Joachim (père de Marie)

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Giotto, Le sacrifice de Joachim (vers 1303-1306), chapelle des Scrovegni, à Padoue, Italie.
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Joachim est l'époux de sainte Anne et le père de la Vierge Marie, dans la tradition catholique et orthodoxe. Dans la tradition orthodoxe, on appelle Anne et Joachim les « justes ancêtres de Dieu »[1]. Dans la religion musulmane le père de Marie fait partie des prophètes de la famille d'Imran (sourate La famille de Imran).

Histoire et tradition religieuse[modifier | modifier le code]

Joachim et Anne s'étreignent à la Porte dorée, icône.

Les Évangiles canoniques du Nouveau Testament ne nomment pas les parents de Marie, mais l'histoire de Joachim et d'Anne apparaît dans l'Évangile apocryphe de Jacques. Joachim est décrit comme un homme riche et pieux qui donne régulièrement aux pauvres et au temple[2]. Cependant, le couple est sans enfants et s'en désole. Lorsque Joachim se rend à une fête religieuse à Jérusalem, le Grand Prêtre refuse à Joachim de déposer ses offrandes, son infertilité étant le signe qu'il était sous la malédiction de la Loi. Joachim, tout couvert de honte, n'ose pas rentrer chez lui et se retire dans le désert auprès de ses bergers. Un jour, un ange apparaît à Joachim et Anne pour leur promettre un enfant. Joachim revient à Jérusalem ; de même Anne part à sa rencontre, et ils se retrouvent à la Porte dorée, l'une des portes de l’enceinte de la ville. Joachim et Anne « se serrent dans les bras »[3].

Les récits concernant Joachim et Anne sont notamment inclus dans la Légende dorée. Ils sont fréquemment représentés dans l'art chrétien, même si le Concile de Trente a fixé des limites à la représentation issue des Évangiles apocryphes[4].

L'attribut traditionnel de Joachim (peinture, statuaire, etc.) est une canne.

Histoire du culte[modifier | modifier le code]

Saint Joachim est célébré, avec sainte Anne, le 26 juillet dans le rite romain[5] et le 9 septembre en Orient[1],[6]. Il n'est pas mentionné dans le calendrier romain tridentin de Pie V, qui en avait exclut sainte Anne, mais Grégoire XIII, en restituant sainte Anne au calendrier romain, y ajoute aussi saint Joachim en 1584, en lui assignant le 20 mars comme sa fête, qui est transférée en 1738 au dimanche après l'octave de l'Assomption de Marie et en 1913 au 16 août, où se trouve encore, comme fête de IIIe classe, dans le calendrier romain général 1960. La mémoire de Joachim est unie à celle d'Anne depuis la réforme du calendrier romain général en 1969[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b www.forum-orthodoxe.com Forum orthodoxe francophone : Saints pour le 9 septembre du calendrier ecclésiastique.
  2. Jacques de Voragine, La Légende dorée, Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », , « La Nativité de la sainte Vierge Marie », p. 730 et 1372 (Notes).
  3. Ces retrouvailles de Joachim et Anne à la Porte Dorée font le sujet, plus que tout autre épisode de la vie de Joachim, de ses représentations iconographiques.
  4. Émile Mâle, L'Art religieux de la fin du XVIe siècle, du XVIIe siècle et du XVIIIe siècle : étude sur l'iconographie après le Concile de Trente. Italie, France, Espagne, Flandres. (2e édition), Éditions Bibliothèque Armand Colin (1951), 532 pages.
  5. nominis.cef.fr Nominis : Saints Anne et Joachim.
  6. Article Joachim du Heiligenlexikon.
  7. >Calendarium Romanum (Typis Polyglottis Vaticanis 1969), p. 98.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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