Al-Falaq

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113e sourate du Coran
L’Aube naissante
Le Coran, livre sacré de l'islam.
Le Coran, livre sacré de l'islam.
Informations sur cette sourate
Titre original الفلق, Al-Falaq
Titre français L’Aube naissante
Ordre traditionnel 113e sourate
Ordre chronologique 20e sourate
Période de proclamation Période mecquoise
Nombre de versets (ayat) 5
Ordre traditionnel
Précédent Sourate 112 : La Pureté de la Foi (Al-Ikhlas) Sourate 114 : Les Hommes (Al-Nas) Suivant
Ordre chronologique
Précédent Sourate 105 : L’Eléphant (Al-Fil) Sourate 114 : Les Hommes (Al-Nas) Suivant

Al-Falaq (arabe : الفلق, français : L’Aube naissante) est le nom traditionnellement donné à la 113e sourate du Coran, le livre sacré de l'Islam. Elle comporte 5 versets. Rédigée en arabe comme l'ensemble de l'œuvre religieuse, elle fut proclamée durant la période mecquoise.

Elle forme avec la sourate Al-Nas un ensemble de sourates d'exorcisme.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Bien que ne faisant pas partie de la proclamation, la tradition musulmane a donné comme nom à cette sourate L’Aube naissante[1].

période de proclamation[modifier | modifier le code]

Cette sourate a été proclamée pendant la période mecquoise, c'est à dire schématiquement durant la première partie de l'histoire de Mahomet avant de quitter La Mecque. Les sourates de la période mecquoise traitent en général du rapport à Dieu, la foi, spiritualité, croyances islamiques (tawhid en arabe)[2].

Frise chronologique présentant les différentes étapes de la proclamation du Coran.
Frise chronologique présentant les différentes étapes de la proclamation du Coran.

Placement dans le chronologie des proclamations[modifier | modifier le code]

Le Coran est constitué de 114 sourates de longueurs inégales : la plus courte contient 3 versets (ayat) et la plus longue 286. Elles sont présentées dans un ordre de longueur assez sensiblement décroissant, et non dans l'ordre chronologique des révélations. Les savants musulmans s'accordent pour dire que cette sourate occupe la 113e place dans l'ordre chronologique[3],[4].

Résumé[modifier | modifier le code]

Interprétations[modifier | modifier le code]

Cette sourate fait partie du dernier groupe de sourate du Coran (sourate 67 à 114) caractérisé par un sens poétique beaucoup plus développé et par des sourates assez courtes. Chronologiquement, ce sont les premières sourates révélées, à la Mecque.

La sourate de la fente (ou sourate de l'aurore) est censée, avec la sourate des hommes, protéger du mal des Jinns.

Ces deux sourates, récitées, exorcisent et protègent de la sorcellerie.

  • l'expression ""seigneur de la fente"" évoque la fente de la terre pour la germination. En effet le terme de ""fente"" est ici pour désigner le fait que la terre se fende pour la germination des plantes. On peut aussi utiliser ce terme pour désigner l'aurore à cause de l'impression que donne le ciel de se fendre quand apparaît le soleil.
  • celles qui soufflent sur les nœuds sont les sorcières car un lancer de sort se fait généralement à l'aide de nœuds magiques sur lesquels il faut souffler pour invoquer le sortilège.

La sourate de la fente est complémentaire à la sourate des hommes dans le contexte ou elles sont toutes les deux des sourates d'exorcisme ayant des vertus protectrices, et aussi ne sont dans la plupart des cas d'une efficacité réelle que récitées ensemble. Selon Aïcha, Mahomet, toujours avant de se coucher, soufflait dans ses deux mains sans y mettre de salive puis récitait Al-Ikhlas puis Al-Falaq et enfin Al-Nas avant de se frotter les deux mains sur tout le corps.

Hadiths liés à cette sourate[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. André Chouraqui, Le Coran : L'appel, France, Robert Laffont,‎ , 625 p. (ISBN 2221069641)
  2. Mohammed Jamil Zinou, « Croyance de tout musulman »
  3. Organisation chronologique des sourates
  4. André Chouraqui, Le Coran : L'appel, France, Robert Laffont,‎ , 625 p. (ISBN 2221069641)