie coranique semble apparaître lors de la naissance d'un État islamique et le besoin de répondre aux interrogations juridiques, au sein du système d'abrogeant-abrogé. Ces développements s'accompagnent de réflexions sur les contextes de révélation[11]. Un classement chronologique des sourates a été théorisé par les traditionnistes, sur des principes qui remonteraient à Ibn Abbas (mort en 688)[12]. Cela n'empêche pas, toutefois, des « désaccords au sein de la tradition musulmane »[12] et une absence de consensus[13]. Des listes contradictoires sont, en effet, défendue jusqu'au XVIe siècle[14]. E. Stefanidis rappelle qu'au cours des premiers siècle, ces listes sont reçues avec prudence et méfiance[15]. La chronologie proposée par Ǧaʿfar al-Ṣādiq au VIIIe siècle a été canonisée en 1924 lors de la publication de l'Edition du Caire, considérée aujourd'hui comme le textus receptus du Coran[16],[17]. L'idée de pouvoir publier le Coran dans un ordre chronologique a cependant longtemps été rejetée par le monde arabo-musulman qui a voulu, ainsi, conserver sa sacralité au texte et garantir un contrôle social. Le publier dans l'ordre chronologique, comme celui proposé par R. Blachère, par exemple, remettrait en cause plusieurs interdictions[18].

La question de la chronologie a structuré le champ des études coraniques[19]. Depuis les travaux de Gustav Weil au XIXe siècle[20], différentes méthodes ont été utilisées pour reclasser les sourates dans un ordre chronologique. Les philologues allemands ont retenu les critères stylistiques, les circonstances et l'usage des textes dans la structuration d'une communauté[21]. T. Nödelke est l'un des auteurs principaux sur le sujet et sa chronologie, bien qu'il ne prétendait pas à un ordre exact[22], est, aujourd'hui, généralement admise[12]. A l'inverse, R. Bell considérait que l'unité originelle était davantage au niveau du verset ou du groupe de verset[23]. Sa chronologie est, à ce jour, « la plus élaborée ». Pour Fr. Déroche, « cette approche fait ressortir des remaniements importants et notamment des insertions de date relativement tardive dans des sourates anciennes, un point sur lequel R. Blachère élevait des réserves »[24]. Par la suite, Watt considérait les systèmes de Weil et Nödelke comme simpliste, ceux-ci ne prenant pas en compte le processus rédactionnel des sourates[25].

Moreno synthétise[note 2] les difficultés de cette approche diachronique : «Deux biais sont à souligner, le premier provient du fait qu'aucun des spécialistes [...] n'est parvenu à établir la supposée chronologie des sourates coraniques sans utiliser les données de la Sîra. De fait, ils suivirent en cela la voie des prédécesseurs musulmans alors même que toute approche historico-critique reconnaît que la Sîra a été construite pour « illustrer » le Coran. Le deuxième biais suppose [...] que les sourates soient des unités synchroniquement cohérentes, ce qui n'est guère admissibles pour les longues unités qui manifestement alludent à différentes périodes. »[26]

Déroche considère que « L'idéal d'une connaissance exacte de la chronologie est resté inaccessible et bien des points demeurent obscurs » [27]. Sadheghi, bien que défenseur d'une lecture diachronique du Coran, reconnait les incertitudes dans les hypothèses de chronologies.[28] Nödelke, lui-même montrait de plus en plus son scepticisme au fur et à mesure de ses publications quant à la possibilité de classer les sourates mecquoises [29].  Depuis l'essor, dans la seconde partie du XXe siècle, d'études synchroniques, la valeur d'un tel réordonnancement devient fortement contestée[30]. Cette approche diachronique reste pourtant « un axiome des études coraniques »[31] et une approche « dominante » [32]. Elle est alors généralement reprise dans un schéma proche de celui d'il y a un siècle et demi, avec une prédication mecquoise divisée en trois périodes. « En revanche, une réflexion originale s'efforce plus récemment de faire le lien entre la périodisation et la fonction des récitations dans un cadre liturgique »[33].

La chronologie coranique est, en particulier, défendue par Neuwirth et Sinai[34] qui, restant fidèles au paradigme nöldekien, forment une « école allemande », plutôt conservatrice, modérément acceptée[note 3],[35]. Dye remarque que cette approche ne prend pas en compte certains aspects du texte, comme des ajouts rédactionnels tardifs[36]. Pour celui-ci, « le Coran est ainsi un texte composite  et composé, qu'il faut comprendre selon une diachronie plus large que la chronologie entre sourates mecquoises et médinoises »[37].

Une autre approche fut proposée par Wansbrough, celle de rejeter l'idée même d'une chronologie. Reynolds s'est interrogé sur la valeur dogmatique pour la Recherche de suivre ce principe diachronique. Sans prendre parti, l'approche diachronique lui paraissant « plausible », il rappelle qu'un « lecture du Coran selon la chronologie de la carrière du Prophète est une lecture du Coran selon la Sīra. Et vu qu'on trouve dans la Sīra une qualité fondamentalement exégétique, l'idée de la chronologie risque de nous plonger dans un « cercle vicieux ». ». Il souhaite donc, à l'instar de ce qui s'est fait pour les Psaumes, qui furent un temps associés à la vie de David, la possibilité de proposer d'autres lectures du Coran[38].

Liste des sourates[modifier | modifier le code]

Les sourates sont reportées dans le Coran dans un ordre particulier, puisqu'elles ne sont pas répertoriées dans un ordre chronologique. Elles y apparaissent plus ou moins dans un ordre de grandeur, de la plus longue à la plus courte. Seule la première sourate, constituée de sept versets nommée Al-Fatiha (الفَاتِحَة) reste en toute première position, puisqu'elle constitue l’« ouverture » ou le « prologue » du Coran.



Vers.
(1)
Caire.
(2)
R.B
(3)
Lieu
(4)
Titres français Titre arabe Translittération Lettres
(5)
۩
(6)
۞
(7)
1 7 5 45 M Fatiha, Liminaire الفاتحة al-fātiḥa 1
2 286 87 91 Y La vache, La génisse البقرة al-baqara ا.ل.م a.l.m. 142, 253
3 200 89 97 Y La famille de ʿImrân آل عمران āli ʿimrān ا.ل.م a.l.m. 92
4 176 92 100 Y Les femmes النساء an-nisāʾ 24, 148
5 120 112 114 Y La table est servie, La table المائدة al-māʾida 83
6 165 55 89 M Les troupeaux, Le bétail الأنعام al-anʿām 111
7 206 39 87 M Al-aʿrâf, Les redans الأعراف al-aʿrāf ا.ل.م.ص a.l.m.ṣ. 206 88
8 75 88 95 Y Le butin الأنفال al-anfāl 41
9 129 113 113 Y L’immunité, Le repentir, La dénonciation التوبة at-tawba 94
10 109 51 84 M Jonas يونس Yūnus ا.ل.ر a.l.r. 1
11 123 52 75 M Hûd هود Hūd ا.ل.ر a.l.r. 6
12 111 53 77 M Joseph يوسف Yūsuf ا.ل.ر a.l.r. 53
13 43 96 90 M Le tonnerre الرعد ar-raʿad ا.ل.م.ر a.l.m.r 15
14 52 72 76 M Abraham إبراهيم Ibrāhīm ا.ل.ر a.l.r.
15 99 54 57 M Al-hijr الحجر al-ḥijr ا.ل.ر a.l.r. 2
16 128 70 73 M Les abeilles النحل an-naḥl 50
17 111 50 72 M Le voyage nocturne الإسراء al-isrāʾ 109 1
18 110 69 68 M La caverne, La grotte الكهف al-kahf 75
19 98 44 58 M Marie مريم Maryam ك.ه.ي.ع.ص k.h.y.ʿ.ṣ. 58
20 135 45 55 M Ta-Ha طه ṭa ha ط.ه ṭ.h.
21 112 73 65 M Les prophètes الأنبياء anbiyāʾ 1
22 78 103 107 M/Y Le pèlerinage الحجّ al-ḥajj 18, 77
23 118 74 64 M/Y Les croyants المؤمنون al-muʾminūn 1
24 64 102 105 Y La lumière النور an-nūr
25 77 42 66 M/Y La loi, Le critère, La séparation الفرقان al-furqān 60 21
26 227 47 56 M Les poètes الشعراء aš-šuʿarāʾ ط.س.م ṭ.s.m.
27 93 48 67 M/Y Les fourmis النمل an-naml ط.س ṭ.s. 26 60
28 88 49 79 M Le récit, L’histoire القصص al-qaṣaṣ ط.س.م ṭ.s.m.
29 69 85 81 M L’araignée العنكبوت al-ʿankabūt ا.ل.م a.l.m. 45
30 60 84 74 M Les romains, Les grecs الروم al-rūm ا.ل.م a.l.m.
31 34 57 82 M Luqman لقمان luqmān ا.ل.م a.l.m.
32 30 75 69 M/Y La prosternation السجدة as-sajda ا.ل.م a.l.m. 15
33 73 90 103 Y Les factions, Les coalisés الأحزاب al-aḥzāb 31
34 54 58 85 M Saba سبإ sabaʾ
35 45 43 86 M Le créateur, Les anges فاطر fāṭir 1
36 83 41 60 M Yā Sîn يس yā sīn ي.س y.s. 22
37 182 56 51 M Ceux qui sont placés en rangs, En rangs الصافات aṣ-ṣāffāt
38 88 38 59 M Ṣād ص ṣād ص ṣ. 24 ou 25
39 75 59 80 M Les groupes, Par vagues الزمر az-zumar 32
40 85 60 78 M Celui qui pardonne, Le croyant غافر ġāfir ح.م ḥ.m.
41 54 61 70 M Versets clairement exposés, Ils s’articulent فصّلت fuṣṣilat ح.م ḥ.m. 38 47
42 53 62 83 M La délibération, La concertation الشورى aš-šūrā ح.م.ع.س.ق ḥ.m.ʿ.s.q.
43 89 63 61 M/Y L’ornement, Les enjolivures الزخرف az-zuḫruf ح.م ḥ.m.
44 59 64 53 M La fumée الدخان ad-duḫān ح.م ḥ.m.
45 37 65 71 M Celle qui est agenouillée, Assise sur les talons الجاثية al-jāṯiya ح.م ḥ.m.
46 35 66 88 M Al-Ahqâf الأحقاف al-aḥqāf ح.م ḥ.m. 2
47 38 95 96 Y Mohammed مُحَمّد muḥammad
48 29 111 108 Y La victoire, Tout s’ouvre الفتح al-fatḥ
49 18 106 112 Y Les appartements privés الحجرات al-ḥujurāt
50 45 34 54 M Qāf ق qāf ق q.
51 60 67 48 M Ceux qui se déplacent rapidement, Vanner الذاريات aḏ-ḏāriyāt 1
52 49 76 22 M Le Mont الطور aṭ-ṭūr
53 62 23 30 M L’étoile النجم an-najm 62
54 55 37 49 M La Lune القمر al-qamar
55 78 97 28 M Le Tout Miséricordieux الرحمن ar-raḥmān
56 96 46 23 M L'événement, Celle qui est inéluctable, L’échéante الواقعة al-wāqiʿa
57 29 94 99 Y Le fer الحديد al-ḥadīd
58 22 105 106 Y La discussion, La protestataire المجادلة al-mujādala 1
59 24 101 102 Y Le rassemblement, Le regroupement الحشر al-ḥašr
60 13 91 110 Y L’épreuve, L’examinante الممتحنة al-mumtaḥana
61 14 109 98 Y Le rang, En ligne الصفّ aṣ-ṣaff
62 11 110 94 Y Le vendredi الجمعة al-jumuʾat
63 11 104 104 Y Les hypocrites المنافقون al-munāfiqūn
64 18 108 93 Y La duperie réciproque, Alternance dans la lésion التغابن al-taġābun
65 12 99 101 Y La répudiation الطلاق aṭ-ṭalāq
66 12 107 109 Y L’interdiction التحريم at-taḥrīm
67 30 77 63 M La Royauté الملك al-mulk 1
68 52 2 50 M Le calame القلم al-qalam ن n.
69 52 78 24 M Celle qui doit venir, L’inéluctable الحاقـّة al-ḥāqqa
70 44 79 32 M Les degrés, Les paliers المعارج al-maʿārij
71 28 71 52 M Noé نوح nūḥ
72 28 40 62 M Les djinns الجنّ al-jinn
73 20 3 33 M/Y Celui qui s’est enveloppé, L’emmitouflé المزّمِّل al-muzzammil
74 56 4 2 M Celui qui est revêtu d’un manteau, Il s’est couvert d’une cape المدّثّر al-muddaṯṯir
75 40 31 27 M La résurrection القيامة al-qiyāma
76 31 98 34 Y L’Homme الإنسان al-insān
77 50 33 25 M/Y Les envoyés, L’Envoi المرسلات al-mursalāt
78 40 80 26 M L’Annonce النبأ an-nabaʾ 2
79 46 81 20 M Ceux qui arrachent, Tirer النازعات an-nāziʿāt
80 42 24 17 M Il s’est renfrogné, L’Air sévère عبس ʿabasa
81 29 7 18 M Le décrochement, Le redéploiement التكوير at-takwīr
82 19 82 15 M La rupture du ciel, Se fendre الإنفطار al-infiṭār
83 36 86 35 M Les fraudeurs, Les escamoteurs المطففين al-muṭaffifīn
84 25 83 19 M La déchirure, La fissuration الانشقاق al-anšiqāq 21
85 22 27 42 M Les constellations, Les châteaux البروج al-burūj
86 17 36 9 M L’astre nocturne, L’arrivant du soir الطارق aṭ-ṭāriq
87 19 8 16 M Le Très-Haut الأعلى al-aʿlā
88 26 68 21 M Celle qui enveloppe, L’occultante الغاشية al-ġāšiya
89 30 10 41 M L’aube الفجر al-fajr
90 20 35 39 M La cité, La ville البلد al-balad
91 15 26 7 M Le soleil الشمس aš-šams
92 21 9 14 M La nuit الليل al-layl
93 11 11 4 M La clarté du jour الضحى aḍ-ḍuḥā
94 8 12 5 M L’ouverture, L’épanouissement الشرح aš-šarḥ
95 8 28 10 M Le figuier التين at-tīn
96 19 1 1 M Le caillot de sang, L’accrochement العلق al-ʿalaq 19
97 5 25 29 M Le décret, Grandeur القدر al-qadr
98 8 100 92 Y La preuve décisive, Le signe évident البيّنة al-bayyina
99 8 93 11 Y Le tremblement de terre الزلزلة az-zalzala
100 11 14 13 M Les Coursiers rapides, Galoper العاديات al-ʿādiyāt
101 11 30 12 M Celle qui fracasse القارعة al-qāriʿa
102 8 16 31 M La rivalité, Rivaliser par le nombre التكاثر at-takāṯur
103 3 13 6 M L’instant, Le temps العصر al-ʿaṣr
104 9 32 38 M Le calomniateur, Le Détracteur الهُمَزة al-humaza
105 5 19 40 M L’éléphant الفيل al-fīl
106 4 29 3 M Quraysh قريش qurayš
107 7 17 8 M Le nécessaire, L’aide الماعون al-māʿūn
108 3 15 37 M L’abondance, L’affluence الكوثر al-kawṯar
109 6 18 44 M Les incrédules, les dénégateurs الكافرون al-kāfirūn
110 3 114 111 Y Le secours victorieux النصر an-naṣr
111 5 6 36 M La corde, La fibre, Abû Lahab المسد al-masad
112 4 22 43 M Le culte pur, le monothéisme pur الإخلاص al-iḫlāṣ
113 5 20 46 M L’aurore, Le point du jour الفلق al-falaq
114 6 21 47 M Les hommes الناس an-nās

Légende :

  1. Nombre de versets contenus dans la sourate.
  2. Rang dans l’ordre chronologique selon le classement de l'Edition du Caire attribué à Ja'far al-Sâdiq (Caire.).
  3. Rang dans l’ordre chronologique de la révélation selon le classement de Régis Blachère (R.B.).
  4. Lieu où cette sourate a été révélée à La Mecque M ou à Médine Y pendant l’hégire, M/Y quand les sources sont en désaccord.
  5. Les lettres initiales, dont l’interprétation reste une énigme.
  6. Versets pendant lesquels le récitant et les auditeurs se prosternent au cours de la récitation liturgique. Ces versets sont marqués par le symbole de prosternation ۩ dans les Corans arabes. Ce n’est pas un rite unanimement suivi, en particulier pour (XXII; 77) et (XXXVIII; 24/25)
  7. En vue de sa récitation, le Coran fut divisé postérieurement en sept manzil (manzil, منزل, pl. manāzil, منازل), ce qui permet de le réciter en entier au cours d’une semaine. Il est aussi divisé en trente juz' (juzʾ, جزء, pl. ajzāʾ أجزاء), pour sa récitation en un mois. Chaque juzʾ est divisé en deux parties nommées hizb (arabe : ḥizb, حزب, « section ; partie »). Chacune de ces parties est divisée en quarts marqués par le caractère ۞ nommé Rub` al-Hizb (en arabe : rubʿ al-ḥizb, ربع الحزب, « quart de section »).

L’ordre chronologique de la révélation des sourates est un élément important car certains versets viennent abroger des versets antérieurs. L’interprétation de ces versets dépend en grande partie de l’école de droit musulman considérée.

Les colonnes marquées par le signe Sort none.gif peuvent être triées.


Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Neuwirth met en garde contre le terme coranique "sourate", qui " ne se réfere pas encore aux unites de texte que le codex considere comme sourates" ; cf : "Du texte de récitation au canon..."
  2. Ces critiques se retrouvent chez G. Dye, G.S. Reynolds, cités dans cette partie....
  3. Dye fait remarquer qu'elle est marginale pour les études bibliques et « modérée » pour les études coraniques soulignant un paradoxe.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Feuillet du coran bleu (Qantara Patrimoine Méditerranéen)
  2. Köbert, Vocabularium Syriacum, , p. 133.
  3. a et b Chebel M., « Sourate », Les 100 mots du Coran. Presses Universitaires de France, 2017.
  4. a b c d et e Déroche Fr., "Chapitre II - Structure et langue" Dans Le Coran, 2017, p. 26 -45
  5. a et b Gilliot CL., "Origines et fixation du texte coranique" dans Études 2008/12, 409, p. 643-652.
  6. a et b Kouloughli, "Le Coran: quelques données lexico-statistiques" , http://icar.cnrs.fr/llma/sommaires/LLMA_8_06_Kouloughli_Coran.pdf
  7. Neuwirth, Angelika. “Du Texte De Récitation Au Canon En Passant Par La Liturgie: A Propos De La Genèse De La Composition Des Sourates Et De Sa Redissolution Au Cours Du Développement Du Culte Islamique.” Arabica, vol. 47, no. 2, 2000, pp. 194–229.
  8. Liati V., "Comment lire le Coran ?" dans Le français aujourd'hui 2006, 155, p.37-45.
  9. https://www.retoricabiblicaesemitica.org/Pubblicazioni/StRBS/37.Sourate%2074_14.12.12.pdf
  10. https://journals.openedition.org/remmm/7054
  11. Reynolds G.S., « Le problème de la chronologie du Coran », Arabica 58, 2011, p. 477-502.
  12. a b et c Déroche Fr., « Chapitre II - Structure et langue » dans Le Coran, 2017, p. 26-45.
  13. http://icar.cnrs.fr/llma/sommaires/LLMA_8_06_Kouloughli_Coran.pdf
  14. Reynolds G.S., « Le problème de la chronologie du Coran », Arabica 58, 2011, p. 477-502.
  15. Stéfanidis E., « Du texte à l'histoire : La question de la chronologie coranique », position de thèse, Sorbonne Université,  2019, p.2.
  16. Reynolds G.S., « Le problème de la chronologie du Coran », Arabica 58, 2011, p. 477-502.
  17. Blachère R, Introduction au Coran, p. 244.
  18. Al Karjousli S., « Restitutions coraniques en question et imaginaires du Coran », TRANS- [En ligne],  | 2017. URL : http://journals.openedition.org/trans/1638
  19. Stéfanidis E., « Du texte à l'histoire : La question de la chronologie coranique », position de thèse, Sorbonne Université,  2019, p.2.
  20. https://www.mehdi-azaiez.org/Les-AUTEURS-Chronologie-de-la
  21. https://www.mehdi-azaiez.org/La-chronologie-de-Theodor-NOLDEKE
  22. Stefanidis E., « The Qur'an Made Linear: A Study of the Geschichte des Qorâns' Chronological Reordering », Journal of Qur'anic Studies, X, II, 2008, p.13.
  23. Déroche Fr.,  « Chapitre II - Structure et langue » dans Le Coran, 2017, p. 26-45.
  24. Déroche Fr., « Chapitre VI - La réception du Coran en Occident » dans Le Coran, 2017, p. 111-122.
  25. Reynolds, « Le problème de la chronologie du Coran », Arabica 58, 2011, p. 477-502.
  26. Moreno C., Analyse littérale des termes dîn et islâm dans le Coran, Thèse de doctorat, Université de Strasbourg, p.102.
  27. Déroche Fr., « Chapitre II - Structure et langue » dans Le Coran, 2017, p. 26-45.
  28. (en) Asad Q. Ahmed, Behnam Sadeghi, Robert G. Hoyland et Adam Silverstein, Islamic Cultures, Islamic Contexts: Essays in Honor of Professor Patricia Crone, BRILL, (ISBN 9789004281714, lire en ligne)
  29. Reynolds G.S., « Le problème de la chronologie du Coran », Arabica 58, 2011, p. 477-502.
  30. Stefanidis E., « The Qur'an Made Linear: A Study of the Geschichte des Qorâns' Chronological Reordering », Journal of Qur'anic Studies, X, II, 2008, p.1.
  31. « Cette idée repose sur les convictions que le Coran n'a qu'un seul auteur, qu'il n'a aucun rédacteur, et qu'il reflète l'expérience d'une communauté ayant existé autour de Muḥammad, à La Mecque et à Médine, entre 610 et 632. « 
  32. Reynolds G.S., « Le problème de la chronologie du Coran », Arabica 58, 2011, p. 477-502.
  33. Déroche Fr., « Chapitre VI - La réception du Coran en Occident » dans Le Coran, 2017, p. 111-122
  34. Reynolds G.S., « Le problème de la chronologie du Coran », Arabica 58, 2011, p. 477-502.
  35. Dye G. « Le Coran et son contexte Remarques sur un ouvrage récent », Oriens Christianus n°95, 2011, p. 247-270
  36. Dye G. « Le Coran et son contexte Remarques sur un ouvrage récent », Oriens Christianus n°95, 2011, p. 247-270
  37. Dye G., « Pourquoi et comment », in G. Dye, A. Van Rompaey & C. Brouwer (Eds.), Hérésies : une construction d'identités religieuses, Bruxelles, 2015, p.96.
  38. Reynolds, « Le problème de la chronologie du Coran », Arabica 58, 2011, p. 477-502.

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