An-Naziat

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79e sourate du Coran
Les Anges qui arrachent
Le Coran, livre sacré de l'islam.
Le Coran, livre sacré de l'islam.
Informations sur cette sourate
Titre original النازعات, An-Naziat
Titre français Les Anges qui arrachent
Ordre traditionnel 79e sourate
Ordre chronologique 81e sourate
Période de proclamation Période mecquoise
Nombre de versets (ayat) 46
Ordre traditionnel
Ordre chronologique

An-Naziat (arabe : النازعات, français : Les Anges qui arrachent) est le nom traditionnellement donné à la 79e sourate du Coran, le livre sacré de l'Islam. Elle comporte 46 versets. Rédigée en arabe comme l'ensemble de l'œuvre religieuse, elle fut proclamée durant la période mecquoise.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Bien que ne faisant pas partie de la proclamation, la tradition musulmane a donné comme nom à cette sourate Les Anges qui arrachent[1], en référence au contenu des trois premiers versets :

« 1. Par les Cavales débridées,

2. par les Fougueuses déchaînées

3. par les Nageuses en leur course,

4. par les Rivales acharnées,

5. et les Transmetteuses d’ordres. »

Période de proclamation[modifier | modifier le code]

Cette sourate a été proclamée pendant la période mecquoise, c'est-à-dire schématiquement durant la première partie de l'histoire de Mahomet avant de quitter La Mecque. Les sourates de la période mecquoise traitent en général du rapport à Dieu, la foi, spiritualité, croyances islamiques (tawhid en arabe)[2].

Frise chronologique présentant les différentes étapes de la proclamation du Coran.
Frise chronologique présentant les différentes étapes de la proclamation du Coran.

Placement dans le chronologie des proclamations[modifier | modifier le code]

Le Coran est constitué de 114 sourates de longueurs inégales : la plus courte contient 3 versets (ayat) et la plus longue 286. Elles sont présentées dans un ordre de longueur assez sensiblement décroissant, et non dans l'ordre chronologique des révélations. Les savants musulmans s'accordent pour dire que cette sourate occupe la 81e place dans l'ordre chronologique[3],[4].

Résumé[modifier | modifier le code]

Cette sourate évoque Moïse (Mûssa) et Pharaon, le symbole que ceci doit représenter pour chaque musulman. Elle continue en rappelant l'importance de se préparer au Jour du Jugement en suivant Dieu (Allah) sans douter.

Interprétations[modifier | modifier le code]

Cette sourate fait partie du dernier groupe de sourate du Coran (sourate 67 à 114) caractérisé par un sens poétique beaucoup plus développé et par des sourates assez courtes. Chronologiquement, ce sont les premières sourates révélées, à la Mecque.

Cette sourate est rédigée, comme la plupart des dernières sourates du Coran, dans un style très concis, décousu, sans structure claire.

Hadiths liés à cette sourate[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. André Chouraqui, Le Coran : L'appel, France, Robert Laffont, , 625 p. (ISBN 2221069641)
  2. Mohammed Jamil Zinou, « Croyance de tout musulman »
  3. Organisation chronologique des sourates
  4. André Chouraqui, Le Coran : L'appel, France, Robert Laffont, , 625 p. (ISBN 2221069641)