Al-Balad

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90e sourate du Coran
La Cité
Le Coran, livre sacré de l'islam.
Le Coran, livre sacré de l'islam.
Informations sur cette sourate
Titre original البلد, Al-Balad
Titre français La Cité
Ordre traditionnel 90e sourate
Ordre chronologique 35e sourate
Période de proclamation Période mecquoise
Nombre de versets (ayat) 20
Ordre traditionnel
Ordre chronologique

Al-Balad (arabe : البلد, français : La Cité) est le nom traditionnellement donné à la 90e sourate du Coran, le livre sacré de l'Islam. Elle comporte 20 versets. Rédigée en arabe comme l'ensemble de l'œuvre religieuse, elle fut proclamée durant la période mecquoise.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Bien que le titre ne fasse pas directement partie du texte coranique[1], la tradition musulmane a donné comme nom à cette sourate La Cité[2], en référence au contenu du premier verset :

« 1. Ah ! J’en jure par ce pays,

2. et par toi, licite en ce pays. »

Période de proclamation[modifier | modifier le code]

Selon la tradition musulmane, contestée par certaines recherches universitaires, cette sourate a été proclamée pendant la période mecquoise, c'est-à-dire schématiquement durant la première partie de l'histoire de Mahomet avant de quitter La Mecque[3]. Les savants musulmans s'accordent pour dire que cette sourate occupe la 35e place dans l'ordre chronologique[4].

Résumé[modifier | modifier le code]

Cette sourate annonce que La Mecque est une ville importante et particulière pour le prophète. Elle doit donc avoir une place importante pour la nouvelle communauté.

Interprétations[modifier | modifier le code]

Pour Dye et Zellentin, la description évangélique (Mathieu) du Jugement dernier est un sous-texte de cette sourate[5]. Zellentin rajoute aussi le texte d’Isaïe. Cette combinaison de l'Evangile selon Mathieu et d’Isaïe se retrouve dans la Didascalia apostolorum[5]. Dye rappelle que le Coran travaille comme un palimpseste « arrangeant, retravaillant des textes préexistant »[5].

Cette sourate pose des problèmes de compréhension, comme pour le terme Balad lui-même. Younes propose de retraduire certains hapax. Ainsi, il montre une opposition parmi les commentateurs anciens sur la traduction de fi kabab. Le sens original « en gloire » a été modifié « pour une vie de lutte » (v.4)[5].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. André Chouraqui, Le Coran, traduction et commentaires, 1990, p. 15.
  2. André Chouraqui, Le Coran : L'appel, France, Robert Laffont, , 625 p. (ISBN 2221069641)
  3. Blachère R., Le Coran, 1966, p. 103.
  4. André Chouraqui, Le Coran : L'appel, Robert Laffont, , 625 p. (ISBN 2221069641)
  5. a b c et d Azaiez, M. (Ed.), Reynolds, G. (Ed.), Tesei, T. (Ed.), et al. (2016). The Qur'an Seminar Commentary / Le Qur'an Seminar. A Collaborative Study of 50 Qur'anic Passages / Commentaire collaboratif de 50 passages coraniques. Berlin, Boston: De Gruyter. partie. QS 44 Q 90